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Participation aux assises nationales : une dizaine d’associations et d’ONGs posent des conditions

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Une dizaine d’ONGs et d’Associations des droits de l’homme, d’ont l’OGDH, AVCB, et AVIPA…,  viennent de mettre en doute leur participation aux assises nationales qui démarrent le 22 mars. A quelques jours du début de ces assises, elles posent deux conditions pour leur participation dans une déclaration.

« Etant donné le manque de clarté du concept des Assises Nationales, l’imprécision de ses termes de référence par ceux qui les instituent, nous exprimons nos craintes légitimes quant à la réussite d’une réconciliation vraie et sincère à travers les Assises Nationales telle que recommandée par ses initiateurs. Ne désirant pas servir de cautions en nous associant à des évènements aux objectifs indéfinis et imprécis, nous tenons à exprimer des exigences que nous posons pour notre participation effective à ces Assises. »

Ce sont : La communication des termes de référence des Assises Nationales : Objectifs, Missions, Acteurs, Activités et les délais y afférents ; et de l’engagement des autorités à mettre en place, à la fin des Assises, la Commission de réconciliation dont la composition et le mandat seront adoptés de façon consensuelle. Nous affirmons que sans la prise en compte par les nouvelles autorités de ces exigences et leurs satisfactions, nous ne prendrons pas part aux Assises Nationales.

Déclaration :

A la suite des évènements du 5 septembre 2021, les nouvelles autorités avaient fait des grandes promesses aux Guinéens dont celle de la réconciliation de notre pays avec son histoire et de l’État avec ses citoyens. Ces promesses avaient suscité de nouvelles espérances chez les Guinéens et aussi chez les organisations de défense des droits de l’homme et les associations de victimes.

Dans son allocution à la nation, le 31 décembre 2021, le Président de la transition avait promis la tenue des Assises Nationales. Un décret a fixé leur démarrage pour le 22 mars prochain. Que veulent-elles dire ?  Quels sont leurs objectifs et leurs missions ? Où et comment se tiendront-elles ? Et pendant combien de temps ? Avec quels acteurs ? Tant de questions auxquelles le décret l’instituant ne répond pas.

Si l’une des finalités des Assises Nationales est la réconciliation nationale, nous tenons à rappeler que les Guinéens la désirent. C’est l’une des conclusions phares du rapport de consultations de la Commission Provisoire de Réflexion sur la Réconciliation Nationale (CPRN) mise en place en 2011. Cette commission, qu’il vous plaise qu’on le rappelle, était co-présidée par le premier Imam de la mosquée Fayçal, Elhadj Mamadou Saliou Camara et l’Archevêque de la ville de Conakry, Monseigneur Vincent Koulibaly. A travers les consultations tenues sur tout le territoire national et auprès des Guinéens de l’étranger, la CPRN avait recueilli les opinions, souhaits et avis de 4 898 personnes, elle avait tenu 56 rencontres communautaires, 732 interviews individuelles et 104 focus groupes. Elle avait recueilli les avis, les opinions et souhaits des personnes ressources dont les historiens, les sociologues, les juristes, les religieux. Elle avait aussi poursuivi une démarche inclusive en ce sens qu’elle avait intégré dès le début de ses activités les aspirations des associations de victimes, celles des organisations de défense des droits de l’homme. Aussi, elles avaient créé des cadres d’appropriation de ses travaux et des ateliers de leur validation. Reposant sur les piliers de la justice transitionnelle, le rapport de la CPRN a proposé une méthode de réconciliation nationale largement approuvée par les différentes parties prenantes ; il a permis d’esquisser un canevas de réconciliation qu’il ne faudrait pas ignorer. Tout n’est pas à refaire. Les acquis sont à consolider.

Le rapport de la CPRN a abouti à la conclusion qui est : «  Les Guinéens veulent d’une réconciliation nationale à travers la mise en place d’une commission Vérité-Justice-Réconciliation par la voie législative ». Nous associations de victimes, nous organisations de défense des droits de l’homme, nous citoyens ici présents, avons souscrit à cette conclusion du rapport de la CPRN et nous réitérons notre ferme volonté à la défendre. Nous déclarons qu’une véritable réconciliation ne sera obtenue qu’à la suite des manifestations de la vérité, de la justice, des réparations et du pardon. C’est la démarche suivie dans le rapport du CPRN remis au Président de la République le 26 juin 2016.

