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Politique

Des ONG dénoncent la nomination de Mathurin Bangoura comme gouverneur de Conakry

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La FIDH, l’OGDH et l’AVIPA déplorent la nomination d’un ancien membre influent du CNDD, Mathurin Bangoura, inculpé dans le dossier du 28 septembre, au poste clé de gouverneur de la ville de Conakry. Cette nomination va à rebours des déclarations du nouveau gouvernement qui s’est engagé à poursuivre ses efforts dans la lutte contre l’impunité et à juger les responsables du massacre au stade du 28 septembre.

« En nommant à ce poste de responsabilité le général Bangoura, qui est mis en cause dans la procédure judiciaire relative au massacre du 28 septembre 2009 , les autorités guinéennes envoient un signal négatif, particulièrement aux victimes. Cette nomination nous choque et nous surprend d’autant plus que le gouvernement avait récemment renouvelé son engagement à lutter contre l’impunité et à soutenir la tenue rapide d’un procès pour les crimes commis au stade de Conakry», a déclaré Souhayr Belhassen, présidente d’honneur de la FIDH

En 2015, en raison des hautes fonctions qu’il occupait au sein de la junte militaire au pouvoir en 2009, Mathurin Bangoura avait été inculpé de crimes particulièrement graves. S’il est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie au terme d’un procès, la gravité des charges qui pèsent contre lui aurait dû le tenir à l’écart d’un tel poste de responsabilité, jusqu’à ce que la justice tranche et fasse toute la lumière dans cette affaire.

« Le Ministre de la justice a affirmé que le procès s’ouvrirait fin 2016. Pourquoi alors confier à M. Bangoura des pouvoirs et une autorité qui pourraient être de nature à effrayer certaines victimes ou à troubler la sérénité de la justice ? » Dit pour sa part Asmaou Diallo, présidente de l’AVIPA

La fonction de gouverneur de la ville de Conakry est en effet un poste très important dans l’organisation administrative guinéenne. En 2014, nos organisations s’étaient félicitées de l’éviction de ce même poste du commandant Sékou Resco Camara, à la suite de son inculpation dans une procédure visant des actes de tortures. Cette procédure, consécutive à une plainte de la FIDH et de l’OGDH aux côtés de 17 victimes, avait permis l’inculpation de M. Camara ainsi que du général Nouhou Thiam. Ceux-ci auraient, en octobre 2010, pendant l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, donné l’ordre d’arrêter les plaignants puis auraient supervisé les séances de torture qu’ils ont subie à l’escadron mobile de Hamdallaye. Le dossier est aujourd’hui entre les mains de la Chambre d’accusation et nos organisations attendent un procès dans les meilleurs délais.

« La lutte contre l’impunité n’est pas seulement une affaire judiciaire, elle doit être menée à tous les niveaux de la vie publique et ceux qui sont mis en cause pour les crimes les plus graves ne devraient pouvoir accéder à des poste de responsabilité. Sans une volonté politique ferme et des actes cohérents, elle tardera à se concrétiser »

Source: FIDH

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A LA UNE

Sékoutoureyah : tête à tête entre Ibn Chambas et Alpha Condé

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Le président Alpha Condé, réélu pour un troisième mandat contesté, a reçu ce lundi 1er mars 2021, Mohamed Ibn Chambas, représentant spécial des Nations-Unies en Afrique de l'Ouest.

Les deux hommes ont discuté ‘’de divers sujets d'intérêts communs’’, selon la présidence guinéenne, sans plus de détails.

Toutefois, cette rencontre intervient quelques jours après une sortie de la cheffe des droits de l’homme de l’ONU. Sortie dans laquelle, Michelle Bachelet a exhorté les autorités guinéennes à libérer les opposants détenus, estimant que leur détention « sous de fausses accusations d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État, dans le contexte des élections présidentielles de l’année dernière, sapent gravement les fondements de la gouvernance démocratique », dit-elle.

Par Mariam Bâ

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Menace d’arrestation contre l’opposant Aliou Bah

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Le président du Model, Aliou BAH, serait recherché par la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

Selon le front national pour la défense de la Constitution (de 2010, ndlr) qui donne l’alerte, des agents de la DCPJ aurait reçu l’ordre d’arrêter  le jeune  farouche opposant au troisième mandat  d’Alpha Condé et de son régime.

Pour le moment, cette information n’est pas confirmée par les autorités judiciaires. Cependant, Aliou Bah, interrogé par nos confrères d’Africaguinee, dit être serein.

« Tout ce que je dis, je l'assume parce que ce sont des choses qui sont réelles », déclare-t-il, soulignant que son rôle en tant qu'opposant, c'est de critiquer la gouvernance et de proposer des alternatives.

Ces derniers mois, le harcèlement et l’emprisonnement des opposants sont devenus récurrents en Guinée.

Par Ibrahim Bangoura

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Sortie de Bachelet : le FNDC appelle l’ONU à sanctionner les dirigeants guinéens

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 (Communiqué) – Ce vendredi 26 février 2021, Michelle Bachelet, Haut-commissaire aux droits de l’homme aux Nations Unies, a déclaré que « l’arrestation et la détention de membres de l’opposition et d’activistes de la société civile sous de fausses accusations d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État, dans le contexte des élections présidentielles de l’année dernière, sapent gravement les fondements de la gouvernance démocratique ».

Le FNDC salue la franchise de cette prise de position contre les graves violations des droits de l’homme en Guinée. Ceci confirme, à nouveau, les nombreux rapports accablants issus des enquêtes indépendantes menées par des organisations nationales et internationales de défense des droits de l’Homme, ainsi que les dénonciations faites par le FNDC sur l’utilisation de l’appareil judiciaire comme moyen de répression des citoyens opposés au troisième mandat du dictateur Alpha Condé.

Avec un bilan macabre de centaines de personnes tuées, blessées, torturées et emprisonnées par le régime du dictateur Alpha Condé, pour imposer un troisième mandat illégitime et illégal, le FNDC appelle les Nations Unies à joindre des actes forts aux déclarations de principes.

Au regard de la banalisation de la vie humaine et de l’impunité absolue qu’entretiennent les autorités guinéennes, si  aucune sanction vigoureuse n’est prise contre les responsables des graves violations des droits de l’homme commises pendant les manifestations sociopolitiques contre la violation de la Constitution guinéenne, la situation continuera d’empirer sous le régime imposé par un clan mafieux.

Le peuple opprimé de Guinée s’interroge sur la valeur et l’intérêt des conventions internationales ratifiées par notre pays en matière de respect des droits humains.

Le FNDC, fondé de cette réalité, est convaincu que seules les initiatives de sanctions fortes et l’accélération des procédures déclenchées auprès des juridictions internationales contre ce régime pourrait arrêter la répression et la persécution en Guinée.

La Coordination Nationale du FNDC continue à œuvrer pour que les crimes commis par le régime du dictateur Alpha Condé ne restent pas impunis.

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons!

Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC)

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