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Nous ne voulons pas d’une nouvelle tragédie humaine à Kaporo-rails (opinion)

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Je pense que c’est INDÉCENT, que ce gouvernement rouvre cette plaie non cicatrisée de la casse de Kaporo-rails. Comme en 1998, ce ne sont que des arrières pensées politiques et une farouche volonté de punition des habitants de cette zone qui motive cette décision de déguerpir ces familles de leurs maisons construites à la force de leurs poignets.

Comme ils sont coutumiers des faits, ils agissent en violation de la Constitution qui dispose en son article 13 : Le droit de propriété est garanti. Nul ne peut être exproprié si ce n’est dans l’intérêt légalement constaté de tous et sous réserve d’une juste et préalable indemnité.

Dans ce cas précis, l’administration n’a pas prouvé qu’elle agit pour “l’intérêt légalement constaté de tous” et “sous réserve d’une juste et préalable indemnité”. Il faut que les habitants se regroupent dans une association de défense de leurs droits pour porter sans délai un recours en annulation de cette décision illégale du gouvernement à la Cour Suprême. Ils ont déjà reçu un ultimatum qui viole leurs droits constitutionnels, c’est ce document qui doit être attaqué à la Cour Suprême. L’Etat n’est pas censé ignoré les lois.

Maintenant, de mon point de vue politique, je note l’irresponsabilité et l’affairisme du gouvernement Alpha Condé. Comme je l’ai dit, Kaporo-rails n’est qu’un règlement de compte politique. Il n’y a eu aucun intérêt d’utilité publique qui ait motivé la destruction sauvage des maisons de nos compatriotes, il y a 20 ans. De 1998 à 2008 sous le régime du général Lansana Conté, seul l’immeuble de la RTG offert par la Chine y a été construit. En huit ans, Alpha Condé a eu tout le temps pour faire du site de Koloma un complexe administratif moderne et futuriste digne d’une capitale à l’image de beaucoup de pays africains dont nos voisins sénégalais et ivoiriens. Il a visité en compagnie de Macky Sall Diamniadio. C’est comme naguère lorsque l’ancien président Sékou Touré a visité Yamoussoukro en compagnie de Houphouet Boigny. Ces visites n’ont eu aucun effet ni sur l’un, ni sur l’autre Conakry est toujours restée sans infrastructures publiques indispensables pour la bonne qualité de vie de ses habitants. Notre fierté nationale légendaire est invoquée partout sauf pour nous sortir concrètement de la pauvreté.

Aujourd’hui, des services de certains ministères, les sièges d’institutions républicaines sont en location dans des immeubles construits par des privés sur des domaines de l’Etat attribués par leurs amis du pouvoir. Dans un de ses discours, le président de l’Assemblée nationale a vertement critiqué le paiement de loyers excessifs alors que l’Etat est à mesure de construire ses propres immeubles pour abriter ses administrations.

L’affairisme a consisté à jeter dans la rue des familles de fonctionnaires (cités douane et police, Camayenne etc), à attribuer des domaines de l’Etat à des privés pour y construire notamment des hôtels. Le cas le plus scandaleux, est l’expropriation des terres rizicoles de la zone Lambanyi-Sonfoniya. Je reviendrai sur ce dossier.

Sur le site de Kaporo-rails, à la place de l’emménagement prévu, nous constatons plutôt de nouvelles constructions privées. De quel droit l’Etat peut exproprier des citoyens pour céder par la suite leurs terrains à des intérêts privés ?

Dans une opacité totale, Alpha Condé réalise méthodiquement l’objectif qu’il s’est fixé de vendre Conakry à des intérêts privés, ce sont des opérations immobilières qui n’ont rien à voir avec la raison d’utilité publique exigée par la loi. C’est inacceptable. Dans ces conditions, rien, absolument rien ne légitime l’expropriation des habitants de Kaporo-rails et par conséquent, c’est une opération illégale à combattre vigoureusement. Ils se cachent derrière l’Etat pour effectuer des affaires bassement privées. Ils n’ont aucune légitimité pour chasser de leurs terres des Guinéens qui y ont construit leurs maisons à la sueur de leurs fronts.

Nous prévenons toutes les personnes morales et physiques, qui savent parfaitement les conditions douteuses de l’attribution de ces terrains, de ne point être surpris qu’un gouvernement responsable rétablisse dans leurs droits nos compatriotes victimes de l’arbitraire étatique.

Alpha Condé avait promis d’indemniser les victimes de Kaporo-rails, au lieu de tenir sa promesse, il attend symboliquement le vingtième anniversaire du douloureux événement pour menacer de faire déguerpir les rescapés. Il a vite oublié le calvaire vécu par notre regretté doyen Bâ Mamadou en défendant les droits de ses militants majoritaires dans cette zone, du député -maire de Ratoma Mamadou Barry mort récemment d’une longue maladie due aux séquelles des violences qu’il a subi lors de l’opération et de son actuel ministre du Tourisme Thierno Ousmane Diallo si volubile pour dénoncer les anciens ministres de l’époque, mais aujourd’hui, lui-même est resté silencieux pour marquer son désaccord face à la nouvelle injustice qui risque de frapper encore les habitants de cette localité.

