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Politique

Mort en détention de Mamadou Saidou Bah : l’UFDG réclame des explications

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Dans un Mémorandum, les députés de l’UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée) ont réclamé du ministre de la justice, ce mercredi 18 mai 2016, des explications sur la mort de leur garde-corps, Mamadou Saidou Bah, décédé la semaine dernière à Ignace-Deen, alors qu’il était en détention préventive.

MEMORANDUM

A l’attention du Ministre d’Etat chargé de la Justice,

 Garde des Sceaux

Objet: Libération des responsables et militants de l’Opposition politique arbitrairement détenus ou condamnés et réparation des préjudices subis.

Après le décès prématuré de feu Mamadou Saidou Bah, Membre de la garde rapprochée du Président Cellou Dalein Diallo, Chef de file de l’Opposition politique, les Députés membres du Groupe parlementaire Libéral Démocrate de l’Assemblée Nationale demandent la libération de tous les responsables et militants de l’Opposition politique arbitrairement détenus ou condamnés qui sont incarcérés à Boké, Conakry et  Kérouané.

En effet, l’analyse des faits de chaque cas d’espèce montre que les arrestations et les détentions arbitraires des militants de l’Opposition politique, leur condamnation arbitraire et expéditive à des lourdes peines de prison, auxquelles il faut ajouter le refus d’une liberté provisoire y compris pour des détenus malades sur lesquels ne pèsent, au demeurant, aucune charge sérieuse, constituent un manquement grave de l’Etat de Guinée au regard de sa propre loi nationale et des Instruments internationaux relatifs aux droits humains.

Pour mémoire, depuis 2010,  l’opposition à payé un lourd tribut : 70 morts, des dizaines de handicapés à vie, des centaines de blessés graves, des dizaines de prisonniers politiques, plus de 60 millions de dollars de dégâts matériels. Pour tous ces crimes et délits commis contre les personnes et les biens, quelquefois avec la complicité avérée des autorités civiles et militaires, la Justice guinéenne a fermé les yeux, garantissant ainsi une totale impunité aux auteurs et complices de ces infractions qui se trouvent dans les rangs du RPG Arc-en- ciel et au sein des Forces de défense et de Sécurité.

Ces faits, au demeurant irréfutables, démontrent la faillite de l’Etat républicain et la dérive de l’Administration qui sont désormais totalement inféodés au RPG, avec pour conséquence une justice à deux vitesses : elle sévit contre les militants et responsables de l’Opposition politique tout en garantissant l’impunité à ceux de la mouvance présidentielle.

Aujourd’hui, nonobstant les lois de la République, les Conventions internationales signées et ratifiées par la Guinée et  les Accords politiques de  2013, 2014 et  2015, le Gouvernement se refuse toujours de :

 diligenter les enquêtes judiciaires sur les violences enregistrées lors des manifestations pacifiques organisées par l’opposition politique guinéenne ;

– identifier et punir les coupables des délits et crimes contre les manifestants pacifiques et les opérateurs économiques;

– identifier et indemniser toutes les victimes des violences politiques ou électorales et leurs ayants droit.

Face à cette injustice qui s’apparente désormais à un racisme d’Etat hypothéquant toute entreprise de réconciliation nationale, nous les Députés membres du Groupe parlementaire Liberal Démocrate de l’Assemblée Nationale demandons au Ministre de la Justice :

– de fournir des explications sur le refus de faire soigner à temps Monsieur Mamadou Saidou Bah et ses codétenus, malgré la demande insistante de leurs avocats ;

– d’ouvrir une enquête judiciaire sur les causes du décès de Monsieur Saidou Diallo afin de situer les responsabilités ;

– de faire libérer tous les prisonniers politiques détenus à Boké, Conakry et  Kérouané ;

– de faire arrêter, sans délai, les véritables auteurs de crimes et délits qui se trouvent dans les rangs du RPG et au sein des Forces de défense et de Sécurité ;

– de procéder à la réparation intégrale de l’ensemble des préjudices matériels résultant des violences politiques ou électorales.

Qu’en tout état de cause, les Députés rappellent au Ministre de la Justice que les victimes et leurs ayants droit se réservent le droit d’intenter, s’il y a lieu, des actions individuelles et/ou collectives contre la République de Guinée pour violation des droits de l’homme devant la Cour de Justice de la CEDEAO.

Conakry, le 18 mai 2016

LES DÉPUTÉS DU GROUPE PARLEMENTAIRE

LIBÉRAL DÉMOCRATE DE L’ASSEMBLÉE  NATIONALE 

LE PRÉSIDENT  FODE  OUSSOU FOFANA

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A LA UNE

Présidentielle guinéenne : une mission CEDEAO-UA-ONU arrive ce jeudi à Conakry

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La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union Africaine (UA) et les Nations Unies entament, ce jeudi 1er octobre, une visite de haut niveau à Conakry.

L’objectif de la mission est de renouveler le soutien des trois organisations pour la tenue d’une élection présidentielle pacifique, inclusive, et transparente, le 18 octobre prochain.

La délégation est composée de Mme Minata Samaté, Commissaire aux Affaires politiques de l’UA, de M. Jean Claude Kassi Brou, Président de la Commission de la CEDEAO, et de Mohamed Ibn Chambas, Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS).

Durant deux jours, les membres de la délégation auront une série de rencontres avec les parties prenantes à ce scrutin présidentiel.

L’arrivée de cette mission intervient, alors que deux personnes ont été tuées hier mercredi, dans des violences en marge de la campagne électorale à Dalaba en moyenne Guinée, et Faranah en Haute Guinée.

