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Politique

Meurtre de Mohamed Diallo : quand Bah Oury se dédie!

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Alors que les enquêteurs dirigent leur enquête sur le clan de Cellou Dalein Diallo où 20 de ses gardes corps sont écroués à la maison centrale, Bah Oury poursuit ses témoignages plutôt troublant. Car, chacun contredit l’autre à tour de rôle.

D’abord le 05 février dernier, le jour même du meurtre de Mohamed Diallo, Bah Oury donne sa première version des faits. Dans cette version, monsieur Bah donne le nom du tireur (un certain Sow) et donne le nombre de coups de feu tirés (3).

« C’est la garde rapprochée de Cellou Dalein Diallo qui m’empêche d’accéder dans l’enceinte du siège, faisant usage d’une extrême violence. Dans la bousculade déclenchée, un des gardes qui se dénommait Sow a tiré trois (3) coups de feu en notre direction. Ses balles ont malheureusement fauché un journaliste qui en est mort. Tout ceci s’est passé devant témoins dont un journaliste indépendant m’ayant suivi depuis mon domicile. »

Dans une autre version, Bah Oury qui cette fois-ci ne connais pas le nom du tireur parle de deux coups de feu.

« Avant mon arrivée, le portail a été bloqué et je l’ai poussé pour l’ouvrir. Il y avait tout un groupe de personnes à l’intérieur, qui empêchaient son ouverture. Les militants m’ont aidé à pousser le portail. A un moment donné, le portail s’est entrouvert et j’ai reçu un coup sur la tête. J’étais quasiment assommé. Par la suite, j’ai vu une personne escalader le mur et jeter un bâton sur les gens qui étaient à l’extérieur. Il s’en est suivi un premier coup de feu puis des jets de pierre, déclenchant le sauve-qui-peut. A ce moment précis, des gens sont venus me couvrir pour éviter que je reçoive un projectile quelconque. A un moment donné, j’ai trébuché, et c’est à ce moment qu’une des personnes qui me couvrait a reçu un coup de poignard qui m’était visiblement destiné. Heureusement que sa vie n’est pas en danger. C’est ainsi qu’ils m’ont fait traverser les deux voies. Mon entourage m’a indiqué que c’est au moment où je m’apprêtais à être embarqué dans une voiture, qu’il y a eu un autre coup de feu. Si c’est ce coup de feu qui a atteint le journaliste, je suppose que la balle m’était bien destinée. »

Ce mercredi, dans un entretien avec guinenews, Bah Oury donne une nouvelle version. Mais si ici aussi il ne connait pas le nom du tireur, dit avoir entendu un seul coup de feu, alors qu’un véhicule l’évacuait d’urgence.

« Il y avait un portail fermé avec des gens de l’autre côté de la cour, ils fumaient de la drogue (parce que ça sentait), qui avaient des armes blanches, qui m’ont empêché d’être dans la cour. A un moment donné, un des battants s’est entre-ouvert, j’ai reçu un coup sur la tête à l’aide d’une barre solide, je sais plus si elle était en fer ou en bois, seulement heureusement, quelqu’un avait amorti le choc en mettant sa main. Cela a été le premier acte agressif sur ma personne.

Quelques temps après, des jets de pierres ont commencé. Les pierres à l’endroit de ceux qui étaient dans l’allée et des jeunes sont venus me protéger en me demandant de baisser la tête et ils se sont mis à me pousser afin que je quitte rapidement les lieux. A un moment donné, j’ai trébuché, c’est ce qui m’a sauvé la vie car, au même moment, l’un des jeunes qui me protégeait a reçu le coup de poignard dans le dos : j’ai même la photo. C’est horrible ! C’était le deuxième acte violent agressif contre ma personne et qui a atteint Abdoulaye Cosa. Heureusement, sa vie n’est pas en danger.

Ensuite, on me fait traverser les deux voies pour rejoindre la route allant vers Hamdallaye, il y a eu un véhicule qui m’a aperçu et a fait marche-arrière pour m’évacuer. C’est à ce moment-là, qu’il y a eu un coup de feu qui a été certainement dirigé vers ma personne, mais qui a atteint le journaliste », a-t-il de nouveau expliqué.