Nous ne voulons pas d’une nouvelle tragédie humaine à Kaporo-rails.

En fin de compte, Alpha Condé, c’était donc le pire capitaliste qui se cachait derrière les idées marxistes, ce militant trotskiste pour faire diversion, un camouflage historique, en se faisant passer pour le défenseur des opprimés afin d’accéder au pouvoir. Mais, une fois au pouvoir, il mène une politique impitoyable contre les faibles, ouvre grandement les portes du pays à ses amis affairistes dans les secteurs les plus juteux. Il a vite oublié ses militants les plus fidèles, qui ont tant souffert pour lui dans ses fiefs de Haute Guinée où ils subissent les affres de la misère, la dégradation du peu d’infrastructures, notamment routières, qui existaient, le chômage massif des jeunes, sans aucune bonne perspective d’avenir sauf la désillusion. Ce constat est valable pour l’ensemble du pays dont il est devenu le chef. Au lieu de régler leurs problèmes quotidiens, il les fait tuer par les forces de sécurité devenues des milices à son service. Alpha Condé n’a aucune compassion pour ses compatriotes qui souffrent. Toutes celles et tous ceux qui le soutiennent en connaissance de cause, partagent avec lui, cette lourde responsabilité, notamment les élites politiques et administratives. Il est seul, il n’a de force que parce qu’il a, pour le servir, des exécutants en violation des lois de la République.

Nous devons combattre la mal gouvernance, les violations répétées de nos lois, en même temps sur le plan judiciaire à travers la Cour Suprême ou la Cour Constitutionnelle et sur le front politique avec les manifestations qui sont les moyens d’expression démocratique du désaveu des populations. Nous devons le faire dans l’unité, en dissociant nos adversaires regroupés en clans mafieux de toute appartenance ethnique. Ce sont les Guinéens sans distinction ethnique ou régionale qui sont leurs victimes maintenus dans la précarité depuis 60 ans.

Par Alpha Saliou Wann

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Tierno Monénembo : le ventre d’un intellectuel guinéen est dix fois plus curieux que sa tête !

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L’intellectuel guinéen a un gros problème : son ventre est dix fois plus curieux que sa tête. Préoccupé de belle maison et de bonne  bouffe, de bolides et de blazers, englué jusqu’au cou dans le plus sordide des quotidiens, notre bonhomme a définitivement déserté le champ historique et culturel. Ce qui laisse la porte grandement ouverte aux  crétins et aux fripouilles. Est-ce bien malin que de se faire guider par plus petit, plus vil et plus ignorant que soi ?

Vous l’avez compris : tous les malheurs de ce pays viennent de lui. Si, dès le début, il avait pris ses responsabilités, la Guinée aurait été tout autre. Et comme notre pays est une espèce de Balnibarbi (ce pays fictif et mal fichu, imaginé par Jonathan Swift) où l’on passe son temps à dire la même chose et à répéter les mêmes gestes bref, à commettre les mêmes erreurs,  rien ne dit que le passé est derrière nous. Pour que le passé passe, il faut un minimum de rupture. Or, de rupture, il n’y en a point eu. Nos grosses têtes d’aujourd’hui ressemblent point par point à celles d’hier. Le même manque d’idéalisme, la même paresse d’esprit, le même individualisme, le même carriérisme, le même culte fanatique du quotidien, la même inguérissable naïveté ! A chaque fois que je pense à nos regrettés, brillants et prestigieux martyrs du camp Boiro, me revient en tête ce vers du poète turc, Nazim Hikmet :

« …tu es comme le mouton et quand le bourreau habillé de ta peau quand le bourreau lève son bâton tu te hâtes de rentrer dans le troupeau et tu vas à l’abattoir en courant, presque fier… »

Parfois, je sens dans l’air quelque chose qui rappelle l’odeur sulfureuse des années Sékou Touré, 1967 en particulier.  Ce fut cette année-là que notre sanguinaire « Responsable Suprême »réussit à concentrer tous les pouvoirs dans ses mains : après la chefferie traditionnelle, les partis d’opposition, les syndicats, l’armée, elle aussi passe à la trappe. C’est exactement ce qui se répète aujourd’hui : Alpha Condé est devenu aussi puissant que le Sékou Touré de 1967. Que nous réserve-t-il : un nouveau Camp Boiro ou carrément un Auschwitz voire un Buchenwald  pour engloutir à son tour ce qui nous reste de roseaux pensants ? Faudrait-il dans ce cas, rouler dans la poussière et verser des larmes de sang ? Je ne le pense pas. Les intellectuels de ce pays (de l’Afrique, plus généralement) ne sont pas  des victimes pures et simples, ce sont les complices actifs de leur propre anéantissement. Le monde est foutu quand les grands clercs plient sous le charme de la démagogie et ajoutent leur voix au bruit étourdissant de la vox populi. Penser, c’est garder à tout moment, en toute circonstance, un autre son de cloche !

