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Plus de 21.000 migrants et réfugiés arrivés en Europe par la Méditerranée depuis janvier

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Selon l'Agence des Nations Unies pour les migrations (OIM), le nombre de migrants et réfugiés arrivés en Europe par la Méditerranée depuis janvier dernier a dépassé le seuil des 21.000, ce qui constitue une baisse d'environ un tiers par rapport aux 32.070 arrivés au cours de la même période l'an dernier.

Ce sont exactement 21.301 migrants et réfugiés qui sont entrés en Europe par voie maritime à la date du 29 mai. Les arrivées en Espagne et en Grèce représentent 85% du total des arrivées, le reste des migrants et réfugiés de cette année ont pris la direction de l'Italie, de Malte et de Chypre.

La Grèce a désormais surpassé l'Espagne au titre de première destination des migrants et des réfugiés rejoignant l'Europe via la Méditerranée. Selon l'OIM, le nombre total d'arrivées par mer cette année est de 10.200 dont 2.483 arrivées signalées entre le 1er et le 29 mai dernier.

L'Espagne reste la deuxième porte d'entrée des réfugiés en Méditerranée, avec 7.876 arrivées dont 1.160 hommes, femmes et enfants pour le seul mois de mai. En outre, plus de 2.100 ont atteint l'Espagne via sa frontière terrestre avec le Maroc.

Par ailleurs, l'OIM rappelle que les arrivées ont considérablement baissé en Italie où seuls 1.561 migrants ont réussi à franchir les côtes siciliennes. Mais la route de la Méditerranée centrale (Italie et Malte) reste tout de même la plus meurtrière avec 321 décès, soit plus de la moitié du total de migrants et réfugiés ayant péri en tentant d'atteindre l'Europe. Les décès enregistrés sur les trois principales routes de la mer Méditerranée pendant près de cinq mois en 2019 s'élèvent à 519 personnes, soit un quart de moins que les 662 décès confirmés au cours de la même période en 2018.

Xinhua

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Massacre du 28 septembre : six ONG appellent les nouvelles autorités à ouvrir un procès

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Douze ans après le massacre de plus de 150 manifestants et le viol de dizaines de femmes au stade du 28 septembre, par les forces de sécurité, le procès des individus suspectés d’être responsables de ces crimes devrait être ouvert dans les plus brefs délais, ont déclaré aujourd’hui six organisations de défense des droits humains. Les victimes et familles des victimes ne doivent plus attendre pour que justice leur soit enfin rendue. Alors que la Guinée s’engage dans un processus de transition politique après le coup d’État du 5 septembre, l’ouverture de ce procès serait un signal fort, démontrant la volonté des autorités de placer le respect des droits humains et la lutte contre l’impunité au centre de leurs priorités, notent-t-elles.

Ces ONG sont l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009 (AVIPA), Les Mêmes Droits Pour Tous (MDT), l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH), la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Amnesty International et Human Rights Watch.

Malgré les nombreuses années écoulées, le besoin de justice ne diminue pas pour les survivant.es du massacre et les familles des victimes. Il y a tout juste un an déjà, les six organisations dénonçaient les délais, et le temps perdu quant à l’organisation du procès. Leur attente est même insupportable alors que l’instruction est clôturée depuis fin 2017, et que le gouvernement guinéen a promis à plusieurs reprises l’organisation du procès dans les plus brefs délais, au plus tard en juin 2020. Les organisations restent préoccupées par le manque de volonté affichée à organiser ce procès en Guinée.

Ces derniers mois, le comité de pilotage pour l’organisation du procès du massacre du 28 septembre, composé des autorités et de partenaires internationaux, avait relancé ses travaux et adopté une feuille de route. Les travaux pour aménager la cour d’appel de Conakry censée abriter le procès avaient avancé et une formation des magistrats était envisagée par le gouvernement de la France. Pourtant, malgré l’implication des partenaires internationaux pour mettre en place les conditions nécessaires à la bonne tenue du procès, aucune date n’a été fixée à ce jour.

Selon Mme Aissatou Diallo, une survivante des événements du 28 septembre, « compte tenu de l’état de santé des survivant.es qui se dégrade, nous demandons avec l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009 que cette année soit la dernière commémoration avant la justice. Il est impérieux que le procès soit organisé et que les réparations soient accordées avant que toutes les victimes ne meurent. »

L’enquête menée par des juges d’instruction guinéens avait été ouverte en février 2010. Plus de 13 suspects ont été inculpés – et 11 d’entre eux sont censés être renvoyés au procès. Parmi eux figurent Moussa Dadis Camara – actuellement en exil au Burkina Faso, l’ancien chef de la junte appelée Conseil national pour la démocratie et le développement, qui gouvernait la Guinée en septembre 2009. Certains suspects inculpés occupaient des postes d’influence jusqu’au récent coup d’État, notamment Moussa Tiegboro Camara, chargé de la lutte contre le trafic de stupéfiants et le crime organisé.

Les organisations suivent avec attention la période de transition politique dans laquelle la Guinée est entrée, à la suite de la prise de pouvoir par le Comité National pour le Rassemblement et le Développement (CNRD), le 5 septembre dernier, et réitèrent leur appel pour le respect des droits humains et des libertés fondamentales de tous les Guinéens. Alors que le chef du CNRD, Mamady Doumbouya, a annoncé que « la justice sera la boussole qui orientera chaque citoyen guinéen », les organisations appellent à ce que la lutte contre l’impunité soit au cœur de l’action des autorités.

