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Portrait : Zalikatou Diallo, la femme qui voit la Guinée avant tout

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Loin d’être une inconnue, Zalikatou Diallo, première femme à être élue membre du Bureau Exécutif de la Fédération Guinéenne de Football, est l’une des rares guinéennes à être aussi amoureuse de la politique que le ballon rond. Portrait d’une députée pour qui la Guinée passe avant toute chose.

Née à Kankan un jour de juillet 1965, d’un père (El hadj Alpha Ahmadou  Diallo) originaire de Poredaka, qui servait comme Inspecteur des Affaires administratives et financières au Ministère Délégué de la Haute Guinée , Zalikatou Diallo, petite fille d’un instituteur, Thierno Mamadou Bailo DIALLO (côté paternel) et d’un ancien Ambassadeur, avocat et homme politique Haïtien, Joseph Lemieux DEJEAN (côté maternel), n’aurait pas pensé que son destin l’a porterait si haut. Mais à 53 ans aujourd’hui, l’épouse de l’actuel Ambassadeur de Guinée au Kowëit, Mamady TRAORÉ, ne cesse d’attirer pour sa modestie, d’autant que pour son engagement et sa disponibilité. Surtout, son nom restera graver dans les annales de l’Assemblée nationale aussi que dans le milieu sportif guinéen pour avoir non seulement siégé au parlement contre le gré de son parti, mais aussi pour avoir été la première et unique femme, pour le moment, à être Vice-présidente de la Fédération Guinéenne de Football, en 2015.

Titulaire d’un Doctorat en médecine, Zalikatou Diallo est une femme de terrain. Au fort de la crise politique sous l’ère de la junte militaire de 2008-2009, dirigé par le capitaine Moussa Dadis Camara, elle s’était illustrée par son intégration au Forum des Forces Vives de Guinée, comme membre de la Commission Politique et de la Communication, puis du Comité de coordination en tant que Présidente de la Commission promotion de la démocratie, des droits de l’homme et du genre. Le 28 septembre 2009, comme la plupart des leaders des forces vives, elle a failli laisser sa vie au stade du même nom, lors de leur meeting réprimé dans le sang par la junte au pouvoir.

Après ce massacre qui a fait officiellement plus de 150 morts, Zalikatou Diallo poursuit son chemin politique, en étant membre de la délégation du Forum des Forces Vives de Guinée pour les négociations avec le CNDD à la CEDEAO à Abuja et à Ouagadougou, en vue d’une sortie de crise.

Entre 2010 et 2013, sous l’ère du nouveau régime, elle a été membre de la délégation de l’opposition républicaine au dialogue politique inter- guinéen, du comité de suivi des accords du 3 juillet 2013 et membre du comité de veille sur la CENI de juillet à octobre 2013, au compte du PEDN, son ancien parti.

Depuis 2016, elle est Rapporteur de la Commission Permanente de la Santé, du Travail et des Affaires Sociales du Parlement Panafricain.

Ses premiers pas en politique remontent en 2009. Cette année là, Mme Zalikatou Diallo s’engage officiellement en politique, comme membre fondatrice du PEDN (Parti de l’Espoir pour le Développement National), avec l’ancien premier ministre, Lansana Kouyaté. Après 5 ans de bonne entente, elle a été contrainte à l’exclusion dans son parti, quelques mois après les élections législatives, pour avoir refusé de respecter la consigne de ne pas siéger au parlement donné par son parti.

« J’étais de ceux qui avaient vu la Guinée avant tout car, l’espoir était permis. Alors, mon souhait le plus ardent était que le parti auquel j’appartenais, qui avait été de tous les combats en amont des législatives ne se singularise pas, pour le bien de la nation guinéenne. N’étant pas été comprise, j’ai décidé après mûre réflexion et tractations, de prendre mon destin en main et de siéger au Parlement Guinéen à l’instar de tous les autres députés élus de la République comme la loi me l’autorisait ».

De Députée non inscrite à la mouvance présidentielle 

Pourtant, quand la cadette d’une fratrie de neuf (09) enfants entre au parlement le lundi 13 janvier 2014, elle n’a pas sitôt choisi de se ranger derrière un quelconque groupe parlementaire. Au contraire, elle a siégé comme non inscrite pendant 18 mois, avant de basculer finalement vers la mouvance présidentielle.