Pourquoi d’après vous, les Indépendances africaines si chèrement acquises sont très vite devenues des usines à broyer des Nègres ? Tout simplement parce l’intellectuel africain (guinéen, en l‘occurrence) a renoncé au principe-même qui fait qu’un intellectuel est un intellectuel : l’esprit critique. Cette propriété qui porte les deux valeurs essentielles de la pensée : la lucidité et la liberté.

Nos intellectuels ont-ils été lucides ? Nos intellectuels ont-ils été libres ?

Critiquer les conneries du Blanc, c’était bien et même très bien mais cela ne pouvait suffire. Il fallait aussi et dès le début, critiquer nos propres conneries. Je vous assure que si dès le 3 Octobre 1958, Aimé Césaire, Cheik Anta Diop, Ki-Zerbo avaient mis le holà, Sékou Touré n’aurait pas osé faire ce qu’il a fait.

Le rôle d’une élite, c’est de tirer la société vers le haut. Et cela n’est possible que si elle se prémunit de la médiocrité et garde comme un inestimable trésor, son libre-arbitre. Le rôle d’une élite ce n’est pas de revendre des parcelles et d’amasser des dollars ; de spéculer sur le diamant ou de vendre des clous rouillés,  c’est de produire des idées fortes et des émotions saines, bref de galvaniser le peuple, de lui donner de quoi se projeter dans l’avenir en toute lucidité et en confiance. Si la dictature se perpétue dans ce pays, c’est à cause du manque cruel de parapets, de garde-fous, de contre-pouvoirs. Et il va de soi que le premier moyen de résistance est d’ordre mental ; il va de soi que le  premier contre-pouvoir est d’ordre intellectuel. La dictature reculera dans ce pays le jour où les intellectuels se réveilleront, le jour où ils se réconcilieront avec les notions d’idéal (c’est le plus beau des rêves, l’idéal !), de solidarité,  d’indépendance d’esprit et de débat d’idées.

Que nos intellectuels ne se leurrent pas : Sékou Touré, Lansana Conté, Dadis Camara, Sékouba Konaté et Alpha Condé ont trouvé leur raison d’être et leur force dans leur laxisme ou dans leur opportunisme. Qu’ils sachent bien qu’en cas de grabuge, aujourd’hui comme hier, ils seront les premiers à remplir les prisons et les tombes.

Tierno Monénembo

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Fin de la deuxième épidémie d’Ebola en Guinée

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L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autorités guinéennes ont officiellement annoncé samedi à Nzérékoré la fin de la deuxième épidémie d'Ebola dans le pays, quelques mois après la réapparition de cette maladie.

"J'ai l'honneur de prendre la parole en ce jour de déclaration de la fin de la maladie à virus Ebola" en Guinée, a déclaré un responsable de l'OMS, Alfred Ki-Zerbo, lors d'une cérémonie officielle à Nzérékoré où la maladie était réapparue fin janvier.

"Je voudrais, au nom du chef de l'Etat (le président Alpha Condé), déclarer la fin de la résurgence de la maladie à virus Ebola en République de Guinée", a pour sa part indiqué le ministre guinéen de la Santé, le médecin général Rémy Lamah.

Un total de 16 cas confirmés et sept cas probables ont été recensés lors de cette dernière épidémie en Guinée. Onze patients ont survécu et 12 sont décédés, selon un communiqué de l'OMS publié samedi.

Le communiqué ne donne pas le détail des morts parmi les cas confirmés et probables.

Un précédent bilan donné par l'organisation jeudi faisait état de cinq décès.

L'épidémie de 2021 a été rapidement vaincue par rapport à 2013-2016. Elle était partie à l'époque de cette même Guinée forestière.

Elle s'était propagée au Liberia et à la Sierra Leone. Entre fin 2013 et 2016, la pire épidémie au monde depuis l'identification du virus en 1976 avait tué plus de 11.300 personnes, principalement en Guinée (2.500 morts), au Liberia et en Sierra Leone, trois des pays les plus pauvres au monde. Un bilan sous-évalué, de l'aveu même de l'OMS.

Avec AFP

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Alpha Condé à Accra pour la 59è session ordinaire de la Cédeao

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Le président Alpha Condé est arrivé vendredi soir à Accra au Ghana, où il doit assister, ce samedi 19 juin 2021, à la 59è session ordinaire de la Cédeao

Les participants à ce sommet vont aborder des questions de paix et la stabilité dans la sous-région, l'avancement des réformes institutionnelles de la CEDEAO, la vision 2050 et le projet de monnaie unique.

Cette 59e session ordinaire de la CEDEAO qui se tient aujourd’hui, a été précédée par la 46ème session ordinaire du Conseil de médiation et de Sécurité de même que la 86e session ordinaire du Conseil des ministres de la Communauté.

Par Guinee28

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