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Société & Faits Divers

Massacre du 28 septembre 2009 : la FIDH pour l’accélération des enquêtes

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La FIDH, l’OGDH et l’AVIPA se félicitent des engagements pris par le gouvernement guinéen à l’occasion d'une mission de la FIDH conduite à Conakry par Souhayr Belhassen, présidente d’honneur, en vue de la tenue prochaine du procès du 28 septembre 2009, d'une lutte accrue contre l'impunité et d'un véritable processus de réconciliation nationale.

Au cours de cette mission, la FIDH a pu rencontrer les autorités nationales, notamment le chef du gouvernement, le ministre de la Justice, la ministre des Affaires étrangères, le ministre de l’Unité nationale et de la citoyenneté et la ministre des Affaires sociales et de la promotion féminine. Au cours de ces entretiens, la mission a insisté sur la nécessité d’accélérer les enquêtes dans le dossier du 28 septembre 2009 et les différents dossiers emblématiques de la lutte contre l'impunité, afin d’aboutir à des procès dans les meilleurs délais, et sur l'importance de mettre en place une véritable commission de réconciliation nationale.

La FIDH et ses organisations membres et partenaires, prennent ainsi acte de l’engagement répété du ministre de la Justice, M. Cheick Sako, qui a assuré la mission qu’un procès du 28 septembre devrait s’ouvrir en fin d’année 2016. Dans cette perspective, les avocats de la FIDH, de l’OGDH et de l'AVIPA ont déposé le 1er mars 2016 une demande concernant les derniers actes d’enquête, essentiels à la manifestation de la vérité, qui doivent être accomplis avant que ne soit prononcée la clôture de l’instruction.

« La procédure judiciaire a commencé en février 2010, et il est maintenant essentiel que les derniers témoins clés soient entendus et que l’instruction prenne fin au plus tard en juillet pour pouvoir envisager un procès en fin d'année. Il s’agit de la dernière ligne droite et les victimes ne pourront pas attendre davantage,» a déclaré Souhayr Belhassen, présidente d’honneur de la FIDH.

Nos organisations estiment que la lutte contre l’impunité en Guinée ne se limite pas à l’organisation du procès du 28 septembre. D’autres procédures judiciaires dans lesquelles la FIDH et l’OGDH sont constituées parties civiles sont également en cours. C’est le cas du dossier dans lequel Nouhou Thiam et Sekou Resco Camara sont mis en cause pour des actes de torture commis en 2010 sur 17 plaignants. Une première audience devant la Chambre d’accusation a eu lieu au cours de la mission, et un procès est dorénavant imminent. C’est également le cas du dossier des répressions de janvier et février 2007, dont l’instruction est toujours en cours, et doit être menée à terme dans un délai raisonnable.

Par ailleurs, les victimes des graves violations des droits humains commises sous les deux premières républiques doivent également pouvoir être entendues et obtenir réparation avec la mise en place d’une commission de réconciliation nationale. C’est la raison pour laquelle la mission s’est attelée à alerter les autorités au plus haut niveau afin que celles-ci mettent en place dans les meilleurs délais une commission conforme aux attentes des citoyens.

« Les victimes du 28 septembre souhaitent non seulement un procès mais aussi la mise en place d’une commission de réconciliation qui proposera des mesures de réparation et garanties de non-répétition. Nous soutenons les demandes des victimes de violence politique en Guinée et souhaitons, au delà d’un procès, l’instauration d’un véritable Etat de droit, » a déclaré Asmaou Diallo, présidente de l’AVIPA.

La FIDH, l’OGDH et l’AVIPA attendent à cet égard le lancement effectif des consultations nationales menées par la Commission provisoire de réflexion sur réconciliation nationale (CPCRN) dont le résultat devra faire l’objet d’un rapport qui sera remis au président de la République et dessiner les contours du véritable processus de réconciliation. Ces consultations, plusieurs fois repoussées et longuement attendues, devront permettre la mise en place d’une commission conforme aux attentes des citoyens guinéens, pour succéder à la CPRN, qui avait été mise en place en 2010.

« Ce sera la responsabilité du gouvernement, conformément à son engagement, que d’accompagner la mise en place de cette commission qui sera, de l’avis de nos organisations, essentielle à la restauration de la confiance des citoyens guinéens vis à vis de l’Etat, » a déclaré Abdoul Gadiry Diallo, président de l'OGDH.

Enfin, s’agissant de la réforme du secteur de la justice qui est actuellement en cours, la mission a mis l’accent auprès des autorités, de l’opposition et des membres de l’Assemblée Nationale sur la nécessité d’accélérer les réformes entreprises et insisté sur la nécessité de veiller à ce que le contenu des projets de Codes civil, pénal, de procédure pénale et de justice militaire soit rendu conforme aux engagements internationaux de la Guinée. Mercredi 2 mars, ces avant-projets ont officiellement été remis au ministre de la Justice par les commissions techniques en charge de leur rédaction, en vue de leur prochain examen en Conseil des ministres.

FIDH et ses organisations membres et partenaires en Guinée

OGDH - Organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme

AVIPA – Association des victimes, parents et amis du 28 septembre

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A LA UNE

Examens nationaux : 171 943 candidats rejetés

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Alors que les examens de fin d’année pointent à l’horizon, 171 943 candidats ont été éliminés à cause de plusieurs dysfonctionnements liés notamment à des erreurs de filiation ou l’introduction frauduleuse dans la liste, selon le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation.