« Mon adhésion au sein de ce grand Parti n’est pas fortuite, loin s’en faut. J’ai beaucoup réfléchi avant de faire ce choix qui j’estime judicieux. Ceci, pour la simple raison que j’ai été agréablement surprise par les réalisations effectuées par le Président Alpha CONDE en Guinée au cours de son premier mandat. A l’époque, je l’ai constaté en avril et mai 2015, au cours d’une mission de la Fédération Guinéenne de Football dans tout le pays. J’ai beaucoup apprécié les infrastructures réalisées à l’intérieur du pays à l’occasion des fêtes tournantes de l’indépendance. J’ai vu les lampadaires dans toutes les préfectures, sous préfectures et gros districts. En plus de cela, notre commission a eu à visiter le chantier du barrage de Kaléta qui avançait à grands pas. J’ai été impressionnée par ce méga projet éminemment bénéfique pour le pays. Projet initié depuis les années 40 qui devenait en fin une réalité grâce au Professeur Alpha CONDE », nous explique Zalikatou Diallo, assurant qu’elle n’a aucun agenda caché pour 2020. « Surtout pas », confie-t-elle.

Heureuse avec le football

« J’ai un penchant pour le sport en général et pour le football en particulier depuis ma tendre enfance. Situation favorisée par le fait que j’ai pratiqué plusieurs disciplines sportives à l’école à savoir : basket ball, volley ball , hand ball et la natation . Aussi, mon Papa étant Président du club sportif très performant en football de notre quartier à l’époque. J’ai appris à supporter les équipes durant les compétitions et surtout lorsque les équipes guinéennes faisaient très bonnes figure sur l’échiquier Africain. »

Je continue à servir le football guinéen autrement en ayant bénéficié d’un décret du Président de la République le 2 janvier 2017, comme Directrice Adjointe des Opérations du Comité de Pilotage de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2023, soupire Mme TRAORÉ, non sans penser aux immenses défis qu’elle doit surmonter avec le Comité, afin que notre pays puisse organiser, pour la première fois, la CAN, au grand bonheur des amateurs guinéens du ballon rond.

Par Alpha Abdoulaye Diallo

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La démocratie sénégalaise en danger (AfricTivistes )

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Communiqué/ Des heurts et autres manifestations sont notées sur l’ensemble du territoire national sénégalais. Ils dénoncent une machination politique avec comme principal objectif de liquider le leader politique et chef de l'opposition en l’occurrence le Député Ousmane Sonko arrivé 3e aux dernières élections présidentielles de 2019.

Pour rappel, tout est parti d’une plainte pour viol et menaces de mort déposée le 03 février par une masseuse et visant le député et opposant politique Ousmane Sonko. Le déclenchement de cette procédure judiciaire a eu des répercussions sur la stabilité du pays. Mercredi 03 mars, alors qu'il était en chemin pour répondre à la convocation du juge, les autorités ont voulu lui imposer un itinéraire. Ce qu'il n'a pas voulu suivre en restant sur sa position de continuer son itinéraire d'origine. Il s'est fait arrêté par la suite pour des infractions de "troubles à l'ordre public et participation à une manifestation non autorisée". En plus des accusations de viol, Sonko est poursuivi pour ces deux nouveaux chefs d'accusation qui lui ont valu d'être mis en garde à vue depuis mercredi 3 mars 2021.

Une série d’arrestations dans de nombreuses localités, souvent avec comme prétexte l'interdiction de rassemblements à cause de la pandémie à coronavirus, est à déplorer depuis février. Une centaine d’arrestations a été notée dans le pays. Si la plupart de ces citoyens ont été libérés, il n’en demeure pas moins que des dizaines de personnes sont placées à ce jour sous mandat de dépôt pour des délits divers: atteinte à la sûreté de l’Etat, menaces de morts contre des personnalités du régime, appel à l’insurrection, etc.

Il est à noter que les manifestations se poursuivent ce vendredi 5 mars. Au-delà des dégâts matériels notés pendant ces trois jours, nous déplorons la mort d'au moins 4 personnes (notamment des jeunes).

Le réseau internet ainsi que les réseaux sociaux sont perturbés depuis ce matin du vendredi 5 mars 2020 comme l’atteste la publication de l’organisation NetBlocks.org. Nos propres diagnostics nous ont aussi révélé des perturbations sur les plateformes de réseaux sociaux.

La Constitution sénégalaise en son article 8 garantit à tous les citoyens les libertés individuelles fondamentales dont les libertés d’opinion, d’expression, de la presse, d’association, de réunion, de déplacement, de manifestation, entre autres. Toujours dans l’article 10 de la charte fondamentale sénégalaise, il est indiqué que chacun a le droit d’exprimer et de diffuser librement ses opinions par la parole, la plume, l’image, la marche pacifique, pourvu que l’exercice de ces droits ne porte atteinte ni à l’honneur et à la considération d’autrui, ni à l’ordre public.

