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Afrique

Mali/ MINUSMA : le commandant de l’unité tchadienne abattu à Kidal

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Un soldat onusien aurait tiré hier jeudi sur d’autres casques bleus. Selon des sources locales, deux soldats dont un officier auraient été tués. La Minusma a confirmé ces événements et la mort de deux casques bleus. L’un des portes parole de la Mission a également indiqué que l’auteur a été appréhendé.

Un chef des casques bleus tchadiens au Mali a été tué jeudi à Kidal par un soldat tchadien lors de tensions dans leur contingent, a-t-on appris de sources de sécurité au sein de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma).

“Un casque bleu mutin de nationalité tchadienne a abattu le commandant tchadien de son unité et blessé gravement un autre officier tchadien qui est entre la vie et la mort”, a déclaré à l’AFP une source de sécurité à la Minusma.

“Les faits interviennent au moment où quelques dizaines de casques bleus tchadiens sont mécontents depuis quelques semaines de leurs conditions de vie et de travail dans le Nord du Mali”, a affirmé la même source.

“Le casque bleu tchadien mutin n’a pas supporté les observations de son supérieur qui l’accusait de choses graves”, a expliqué à l’AFP une deuxième source de sécurité à la Minusma, sans donner plus de détails.

“Encouragé par ses camarades, le casque bleu a mené une fronde, une petite mutinerie contre la hiérarchie depuis mercredi nuit, et ce jeudi, il a tué un commandant tchadien à Kidal”, a ajouté la même source.

“Tout le monde sait que les (soldats) Tchadiens se plaignaient de leurs conditions de vie. Mais ce n’est pas une raison pour tirer sur son supérieur. C’est un cas d’indiscipline grave”, a déclaré à l’AFP un élu de Kidal qui s’est exprimé sous le sceau de l’anonymat.

Par ailleurs, la tension était “vive” jeudi au sein du contingent tchadien à Tessalit, au nord de la ville de Kidal, où une dizaine de soldats ont été arrêtés par la hiérarchie pour “indiscipline”, a indiqué la deuxième source de sécurité à la Minusma, sans donner les raisons de cette tension.

Le contingent tchadien de la Minusma avait l’année dernière avait abandonné à deux reprises ses positions dans le Nord du Mali pour réclamer le paiement d’arriérés de salaires.

Certains soldats avaient même quitté leurs positions de Kidal et de Tessalit (Nord-est) pour venir à Gao (Nord) où ils avaient causé des dégâts dans un bar-restaurant.

Avec 1151 militaires et policiers (sur un effectif total de près de 11 700 à la mi-décembre 2015), le contingent tchadien est le troisième en nombre de la Minusma, derrière ceux du Burkina Faso (1742) et du Bangladesh (1725). La Minusma est déployée depuis juillet 2013.

Source AFP

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Mali : plus de 130 civils tués dans le centre du pays, le pire massacre des djihadistes depuis 2019

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D'après la junte au pouvoir, les massacres ont été commis par les djihadistes de la Katiba Macina dans la nuit de samedi à dimanche.

C'est le pire massacre commis par des djihadistes dans le pays depuis 2019. Quelque 132 civils ont été tués dans le centre du Mali lors d'attaques attribuées à des jihadistes de la Katiba Macina, un groupe affilié à Al-Qaïda, dans la nuit de samedi à dimanche, selon le gouvernement malien, lundi 20 juin. Le chef de la junte au pouvoir depuis août 2020, le colonel Assimi Goïta, a décrété trois jours de deuil national.

Le gouvernement est sorti du silence alors que les informations proliféraient depuis le week-end sur les réseaux sociaux. Des élus locaux ont rapporté des scènes de massacres systématiques perpétrés par des hommes en armes dans le centre du pays, à Diallassagou et dans deux localités environnantes du cercle de Bankass. Cette zone est l'un des principaux foyers de la violence qui ensanglante le Sahel depuis des années.

Plus de 600 civils tués en 2021

Nouhoum Togo, président d'un parti établi à Bankass, a déclaré à l'AFP que le nombre de victimes pourrait être encore plus élevé. D'après le responsable, la zone avait été le théâtre il y a deux semaines d'opérations de l'armée qui avaient donné lieu à des accrochages avec les jihadistes. Ces derniers seraient revenus à plusieurs dizaines à motos, vendredi selon lui, pour se venger.

