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Opinion

« Ma joie! » voici la déchirante note d’Almamy Aguibou Diallo depuis sa cellule de prison

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Contrairement à Bah Oury, Baba Alimou Barry, Thierno Sadou Diallo…, Almamy Aguibou Diallo reste l’un des prisonniers dans  l’affaire de l'attaque du domicile du président Condé le 19 juillet 2011, qui ne bénéficie pas de la grâce présidentielle.

Partagé entre la joie de la liberté pour ses co-détenus et la mélancolie de rester en prison où il purge une peine de 15 ans, Almamy Aguibou a pu écrire depuis sa cellule une note émouvante qu’il a publiée sur son compte facebook.

Voici la note:

Après près de 5 années de détention à la maison centrale de Conakry, voici aujourd'hui le premier vice président de LUFDG M. Bah Oury, Baba Alimou Barry, Thierno Sadou Diallo et Capitaine Adama Mara de retour dans la jouissance du droit d’aller et venir.
Malgré qu'il y'a toujours d'autre détenu qui restent toujours en prison tel que moi Almamy Aguibou Diallo, Fatou Badiar Diallo, Mamadou Alpha Diallo, le Cdt AOB, Jean Guilavogui, le Général Nouhou Thiam, le colonel Sadou Diallo, lieutenant colonel bondabon, lieutenant Kemo Condé , lieutenant Mohamed Condé et adjudant Kaba ,
Ma joie n'en ai que plus intense et je prie Dieu le tout puissant Allah qui a rendu cette grâce possible et l'accorde à nous autres dans de plus bref délais .
Je le remercie encore d'avoir rendu cette pénitence possible et m’a donné la force de garder ma foie.
Je rends hommage à tout ce qui ont manifesté leur joie à travers les réseaux sociaux à la nouvelle de la libération des nos codétenus et ceux qui m'ont personnellement adressé des messages de soutiens et chaleureux, je voudrais qu'ils aient l'assurance que je n’ai vis a vis deux qu'une dette insolvable parce qu’ils m’ont offert et continue à m'offrir ce qu'il y'a de plus cher pour l'homme {un devoir d’humain}. Je profite aussi pour rendre hommage à tous ceux qui ont participé de près ou de loin à l'accomplissement de cet acte salutaire (grâce présidentielle) merci !

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Les diamants perdus de Sékou Touré

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L’amitié se compare souvent à la pureté du diamant. Et cette pierre précieuse est une richesse que produit la Guinée en assez grande quantité. A l’époque de Sékou Touré, mort en 1984, la règle de gestion secrète des diamants était aussi simple que claire ; un tiers pour le bénéficiaire de la concession, un tiers pour le Trésor public et un tiers pour Monsieur le Président. Souffrant de la maladie du complot, le président guinéen avait comme unique confident son ami et dépositaire le roi Hassan II.

Et voici que dans la nuit du 26 mars 1984, Ahmed Sékou Touré meurt dans un hôpital de Cleveland dans l’Ohio, aux Etats-Unis, où il fut transféré en urgence à la suite d’un malaise cardiaque jugé grave par les médecins marocains dépêchés à son chevet par son ami le roi du Maroc.

Pour la couverture de l’évènement, El Moudjahid m’envoie à Conakry que je découvre pour la première fois. Au-delà de la couverture des funérailles, j’avais en idée de creuser sur l’avenir de ce pays dans les proche et moyen termes et anticiper les changements qui pourraient intervenir sur la scène politique après 22 ans de régime musclé. Et par un pur hasard, ma route sera parsemée de diamants.