Des principes qui tirent leur sens dans les textes et conventions internationales. La déclaration universelle des droits de l’homme notamment en son article 19 dispose que “tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit”. Quant à la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples, elle indique dans son article 6 que “tout individu a droit à la liberté et à la sécurité de sa personne. Nul ne peut être privé de sa liberté sauf pour des motifs et dans des conditions préalablement déterminés par la loi; en particulier nul ne peut être arrêté ou détenu arbitrairement”.  Dans son article 9, il est noté que toute personne a droit à l'information et d'exprimer et de diffuser ses opinions dans le cadre des lois et règlements.

En plus de ces arrestations le plus souvent préventives, il a été noté une perturbation d’internet dans le pays et une entrave à la liberté de la presse. Lors de la levée de l’immunité parlementaire de l’opposant Ousmane Sonko, les journalistes étaient parqués et interdits d’accès à l’hémicycle. Et lors des manifestations du mercredi 3 mars dernier, ils ont été contraints de quitter les théâtres d'opérations pour les parquer loin des évènements. Pire, il y a eu au moins deux blessés parmi les journalistes. Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a également mis en application ses menaces de couper le signal de certains médias d’informations privées pour une supposée "incitation à la violence".

Tout cela démontre un recul démocratique et donne une image hideuse de la démocratie sénégalaise. AfricTivistes condamne vigoureusement cette situation et interpelle le Président Macky Sall et son gouvernement sur toutes ces dérives et des conséquences qui vont en découler.

AfricTivistes appelle au calme et demande au pouvoir judiciaire de se ressaisir et de gérer dans la responsabilité cette affaire de mœurs, source de toutes ces tensions alors qu'à priori elle devrait être une affaire civile entre deux citoyens sénégalais.

Nous dénonçons également toutes ces arrestations préventives pour une soi-disant prévention de troubles publics. Ces arrestations préventives, des fois sous la coupe de délit d'intention, sont illégales et illégitimes et symbolisent aujourd’hui le recul démocratique constaté au Sénégal.

AfricTivistes alerte et dénonce avec la plus grande fermeté le cryptage du signal des deux télévisions privées en l’occurrence la SENTV et la WALFTV.

AfricTivistes alerte sur la circulation de personnes armées supposées "nervis" qui essayent de faire régner indûment l’ordre alors que c’est du ressort exclusif de la police et de la gendarmerie. Nous pensons que ceci est un précédent dangereux pour le pays.

AfricTivistes invite les autorités à respecter le droit d'association, d'informer et d'accès à l'information des citoyens. Nous appelons les organisations soucieuses des libertés de presse à se mobiliser pour que le droit à une information plurielle inscrit dans la constitution soit sauvegardé et respecté.

AfricTivistes invite la communauté internationale, les organisations de défenses des droits de l’homme, les institutions internationales comme la CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations Unies à prêter une attention particulière à cette situation.

AfricTivistes réitère encore son appel au calme et à l’apaisement et reste solidaire du peuple sénégalais face à ces inquiétantes menaces sur les droits et acquis démocratiques.

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Ebola et Covid-19 : la Guinée durcit les mesures sanitaires

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Le président Alpha Condé vient de durcir les mesures sanitaires pour faire face, non seulement  à l’augmentation des cas de la pandémie de la Covid-19, mais aussi à la résurgence de l’épidémie d’Ebola qui a déjà fait sept morts  en moins de trois semaines en région forestière.

Dans une décision prise jeudi soir, le chef de l’Etat a dévoilé de nouvelles mesures restrictives pour les zones du Grand Conakry  et la région de N’Zérékoré, où le virus Ebola a refait surface le 14 février dernier.

Il s’agit de : la suspension de toutes les  activités  culturelles et artistiques ; l’interdiction des activités publiques ou privées de regroupement de masse ainsi que les cérémonies de baptême, de mariage et de funèbre , et la fermeture des lieux de spectacles, des discothèques et boîtes de nuit.

Ces mesures complètent celles déjà en vigueur dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.

Par Ibrahim Sylla

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Alpha Boubacar Bah de l’UFDG prend une pause politique

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Jusque-là conseiller de  Cellou Dalein Diallo,  président de l’Union des forces démocratiques de Guinée, le principal parti de l’opposition guinéenne, Alpha Boubacar Bah a annoncé qu’il prend une pause politique, pour des raisons personnelle.

« Après une quinzaine d’années d’engagement politique dont les dix dernières entièrement consacrées à l’UFDG et à son Président, j’ai décidé de mettre ma vie politique en pause pour des raisons de convenance personnelle», a-t-il annoncé jeudi sur sa page facebook, sans plus de détails.

Par Guinee28

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