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Sortie de Bachelet : le FNDC appelle l’ONU à sanctionner les dirigeants guinéens

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 (Communiqué) – Ce vendredi 26 février 2021, Michelle Bachelet, Haut-commissaire aux droits de l’homme aux Nations Unies, a déclaré que « l’arrestation et la détention de membres de l’opposition et d’activistes de la société civile sous de fausses accusations d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État, dans le contexte des élections présidentielles de l’année dernière, sapent gravement les fondements de la gouvernance démocratique ».

Le FNDC salue la franchise de cette prise de position contre les graves violations des droits de l’homme en Guinée. Ceci confirme, à nouveau, les nombreux rapports accablants issus des enquêtes indépendantes menées par des organisations nationales et internationales de défense des droits de l’Homme, ainsi que les dénonciations faites par le FNDC sur l’utilisation de l’appareil judiciaire comme moyen de répression des citoyens opposés au troisième mandat du dictateur Alpha Condé.

Avec un bilan macabre de centaines de personnes tuées, blessées, torturées et emprisonnées par le régime du dictateur Alpha Condé, pour imposer un troisième mandat illégitime et illégal, le FNDC appelle les Nations Unies à joindre des actes forts aux déclarations de principes.

Au regard de la banalisation de la vie humaine et de l’impunité absolue qu’entretiennent les autorités guinéennes, si  aucune sanction vigoureuse n’est prise contre les responsables des graves violations des droits de l’homme commises pendant les manifestations sociopolitiques contre la violation de la Constitution guinéenne, la situation continuera d’empirer sous le régime imposé par un clan mafieux.

Le peuple opprimé de Guinée s’interroge sur la valeur et l’intérêt des conventions internationales ratifiées par notre pays en matière de respect des droits humains.

Le FNDC, fondé de cette réalité, est convaincu que seules les initiatives de sanctions fortes et l’accélération des procédures déclenchées auprès des juridictions internationales contre ce régime pourrait arrêter la répression et la persécution en Guinée.

La Coordination Nationale du FNDC continue à œuvrer pour que les crimes commis par le régime du dictateur Alpha Condé ne restent pas impunis.

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons!

Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC)

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A LA UNE

L’ONU déplore le sort réservé aux opposants en Guinée

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Alors que le président Alpha Condé, réélu récemment pour un troisième mandat contesté, nie catégoriquement l’existence des détenus politiques en Guinée, en estimant que ceux qui sont emprisonnés  ne sont pas des opposants, la cheffe des droits de l’homme de l’ONU s’est inquiétée, vendredi, du sort des militants et responsables de l’opposition et de membres de la société civile arrêtés en marge de l'élection présidentielle d’octobre dernier.

« L’arrestation et la détention de membres de l’opposition et d’activistes de la société civile sous de fausses accusations d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État, dans le contexte des élections présidentielles de l’année dernière, sapent gravement les fondements de la gouvernance démocratique », a déclaré la Haute-Commissaire aux droits de l’homme, Michelle Bachelet.

S’adressant aux membres du Conseil des droits de l’homme à Genève, Mme Bachelet a exhorté Conakry « à libérer toutes les personnes détenues pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique et de participation, et à garantir des procès équitables aux personnes accusées d’infractions pénales ». Elle également appelé les autorités guinéennes à « accélérer les procès des détenus de droit commun » et à améliorer leurs conditions alimentaires et sanitaires.

Guinee28

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A LA UNE

Le journaliste et historien Amadou Diouldé Diallo arrêté

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Le journaliste sportif et historien Guinéen, Amadou Diouldé Diallo,  a été arrêté par des agents de DCPJ (direction centrale de la politique judiciaire) dans la matinée de ce samedi 27 février 2021, a-t-on appris, auprès de son avocat, Me Salifou Béavogui.

Pour le moment ce dernier dit ignoré les motifs de  l’interpellation de son client, mais selon certaines sources, Amadou Diouldé Diallo serait accusé  d’outrage au président Alpha Condé.

Par Guinee28

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