Conakry est une ville africaine enveloppée d’un climat humide, verdoyante et des gens très peu affectés par la disparition de l’homme fort. La fabuleuse richesse de ce pays gorgé d’eau avec ses 1.300 rivières et fleuves, son or, ses pierres précieuses, sa bauxite et que sais-je encore n’était pas visible dans le décor urbain aux immeubles délabrés. Les billets de banque sentaient la moisissure et il en fallait une liasse pour un plat de spaghetti au restaurant «L’Escale de Guinée». Mon premier choc fut la visite du sinistre camp Boiro à l’extrémité de la ville où était enfermé un millier de prisonniers politiques survivants, hagards et cadavériques, libérés à la faveur du coup de force militaire mené par Lansana Comté. Ce camp qui ressemblait à une cité d’urgence était une suite de cellules collées les unes aux autres et couvertes de tôles ondulées qui rendaient l’atmosphère irrespirable sous le soleil accablant de la saison sèche. A l’entrée, je vois une fillette, bien mise, d’une douzaine d’année. Son père avait été victime d’une énième purge. Elle tient une pancarte avec un message à couper le souffle : « Je cherche mon papa. Il était commandant ». On me dirige vers la cellule où mourut en mars 1977, Diallo Telli, Secrétaire général de l’Organisation de l’Unité Africaine, accusé de complot contre le chef de l’Etat. Le prisonnier avait laissé de nombreux messages grattés sur le mur clamant son innocence. A bout de force, couché sur le sol nu, Diallo Telli laissa un mot d’adieu à sa femme. « À ma chère et bien-aimée épouse, ce mot que j'écris sur le mur de ma sombre cellule ne te parviendra, sans doute jamais. C’est la fin. Je meurs. Mon amour pour toi m’a donné la force de survivre jusqu’à ce jour.»  Dans une cellule collective qui devait recevoir une vingtaine de prisonniers, les murs étaient embellis de très jolies fresques qui couvraient jusqu’au plafond. C’étaient de scènes familiales, des femmes aux belles coiffures, des enfants, des animaux. Les couleurs monochromes me rappelaient les fresques algériennes du Tassili. De l’ocre rouge foncé jusqu’aux teintes claires. Mon guide me dit sur un ton froid et cynique : « C’est du caca. Ils n’avaient pas de pinceaux. Juste les doigts. Les diarrhées étaient leur matière première pour exprimer leur talent artistique.»

Plus loin, sur une dalle en pierre qui servait de table d’ablutions aux morts, je note un monticule de registres destinés à la poubelle. Les documents concernaient les interminables listes de prisonniers depuis la folie de Sékou Touré. Ma plus grosse surprise fut la révélation d’un haut gradé de l’armée et membre du nouveau régime.

«Sékou, me dit-il, est parti avec ses secrets.» L’officier venait juste de se remettre d’une crise de paludisme. Il avait les traits tirés conduisant nerveusement son 4x4 à travers les rues de Conakry. Je laisse passer un moment et je reprends le fil par une simple remarque : «22 ans de pouvoir absolu, les secrets doivent être assez lourds.»

«Je parle du trésor de diamants confié à la garde de son ami le Roi et dont nous sommes certains qu’il ne retournera jamais en Guinée», me dit-il.

Il est vrai que l’amitié peut avoir l'éclat du diamant.

Par Rachid Lourdjane, in El Moujahid

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A LA UNE

UE-AFRIQUE : Mettre la culture au cœur de notre dialogue

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Nous voulons donner en 2021 un nouvel élan au partenariat entre l’Union européenne et l’Afrique. Celui-ci ne doit cependant pas se situer seulement sur le terrain économique ou politique : la culture et les échanges culturels doivent en devenir un élément essentiel.

La culture est tellement présente dans nos vies qu’elle en devient souvent invisible. Musique, danse, cinéma, télévision, arts plastiques, littérature, théâtre ou encore gastronomie, autant d’activités qui à la fois nourrissent notre imaginaire et rythment notre quotidien.

La culture est aussi au cœur de notre identité. En forgeant des esthétiques, des références et récits communs, la culture vivante, mais aussi l’héritage culturel, matériel et immatériel, définissent notre appartenance et notre rapport au monde.

La culture, une importante ressource économique

La culture est enfin une importante ressource économique. L’industrie créative, le design, le cinéma sont des secteurs porteurs d’emploi et de revenus. Le patrimoine archéologique et les musées, attirent le tourisme qui à son tour encourage le développement d’activités comme l’artisanat de souvenirs, l’hôtellerie, les guides et accompagnateurs…

Le soutien à ce secteur est d’autant plus nécessaire aujourd’hui que ces activités ont été durement frappées en Afrique comme en Europe par la crise du COVID-19.

