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Société

Prés de la mosquée Fayçal, un homme viole un autre homme

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Si jusque-là le viol entre homme et homme était un fait rare en Guinée, jeudi dernier, un homme a été « violé » par un garde forestier dans la cour abritant la forêt de Camayenne, juste derrière la grande mosquée Fayçal. Après l’acte, le présumé auteur reste introuvable.

Incroyable, mais pourtant vrai. Un jeune mécanicien d’une vingtaine d’année qui serve de guide pour une handicapée a porté plainte contre X pour viol au niveau du poste de police de Camayenne.

« Quand je suis venu hier (jeudi) aux environs de 17 heures, j’ai puisé de l’eau pour me laver et pour laver mes habits, comme je le fait très souvent. Un agent de la garde affectée à la protection de la forêt m’a abordé en me demandant ce que j’étais venu chercher. Je lui ai répondu que j’étais venu chercher de l’eau parce qu’on n’a interdit que l’on aille chercher l’eau dans l’enceinte de la Cour de la mosquée Fayçal. Aussitôt, sans aucune autre forme d’explication, il m’a retiré tout ce que j’avais sur moi, c’est à dire à dire 300.000 et un iphone. J’ai continué à laver en m’imaginant que je récupérerais le tout après. Mais c’est lui-même qui est venu me chercher en m’intimant de le suivre à la base où, m’annonce-t-il, je devais être emprisonné. »

Mais, poursuit-t-il, « au bout d’un certain temps, j’ai réalisé que nous n’allions pas à la base, mais vers un coin plutôt isolé.  Une fois arrivé, il a sorti son arme et m’a ordonné de me débarrasser de mes habits. J’ai demandé pourquoi me demandait-il cela ? Il s’est contenté de réitérer son ordre avec plus de fermeté encore. Je me suis alors exécuté en me disant qu’il prendrait mes habits et me laisser partir.  Mais quand je me suis mis nu, il m’a demandé de me courber.  Je lui ai tout de suite fait part de mon étonnement et imploré son pardon. Il a refusé et m’a encore menacé avec son arme. Je me suis alors laissé faire et il m’a pris par derrière », a expliqué la victime à nos confrères de Djeli.com.

Mais si les policiers de Camayenne doutent de la version du plaignant, après examen au CHU de Donka, le résultat est formel. Il s’agit bel et bien d’un acte de viol.

Il y’a quelques semaines, deux homosexuels avaient été pris en plein ébats sexuel prés de l’aéroport Conakry-Gbessia. Cet acte qui va à l’encontre de bonne mœurs du pays avait choqué les guinéens.