Etant donné le manque de clarté du concept des Assises Nationales, l’imprécision de ses termes de référence par ceux qui les instituent, nous exprimons nos craintes légitimes quant à la réussite d’une réconciliation vraie et sincère à travers les Assises Nationales telle que recommandée par ses initiateurs. Ne désirant pas servir de cautions en nous associant à des évènements aux objectifs indéfinis et imprécis, nous tenons à exprimer des exigences que nous posons pour notre participation effective à ces Assises. Ce sont :

  • La communication des termes de référence des Assises Nationales : Objectifs, Missions, Acteurs, Activités et les délais y afférents ;
  • L’engagement des autorités à mettre en place, à la fin des Assises, la Commission de réconciliation dont la composition et le mandat seront adoptés de façon consensuelle. Nous affirmons que sans la prise en compte par les nouvelles autorités de ces exigences et leurs satisfactions, nous ne prendrons pas part aux Assises Nationales.

Ont signé :

  1. Association des victimes de Camp Boiro ( AVCB)
  2. Association des victimes du 28 septembre 2009 ( AVIPA)
  3. Organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme et du citoyen (OGDH)
  4. CONAREG
  5. COJEDEV
  6. Le Réseau guinéen pour la protection des consommateurs
  7. Les Mêmes droits pour Tous ( MDT)
  8. Avocats Sans frontière Guinée ( ASF)
  9. Ibrahima SANOH, écrivain
  10. Alliances Médias pour les droits humains ( AMDH)
  11. Coalition pour la Cour pénale internationale Guinée
  12. Association des Victimes de la répression ( AVR)

Conakry, le 18 mars 2022

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Armée : plusieurs officiers élevés en grade

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Dans une série de décrets lue ce samedi 1er octobre 2022 à la télévision nationale, le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya,  a élevé plusieurs officiers de l’armée en grade supérieur.

Il s’agit :

-Colonel David Haba matricule 18255Gdirecteur de cabinet au ministère délégué à la défense nationale est élevé à la dignité et à l’appellation de Général de brigade,

-Colonel Sadiba Koulibaly, matricule 26541Gchef d’état-major général des armées est élevé à la dignité et à l’appellation de Général de brigade,

-Colonel Ahmed Mohamed Oury Diallo matricule 21862G, chef d’état-major adjoint des armées est élevé à la dignité et à l’appellation de Général de brigade,

-Colonel Balla Samouramatricule 21246G Haut commandant de la Gendarmerie nationale, directeur de la justice militaire est élevé à la dignité et à l’appellation de Genève de brigade,

-Colonel Abdoulaye Keïtamatricule 16764G, inspecteur général des forces armées est élevé à la dignité et à l’appellation de Général de Brigade,

-Colonel Bala Koivoguimatricule 18000G chef d’état-major général de l’armée de terre est élevé à la dignité et à l’appellation de Général de Brigade,

-Colonel Yacouba Tourématricule 11863G chef d’état-major général de l’armée de l’air est élevé à la dignité et à l’appellation de Général de Brigade,

-Capitaine de vaisseau Alpha Mamadou Yaya Diallo matricule 18032G chef d’état-major général de l’armée de mer élevé à la dignité et à l’appellation de Contre Amiral,

-Colonel Moussa Camaramatricule 19711117 Y directeur général des Douanes est élevé à la dignité et à l’appellation de Général de Brigade,

-Commissaire divisionnaire AbdoulayeSampilmatricule 200758F est élevé à la dignité et à l’appellation de Contrôleur Général.

Guinee28

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Massacre du 28 septembre en Guinée : que dit le rapport d’enquête de l’ONU de Claude Pivi ?

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Le procès du massacre du 28 septembre s’est ouvert mercredi dernier, à Conakry, après trois ans des faits. Pour la manifestation de la vérité, la rédaction de guinee28 a décidé de republier en série le rapport d'enquête de l’ONU sur cette tragédie.

Après donc le capitaine Dadis Camara, du lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, et du colonel Moussa Tiégboro Camara, que dit le rapport sur le capitaine Claude Pivi , dit Coplan ?

Lisez :

