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Société & Faits Divers

Orange Guinée condamné à 10 milliards de francs guinéens

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Conakry, le 8 avril  2017 –  La société Suk’Arts SARL a assigné en justice au mois d’octobre 2016 l’opérateur de téléphonie mobile Orange Guinée pour utilisation frauduleuse et illégale du titre « Moumma » de l’artiste g Khady Diop, extrait de son EP « Mes couleurs d’ébène ». Le tribunal de première instance de Dixinn a condamné l’opérateur téléphonique au paiement  de 10 milliards 250 millions de francs guinéens en réparation et 5 milliards de dommages et intérêts à Suk’Arts.

Par sa décision rendue le 07 avril 2017, le tribunal de première instance de Dixinn n’a fait que rétablir la maison de production Suk’Arts SARL dans ses droits. Orange Guinée, en violation manifeste du droit commercial et de la propriété intellectuelle, s’est impunément et indument enrichi pendant des années sur le dos de petits labels musicaux qui se battent au quotidien pour investir sur des talents. Au lieu d’aider et de soutenir le développement des Artistes locaux, Orange Guinée, en commercialisant frauduleusement et illégalement leurs œuvres, s’enrichit illicitement et prive les Artistes guinéens de revenus potentiels capables d’améliorer leurs mauvaises conditions d’existence.

Ainsi dans sa décision, le Tribunal a constaté qu’en violation du contrat de production exclusive qui lie Suk’Art à l’artiste Khady Diop, Orange Guinée a fait une exploitation commerciale non autorisée des droits protégés de la maison de production de Suk’Arts.

Cette décision de justice est aussi un autre pas gagné contre la piraterie des œuvres musicales en Guinée. Oui, on peut aisément l’affirmer, tout comme ceux qui vendent les œuvres d’Artistes sous le manteau ou au grand jour sur les places publiques, sans aucune licence des producteurs, Orange Guinée s’est bien rendu coupable d’acte de piraterie d’œuvres musicales en opérant leur commercialisation par le biais de tonalité d’attente en appel pendant de longues années en Guinée. Au lieu de contribuer à aider les entrepreneurs dans les industries créatives à mettre en place un écosystème capable de promouvoir de nouveaux moyens de monétisation des œuvres artistiques, Orange Guinée bénéficie de sa position dominante pour tuer et enterrer de petits labels musicaux et faire de l’argent unilatéralement sur le dur labeur qu’ils entreprennent au quotidien avec les talents guinéens. C’est un ogre qui dévore tout et tout seul.

Aujourd’hui, l’économie créative ne peut se passer de la digitalisation qui devient incontournable pour générer de meilleurs revenus pour les Artistes et les entreprises du secteur culturel. Les modèles économiques culturels  doivent s’adapter à cette mutation dont des groupes comme Orange Guinée profite exclusivement et indûment  à leur seul et unique profit en refusant sciemment d’y associer les acteurs clés et indispensables à la mise en place de cette nouvelle économie numérique.

Au Nigéria, ce sont 150 millions de dollars que l’industrie musicale a généré en 2015 grâce à leurs collaborations avec les opérateurs de téléphonie mobile sur notamment la vente de « callers tunes ». Certes, la marché guinéen n’est pas comparable à celui de ce géant ouest africain, mais ici aussi, les services de tonalité en attente d’appels sont productifs de revenus importants mais au bénéfice exclusif de société comme Orange Guinée qui spolient les faibles et s’enrichit illégalement en toute connaissance de cause.

Suk’Arts est prête à discuter avec les autorités guinéennes en charge du domaine culturel et des nouvelles technologies de l’information pour accompagner les réformes nécessaires à cette nouvelle mutation économique qui s’impose. Elle est convaincue que des milliers de petites entreprises et ainsi des emplois peuvent être créées si ensemble nous menons la réflexion nécessaire à la métamorphose de notre économie.

A propos de SUK’ARTS

SUK’ARTS Sarl est une société créée en 2011 et évoluant dans le domaine des industries créatives. Elle accompagne depuis sa création de nombreux artistes et participe à plusieurs projets culturels en Guinée. SUK’ARTS a aussi investi dans le domaine des médias, notamment dans la production de vidéos de qualité pour des chaînes d’information et pour des entreprises locales désireuses de produire des contenus de télévisions ou des films d’entreprise.

 

 

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

A LA UNE

Examens nationaux : 171 943 candidats rejetés

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Alors que les examens de fin d’année pointent à l’horizon, 171 943 candidats ont été éliminés à cause de plusieurs dysfonctionnements liés notamment à des erreurs de filiation ou l’introduction frauduleuse dans la liste, selon le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation.

L’effectif est passé désormais de 617 705 candidats remontés par les structures à la base à 445 762 retenus.

Pour le moment aucune date n’a été communiquée pour le déroulement des différents examens nationaux. Mais d’habitude ils se tiennent entre juin et juillet.