« Il est plus qu’urgent, pour la Guinée, de mettre fin au cycle de l’impunité, qui a profondément marqué l’histoire du pays depuis plus de 60 ans. Nos organisations rappellent que le droit international stipule que les États doivent offrir des recours effectifs aux victimes des violations des droits humains et que toute absence de justice ou adoption d’une amnistie pour des crimes graves n’est pas compatible avec ces exigences », ont déclaré les organisations.

« Il est également essentiel que les nouvelles autorités garantissent la protection des défenseurs des droits humains et activistes qui n’ont que trop subi des violations de leurs droits aux libertés d’expression et de réunion pacifique depuis des années. Les nouvelles autorités devront faire de la justice une condition sine qua non de leur action », ont déclaré les organisations.

La Cour pénale internationale (CPI) avait ouvert un examen préliminaire sur la situation en Guinée en octobre 2009. La CPI, conçue comme un tribunal de dernier recours pour les crimes les plus graves, prend le relais lorsque les tribunaux nationaux ne peuvent pas ou ne veulent pas, instruire et juger ce type d’affaires. Dans son dernier rapport, la CPI avait indiqué avec déception que “le procès ne s’est pas encore ouvert et le Gouvernement de Guinée n’a communiqué aucun calendrier ou plan d’action à ce sujet.” La CPI avait indiqué que “les autorités guinéennes doivent démontrer, dans les prochains mois, qu’elles ont la volonté et la capacité à la fois de lutter contre l’impunité et de prévenir de nouveaux cycles de violences.”

Guinee28

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Dans l’objectif du gentil géant de Conakry, viser la transition ou essayer la trahison

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Vivement applaudi par les ténors de la classe politique, il est désormais blanchi par le Fndc qui a trouvé utile de retirer son nom de la liste des présumés promoteurs du 3è mandat et autres acteurs et complices des crimes commis contre les militants et sympathisants de l’opposition et les activistes de la société civile sous le régime Alpha Condé.

Le gentil géant des Forces spéciales est à la croisée des chemins. A lui seul revient le choix historique de viser le chemin droit de la réussite de la transition ou de virer dans la voie menant à la trahison.

Maintenant que son statut a évolué de présumé bourreau à celui de sauveur du peuple, le colosse devrait rester droit dans ses bottes de sniper envoyé pour mettre fin au règne de l’homme au mandat de trop et demeurer un missionnaire ayant accompli son devoir et qui n’attend que la cérémonie de décoration ponctuée des traditionnels coups de canon tirés en l’honneur des valeureux serviteurs de la démocratie.

Son modèle, l’homme qu’il aime à citer étant le ghanéen Jerry Rawlings, le colonel a bien tracé sa voie et ne devrait pas essayer la trahison de sa mission historique. Celle qui lui ouvre la porte de l’immortalité en lieu et place de l’immoralité conduisant à le réduire au rang des traîtres bons à jeter dans la corbeille de l’histoire de l’alternance au pouvoir par les urnes.

Pour le mérite

Aucun acte posé n’indique pour le moment que le colonel est un assoiffé de pouvoir ou quelqu’un de téléguidé ou la marionnette d’un camp ou encore d’une organisation se croyant dotée d’une mission messianique en Guinée.

Rien dans ses discours ne permet d’écrire qu’il a laissé une peau de banane dans l’opinion. Cela contribue à aider les formations politiques à scruter l’horizon avec foi en l’avenir de la transition dont la réussite relève en premier et dernier ressort de ce qu’en décidera le colonel. Il ne devrait accomplir sa mission que par conviction. Mais, si l’espoir venait à être déçu, l’histoire rendra son verdict à la dimension de la forfaiture et le peuple acteur et bénéficiaire de tout acte posé par ses missionnaire saura montrer à la face du monde que tout dirigeant guinéen qui déroute est semblable une bulle de savon sur la voie de la construction de la démocratie.

Homme fort du pays. Chouchou du populo. Enfant chéri des sages d’Afrique, le club des anciens présidents mené par Nicéphore Soglo et Goodluck Jonathan, le président Mamady Doumbouya a intérêt à fixer son objectif et l’atteindre en toute responsabilité, parce que les patriotes et les amis de la Guinée souhaitent que son nom soit gravé en lettres d’or comme le Rawlings guinéen le plus méritant parmi les soldats de la démocratie.

Par Le Populaire

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Voici les points clés de la charte de la transition en Guinée

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Le Conseil National du Rassemblement et du Développement  (CNRD) a dévoilé  ce 27 septembre, la charte de la transition en Guinée. Cette charte qui s’appliquera jusqu’à l’instauration d’une nouvelle Constitution, détermine le cadre juridique de la période de transition, dont la durée n’a toujours pas été fixée. Mais on connaît désormais les organes qui seront mis en place et les règles qui les régissent.

Quatre institutions accompagneront la transition, à savoir : le Conseil national du rassemblement pour le développement (CNRD), le président de la Transition, le Gouvernement de la transition et le Conseil national de la transition (CNT), qui fera office de parlement. Ce dernier va compter 81 membres, composés des partis politiques aux forces vives de la nation, dont les organisations syndicales, patronales, de jeunesse et des forces de défense et sécurité.

Après avoir précisé les missions et devoirs des différents organes, le document impose un minimum de 30% de femmes dans chaque groupe nommé dans ce CNT. Mais une mesure attire toute l’attention : toutes les personnes participant à la transition seront interdites de candidature aux prochaines élections nationales et locales, à commencer par le meneur des putschistes et actuel chef de l’État, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya. « Une disposition n’étant susceptible d’aucune révision », souligne le texte.

Comme promis par le CNRD, les membres du gouvernement et les responsables d’institutions en vigueur sous le régime du président déchu Alpha Condé sont exclus de la transition dont la durée sera fixée par le CNT et les forces vives de la nation.

Avec RFI

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