Mais le propre des cultures est aussi de se mélanger aux autres cultures pour s’enrichir. A ce titre, l’apport de l’Afrique et de ses diasporas à la culture mondiale est considérable. Il n’y aurait pas de pop, de RnB, de jazz, de blues, de rock, de blues, de funk, de disco, de salsa, de reggae, ou encore de rap sans l’héritage musical africain et afro-descendant. Cette observation peut être étendue au foisonnement des autres arts.

Au-delà de ces constats, je suis aussi de ceux qui croient que la culture doit être partie intégrante de la réponse aux défis de politique étrangère, que ce soient les crises sanitaires, les conflits ou encore les menaces liées au changement climatique.

La culture, une réponse aux défis de politique étrangère

Parce qu’elle touche au cœur des gens, à ce qu’ils ont à la fois de plus singulier mais aussi de plus universel, elle peut en effet contribuer à trouver des solutions là où les outils traditionnels de la politique n’y parviennent pas. La culture permet de véhiculer des valeurs – comme le respect des droits de l’homme ou de l’Etat de droit – de susciter des réflexes d’humanité, de solidarité et d’entraide, de promouvoir des comportements protecteurs face aux dangers.

La protection de l’héritage culturel peut également contribuer à la (re)construction d’une identité citoyenne et d’une Nation. L’Union européenne travaille par exemple avec l’UNESCO au Mali pour sauvegarder les mausolées et manuscrits de l’empire malien menacés par les djihadistes. Au Niger et au Burkina Faso, nous soutenons de nombreux projets visant à renforcer la citoyenneté et la solidarité grâce à des coproductions artistiques entre jeunes des deux pays, car la réponse au terrorisme passe inévitablement par un renforcement de l’éducation et du respect des cultures. L’Union européenne lutte aussi contre le trafic illicite d’objets d’arts auquel s’adonne le terrorisme international qui pille musées et sites archéologiques pour financer ses attentats, en privant les peuples de leur mémoire et de leur richesse culturelle.

Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) est un autre exemple de soutien européen aux industries culturelles en Afrique. Depuis près de 50 ans, le FESPACO s’est affirmé comme une des vitrines majeures de promotion du cinéma africain sur le marché international. Via son programme « Ethical Fashion », l’UE forme et équipe également plus de 10.000 artisans qui ensuite travaillent pour les grandes marques de couture internationales sur base de leurs modèles traditionnels. D’autres programmes couvrent une palette diversifiée d’actions comme le soutien à la production et à la diffusion, l’organisation de formations, l’accès au micro-crédit ou un appui à l’entrepreneuriat culturel.

Le laboratoire Youth Hub et le projet MAISHA

A plus petite échelle, le laboratoire Youth Hub, mis en place par l’Union africaine et l’Union européenne, a permis ces dernières années à des jeunes des deux continents de se rencontrer et de formuler des propositions concrètes pour renforcer le partenariat entre l’Europe et l’Afrique. Dans le même esprit a été lancée il y a deux ans, le projet MAISHA, une expérience inédite de co-création musicale européenne et africaine. Il a réuni 12 musiciens des deux continents ; de cette rencontre sont nés des morceaux de musique originaux interprétés lors d’un concert public pour la Journée de l’Europe et la fondation de l’Union Africaine à Addis Abeba en 2019 puis virtuellement cette fois en 2020.

En ce début d’années 2021, je formule un vœu : que nous parvenions à établir avec nos Etats membres de véritables « maisons européennes de la culture », c’est-à-dire des espaces qui, à l’instar

des instituts culturels nationaux, s’ouvrent au sein de pays partenaires pour se faire l’écho tant des cultures européennes que de celle des pays-hôtes, et encourager le dialogue entre les deux. Cette dynamique est déjà lancée mais je souhaite qu’elle se renforce.

