Connect with us

A LA UNE

Mali: un Casque bleu guinéen tué à Kidal

Published

on

Un casque bleu faisant partie d'une patrouille de sécurité de la Force de la MINUSMA est mort ce dimanche 19 juin,  à Kidal après avoir été grièvement blessé par l'explosion d'un engin explosif improvisé (EEI) alors qu'il menait une opération de recherche et de détection de mines, annonce la Minusma dans un communiqué.

Le Casque bleu faisait partie du contingent guinéen , a précisé à l’AFP un responsable de la Minusma sous le couvert de l’anonymat. « Il a d’abord été blessé et a succombé à ses blessures à notre hôpital de Kidal », a-t-il ajouté.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour le Mali et Chef de la MINUSMA, M. El-Ghassim Wane, a condamné fermement cette attaque et a  présenté ses condoléances les plus attristées au Gouvernement du défunt casque bleu, ainsi qu’à sa famille et à ses frères d’armes.

Depuis le début de l’année 2022, plusieurs attaques contre le personnel en uniforme de la MINUSMA impliquant l’utilisation d’engins explosifs improvisés ont été recensées, tuant nombre de casques bleus et en blessant plusieurs autres. « Ce nouvel incident illustre, une fois de plus, la complexité de l’environnement dans lequel la Mission opère et celle des défis sécuritaires qu’elle doit relever quotidiennement », a indiqué El-Ghassim Wane. « Je salue l’engagement de nos équipes de neutralisation des explosifs et munitions qui mettent leurs vies en danger pour préserver celles de leurs collègues et des populations civiles. Leur rôle est crucial pour la conduite de nos opérations », a-t-il ajouté.

Rappelant que les attaques visant les forces de maintien de la paix peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international, le Représentant spécial souligne la nécessité de tout faire pour identifier et traduire en justice les auteurs d’actes hostiles contre la MINUSMA. Il réaffirme la détermination de la Mission à poursuivre la mise en œuvre de son mandat au service de la paix et de la sécurité au Mali.

Par Mariam Bâ