L’effectif est passé désormais de 617 705 candidats remontés par les structures à la base à 445 762 retenus.

Pour le moment aucune date n’a été communiquée pour le déroulement des différents examens nationaux. Mais d’habitude ils se tiennent entre juin et juillet.

Par Mariam Bâ

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A LA UNE

AffaireCao Zhuli : le Chinois condamné sans avoir été entendu

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L’investisseur chinois a non seulement son véhicule personnel saisi, mais aussi ses outils de travail, ses dossiers et deux ordinateurs portables, ainsi que le reste de ses effets personnels bloqués dans l’immeuble qu’il louait au quartier Camayenne, commune de Dixinn, Conakry.

Sur les faits, dès sa sortie des locaux de la gendarmerie du Marché Niger, après 5 jours de détention, l’homme de 65 ans n’a eu droit qu’à prendre deux complets de ses vêtements avant d’être expulsé.

Et puis, le Chinois n’a connu les motifs de la sentence du Tribunal de commerce de Conakry, émise à son encontre le 14 octobre 2019, qu’avec les bruits de bottes du 17 février 2021.

Selon ses dires, c’est lorsqu’il lui a été présenté le jugement ordonnant son «expulsion» des lieux qu’il a été informé de la procédure judiciaire engagée contre lui par son logeur qui reproche de n’avoir pas payé régulièrement son loyer. C’est dans le même temps qu’il a appris la résiliation de son contrat de bail par le Tribunal du commerce de Conakry et sa condamnation à payer 50 mille dollars à titre d’arriérés de loyers et 50 millions de Francs guinéens à la société immobilière.

Dans la décision de justice, il est mentionné que «même la mise en demeure à lui faite (...) suivant exploit d’huissier de justice, n’a conduit Cao Zhuli à assumer son obligation de preneur, consistant dans le paiement régulier des loyers». Sic !

En apprenant cela, l’investisseur chinois tombe des nues. Visiblement, Cao Zhuli ne s'attendait absolument pas à entendre ce qu'il venait entendre. L’investisseur est pris de court. Lui qui avait pourtant un avocat de renom, a beaucoup de mal à reprendre ses esprits.

Il exhibe les reçus de paiement (voir fac-similé) de son loyer pour prouver sa bonne foi. Mais, mais, c’est trop tard !

L’eau est versée. Le jugement rendu est appliqué.  Il est désormais expulsé du logement qu’il payait, sans avoir eu le droit de récupérer toutes ses affaires et celles de sa femme et de son fils.

Maintenant, que reste-t-il à l’homme de 65 ans qui se retrouve seul au monde ? Après tout ce qu’il a enduré dans cette affaire et face à un ancien logeur qui a juré de se débarrasser de lui, qu’a-t-il à gagner en intentant, par exemple, un procès en dommages-intérêts contre quelqu’un qui est considéré comme un intouchable à Bamako et à Conakry, si ce n’est pour perdre son latin?

Ci-dessous les reçus de paiement du loyer : 

Par Diallo Alpha (Le Populaire)

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A LA UNE

Adieu Monsieur Lamarana Fello Bané Diallo !

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Intellectuel de haut niveau, le socio-démographe et enseignant-chercheur, Elhadj Amadou Lamarana Diallo était un consultant auprès de plusieurs institutions internationales. Il a été surtout un grand contributeur au décryptage de l’actualité. Son livre : Guinée, les grimaces d’une intelligentsia divisée (édition Publibook, Paris 2019), est un condensé de ses chroniques publiées dans Le Populaire « sur les tâtonnements (de nos) élites en matière de développement économique et social »

Elhadj Amadou Lamarana Diallo a rendu l’âme le vendredi 9 avril 2021 à son domicile de Lansanaya-barrage situé près de la Mosquée Fouta-Djalon. Quelques heures seulement après avoir accompli son devoir religieux de 14h dans cette maison de Dieu. A son retour, il a échangé avec son épouse et confié à Mamadou Kodhö, l’un de ses fils, la mission de le représenter chez l’une de ses connaissances près de la Cimenterie. Il rentre dans sa chambre pour se reposer, dit-il, en attendant l’heure de la prière du soir en commun. A 18h, heure des formalités de prière du crépuscule, la maisonnée constate que le chef de famille venait de répondre à l’appel de Dieu.

Monsieur Lamarana Diallo s’en allé ! Il était entré en convalescence, mais pendant ses derniers jours, l’enseignant-chercheur, consultant, chroniqueur au Populaire, et chef du Centre international de recherche et de documentation (Cird-Guinée),  avait repris des forces. Son esprit triomphant est une balise pour nous tous.

Il tire sa révérence sept mois après avoir réalisé l’un de ses rêves. Celui de laisser à la postérité un livre signé de ses mains. En effet. Le 16 septembre 2019, son essai intitulé: Guinée : les grimaces d’une intelligentsia divisée paraît en France chez Publibook à Paris. L’œuvre a été présentée au public le 21 décembre au Cird. L’événement mobilise famille, collègues, amis, promotionnaires, politiques, écrivains et hommes de médias.

Par Le Populaire

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