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Politique

Modification de la constitution : des ONG exigent une excuse publique du Général Sékouba Konaté

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Plusieurs ONG ont sévèrement critiqué la récente sortie médiatique de l’ancien président de la transition, le Général Sékouba Konaté. Une sortie au cours de laquelle il s’est prononcé en faveur de la modification de la constitution, afin de permettre au président Alpha Condé de faire 7 ans au lieu de 5 au pouvoir.

Pour se corriger, l’OGDH (organisation guinéenne des défenses des droits de l’homme) et cinq autres ONG, dans une déclaration, ont exigé du Général une excuse publique au peuple de Guinée.

DÉCLARATION

A l'occasion de ce nouvel an 2016, l’OGDH et les Organisations homologues signataires de la présente déclaration que sont, la CODDH, MDT, AVIPA, ASF/Guinée, la LIGUIDHO présentent au Peuple de Guinée et à l'ensemble de la famille des défenseurs des droits de l'Homme, leurs vœux de bonne et heureuse année. Que l'année nouvelle épargne la Guinée des soubresauts que connaissent certains pays et de fléaux telle la fièvre hémorragique à virus Ebola qui a porté un sérieux coup au processus de construction nationale entrepris après le scrutin pluraliste de 2010.

Si nos organisations se réjouissent du passage de l'année 2015 à l'année 2016 dans le calme et la sérénité, des déclarations hasardeuses lâchées par des esprits chagrins les amènent à tirer la sonnette d'alarme. En effet, par presse interposée, des voix s'élèvent déjà pour suggérer une modification de l'article 27 de la Constitution fixant, par son alinéa 2, la durée du mandat présidentiel à cinq ans renouvelable une fois. Parmi ceux qui prônent cette idée  figure l’ex-président de la transition le Général Sékouba KONATE, celui-là même qui avait promulgué cette Constitution en 2010 alors qu'il présidait le gouvernement de transition et M. Saadou KEITA actuel gouverneur de la région administrative de Labé. L'on se souvient encore comment, de Kankan, une telle idée avait été brandie et mise en œuvre lorsqu'il était question de faire sauter le verrou de la limitation de l'âge et du nombre de mandats dans la Constitution en vigueur sous l'ère du Général Lansana Conté.

Les organisations signataires de cette déclaration mettent en garde ceux qui, pour des ambitions personnelles, veulent inciter le président de la république à s'engager dans une aventure qui risque de mettre en danger un processus démocratique encore fragile et acquis au prix d'énormes sacrifices avec des plaies qui ne se sont pas encore cicatrisées.
Pourquoi, c'est maintenant que l'ex-président de la transition suggère une telle modification alors qu'il avait les coudées franches pour le faire avant de promulguer la Constitution? C’est pourquoi, les organisations signataires exigent que le Général Sékouba KONATE, pour ne  pas se prêter au jeu des révisionnistes, fasse une déclaration publique par laquelle il retire ses propos.

Le Burkina Faso vient de payer le prix fort par la faute de certains agitateurs qui ont poussé le président Blaise COMPAORE à modifier l'article 37 de la Constitution alors qu'il terminait son dernier mandat. Au Burundi, la situation est encore tendue et le pays est au bord de l'implosion parce que les autorités de la place ont modifié la Constitution.

Veut-on pousser la Guinée vers une nouvelle crise politique dont elle pourrait se faire l'économie pour se consacrer aux grands chantiers qui l'attendent? En tout état de cause, les organisations signataires se font le devoir de rappeler les dispositions de la Constitution en ses articles 27 et 154 qui prévoient :

"Le président de la République est élu au suffrage universel direct. La durée de son mandat est de cinq ans, renouvelable une fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non" (art 27)

"La forme républicaine de l'État, le principe de la laïcité, le principe de l'unicité de l'État, le principe de la séparation et de l'équilibre des pouvoirs, le pluralisme politique et syndical, le nombre et la durée des mandats du président de la République  ne peuvent faire l'objet d'une révision" (art 154).

Toute tentative de toucher à une de ces dispositions étant une violation grave de la Constitution,  les organisations signataires de la présente déclaration lancent un appel :

·         Au peuple de Guinée et aux organisations de la société civile afin qu'ils se tiennent mobilisés pour barrer la route aux reliques de la mal gouvernance qui sont encore tapies dans les rouages de l'Etat et qui ne prospèrent que dans un environnement où la démagogie et les manœuvres politiciennes ont de beaux jours devant elles.

·         Aux institutions républicaines qui doivent rester en éveil pour mettre la Guinée à l'abri des crises de gouvernance et errements qui ont caractérisé les différents gouvernements que le pays a connus du fait de leur indifférence face aux dérives de tous genres. La Cour Constitutionnelle doit effectivement et efficacement jouer son rôle en tant que gardienne de la Constitution.