Par Mariam Bâ

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A LA UNE

AffaireCao Zhuli : le Chinois condamné sans avoir été entendu

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L’investisseur chinois a non seulement son véhicule personnel saisi, mais aussi ses outils de travail, ses dossiers et deux ordinateurs portables, ainsi que le reste de ses effets personnels bloqués dans l’immeuble qu’il louait au quartier Camayenne, commune de Dixinn, Conakry.

Sur les faits, dès sa sortie des locaux de la gendarmerie du Marché Niger, après 5 jours de détention, l’homme de 65 ans n’a eu droit qu’à prendre deux complets de ses vêtements avant d’être expulsé.

Et puis, le Chinois n’a connu les motifs de la sentence du Tribunal de commerce de Conakry, émise à son encontre le 14 octobre 2019, qu’avec les bruits de bottes du 17 février 2021.

Selon ses dires, c’est lorsqu’il lui a été présenté le jugement ordonnant son «expulsion» des lieux qu’il a été informé de la procédure judiciaire engagée contre lui par son logeur qui reproche de n’avoir pas payé régulièrement son loyer. C’est dans le même temps qu’il a appris la résiliation de son contrat de bail par le Tribunal du commerce de Conakry et sa condamnation à payer 50 mille dollars à titre d’arriérés de loyers et 50 millions de Francs guinéens à la société immobilière.

Dans la décision de justice, il est mentionné que «même la mise en demeure à lui faite (...) suivant exploit d’huissier de justice, n’a conduit Cao Zhuli à assumer son obligation de preneur, consistant dans le paiement régulier des loyers». Sic !

En apprenant cela, l’investisseur chinois tombe des nues. Visiblement, Cao Zhuli ne s'attendait absolument pas à entendre ce qu'il venait entendre. L’investisseur est pris de court. Lui qui avait pourtant un avocat de renom, a beaucoup de mal à reprendre ses esprits.

Il exhibe les reçus de paiement (voir fac-similé) de son loyer pour prouver sa bonne foi. Mais, mais, c’est trop tard !

L’eau est versée. Le jugement rendu est appliqué.  Il est désormais expulsé du logement qu’il payait, sans avoir eu le droit de récupérer toutes ses affaires et celles de sa femme et de son fils.

Maintenant, que reste-t-il à l’homme de 65 ans qui se retrouve seul au monde ? Après tout ce qu’il a enduré dans cette affaire et face à un ancien logeur qui a juré de se débarrasser de lui, qu’a-t-il à gagner en intentant, par exemple, un procès en dommages-intérêts contre quelqu’un qui est considéré comme un intouchable à Bamako et à Conakry, si ce n’est pour perdre son latin?

Ci-dessous les reçus de paiement du loyer : 

Par Diallo Alpha (Le Populaire)

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A LA UNE

Adieu Monsieur Lamarana Fello Bané Diallo !

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Intellectuel de haut niveau, le socio-démographe et enseignant-chercheur, Elhadj Amadou Lamarana Diallo était un consultant auprès de plusieurs institutions internationales. Il a été surtout un grand contributeur au décryptage de l’actualité. Son livre : Guinée, les grimaces d’une intelligentsia divisée (édition Publibook, Paris 2019), est un condensé de ses chroniques publiées dans Le Populaire « sur les tâtonnements (de nos) élites en matière de développement économique et social »

Elhadj Amadou Lamarana Diallo a rendu l’âme le vendredi 9 avril 2021 à son domicile de Lansanaya-barrage situé près de la Mosquée Fouta-Djalon. Quelques heures seulement après avoir accompli son devoir religieux de 14h dans cette maison de Dieu. A son retour, il a échangé avec son épouse et confié à Mamadou Kodhö, l’un de ses fils, la mission de le représenter chez l’une de ses connaissances près de la Cimenterie. Il rentre dans sa chambre pour se reposer, dit-il, en attendant l’heure de la prière du soir en commun. A 18h, heure des formalités de prière du crépuscule, la maisonnée constate que le chef de famille venait de répondre à l’appel de Dieu.

Monsieur Lamarana Diallo s’en allé ! Il était entré en convalescence, mais pendant ses derniers jours, l’enseignant-chercheur, consultant, chroniqueur au Populaire, et chef du Centre international de recherche et de documentation (Cird-Guinée),  avait repris des forces. Son esprit triomphant est une balise pour nous tous.

Il tire sa révérence sept mois après avoir réalisé l’un de ses rêves. Celui de laisser à la postérité un livre signé de ses mains. En effet. Le 16 septembre 2019, son essai intitulé: Guinée : les grimaces d’une intelligentsia divisée paraît en France chez Publibook à Paris. L’œuvre a été présentée au public le 21 décembre au Cird. L’événement mobilise famille, collègues, amis, promotionnaires, politiques, écrivains et hommes de médias.

Par Le Populaire

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