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Société & Faits Divers

Mœurs : vers la légalisation de la polygamie en Guinée

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Alors que jusque là, la polygamie est interdite par la loi guinéenne, un projet d’un nouveau code civil pourrait bientôt autoriser les hommes à épouser plusieurs femmes, a-t-on appris.

Selon guineenews qui a obtenu une copie du projet devant être soumis à l’assemblée nationale dans les jours avenirs, il est dorénavant stipulé dans l’article 282 que « le mariage peut être conclu : soit sous le régime de la monogamie ; soit sous le régime de la polygamie ; soit sous le régime de la limitation de la polygamie »

Ce code va même plus loin dans son article 315 en stipulant que « faute par l’homme de souscrire à l’une des options prévues au présent article, le mariage est présumé être placé sous le régime de la polygamie. »

Toute fois, même si actuellement la loi guinéenne interdit la polygamie, la majeure partie des familles guinéennes sont polygames.

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A LA UNE

En Guinée, la fièvre de l’or provoque de plus en plus des morts

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Le terrain qu'ils creusaient s'est effondré sur eux. Au moins 15 mineurs sont morts le 8 mai dernier dans ce nouveau drame de la recherche d'or artisanale dans le nord de la Guinée. Les éboulements sur des sites aurifères sont fréquents et souvent meurtriers, en particulier dans cette région proche du Mali.

Lors d'une succession d'accidents, 17 orpailleurs ont été tués en février 2019, puis une dizaine d'autres en novembre de la même année. La cause est toujours la même, l'effondrement du boyau qu'ils étaient en train de creuser. Souvent, des enfants font partie des victimes. Leur petite taille leur permettant de se glisser dans la moindre infractuosité du terrain.

Ruée vers l'or

Généralement interdit partout dans le monde, l'orpaillage artisanal prend une toute autre dimension en Haute Guinée. Ici, il est légal. La pratique est observée dès le IXe siècle. Au XIIe siècle, sous l'empire Mandingue, l'exploitation de l'or était saisonnière et assurait des revenus complémentaires aux activités agricoles. Cet héritage culturel explique pourquoi cette activité perdure.

Mais depuis une trentaine d'années, on assiste à une véritable ruée vers l'or, sans doute en raison de l'envolée des cours du métal précieux et de la paupérisation des populations. Le nombre d'orpailleurs, toujours difficile à évaluer précisément, aurait été multiplié par cinq durant cette période.

Plus de deux cents sites d’orpaillage sont recensés sur le territoire guinéen, dans cinq préfectures à l'est du pays, près de la frontière avec le Mali (Dinguiraye, Kankan, Kouroussa, Mandiana et Siguiri), procurant des revenus à plus de 200 000 personnes. L'exploitation artisanale représente le tiers des exportations d'or du pays avec près de 12 tonnes, contre 18 tonnes pour l'exploitation industrielle.

Une vie par et pour l'or

Cet afflux bouleverse fortement les structures traditionnelles et coutumières de l'orpaillage artisanal. L'exploitation n'est plus saisonnière, mais désormais permanente. Les puits se sont multipliés, augmentant les accidents. De nouvelles populations sont arrivées, y compris des pays limitrophes, installant des campements près des mines. Progressivement, on a assisté à la sédentarisation de ces populations et au développement d'activités parallèles : petits commerces, transport, etc.

La revue Hommes et libertés rapporte une visite de terrain à Doko, haut lieu de l’orpaillage, en février 2018. "Des milliers de personnes étaient en activité sur ce site : enfants, femmes, hommes de tous âges. (...) Le niveau de poussière et de bruit est indicible. Des femmes, bébés dans le dos, remontent les paniers de terre ou lavent à grande eau le minerai pour y chercher les éventuelles pépites. Des fillettes et des jeunes garçons font du petit commerce ou aident leurs parents orpailleurs."

Accord historique

Il fallait mettre de l'ordre dans tout cela, d'autant que les richesses extraites échappaient tant aux populations locales qu'à l'Etat. En 2017, orpailleurs, élus locaux, administration, sages et acteurs de la société civile parviennent à un accord historique : 20% des taxes prélevées sont consacrées au développement local. Au cœur du dispositif se trouvent les Tombolomas.

Historiquement défenseurs des villages et organisateurs des campagnes d'orpaillage, ils constituent aujourd’hui une institution villageoise qui régit toutes les affaires relatives à l’extraction de l’or et à la vie dans les camps d’orpailleurs. Ils distribuent les puits, réglementent les accès, sanctionnent les infractions et perçoivent les taxes.

