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Politique

Le ministre Kabelé Camara à Abidjan pour soutenir les ivoiriens après l’attaque de Grand Bassam

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Le Ministre d’Etat, Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Abdoul Kabelé Camara, s’est rendu ce samedi 19 mars 2016, à Abidjan, pour apporter le soutien de la Guinée à la Côte d’Ivoire, suite à l’attaque terroriste de Grand Bassam qui a fait 19 morts dimanche dernier.

«  Je suis porteur d'un message du Président Alpha CONDE. Un message de soutien et de compassion. Nous sommes très affligés. Ce qui s'est passé en Côte d'Ivoire nous concerne tous. Nous avons enregistré des victimes innocentes à Grand-Bassam. Nous tenons à dire aux terroristes que nous ne reculerons pas », a déclaré le ministre Kabelé, après son entretien avec le président ivoirien Alassane Ouattara.

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A LA UNE

Les diamants perdus de Sékou Touré

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L’amitié se compare souvent à la pureté du diamant. Et cette pierre précieuse est une richesse que produit la Guinée en assez grande quantité. A l’époque de Sékou Touré, mort en 1984, la règle de gestion secrète des diamants était aussi simple que claire ; un tiers pour le bénéficiaire de la concession, un tiers pour le Trésor public et un tiers pour Monsieur le Président. Souffrant de la maladie du complot, le président guinéen avait comme unique confident son ami et dépositaire le roi Hassan II.

Et voici que dans la nuit du 26 mars 1984, Ahmed Sékou Touré meurt dans un hôpital de Cleveland dans l’Ohio, aux Etats-Unis, où il fut transféré en urgence à la suite d’un malaise cardiaque jugé grave par les médecins marocains dépêchés à son chevet par son ami le roi du Maroc.

Pour la couverture de l’évènement, El Moudjahid m’envoie à Conakry que je découvre pour la première fois. Au-delà de la couverture des funérailles, j’avais en idée de creuser sur l’avenir de ce pays dans les proche et moyen termes et anticiper les changements qui pourraient intervenir sur la scène politique après 22 ans de régime musclé. Et par un pur hasard, ma route sera parsemée de diamants.

Conakry est une ville africaine enveloppée d’un climat humide, verdoyante et des gens très peu affectés par la disparition de l’homme fort. La fabuleuse richesse de ce pays gorgé d’eau avec ses 1.300 rivières et fleuves, son or, ses pierres précieuses, sa bauxite et que sais-je encore n’était pas visible dans le décor urbain aux immeubles délabrés. Les billets de banque sentaient la moisissure et il en fallait une liasse pour un plat de spaghetti au restaurant «L’Escale de Guinée». Mon premier choc fut la visite du sinistre camp Boiro à l’extrémité de la ville où était enfermé un millier de prisonniers politiques survivants, hagards et cadavériques, libérés à la faveur du coup de force militaire mené par Lansana Comté. Ce camp qui ressemblait à une cité d’urgence était une suite de cellules collées les unes aux autres et couvertes de tôles ondulées qui rendaient l’atmosphère irrespirable sous le soleil accablant de la saison sèche. A l’entrée, je vois une fillette, bien mise, d’une douzaine d’année. Son père avait été victime d’une énième purge. Elle tient une pancarte avec un message à couper le souffle : « Je cherche mon papa. Il était commandant ». On me dirige vers la cellule où mourut en mars 1977, Diallo Telli, Secrétaire général de l’Organisation de l’Unité Africaine, accusé de complot contre le chef de l’Etat. Le prisonnier avait laissé de nombreux messages grattés sur le mur clamant son innocence. A bout de force, couché sur le sol nu, Diallo Telli laissa un mot d’adieu à sa femme. « À ma chère et bien-aimée épouse, ce mot que j'écris sur le mur de ma sombre cellule ne te parviendra, sans doute jamais. C’est la fin. Je meurs. Mon amour pour toi m’a donné la force de survivre jusqu’à ce jour.»  Dans une cellule collective qui devait recevoir une vingtaine de prisonniers, les murs étaient embellis de très jolies fresques qui couvraient jusqu’au plafond. C’étaient de scènes familiales, des femmes aux belles coiffures, des enfants, des animaux. Les couleurs monochromes me rappelaient les fresques algériennes du Tassili. De l’ocre rouge foncé jusqu’aux teintes claires. Mon guide me dit sur un ton froid et cynique : « C’est du caca. Ils n’avaient pas de pinceaux. Juste les doigts. Les diarrhées étaient leur matière première pour exprimer leur talent artistique.»

Plus loin, sur une dalle en pierre qui servait de table d’ablutions aux morts, je note un monticule de registres destinés à la poubelle. Les documents concernaient les interminables listes de prisonniers depuis la folie de Sékou Touré. Ma plus grosse surprise fut la révélation d’un haut gradé de l’armée et membre du nouveau régime.

«Sékou, me dit-il, est parti avec ses secrets.» L’officier venait juste de se remettre d’une crise de paludisme. Il avait les traits tirés conduisant nerveusement son 4x4 à travers les rues de Conakry. Je laisse passer un moment et je reprends le fil par une simple remarque : «22 ans de pouvoir absolu, les secrets doivent être assez lourds.»

«Je parle du trésor de diamants confié à la garde de son ami le Roi et dont nous sommes certains qu’il ne retournera jamais en Guinée», me dit-il.

Il est vrai que l’amitié peut avoir l'éclat du diamant.

Par Rachid Lourdjane, in El Moujahid

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A LA UNE

Un autre détenu meurt en détention à la Maison centrale

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Les décès des prisonniers se multiplient à la Maison centrale. Après le vieux Ibrahima Sow, Mamadou Lamarana Diallo et l’opposant Roger Bamba un autre détenu politique vient de mourir en prison.

Selon nos informations, Mamadou Oury Barry est décédé à la Maison centrale samedi passé.

Âgé de 20 ans environ, ce jeune, chauffeur de profession,  avait été arrêté en août dernier, à Cosa, en marge d’une manifestation du front national pour la défense de la Constitution (FNDC) contre le troisième mandat d’Alpha Condé.

Depuis novembre dernier, au moins quatre détenus sont décédés en détention préventive à la Maison centrale de Conakry.

Ces décès suscitent des interrogations sur les conditions de détentions des opposants dans les différents établissements pénitentiaires du pays.

Par Mariam Bâ

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A LA UNE

Alpha Condé reconduit Kassory Fofana au poste de Premier ministre

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Sans surprise, le président Alpha Condé, réélu pour un troisième mandat contesté, a reconduit Ibrahima Kassory Fofana au poste de premier ministre. Ce dernier avait auparavant présenté la démission de son gouvernement.

Le décret présidentiel en a été lu vendredi soir à la télévision nationale, quelques heures seulement après l'officialisation de la démission du gouvernement, attendue depuis quelques semaines.

Ibrahima Kassory Fofana avait "doublement" soutenu le changement de la Constitution en mars dernier, ayant permis à Alpha Condé de se maintenir au pouvoir.

Par Guinee28

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