  1. Le capitaine Claude Pivi, dit Coplan, a informé la Commission que « le commandant du régiment [commando] est le Président de la République, qui en a pris la tête après le limogeage de l’ancien commandement. Après le Président, je coordonne personnellement le commandement au niveau de la Présidence ». Le matin du 28 septembre, il est resté au camp Alpha Yaya Diallo « parce que la sécurité au stade était assurée par les policiers et les gendarmes. Le Président ne m’a pas donné d’ordres, donc je ne suis pas parti là-bas. Ensuite, on s’est demandé quel groupe avait bien pu faire ça ». Suivant la hiérarchie officielle et conformément à ce qui a été rapporté à la Commission, le capitaine Pivi est le supérieur hiérarchique du lieutenant Toumba dont les subordonnés font partie de la sécurité présidentielle, placée sous le commandement de Pivi. Le lieutenant Toumba s’est toutefois montré fort agacé quand la Commission lui a demandé s’il était subordonné au capitaine Pivi et il a rappelé à la Commission qu’il prenait ses ordres directement du Président. Le capitaine Pivi réfute totalement le départ d’un seul béret rouge du camp le jour des événements, indiquant que « non, à ma connaissance, personne n’a quitté le camp ce jour-là. Tous mes hommes, y compris ceux du lieutenant Toumba, sont restés au camp toute la journée. S’ils sont allés au stade, ils ont agi sans ordre et sans mon autorisation. Je n’ai pas fait de réunion avec mes subordonnés le 28 septembre avant 20h00 et je ne sais pas quel était l’emploi du temps du lieutenant Toumba durant la journée »,
  2. La Commission a toutefois reçu des informations concernant la présence du capitaine Pivi, en compagnie de ses hommes, dans les environs du stade à partir de 11h00. Selon d’autres informations, le capitaine Pivi aurait donné l’ordre à ses hommes de tirer. [J aurait également été vu sur la terrasse avec des bérets rouges, en train d’agresser des manifestants. Certains témoins des forces de l’ordre, qui sont allés rapporter la situation au Président durant la journée du 28 septembre, vers midi et en milieu d’après-midi, indiquent n’avoir pas vu le capitaine Pivi au camp Alpha Yaya Dialo. Un policier déclare avoir vu en tout cas le capitaine Pivi et ses hommes sur leurs pick-up, en compagnie de miliciens en civil, qui passaient dans son secteur de Ratoma, en provenance de la ville, le 28 septembre vers 17h00. Quelques témoins déclarent également avoir vu le capitaine Pivi et ses hommes tirer sur des gens dans la rue, du côté d’Hamdallaye, dans l’après-midi. Le capitaine Pivi aurait en outre arrêté un véhicule de la Croix-Rouge guinéenne pour empêcher le personnel soignant d’amener des blessés à l’hôpital Donka.
  3. Selon d’autres sources, le capitaine Pivi a été directement impliqué dans la recherche de manifestants civils dans les alentours du stade en fin de journée, le 28 septembre. Ces divers témoignages constituent de fortes indications de sa participation directe et de l’implication de ses subordonnés dans les événements du 28 septembre.
  4. Après les événements du 28 septembre, le capitaine Pivi a tenté d’arrêter le lieutenant Toumba pour son rôle présumé dans l’attaque du stade, mais le Président l’en a empêché: « C’est moi qui ai dit au Président que, si tout le monde parlait de quelqu’un impliqué dans les événements, il fallait mettre cette personne aux arrêts. Que ceci concerne le stade ou non. Le lieutenant Toumba relève de moi puisqu’il est de la Présidence. J’ai donc dit que je devais convoquer Toumba pour lui demander s’il s’était trouvé au stade ou non, mais on m’a fait comprendre que ce n’était pas le cas ».
  5. La déclaration du capitaine Pivi disant que personne n’a quitté le camp Alpha Yaya Diallo le 28 septembre est, en soi, difficilement crédible compte tenu des éléments en possession de la Commission. Cela jette également le doute sur les déclarations du capitaine Pivi concernant ses activités durant la journée du 28 septembre et sur son degré d’implication et de participation dans les événements et sur celui de ses subordonnés.

Guinee28

A suivre le cas du colonel Abdoulaye Chérif Diaby…

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Burkina : les premiers mots du capitaine Traoré, nouvel homme fort du pays

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Arrivé au pouvoir en janvier par un coup d’Etat, le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, vient d’être évincé dans les mêmes conditions.

Le Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration dont il était le leader s'est finalement retourné contre lui pour l'éjecter de la tête du pays, en le reprochant d'avoir ''trahi '' leur '' seul idéal qui est la restauration de la sécurité et de l'intégrité de notre territoire.''

Au lendemain de ce nouveau putsch, le nouvel homme fort du Burkina, le capitaine Ibrahim Traoré vient de s’exprimer. Alors que des coups de feu ont de nouveau retenti à Ouagadougou dans la mi-journée de ce samedi 1er octobre 2022, il a donné des précisions sur le type de transition qu'il entend mettre en place.

Dans un entretien avec VOA Africa, le capitaine Traoré a indiqué que la transition ne sera pas forcément militaire. Concernant la position de la Cédéao, qui exige « le respect scrupuleux du chronogramme déjà retenu avec les autorités de transition [démises, NDLR] pour un retour rapide à l'ordre constitutionnel au plus tard le 1er juillet 2024, le capitaine a assuré que le calendrier sera respecté.

Par Guinee28

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