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Société & Faits Divers

Marche des femmes contre le viol à Conakry

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Plusieurs femmes ont marché ce mercredi 4 novembre 2015 dans la capitale Conakry pour dénoncer les violences faites aux femmes en Guinée. Dans un mémorandum adressé aux autorités, elles demandent au gouvernement  de prendre en compte les différentes propositions contenues à l’intérieur. L’initiative de cette marche est d’attirer l’attention des autorités locales sur la nécessité de mettre en place d’une part des mesures préventives contre les violences subies par les femmes et d’autres part des mesures et structures  de soutien aux victimes de ces violences.

Cette marche intervient quelques jours après la publication sur facebook d’une vidéo d’un artiste guinéen du nom de Tamsir de Banliezart menaçant avec un couteau une fille nue pour faire l’amour.

C’est aux environs de 10h15 minutes qu’ils  ont entamée leur marche, comme point de départ rond point du port autonome de Conakry.    Habillés en T-shirts rouges et blancs sur lesquels on pouvait lire  ‘’ Non c’est Non !, Halte ! Au viol. Et sur les pancartes et banderoles sur lesquelles on pouvait aussi lire ‘’L’ONG-F2DHG. Femmes Développement et droits humains en Guinée dit stop aux violences faites aux femmes’’. Ils scandaient des slogans ‘’ Non c’est non’’.  ‘’Halte au viol.  Ne touche pas à nos sœurs. ‘’ Ne touche pas à nos femmes’’.  ‘’Non à la violence faite aux femmes’’. Respectons les femmes. ‘’ Justice pour les victimes’’.

Dés leur départ, elles ont fait un petit arrêt de 5 minutes au secrétariat général des affaires religieuses avant de continuer au ministère de l’action sociale où elles ont lue pour  leur mémorandum contenant des propositions avant de continuer aux ministères de la justices gardes des sceaux et celui des droits de l’homme te des libertés publiques.

Dans ce dit mémorandum  adressé  à ces  ministères , ils demandent d’ouvrir une ligne téléphonique dédiée, opérationnelle et gratuite pour les victimes et vulgariser  l’information, créer des centres d’accueil sécurisés pour les victimes et renforcer l’accessibilité des centres existants à toutes les victimes, développer des programmes de sensibilisation et d’éducation ‘’aux violences contre le genre’’ auprès des intervenants psycho-médico-sociaux susceptible de rencontrer des victimes dans l’exercice de leur profession, vulgariser les statistiques liées aux violences sexuelles et physiques pour une meilleure appréhension du phénomène, intégré l’éducation sexuelle et citoyenne aux programmes scolaires à partir de la 6eme année du cycle primaire, dynamiser l’action des pouvoirs publics pour faire face à la monté de la criminalité sexuelle et physique et intégrer le combat contre les violences faites aux femmes aux priorités du gouvernement de la république de Guinée.

Dans la réponse des ministres  de la justice garde des sceaux  et celui des droits de l’homme et des libertés publiques, chacun à exprimer au nom du gouvernement  leur solidarité à l’endroit de toutes les femmes de Guinée en particulier celles présentes pour cette marche qui essentiellement  est une alerte  qui est adresser à l’ensemble de la société guinéenne au-delà du gouvernement ou de l’Etat.

Cheick  Sako « Actuellement  ce qui s’est passé il y a quelques jours, la justice prendra ses responsabilités comme vous le savez les complices sont aux arrêts, l’auteur à puis s’échapper en Côte d’Ivoire. J’ai donné des instructions hier. Un mandat d’arrêt international a été lancé. Comme il semble contesté les faits, il y a une famille à Conakry, il a des amis à Conakry, comme il n’est pas loin il est en Côte d’Ivoire il faut  qu’il vient  de lui-même s’expliquer devant la justice parce que s’il ne vient pas partout où il ira on ira le chercher, il faut que ça soit claire pour tout le monde. Personne n’est au dessus de la loi. J’ai le mandat d’arrêt avec moi  sur lequel il y a la photo du présumé. il parait que ce Monsieur à des relations en Guinée, il parait que ce Monsieur que la famille de ce Monsieur est bien placé en Guinée, on ne dit qu’il est coupable mais pour l’instant il est présumé coupable c’est à lui de venir s’expliquer devant la justice pour que il n’a pas violenté cette fille et la justice fera son travail. Et si vous connaissez ce monsieur conseiller le  pour qu’il revient rapidement en Guinée, se rendre à la justice parce qu’on ira le cherché partout où il sera on va instituer la tolérance zéro.  ».

« En ce qui concerne la violence faite aux femmes. Bien entendu je vais analyser les détails de ce mémorandum, j’ai vu beaucoup de demandes faites par votre associations notamment quelque chose qui existe dans d’autres pays  je le retiens parce que c’est faisable en collaboration avec le ministère de l’action sociale , cette ligne qu’on pourra porté appelé une ligne verte qu’on pourra mettre sur place et qui sera destiné uniquement aux femmes qui pourraient alerté les puissances publiques dés lors que il y a des cas de violences. Ça c’est quelque chose de concret et cet engagement je pourrai vous dire dés maintenant. Le reste il faudrait voir. Mais ce que je voudrais surtout que vous reteniez, au nom du président de la république, au nom du premier ministre, au nom du gouvernement que j’appartiens, on ne ménagera rien  du tout pour  non seulement faire éviter les violences faites aux femmes mais surtout de sanctionner toutes les formes de violences »

