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Afrique

Mali: les militaires guinéens en colère contre l’ONU

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Des soldats guinéens ont été tués lors de l’attaque des jihadistes à Kidal. Un bilan lourd : 7 Guinéens sont morts, 25 blessés parmi lesquels 10 sont dans un état grave, apprend-on d’une source militaire. Récit d’une attaque terroriste qui cache mal de nombreuses failles du système sécurité onusien.

Parmi les victimes, figurent 2 capitaines dont un médecin Henry Haba et Nilon Camara qui était l’officier de garnison, une femme du nom de Micheline Lamah (gendarme) et Moussa Dabo (sous-officier). Les 3 autres sont aussi des sous-officiers mais dont les corps n’ont pu être identifiés pour le moment. Cet attentat a été revendiqué par Aqmi (Al-Qaida au Maghreb islamique). Mais pourquoi le contingent guinéen a été ciblé et comment l’attaque terroriste a été perpétrée contre lui ?

De sources militaires proches des soldats guinéens à Kidal, les terroristes ont infiltré le siège de la Minusma. “Vous savez, c’est le contingent guinéen qui contrôle toutes les voies d’accès stratégiques à Kidal. Ce qui ne plait ni aux mouvements jihadistes encore moins à certains barons (trafiquants) du Mali et de la Minusma qui ont des intérêts dans les trafics d’armes et de drogue”, affirment-elles.

Elles ajoutent non sans amertume : “C’est un camion-benne utilisé pour le ramassage habituel des ordures au niveau du quartier général qui était bourré d’explosifs de 15 à 20 tonnes environ par les jihadistes. Paradoxalement, les kamikazes qui ont fait sauter ces explosifs étaient tous des employés civils de la Minusma ; donc, ils étaient habilités à travailler comme personnel contractuel et connaissaient tous les plans du QG.

Les vendredis étant habituellement les jours des rassemblements, heureusement qu’il n’y avait pas de rassemblement à cette heure, sinon les dégâts serraient beaucoup plus catastrophiques. Toute la logistique du contingent guinéen est partie en fumée y compris la transmission, les unités centrales, les outils informatiques, les unités médicales ou pharmaceutiques, les denrées, les engins, etc. Il n’y a plus rien comme équipements pour le contingent guinéen, à part quelques armes individuelles… Ils n’ont aucun toit en ce moment, tous les dortoirs sont partis en feu ; donc, plus de bureaux, ni rien…”

“Actuellement, les soldats guinéens à Kidal commencent à faire quelques mouvements de colère face à leur hiérarchie de la Minusma et à l’état-major des armées. Ils disent ne pas être bien protégés ni permis d’attaquer, ils doivent juste se défendre. Au fait ils veulent en découdre avec ces jihadistes mais ils ne sont pas autorisés à le faire. Conséquence, le moral des soldats guinéens est très bas et semble être sacrifié, surtout après ces attentats meurtriers…”, disent-elles.

Suite à cette attaque, il y aurait eu une réunion de crise du conseil national de sécurité à la présidence guinéenne vendredi 12 février pour voir quelle nouvelle stratégie adaptée pour galvaniser le contingent guinéen.

Amertume des guinéens

“Au camp Alpha Yaya, vers le bloc des officiers, les femmes et enfants des soldats guinéens présents à Kidal ont manifesté ce vendredi 12 février pour réclamer le retour de leurs maris, pères, mères au pays vu qu’ils sont en danger”, affirme l’une des épouses.

“Après cette manif, nous avons été reçus par la hiérarchie militaire du camp Alpha Yaya pour recueillir nos points de vue afin de les transmettre à l’état-major général des armées puis au ministère de la Défense et au président de la République. Mais, certains individus ont essayé d’étouffer le mouvement sans succès alors que la vie de nos familles est en danger au Mali”, note-elle.

Des regrets dans le rang

Le contingent guinéen est le plus important en termes d’effectif avec 850 moins les 7 morts. Il sécurise les principaux points stratégiques de Kidal dont l’aéroport. Mais avec cette situation, beaucoup de soldats commencent à regretter leur participation au sein de la Minusma, rapportent nos sources d’information. D’ailleurs, de nombreux militaires qui sont en attente d’aller remplacer l’actuel contingent au Mali sont en train de réfléchir s’il faut y aller ou pas. Car, affirme-t-on, ne pas leur donner l’autorisation d’attaquer afin de finir une bonne fois avec les groupes terroristes, les exposerait à des risques énormes. C’est la deuxième fois les soldats guinéens sont victimes d’attaques terroristes meurtrières au Mali.

Aux dernières nouvelles, trois des soldats guinéens dans un état très critique suite à l’attaque des terroristes ont été transportés à Dakar afin de subir des soins intensifs.

Par maliweb.net

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A LA UNE

Ghana : le Parlement de la CEDEAO ouvre sa 2ème Session extraordinaire de l’année

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Ouverture officielle ce lundi matin à Winneba, au Ghana de la 2ème Session extraordinaire de l’année 2021 du Parlement de la CEDEAO. Elle consiste à examiner et à adopter le projet de budget du Parlement au titre de l’exercice 2022. L’essentielle des activités sera orienté aux programme de lutte contre la pandémie du coronavirus et du renforcement de la sécurité et de la démocratie dans l'espace CEDEAO.

