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Massacre du 28 septembre : six ONG appellent les nouvelles autorités à ouvrir un procès

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Douze ans après le massacre de plus de 150 manifestants et le viol de dizaines de femmes au stade du 28 septembre, par les forces de sécurité, le procès des individus suspectés d’être responsables de ces crimes devrait être ouvert dans les plus brefs délais, ont déclaré aujourd’hui six organisations de défense des droits humains. Les victimes et familles des victimes ne doivent plus attendre pour que justice leur soit enfin rendue. Alors que la Guinée s’engage dans un processus de transition politique après le coup d’État du 5 septembre, l’ouverture de ce procès serait un signal fort, démontrant la volonté des autorités de placer le respect des droits humains et la lutte contre l’impunité au centre de leurs priorités, notent-t-elles.

Ces ONG sont l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009 (AVIPA), Les Mêmes Droits Pour Tous (MDT), l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH), la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Amnesty International et Human Rights Watch.

Malgré les nombreuses années écoulées, le besoin de justice ne diminue pas pour les survivant.es du massacre et les familles des victimes. Il y a tout juste un an déjà, les six organisations dénonçaient les délais, et le temps perdu quant à l’organisation du procès. Leur attente est même insupportable alors que l’instruction est clôturée depuis fin 2017, et que le gouvernement guinéen a promis à plusieurs reprises l’organisation du procès dans les plus brefs délais, au plus tard en juin 2020. Les organisations restent préoccupées par le manque de volonté affichée à organiser ce procès en Guinée.

Ces derniers mois, le comité de pilotage pour l’organisation du procès du massacre du 28 septembre, composé des autorités et de partenaires internationaux, avait relancé ses travaux et adopté une feuille de route. Les travaux pour aménager la cour d’appel de Conakry censée abriter le procès avaient avancé et une formation des magistrats était envisagée par le gouvernement de la France. Pourtant, malgré l’implication des partenaires internationaux pour mettre en place les conditions nécessaires à la bonne tenue du procès, aucune date n’a été fixée à ce jour.

Selon Mme Aissatou Diallo, une survivante des événements du 28 septembre, « compte tenu de l’état de santé des survivant.es qui se dégrade, nous demandons avec l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009 que cette année soit la dernière commémoration avant la justice. Il est impérieux que le procès soit organisé et que les réparations soient accordées avant que toutes les victimes ne meurent. »

L’enquête menée par des juges d’instruction guinéens avait été ouverte en février 2010. Plus de 13 suspects ont été inculpés – et 11 d’entre eux sont censés être renvoyés au procès. Parmi eux figurent Moussa Dadis Camara – actuellement en exil au Burkina Faso, l’ancien chef de la junte appelée Conseil national pour la démocratie et le développement, qui gouvernait la Guinée en septembre 2009. Certains suspects inculpés occupaient des postes d’influence jusqu’au récent coup d’État, notamment Moussa Tiegboro Camara, chargé de la lutte contre le trafic de stupéfiants et le crime organisé.

Les organisations suivent avec attention la période de transition politique dans laquelle la Guinée est entrée, à la suite de la prise de pouvoir par le Comité National pour le Rassemblement et le Développement (CNRD), le 5 septembre dernier, et réitèrent leur appel pour le respect des droits humains et des libertés fondamentales de tous les Guinéens. Alors que le chef du CNRD, Mamady Doumbouya, a annoncé que « la justice sera la boussole qui orientera chaque citoyen guinéen », les organisations appellent à ce que la lutte contre l’impunité soit au cœur de l’action des autorités.

« Il est plus qu’urgent, pour la Guinée, de mettre fin au cycle de l’impunité, qui a profondément marqué l’histoire du pays depuis plus de 60 ans. Nos organisations rappellent que le droit international stipule que les États doivent offrir des recours effectifs aux victimes des violations des droits humains et que toute absence de justice ou adoption d’une amnistie pour des crimes graves n’est pas compatible avec ces exigences », ont déclaré les organisations.

« Il est également essentiel que les nouvelles autorités garantissent la protection des défenseurs des droits humains et activistes qui n’ont que trop subi des violations de leurs droits aux libertés d’expression et de réunion pacifique depuis des années. Les nouvelles autorités devront faire de la justice une condition sine qua non de leur action », ont déclaré les organisations.

La Cour pénale internationale (CPI) avait ouvert un examen préliminaire sur la situation en Guinée en octobre 2009. La CPI, conçue comme un tribunal de dernier recours pour les crimes les plus graves, prend le relais lorsque les tribunaux nationaux ne peuvent pas ou ne veulent pas, instruire et juger ce type d’affaires. Dans son dernier rapport, la CPI avait indiqué avec déception que “le procès ne s’est pas encore ouvert et le Gouvernement de Guinée n’a communiqué aucun calendrier ou plan d’action à ce sujet.” La CPI avait indiqué que “les autorités guinéennes doivent démontrer, dans les prochains mois, qu’elles ont la volonté et la capacité à la fois de lutter contre l’impunité et de prévenir de nouveaux cycles de violences.”