Les droits humains bafoués

Mais tout n'est pas rose loin de là, comme le rappelle une étude menée par l'Organisation internationale des migrations (OIM). Les travailleurs migrants sont les premières victimes : exploitation, stigmatisation, violences, ou traite. Par manque de structures de prévention et de protection, les travailleurs migrants se trouvent dans des situations précaires de vulnérabilité extrême.

La pénibilité du travail dans les mines pose également des risques sanitaires importants, en raison de l’utilisation de produits toxiques. Enfin, l’orpaillage provoque aussi des dégradations environnementales pour les communautés autour des sites.

L'accès aux mines crée également des tensions. En Guinée, la recherche d'or artisanale cohabite, parfois difficilement, avec une exploitation industrielle. En avril dernier, des heurts ont provoqué la mort de deux personnes dans la cité minière de Kouroussa. L'interdiction de l'accès d'une mine d'or aux orpailleurs serait l'élément déclencheur.

Tensions

Le site appartient désormais à une entreprise mais n'est pas encore actif. "Se sentant donc trahis par leurs représentants, les orpailleurs artisanaux ont barricadé le centre-ville, brûlé des pneus et calcinés des véhicules. Ils ont aussi vandalisé les résidences du préfet et du maire de la ville et chassé les administrateurs locaux", rapporte RFI.

Des tensions qui, pour certains observateurs, ne vont pas cesser de croître à mesure que les autorités chercheront à reprendre la main sur l’exploitation de l’or. Lentement, l’exploitation industrielle s’étend. Les problèmes de sécurité des mineurs, mais aussi les considérations environnementales poussent à cette évolution. Les orpailleurs devront se trouver un nouvel Eldorado.

Par France TV

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A LA UNE

Libération du journaliste Ibrahima Sadio Bah

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En prison depuis le 04 février dernier, Ibrahima Sadio Bah, journaliste sportif, a été libéré ce mardi 11 mai 2021, a-t-on appris.

Il avait été condamné à six mois de prison ferme et une amende de 500 000 francs pour diffamation, injures publiques et dénonciation calomnieuse à l’encontre du président de la Fédération guinéenne de football, Mamadou Antonio Souaré.

Ibrahima Sadio Bah était jugé puis condamné sur la base de la loi sur la cyber sécurité. Mais selon nos confrères de Gangan RTV, désormais son dossier sera traité conformément à la loi L002 sur la liberté de la presse. Loi qui interdit l’emprisonnement d’un journaliste en Guinée.

Par Mariam Bâ

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A LA UNE

Réconciliation nationale : le ministre KKB va parrainer une conférence sur le rôle de la Presse Africaine

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L'Union des journalistes de la presse libre africaine (UJPLA) va organiser sous le parrainage de M. Kouadio Konan Bertin ( KKB) une conférence internationale à  Abidjan sur le thème : "Le rôle de la presse africaine dans les processus de réconciliation nationale".

C'est ce qui ressort d'une audience que le ministre ivoirien a eue  le lundi 10 mai à  son cabinet avec notre compatriote et confrère Yao Noël,  Président de cette organisation de médias à vocation panafricaine créée le 18 août 2020 et regroupant des journalistes de plusieurs pays du continent.

Pour l'Ujpla qui œuvre pour la liberté de la presse et l'intégrité des journalistes dans un environnement sécurisé,  la réconciliation nationale est un facteur de cohésion et de sérénité en vue du libre exercice par les professionnels des médias de leur métier.

Au cours de la conférence,  les acteurs de la presse vont échanger des expériences de réconciliation dans des États qui ont connu des situations de crise. Il est également prévu que les journalistes qui viendront de divers pays Africains, vont discuter avec leurs collègues et confrères ivoiriens sur les moyens de contribuer au processus de réconciliation nationale.

Au terme de 48 heures que dureront les travaux,  une déclaration dite " L'APPEL D'ABIDJAN POUR LES MÉDIAS ET  LA RÉCONCILIATION  NATIONALE" sera adoptée pour servir de canevas pour l'action des journalistes nationaux et étrangers afin de soutenir les actions  de cohésion et de  paix.

Pour le ministre KKB, "cette initiative des journalistes africains regroupés au sein de l 'Ujpla est  positive.  Elle est à saluer et à accompagner dans une optique générale d'apaisement et de réconciliation nationale dans nos pays. "

Aussi a t-il accepté d'accorder son parrainage à cette importante conférence prévue pour se tenir dans notre capitale économique dans la seconde moitié du mois de juin 2021.

Par Jean-Claude Django

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