Par Guinee28

 

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A LA UNE

Amnesty dénonce l’immunité dont jouissent les forces de sécurité en Guinée

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A moins de trois semaines de la présidentielle, Amnesty International a dénoncé jeudi la répression des manifestations en Guinée, à l'origine de la mort d'au moins cinquante personnes en un an, ainsi que l'immunité dont jouissent les forces de sécurité, dans un rapport jugé «exclusivement à charge» par le gouvernement guinéen.

«Nous avons parlé à des familles meurtries qui nous ont décrit comment leurs enfants ont perdu la vie, victimes d'une balle reçue dans le dos, à la poitrine, à la tête ou au cou. Des blessés nous ont montré leurs graves séquelles au bras, genou ou pied, causées par des armes à feu, des grenades lacrymogènes ou même des véhicules des forces de sécurité», a déclaré dans ce rapport Samira Daoud, directrice régionale d'Amnesty International.

Le document de 63 pages souligne la responsabilité des forces de défense et de sécurité, «associées parfois à des groupes de contre-manifestants», dans les «homicides illégaux de manifestants et de passants». Fondée sur une centaine d'entretiens, des documents officiels et des images des manifestations, l'étude «apporte la preuve que les autorités ont agi en contradiction avec les normes nationales et internationales», selon Amnesty.

Dans une réponse adressée le 18 septembre à l'ONG que l'AFP a pu consulter, le ministère de la Sécurité estime que ce rapport ne «paraît pas garantir une vision neutre et objective de la situation» et qu'il constitue un «réquisitoire exclusivement à charge contre notre gouvernement». «Notre gouvernement a largement fait la preuve de son engagement à respecter les libertés fondamentales», en particulier «vis-à-vis des militants de l'opposition», affirme dans sa réponse le ministère de la Sécurité, en regrettant que «les efforts déployés dans l'amélioration de la gouvernance démocratique ne sont pas reconnus à leur juste valeur». Le ministère dénonce pour sa part la «logique insurrectionnelle» du FNDC.

Au moins 50 morts

Selon Amnesty, la répression des manifestations, en particulier celles organisées depuis octobre 2019 par le FNDC contre la réforme constitutionnelle permettant au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat le 18 octobre, «a causé la mort d'au moins 50 personnes», fait quelque 200 blessés et entraîné la détention arbitraire «d'au moins 70 personnes», dont plusieurs ont décrit des traitements inhumains ou dégradants. Le 22 mars, jour de législatives et d'un référendum constitutionnel boycottés par l'opposition, a été «particulièrement meurtrier, avec au moins 12 manifestants tués, dont neuf par balle», a souligné l'ONG.

Une demi-douzaine de personnes ont également été tuées lors de manifestations contre les coupures de courant et contre les barrages routiers installés dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. La «quasi-totalité» des enquêtes annoncées par les autorités sont «restées sans suite», a déploré Amnesty. Des hôpitaux ont refusé d'accepter des corps de personnes décédées pendant des manifestations, qui ne figurent donc pas dans les bilans officiels, selon le rapport. Mercredi, un jeune homme a été tué par balle dans une ville du centre, secouée par des heurts depuis la visite, la veille, du premier ministre en campagne pour la candidature de M. Condé, a-t-on appris auprès de sa famille et d'un responsable policier.

Source : AFP

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A LA UNE

Guinée : l’UE réaffirme son opposition à un troisième mandat

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Alors que le président Alpha Condé continue de battre campagne pour un troisième très controversé, L’Union Européenne a de nouveau réaffirmé son attachement à la limitation du nombre des mandats présidentiels à deux.

« L’UE est attachée à l’acquis qui a longtemps prévalu dans la région de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) concernant la limite à deux mandats présidentiels promouvant le transfert pacifique du pouvoir, renforçant ainsi l’ancrage démocratique des pays de la région », a réaffirmé Bruxelles dans une déclaration du Haut représentant/Vice-président, Josep Borrell.

Lisez :

"Le Haut représentant/Vice-président partage les inquiétudes des autres acteurs de la communauté internationale au sujet de la détérioration de la situation politique en Guinée Conakry depuis les élections législatives et le référendum constitutionnel du 22 mars 2020. Les conditions dans lesquelles ces scrutins se sont déroulés, en particulier l’adoption d’une nouvelle Constitution qui permet au Chef de l’Etat de briguer un troisième mandat, soulèvent des questions de crédibilité et de transparence, le tout dans un contexte de tension sociale et politique et de risque accru de violence.

L’UE est attachée à l’acquis qui a longtemps prévalu dans la région de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) concernant la limite à deux mandats présidentiels promouvant le transfert pacifique du pouvoir, renforçant ainsi l’ancrage démocratique des pays de la région.

Elle restera attentive aux conditions de déroulement du prochain scrutin, son caractère non-violent, libre et inclusif, et au respect des droits de l’Homme en général, préalables indispensables à la continuité de son soutien à la Guinée, et rappellera aussi le prix qu’elle attache à une gouvernance suscitant l’adhésion des populations à l'action des dirigeants, élément essentiel pour garantir le développement et la stabilité politique et sociale.

L’UE poursuivra le dialogue avec les partenaires guinéens et se concerte avec les autres acteurs de la communauté internationale, en particulier la CEDEAO, l’Union Africaine, les Nations Unies et l’Organisation Internationale de la Francophonie pour déterminer le suivi le plus approprié notamment pour appuyer l’émergence d’un consensus, qui fait à ce stade défaut, autour d’un processus apaisé."

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