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Afrique

« Panama papers » : voici les personnalités politiques africaines visées

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Une centaine de médias dont Le Monde ont dévoilé grâce aux "Panama papers" la participation de dizaines de chefs d’État et personnalités politiques du monde à un vaste système d’évasion fiscal. De Conakry à Pretoria, voici les principales personnalités politiques africaines les plus emblématiques.

Clive Khulubuse Zuma : neveu du président sud-africain Jacob Zuma
Autorisé à représenter Caprikat Limited, l’une des deux sociétés offshore ayant fait l’acquisition controversée de gisements de pétrole en République démocratique du Congo, Clive Khulubuse Zuma doit faire face à des accusations de contrats pétroliers douteux.

Alaa Moubarak : fils d’Hosni Moubarak, ancien président égyptien
Le fils de l’ancien raïs égyptien a été propriétaire de Pan World Investments Inc., société immatriculée aux îles Vierges britanniques et gérée par Crédit Suisse. Conformément à une décision européenne, les autorités des îles Vierges demandent à Mossack Fonseca de geler les avoirs de Pan World à la suite de la révolution de 2011 et de l’arrestation d’Hosni Moubarak et de ses fils.

Mounir Majidi : secrétaire particulier du roi du Maroc
Mounir Majidi a été désigné en mars 2006 mandataire de SMCD Limited, société immatriculée aux îles Vierges britanniques l’année précédente. Elle a autorisé l’achat d’une goélette de luxe Aquarius W. Mounir Majidi s’est chargé de la transaction. Le navire a ensuite été immatriculé au Maroc et rebaptisé El Boughaz I. Il est désormais la propriété du roi du Maroc.

Mamadie Touré : veuve de l’ancien dictateur guinéen
Mamadie Touré est accusée de s’être servie d’une société offshore pour obtenir un marché minier. En 2006, elle prend les commandes de Matinda Partners and Co. Ltd, une société immatriculée aux îles Vierges britanniques. Moyennant 5,3 millions de dollars, elle accepte de faire attribuer une concession minière convoitée par son mari à une compagnie dont elle s’est rapprochée.

Abdeslam Bouchouareb : député et ministre algérien des Mines en Algérie
Abdeslam Bouchouareb est propriétaire de la société panaméenne Royal Arrival Corp qu’il dirigeait par le biais d’une société luxembourgeoise baptisée Compagnie d’Étude et de Conseil (CEC). Selon cette entreprise, les activités de Royal Arrival Corp. couvriraient la représentation et la négociation commerciales, les contrats commerciaux, les travaux publics et le transport ferroviaire et maritime, en Turquie, au Royaume-Uni et en Algérie.

Par France24

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Sanctions contre le Mali : l’opposition nigérienne appelle la Cédéao à reconsidérer sa position

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Les partis de l’opposition au Niger ont appelé, jeudi, à la levée des sanctions contre le Mali imposées par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest (Cédéao) et l' Union économique et monétaire ouest-africaine ( Uemoa) .

« L'opposition politique nigérienne demande à la Cédéao et à l'Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine) de reconsidérer leurs positions et d'accompagner le vaillant peuple malien qui n'a toujours aspiré, de par l'histoire récente et ancienne, qu'à la paix et à la prospérité", a indiqué ces partis dans un communiqué dont guinee28 détient copie.

L'opposition politique nigérienne estime que « les mesures d'isolement, de rétorsion économique et financière imposées aux peuples n'empêcheront jamais les interruptions des processus démocratiques tant que les dirigeants s'abstiendront à ne retenir de la démocratie que son volet électoral ».

A l’issue du sommet extraordinaire des dirigeants de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), qui s'est tenu le 9 janvier, des sanctions « très dures » ont été adoptées en raison du non-respect par la junte au pouvoir au Mali de l'échéance de février pour organiser des élections et ramener les civils au pouvoir.

Parmi elles : la fermeture des frontières entre le Mali et les pays membres de la Cédéao, le gel des actifs maliens au sein de la Banque Centrale des États d'Afrique de l'Ouest, la suspension des transactions sauf pour les produits de première nécessité et pharmaceutiques, Coupure des aides financières et rappel des ambassadeurs des pays membres au Mali etc.

Par Ibrahim Bangoura

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A LA UNE

Mali : le secrétaire général de l’ONU réclame un calendrier électoral « acceptable »

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Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a demandé jeudi au gouvernement malien de présenter "un calendrier électoral acceptable", alors que la junte militaire au pouvoir ne prévoit plus d'élections le 27 février comme elle s'y était engagée.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a réclamé, jeudi 13 janvier, au gouvernement malien "un calendrier électoral acceptable", à la veille de manifestations dans le pays, à l'appel de la junte au pouvoir, pour dénoncer les sanctions récentes prises par la Cédéao.

"Il est absolument essentiel que le gouvernement malien présente un calendrier acceptable du point de vue des élections", a déclaré le chef de l'ONU lors d'une rencontre avec des journalistes. Il a précisé espérer "entrer en contact rapidement avec le gouvernement malien".

Si "un calendrier acceptable est présenté et si le gouvernement prend des mesures dans cette direction, il y aura une levée progressive des sanctions" -- fermeture des frontières, mesures économiques et financières -- par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a rappelé Antonio Guterres.

"Je travaille avec la Cédéao et l'Union africaine pour créer les conditions qui puissent permettre au gouvernement du Mali d'adopter une position raisonnable et acceptable pour accélérer une transition qui dure déjà depuis longtemps", a-t-il aussi dit. Cela pourrait "permettre un rétablissement de la normalité dans les relations entre cet Etat et la communauté internationale, la Cédéao en particulier", a-t-il estimé.

France 24

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Burkina Faso: arrestation de huit militaires soupçonnés de tentative de coup d’État

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Soupçonnés de tentative de déstabilisation des institutions, c’est-à-dire de coup d’État, huit militaires ont été interpellés au Burkina par la police militaire judiciaire, selon un communiqué du procureur militaire.

Selon le procureur militaire, c’est l’un des présumés membres du groupe qui a dénoncé les autres. Ils sont soupçonnés de tentative de déstabilisation des institutions de la République, c’est-à-dire d'une tentative de coup d’État. La police judiciaire militaire a ouvert une enquête pour « élucider » cette affaire, selon le procureur.

C’est ainsi que depuis samedi dernier 8 janvier plusieurs militaires, présumés membres de la bande, ont été interpellés et interrogés. Parmi ces militaires figurent le lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana, chef du corps du 12e régiment d’infanterie commando. Il était le commandant du groupement des forces du secteur ouest dans la lutte contre le terrorisme.

Le parquet assure que la procédure suivra son cours dans le strict respect de la présomption d’innocence et du droit de la défense.

Selon une source sécuritaire, des soupçons pesaient contre un groupe de personnes, dont des militaires, depuis la marche du 27 novembre dernier. Ces personnes auraient planifié une action de déstabilisation du pouvoir en profitant du chaos qu’aurait engendré la manifestation.

Mais pour le moment, il n’existe aucun lien entre l’interpellation des huit militaires et ceux qui voulaient profiter de la marche pour déstabiliser le pouvoir, fait savoir notre source.

RFI

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