Guinee28

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Transition: RSF recommande la création d’un fonds permanent de soutien financier à la presse

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Une délégation de Reporters Sans Frontières a été  reçue par le premier ministre ce mardi 26 octobre  à la Primature.  Conduite par Arnaud Froger; responsable du bureau Afrique de RSF, la délégation est venue transmettre dix (10) recommandations de l’organisation à Mohamed Béavogui en guise de contribution pour garantir la liberté de la presse durant la transition en Guinée.

Reporters sans frontières (RSF) recommande principalement à la Guinée : la création d’un fonds permanent de soutien financier, équitable pour les entreprises de presse afin qu’elles puissent poursuivre leur activité et faire face aux conséquences de la pandémie de Covid-19 ; la promulgation de la loi sur l’accès à l’information adoptée en 2010 et le libre accès pour les journalistes des médias publics et privés aux informations et événements d’intérêt national.

« Nos deux objectifs principaux étaient de manifester notre solidarité avec le peuple et les médias guinéens et le second objectif étant de créer le début d’une relation de confiance et notre analyse sur la situation et les différentes recommandations pour pouvoir améliorer la situation », note Arnaud Froger

Pour sa part, Mohamed Béavogui a rassuré la délégation de RSF de la disponibilité du CNRD et du gouvernement à garantir la liberté de la presse, des droits de l’homme et de la personne.

« Nous devons apprendre à respecter l’humain, les droits de l’homme et ceux de la presse. Nous sommes dans un apprentissage collectif. Ce que nous recherchons est un travail commun pour faire émerger notre pays. Un changement de mentalité est nécessaire par l’appui de la presse », dit-t-il.

Par Mariam Bâ

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Emballo, le bon voisin

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Trahi et combattu par son doyen Alpha Condé, alors que la plupart de leurs amis communs le considérait comme son «bon petit», le président Embalo n’avait d’autres choix que de soutenir la lutte contre le 3e mandat de l’ancien opposant historique.

En bon voisin. Soucieux de sauver la case Guinée des délinquants financiers et des pyromanes de la Loi fondamentale en vigueur, le président de la Guinée Bissau, Umaro Sissoco Embalo, avait hâte de vivre la journée du 20 octobre au cours de laquelle il s’est fait dérouler le tapis rouge pour embrasser le tombeur de l’homme du 3e mandat.

C’est un homme qui a la Guinée à cœur. Non seulement parce qu’avant son élection à la présidence de la Guinée Bissau il séjournait régulièrement dans la capitale Conakry où il compte des membres de sa famille et de nombreux frères, amis, cousins, et partenaires de longue date, mais aussi et surtout à cause de ses relations personnelles avec le président Alpha Condé qu’il a tenu à garder même lorsqu’il a constaté que ce dernier soutenait son adversaire électoral et avait pris l’option d’envoyer des sous et des gros bras pour lui barrer la route du palais présidentiel de Bissau.

Rassurant

La visite de travail à Conakry qu’il effectue ce 20 octobre, le président Umaro Sissoco Embalo et son homologue guinéen le colonel Mamady Doumbouya l'ont inscrit «dans une logique de rapprochement entre les deux Guinée».

A la descente son avion de commandement, M.Embaló a dit tout le bonheur retrouvé de fouler le sol guinéen débarrassé du prophète du 3e mandat et serrer dans ses bras le jeune président avant de passer en revue les troupes et congratuler les membres des institutions républicaines et des missions diplomatiques accréditées en Guinée.

Le président qui affirme «avoir été l’un des premiers chefs d’Etat à parler au téléphone le colonel Doumbouya, assurant lui avoir transmis le message du président Denis Sassou N’Guesso (du Congo), très préoccupé par le sort de son ami Alpha Condé, et proposant de l’accueillir à Brazzaville», est aussi l’un des chefs d’Etat de la Cédéao qui ont soutenu et réussi à légitimer le coup de force du 5 septembre 2021 contre le régime arrogant et violeur de constitution.

Sa venue d’Embalo à Conakry rassure la junte au pouvoir. Cependant, les diplomates des deux pays ont beaucoup à faire pour normaliser les relations bilatérales égratignées par de longues années de méfiance et de défiance entre deux pays frères. Idem pour l’autre voisin du Sénégal ayant souffert de l’arrogance démesurée et inopportune des tenants du régime précédent.

Par Le Populaire

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Gouvernement de transition : quatre nouveaux ministres nommés

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La formation du gouvernement de la transition continue au comte goutte. Dans la nuit de ce 25 octobre, le président de la transition, le colonel Mamady Doumbouya a nommé quatre nouveaux ministres.

Il s’agit de Julien Yombonou, précédemment spécialiste éducation chargé de la qualité à l’Unicef. Il est nommé ministre du Travail et de la Fonction publique.

Mamadou Pathé Diallo, jusque-là représentant et coordinateur résidant des Nations unis en Guinée-Bissau prend lui la tête du ministère de la Santé et l’hygiène publique.

Morisanda Kouyaté, précédemment directeur exécutif du comité inter africain sur la santé des femmes et des enfants, est nommé pour sa part ministre des Affaires étrangères, de la Coopération Internationale, de l’Intégration africaine et des Guinéens de l’étranger.

Enfin, Mme Charlotte Daffé, précédemment directrice du contrôle interne Total Guinée, prend la tête du  ministère de la Pêche et de l’Economie maritime.

Guinee28

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