L'examen et l'adoption du budget du parlement s'équilibre en recette et en dépense à plus de 20 millions Unités de compte soit une hausse de 0% par rapport au budget de 2021. Un budget élaboré conformément aux consignes de la CEDEAO.

Conformément aux consignes relatives à la préparation du budget 2022 pour toutes les institutions de la CEDEAO, la priorité est accordée aux programmes ayant un impact direct et des effets durables sur les États membres. Cela tient compte surtout des perturbations causées par la pandémie de COVID-19 et des problèmes sécuritaires que traverse la région. Le Parlement est très préoccupé par le risque de récession que pourrait entraîner le coronavirus. La troisième vague de la pandémie semble être en voie de stabilisation dans nos États. Mais le nombre de cas reste élevé avec un total de 649.077 malades dans la région à la date du 14 octobre 2021.

En tant que représentants des communautés, ces députés sont appelés pour l'heure à faire face à plusieurs préoccupations à cause des changements fondamentaux qui s’imposent dans tous les domaines. Au regard de ces changements, des efforts sont encore à fournir dans les domaines comme celui des libertés civiles, de l'État de droit, de l’obligation de rentre compte et du développement économique.

Dans son allocution, le Président du parlement invite les députés à faire preuve de leadership, car pour lui, ils restent et demeurent une lueur d’espoir pour la sous-région, surtout en ces temps difficiles marqués par l’instabilité politique dans certains des États membres.

Une dépêche d’Abdoulaye Diallo

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A LA UNE

Mali: la Cédéao se montre ferme avec le président de la transition Assimi Goïta

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Le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), a effectué, dimanche 17 octobre, une visite au Mali pour s’enquérir de l’état d’avancement du processus qui devrait sortir le pays de la crise. Il a rencontré le président de la transition, le colonel Assimi Goïta.

Le président ghanéen Nana Akufo-Addo et le président de la transition malienne, le colonel Assimi Goïta, ont eu deux entretiens dimanche 17 octobre. Un tête-à-tête et des échanges en présence de leurs deux délégations. De source proche des rencontres, le colonel Assimi Goïta a fait un plaidoyer de la situation : les problèmes que rencontrent son pays, notamment l’insécurité, les chantiers ouverts, les assises nationales annoncées. « Assimi Goïta a parlé comme d’habitude calmement, mais avec clarté », confie l'un de ses proches.

Sur un autre point, l’affaire Wagner, il a rappelé qu’on lui cherche des poux dans la tête et que son pays n’a, à ce stade, rien signé avec cette société privée russe qui utilise les mercenaires.

Respect des engagements sur la tenue des élections

De son côté, d’après nos informations, le président en exercice de l’institution sous-régionale a pris la parole pour rappeler que les militaires maliens doivent respecter leurs engagements en organisant les élections présidentielle et législatives fin février 2022. Nana Akufo-Addo a rappelé qu’avant la fin de ce mois d’octobre, les autorités maliennes s’étaient engagées à rendre public un chronogramme de tous les actes à poser jusqu’à la fin de la transition. En clair : à donner une date de fin de la transition.

D’après nos informations, deux émissaires de la Cédéao devraient revenir avant la fin du mois pour faire le point de la situation.

RFI

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A LA UNE

Burkina Faso : 34 après, le procès de l’assassinat de Thomas Sankara s’ouvre à Ouagadougou

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Trente-quatre ans après sa mort, le procès de l’assassinat de Thomas Sankara s’ouvre ce lundi 11 octobre à Ouagadougou, au Burkina Faso.

Ce procès, tant attendu par les familles des victimes du putsch de 1987 qui a porté au pouvoir Blaise Compaoré, se tient sous haute surveillance des forces de défense et de sécurité.

Dans le dossier de l’instruction, plus d’une soixantaine de témoins ont été entendus. Ils pourront être appelés à la barre. Les accusés devront aussi s’expliquer, ils sont quatorze. Douze seront présents. En revanche, Blaise Compaoré, l’ancien président du Burkina qui se trouve être le principal accusé, et Hyacinthe Kafando, soupçonné d’avoir mené le commando fatal à Sankara, seront jugés par contumace. Le premier, réfugié en Côte d’Ivoire, a refusé de se présenter devant la justice. Ses avocats ont dénoncé « un procès politique » devant « une juridiction d’exception ». Quant au deuxième, il a disparu depuis 2015.

Mais pour Stanislas Benewendé Sankara, avocat de la famille de Thomas Sankara, l’absence de Compaoré est un mépris pour la justice de son pays d’origine » et « dénote quelque part aussi sa culpabilité éventuelle ».

Le 15 octobre 1987, l’ex-président et « père de la révolution burkinabè », Thomas Sankara, était tué lors d’un coup d’État, ayant porté Blaise Compaoré au pouvoir au Burkina Faso.

Par Ibrahim Bangoura

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