Tout comme je souhaite voir augmenter les échanges de personnes. A travers le programme Erasmus +, plus de 26.000 échanges entre l’Europe et l’Afrique ont été réalisés depuis 2014. Nous voulons aller plus loin et faire bénéficier au moins 105.000 étudiants africains d’un programme de mobilité d’ici 2027.

Ces exemples montrent que la culture peut et doit prendre une place significative dans le partenariat entre l’Europe et l’Afrique que nous voulons redéfinir. « Art, culture et patrimoine, leviers pour l’édification de l’Afrique que nous voulons”, le thème choisi par l’Union africaine pour l’année 2021, ouvre à ce titre de belles perspectives.

Par Josep Borrell, Haut-représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité

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Et si les Maladies Tropicales avaient autant d’Attention que la COVID-19 ?

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Alors que la pandémie de la COVID-19 menace de monopoliser d’importants financements précédemment destinés à lutter contre des maladies infectieuses beaucoup plus dévastatrices, je cherche une lueur d’espoir.

Tout au long de l’année, la pandémie de la COVID-19 a retenu l'attention du monde, donnant l’impression qu’aucune autre maladie n'avait jamais été plus importante, plus contagieuse ou plus mortelle.

J'ai fondé un institut de recherche à but non lucratif en 2008 au sein duquel nous avons mis en place le premier laboratoire de biologie moléculaire affiliée à la seule université publique du pays, en République du Congo. Depuis, nous caractérisons les agents pathogènes tels que ceux responsables des gastro-entérites, du paludisme, du VIH, de la tuberculose (TB) et du chikungunya - qui, ensemble, infectent plus de 250 millions de personnes chaque année dans le monde avec une mortalité allant au delà de 2,5 millions. Aussi, afin de vérifier l'efficacité des traitements, nous évaluons le développement de la résistance aux antipaludiques, aux antirétroviraux et aux antibiotiques.

Nos programmes de recherche déjà bien en place, nous ont donc permis de passer à l’évaluation des tests de diagnostiques rapides et de réaliser des études séro-épidémiologiques au sein de la population afin d’évaluer la propagation de la COVID-19 au Congo et assurer la sécurité des travailleurs de la santé. Depuis mars, les trois quarts de notre temps sont consacrés à la COVID-19.

Cela m’a contraint de reléguer au second plan une décennie de recherches consacrée à la lutte contre les autres maladies infectieuses qui, d’ailleurs ne cessent de mettre à rude épreuve notre système de santé. Et ce n'est pas seulement le cas dans mon laboratoire. En octobre, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a signalé que les progrès contre la tuberculose pourraient stagner: dans les pays ayant une forte incidence, le nombre de personnes diagnostiquées et pris en charge a diminué d'un quart par rapport au chiffre de l'année dernière. Cela est dû en grande partie à la mise en place des mesures de confinement dans beaucoup de pays, avec pour conséquence une baisse significative du taux de consultation dans les hôpitaux et centres de santé.

En Ouganda, la mortalité maternelle a augmenté de 82% de janvier à mars, et en raison de la COVID-19, le nombre de nouveaux cas de VIH et de patients commençant un traitement antirétroviral (et un traitement pour prévenir la tuberculose) chuteront de 75% ( D.Bell et al . Am. J. Trop. Med. Hyg. 103 , 1191-1197; 2020 ). Ces traitements ne peuvent être bien conduits que grâce à une sensibilisation communautaire active. En septembre, des chercheurs de l'OMS et d'ailleurs ont modélisé ce qui pourrait se passer si la distribution de médicaments antipaludiques et de moustiquaires insecticides pour prévenir le paludisme diminuait jusqu'à 75% (DJ Weiss et al. Lancet Infect. Dis. Https://doi.org/fg3n ; 2020). Si cela se produit, tous les progrès réalisés contre le paludisme au cours des 20 dernières années pourraient être perdus.