Pour le ministre Kalifa Gassama Diaby «  il incombe e au gouvernement, à l’Etat de tout mettre en œuvre pour faire face à ce phénomène qui est porteur d’injustice mais qui ne grandit pas non plus notre pays. Il y a depuis quelque temps un nom croissant de cas de viols qui n’indigne pas trop la société. Je crois donc que le débat est posé et tous les acteurs doivent y prendre part à commencer par l’Etat qui au-delà des discours doit poser un certains nombres  d’actes concrets allant dans le sens de la lutte contre toutes les formes de violences adresser  aux femmes. Je voudrais vous dire ici, que je ferai fidèlement votre porte voix auprès du gouvernement, je transmettrai  le message mais au-delà de transmettre le message le ministère des droits serait à votre coter pour ce battre pour que un certain nombre de mesure concrètes et immédiates soient prises et poser afin d’envoyer des signaux forts dans la société guinéenne pour dire effectivement   comme votre slogan ‘’ non c’est non, il faut en finir avec toutes les formes  violences faites aux femmes   ».

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A LA UNE

Pita : manque criard d’enseignants au collège de Niguelandé

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Alors que les élèves ont repris le chemin de l’école ce jeudi 21 octobre 21, l’unique collège de la sous-préfecture de Ninguelandé, dans la préfecture de Pita, est confronté à un manque criard d’enseignants.

Aujourd’hui,  de la 7eme à la 10e année, l’établissement n’a que quatre professeurs, déplore le principal du collège, qui ne mâche pas son inquiétude.

Face à cette situation, Ibrahima Foyé Diallo tente désespérément de trouver des contractuels pour assurer la survie de l’école. En attendant que les autorités de l’éducation guinéenne fournissent d’autres enseignants à l’établissement, il lance un appel à l’aide aux ressortissants de la sous-préfecture de Ninguelandé.

Il faut agir vite, lance un habitant de la localité, sinon l’unique collège de Ninguelandé risque de fermer ses portes, faute d'enseignants,  alerte-t-il.

Par Mariam Bâ

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A LA UNE

Une femme en grossesse avancée décède « faute de prises en charge » à l’hôpital Bernard Kouchner

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En Etat de famille avancé, Mawa Sylla, domiciliée à Hèrèmakönö dans la commune de Dixinn, a perdu la vie dans la nuit du mardi 19 octobre. Alors qu’elle se tordait de douleurs abdominales, elle a rendu l’âme, « faute de prise en charge » à l’hôpital Bernard Kouchner de Coronthie, où elle se faisait pourtant suivre, accuse son époux, Alia Camara.

« Hier ( mardi, ndlr) aux environs de 22 heures, elle est partie rendre visite à une de ses copines, là-bas son ventre a commencé à lui faire mal, sa copine l’a envoyé chez une sage-femme dans le quartier, mais celle-là n’a pas pu aider ma femme. C’est ainsi sa copine m’a appelé à 00 heure, je suis allé les trouver. De là-bas nous sommes allés à l’hôpital Bernard Kouchner de Coronthie, parce que c’est dans cet hôpital elle suit ses traitements. Quand nous sommes arrivés, la copine de ma femme est descendue à bord du véhicule pour parler aux surveillants qui se trouvaient à la porte, elle les a dit que nous sommes venus avec une patiente, une femme enceinte, de nous aider à avoir un fauteuil roulant pour la transporter, ils nous ont dit qu’ils n’ont pas de fauteuil roulant. On les a dit alors de venir nous aider pour la transporter dans une salle de l’hôpital, ils nous ont dit non de l’envoyer à Ignace Deen. Je les ai dit que c’est ici elle suit ses traitements, ils ont encore persisté de l’envoyer à Ignace Deen » a expliqué Alia Camara époux de la victime,  à actufemine.com.

« Maintenant, nous avons pris la route pour venir à Matam, au niveau du pont 8 novembre elle a rendu l’âme. Quand nous sommes venus à Matam, des docteurs sont sortis, mais ils n’ont pas touché le corps, ils ont juste ouvert la porte de la voiture, ils nous ont dit est-ce qu’elle n’a pas fait une crise et nous ont recommandé d’aller à Ignace Deen. Nous sommes partis à Ignace Deen, mais elle était décédée. Nous avons pris le corps pour le faire rentrer dans la salle, les docteurs l’ont examiné et ils m’ont appelé pour me confirmer qu’elle est déjà décédée », poursuit-t-il en sanglot.

Le frère de la victime, Fodé Saïdou Sylla, menace de porte plainte contre l’hôpital Bernard Kouchner.

Comme Mawa Sylla, le bébé qu’elle portait n’a pas survécu. Elle a été inhumée ce mercredi 20 octobre 2021, laissant derrière elle deux petites filles, un époux et des proches inconsolables.

Toutes nos tentatives de joindre l’hôpital incriminé pour recueillir sa version de faits sont restés vaines.

Par Mariam Bâ

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A LA UNE

Média : la radio nationale paralysée par une grève

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Depuis ce 19 octobre, les programmes de la radio nationale (RTG)  sont fortement perturbés par une grève des journalistes.  

Par cet acte de débrayage, ils entendent protester contre leurs conditions de travail, a-t-on appris. Ils protestent également contre leur « ségrégation » par les nouvelles autorités qui ne les associeraient pas à la couverture des activités officielles. Les décrets ne sont plus diffusés à la radio nationale, pire, il n’y a que deux ordinateurs qui fonctionnement dans la boite, dénoncent-ils, conséquence de la mauvaise gestion de la RTG par la Direction générale.

Hier mardi, ce sont des flashs d’information qui ont été diffusés à la place des grandes éditions d’information, dont le 12h45 et le 19h45.

Pour le moment, on  n’ignore jusqu’à quand va durer cette grève.

Par Mariam Bâ

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