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Nzérékoré : le FNDC appelle ses militants à descendre encore dans la rue

Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) a appelé ses partisans à sortir à nouveau dans la rue à Nzérékoré et les autres préfectures voisines (Beyla, Lola, Macenta, Guékédou et Yomou), jeudi 20 juin, pour exprimer leur opposition à toute modification de la loi fondamentale.

L’annonce de cette nouvelle manifestation intervient après la mort jeudi dernier, d’un jeune dans des heurts entre les défenseurs de la constitution et les forces de l’ordre.

Poignardé lors des échauffourées, Mouctar Condé a succombé à ses blessures le lendemain vendredi.

Ces violences entre manifestants répondant à l'appel du Front national pour la défense de la Constitution et forces de l'ordre et partisans du pouvoir ont fait une trentaine de blessés également et plusieurs dégâts matériels dont des boutiques vandalisées.

Dans un communiqué le FNDC qui a présenté ses «  excuses » et « condoléances » à la population de Nzérékoré, a accusé le gouverneur, le préfet et le maire de Nzérékoré d’être responsables du « vandalisme ».

Dans une réunion tenue ce samedi 15 juin à la mairie de Nzérékoré, dans laquelle, ont pris part le gouverneur de la région administrative de Nzérékoré, Mohamed Ismaël Traoré, le préfet, le maire, des chefs de quartiers ainsi que des ministres, ils ont appelé à traquer les membres du FNDC dans la région et d’empêcher leur regroupement.

Depuis plusieurs mois les partisans du chef de l’Etat soutenus par les membres du gouvernement appellent à une révision constitutionnelle qui permettrait à Alpha Condé dont le second et dernier mandat constitutionnel se termine en 2020, de briguer un troisième.

Pour l’instant le président ne s’est pas exprimé officiellement, mais il n’a cessé de critiquer la limitation des mandats en Afrique.

Le 24 mars dernier il a invité ses militants à se « tenir prêt pour l’affrontement », soutenant que « personne en Guinée » ne l’empêchera « d’aller devant le peuple pour lui demander ce qu’il veut ».

Le 20 mai passé, son ministre de la justice, Cheick Sako a démissionné du gouvernement pour son opposition à toute modification ou changement de la constitution.

Par Alpha Abdoulaye Diallo

 

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