Mon message n'est pas de dire que les efforts contre la COVID-19 sont malavisés, mais que je suis plutôt découragée que de tels efforts n'aient pas été ralliés et simultanément consacrés à la lutte contre d'autres maladies infectieuses. Parfois, tout en réalisant des tests de diagnostic pour suivre la propagation du COVID-19 dans mon pays, je continue à me poser des questions fondamentales sur une  maladie sur laquelle je travaille depuis 25 ans. Et si le monde s'était attaqué au paludisme avec l'énergie désormais dédiée au coronavirus? Le paludisme aurait peut-être été vaincu?

Des organisations philanthropiques, telles que la Fondation Bill & Melinda Gates à Seattle, Washington, ont accéléré la recherche contre le paludisme et d'autres maladies. Les décès dûs au paludisme ont diminué de près de 31% entre 2010 et 2018. Certains traitements ont été développés en Afrique (où des essais pour le vaccin Ebola ont également été menés). Mais ces efforts ne restent toujours pas comparables à ceux consacrés contre COVID-19.

Plus de 90% du taux de mortalité mondial dû au paludisme se trouve en Afrique. Un enfant meurt du paludisme toutes les 2 minutes. Pour les survivants, ces maladies infectieuses enferment un cercle vicieux. Elles rendent difficile l’assiduité au travail et à l'école, favorisant ainsi un cadre propice à la pauvreté et la propagation de la maladie au sein des populations. Malheureusement, les personnes les plus vulnérables n’ont pour la plupart pas de moyens suffisants pour se prendre en charge.

Afin de minimiser ces disparités, je me suis fixé pour objectif d’apporter ma pierre à l’édifice en identifiant des actions concrètes et nécessaires pour renforcer les capacités de recherche en Afrique en général et dans mon pays en particulier.

Un aspect positif de cette pandémie est que les dirigeants africains, qui avaient développé la mauvaise habitude de mettre tous leurs espoirs dans l'aide au développement, ont creusé dans leurs propres budgets pour lutter contre la COVID-19. Le secteur privé, y compris les compagnies pétrolières et les banques locales ont été d’une grande aide. Si cette volonté se poursuit après la pandémie, les capacités de recherche augmenteront dans toute l'Afrique. Ainsi, nous pourrons littéralement «reconstruire en mieux» après la pandémie.

Pendant le confinement, des chercheurs et des ingénieurs ont développé des prototypes de respirateurs fabriqués au Congo à partir de composants recyclés, faisant preuve d'initiative et de créativité qui devraient se retrouver dans d'autres domaines de la recherche en santé. Nous devons mettre en place des laboratoires fonctionnels et bien équipés pour dynamiser ce travail. J'espère également que le dynamisme et la richesse des échanges scientifiques depuis janvier 2020 se poursuivront et s'intensifieront. Nous devons établir des collaborations solides au niveau national (avec d'autres instituts de recherche), régional (avec les pays voisins) et avec des réseaux régionaux et internationaux, tels que le Réseau de recherche clinique en Afrique centrale (CANTAM) et le Réseau panafricain pour la recherche rapide, la réponse et Préparation aux épidémies de maladies infectieuses (PANDORA), que je coordonne.

Plus important encore, nous devons former localement la prochaine génération de scientifiques. Je me dis que la COVID-19 aidera dans cet exercice. J'ai juste besoin de postuler à de nombreux appels à propositions de subventions pour les recherches sur le SARS-COV-2, en collaboration avec des collègues de toutes les régions du monde. Ce financement sera l'occasion de former des chercheurs qui passeront aux maladies tropicales dès que la nécessité de lutter contre le COVID-19 deviendra moins pressante.

Pour mener à bien mon travail jour après jour, je suis obligée de voir la pandémie de la COVID-19 comme une opportunité de construire des structures qui réduiront le fardeau de toutes les maladies tropicales. Je ne veux pas penser à un monde où cela ne se produirait pas.

Par Francine Ntoumi

NB : Francine Ntoumi est une scientifique congolaise spécialiste du paludisme. Elle est la première femme africaine responsable du secrétariat de l'Initiative Multilatérale sur le paludisme. Depuis quelques années, elle est aussi engagée dans la recherche sur d’autres maladies infectieuses.

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