·         Au Président de la République, garant du respect de la Constitution et artisan de la lutte pour un retour de la Guinée dans le giron des Etats démocratiques, pour qu'il ne succombe pas aux sirènes des "faiseurs de rois" voulant l'inciter à remettre en cause des acquis obtenus dans la douleur. Il doit comprendre que ses amis sont le plus souvent ceux qui sont prompts à formuler des réserves sur certains de ses faits et gestes et non ceux qui approuvent ou louent de façon mécanique tout ce qu'il pose comme actes. Il doit garder en mémoire les dispositions de l'article 35 de la Constitution.

Etre le "Mandela de la Guinée" c'est à la fois résister à toutes les tentations qui pourraient entacher l'œuvre accomplie mais aussi savoir partir à temps. Ceux qui brandissent le spectre de la modification constitutionnelle sont animés par toute autre chose que le rayonnement de la Guinée.

·         Aux partenaires bi et multilatéraux de la Guinée pour qu'ils fassent preuve d'anticipation afin que cette construction démocratique façonnée patiemment et longuement ne s'écroule comme un château de cartes. Le combat pour l'instauration d'un Etat fondé sur le respect des principes républicains est le fruit de beaucoup de sacrifices et ne devrait pas s'arrêter en si beau chemin.

Organisations signataires                        

DIALLO Abdoul Gadiry           Mme Asmaou DIALLO        Me Frédéric Foromo

Président OGDH                Présidente de l’AVIPA                 Président de MDT                                                    

BAH Souleymane                     Me Labila Michel SONOMOU      Me Emmanuel BAMBA

Président de la CODDH              Président ASF/Guinée          Président de la LIGUIDHO      

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Matoto : Tos Camara dans la tourmente !

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Mamadouba Tos Camara va-t-il être évincé à la tête de la mairie de Matoto ? Si à ce stade rien n’est moins sûr, il se retrouve dans l'œil du cyclone. Une trentaine des conseillers de la commune sur 45 ont lancé une pétition ce dimanche 24 octobre, pétition dans laquelle ils réclament tout simplement son départ.

Tos qui est arrivé à la tête de la commune en février 2019, grâce à une magouille orchestrée par l’ancien régime dont il est issu, est accusé de « gestion opaque » par les frondeurs,  décidés à le déchoir.

Du côté du maire, dont la légitimité a été toujours contestée, on crie à un règlement de compte engagé contre lui, en raison de la chute d’Alpha Condé au pouvoir.

Par Mariam Bâ

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Bruxelles : Cellou Dalein Diallo plaide pour un soutien de l’UE à la transition

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Le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) séjourne depuis quelques jours à Bruxelles, en Belgique.

Cellou Dalein Diallo a saisi cette opportunité pour échanger avec Bernard Quentin, Directeur Afrique et Directeur général adjoint du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) assisté de son collaborateur Roberto Olmi et de Madame Marie Shand, Responsable de la coopération internationale de la Commission européenne.  Echange au cours de laquelle, il a plaidé pour un soutien appuyé de l’Union européenne en faveur de la transition guinéenne. Transition entamée depuis le 05 septembre, jour de la chute d’Alpha Condé, renversé par un coup d’Etat militaire mené par le colonel Mamady Doumbouya.

« J’ai saisi cette opportunité pour expliquer que l’ordre constitutionnel était déjà rompu en Guinée depuis le double scrutin du 22 mars et le hold-up électoral du 18 octobre 2020. C’est pourquoi j’ai défendu que l’intervention de l’armée doit être considérée comme un premier pas vers le retour à l’ordre constitutionnel avant de plaider plutôt pour un renforcement de la coopération avec la Guinée et surtout un soutien appuyé de l’UE à la transition ».

Par Ibrahim Sylla

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Nomination partielle du gouvernement de la transition en Guinée

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Près de deux mois après la prise du pouvoir par l’armée, les membres du gouvernement  commencent à tomber à compte-goutte.

Ce jeudi 21 octobre, sur « proposition » du premier ministre Mohamed Beavogui, le président de la transition le colonel Mamady Doumoubya a procédé à la nomination de trois ministres et un secrétaire général du gouvernement avec rang de ministre.

Il s’agit du général à la retraite Aboubacar Sidiki Camara, alias Idi Amin, précédemment ambassadeur de Guinée à Cuba, qui devient ministre délégué à la présidence chargé de la Défense nationale. Egalement, le général à la retraite Bachir Diallo, précédemment attaché de défense à l’Ambassade de Guinée en Algérie, est nommé ministre de la Sécurité et de la protection civile. Mme Louopou Lamah, précédemment directrice nationale du commerce extérieure et de la compétitivité, prend pour sa part la tête du ministère de l’Environnement et du développement durable. Enfin, Abdourahmane Siké Camara, précédemment conseiller principal du ministre secrétaire général du gouvernement, devient le Secrétaire général du gouvernement avec rang de ministre.

Par Guinee28

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