Le Mali est plongé dans une profonde crise sécuritaire, politique et humanitaire depuis le déclenchement d'insurrections indépendantiste et jihadiste en 2012. Un document de l'ONU publié en mars indiquait que près de 600 civils avaient été tués au Mali en 2021 dans des violences, principalement imputées aux groupes jihadistes, mais aussi aux milices d'autodéfense et aux forces armées.

Source : AFP

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Guinée-Bissau : la Cédéao déploie une force de stabilisation

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Le 1er février 2022, le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo a échappé de peu à un coup de force. L'institution sous-régionale a décidé lors de son sommet extraordinaire du 25 mars à Accra d'approuver l'envoi d'une force d'appui à la stabilisation du pays. Celle-ci se déploie officiellement lundi 20 juin.

La Cédéao n’en est pas à sa première opération de maintien de la paix en Guinée-Bissau. Elle avait déployé une force pour la stabilité et la sécurité après le coup d'État d'avril 2012 qui avait renversé le Premier ministre Carlos Gomes Junior, entre les deux tours de la présidentielle, dont ce dernier était le favori,

La force, chargée de protéger les chefs d'institution et les édifices publics, avait permis de garantir la stabilité du pays pendant huit ans. En septembre 2020, les autorités bissau-guinéennes pensaient que sa mission était bien remplie et qu’elle pouvait se retirer.

Dix-sept mois plus tard, le 1e février dernier, le président Embalo échappe à un coup de force qui fait onze morts. Un coup d’État de plus dans la région, après ceux du Mali, de la Guinée et du Burkina Faso. Face à la résurgence de ces changements par la force des armes, la Cédéao a décidé encore une fois d’envoyer d'une force d'appui à la stabilisation du pays, dont le déploiement officiel est prévu pour ce lundi 20 juin.

Protéger les institutions et leurs chefs

Le béninois Francis Behanzin, commissaire en charge des affaires politiques, de la paix et de la sécurité de la Cédéao va remettre le drapeau de l’institution au commandant de la force, un officier nigérian. Ensuite, il présentera l’État-major de ce commandement au Président Embalo. Un état-major composé de 18 hauts gradés. D'après nos informations, le mandat de force de stabilisation est d'un an, renouvelable.

Sa mission, protéger les institutions et leurs chefs. Selon une confidence, les policiers, fantassins et spécialistes de la communication de la Cédéao, qui ont commencé à arriver à Bissau depuis le 18 mai, seront déployées à la Présidence de la République, au domicile du chef de l’État, et seront également présentes dans le cortège présidentiel, indique notre correspondant à Cotonou Jean-Luc Aplogan.

La Côte d’Ivoire a envoyé du personnel militaire de santé. 140 policiers nigérians et une centaine de militaires ghanéens vont compléter l’effectif pour atteindre l’effectif des 631 hommes. La Force d’appui possède également une composante civile : un représentant résident de la Cédéao, appuyé par deux experts

RFI

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Mali : la France annonce avoir capturé un haut responsable du groupe Etat islamique

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Le jihadiste est accusé d'un grand nombre d'exactions contre les populations maliennes et burkinabè, selon l'état-major français.

Un important chef jihadiste a été capturé au Mali par des soldats français, au moment où ces derniers entrent dans la dernière phase de leur retrait du pays, a annoncé l'état-major français mercredi 15 juin. "Dans la nuit du 11 au 12 juin 2022, une opération de la force Barkhane (...) a permis la capture d'Oumeya Ould Albakaye, haut responsable de l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS)", a précisé la même source.

Le jihadiste, "un temps pressenti pour succéder à l'ancien émir" Adnan Abou Walid Al-Sahraoui, neutralisé par les Français en août 2021, "avait des compétences en termes de maniement d'explosifs". Albakaye avait "organisé plusieurs attaques contre différentes emprises militaires au Mali, dont celle de Gao. Il dirigeait des réseaux de mise en œuvre d'engins explosifs improvisés", a ajouté l'état-major français. Il est accusé d'être responsable d'un grand nombre d'exactions contre les populations maliennes et burkinabè.

La France est en passe de boucler son retrait militaire du Mali après neuf ans d'engagement, poussée vers la sortie par la junte au pouvoir à Bamako depuis août 2020. Le jihadiste capturé "visait directement les axes de circulation empruntés par la force Barkhane pour conduire sa réarticulation hors du Mali", a expliqué l'armée française. La force antijihadiste Barkhane conservera le détenu quelques jours pour "une phase d'entretiens" avant qu'il ne soit transféré aux autorités maliennes, selon l'état-major.

AFP

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