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Politique

Lutte contre le terrorisme : ce que propose Alpha Condé

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Le président Alpha Condé s’est rendu jeudi à Ouagadougou, pour témoigner sa solidarité au peuple burkinabé, victime d’une attaque terroriste qui a fait 18 morts dimanche. En marge de cette visite, il a donné une piste de « solution » pour en finir avec le terrorisme.

« La lutte contre la pauvreté constitue la réponse définitive au terrorisme », a estimé le chef de l’Etat guinéen.

« Il y a une réponse immédiate (au terrorisme) qui est l'action militaire, mais la réponse définitive c'est la lutte contre la pauvreté et l'injustice", a affirmé Alpha Condé dans une déclaration à la presse au palais présidentiel de Ouagadougou, soulignant que « la pauvreté est le terreau du terrorisme », rapporte l’AFP.

« Nous ne pouvons vaincre le terrorisme, sauf si nous développons effectivement nos pays. Pour vaincre définitivement le terrorisme, c'est le développement économique, la justice sociale, l'amélioration des conditions de vie des couches les plus vulnérables", a insisté M. Condé.

Arrivé vers 16 heures (locales et GMT) à Ouagadougou, Alpha Condé s'est rendu avec son homologue burkinabè Roch Marc Christian Kaboré sur les lieux de l'attentat de dimanche, où il a souhaité l'accompagnement des partenaires pour la mise en place du G5 sahel, la force régionale conjointe.

« Nous avons besoin d'être accompagnés par nos amis au point de vue des équipements, des financiers, et obtenir au moins des renseignements (...), nous avons fait un appel mais il faut encore mener des efforts pour trouver les 400 millions » d'euros, a-t-il indiqué.

« C'est nous qui devons-nous battre parce que c'est notre peuple. Mais nous avons besoin d'être accompagnés, a-t-il ajouté, espérant qu'avec la nouvelle attaque à Ouagadougou « nos amis le comprendront ».

Les dirigeants des pays du G5 Sahel, soutenus par le président français Emmanuel Macron, avaient acté le 2 juillet à Bamako la constitution de cette force antijihadiste conjointe et débloqué des fonds pour commencer son déploiement en septembre-octobre.

Jusqu'à présent seulement 50 millions d'euros ont été promis sur les 450 jugés nécessaires.

Avec AFP

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Dialogue inclusif : les principales coalitions politiques rejettent l’appel du premier ministre

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Les principales coalitions politiques guinéennes (ANAD,  FNDC politique,  CORED et RPG-Arc-en-ciel), ont à nouveau indiqué qu’elles ne prendront pas part au cadre de dialogue inclusif mis en place par le premier ministre, Bernard Gomou.

La décision a été prise ce lundi 3 octobre 2022, à l’issue d’une plénière tenue au QG de l’UFDG, à la Minière.

Dans une déclaration commune ayant sanctionné la rencontre, ces coalitions politiques  ont déploré le caractère ‘’ unilatéral’’ de la création de ce nouveau cadre de dialogue et sa ‘’subordination’’ au CNRD et au gouvernement, alors que ceux-ci sont parties prenantes, disent-elles.

Outre cela, elles ont estimé que le médiateur de la CEDEAO est plus figuratif qu’architecte capable de lever tous les obstacles, notamment les atteintes inadmissibles aux droits et libertés fondamentaux, pour rendre possible et fécond le dialogue nécessaire à une sortie réussie de la transition.

De fait, l’ANAD,  le FNDC politique,  la CORED, et RPG-Arc-en-ciel souhaitent que ce cadre de dialogue soit dirigé par le médiateur de la Cedeao en Guinée, Yayi Boni,  alors que le premier ministre a désigné trois femmes, Makalé Traoré, Hadja Aicha Bah et Mme Guilao Joséphine Léno, comme facilitatrices.

Par Mariam Bâ    

 

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A LA UNE

Massacre du 28 septembre en Guinée : ce que note le rapport onusien du colonel Abdoulaye Chérif Diaby

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Suite à l’ouverture du procès du massacre du 28 septembre, la rédaction de guinee28 a décidé de republier en série le rapport d'enquête de l’ONU sur cette tragédie, pour la manifestation de la vérité. Cette fois-ci nous vous proposons le cas du colonel Abdoulaye Chérif Diaby, ministre de la santé à l’époque des faits.

Lisez :

    1. Le colonel Abdoulaye Chérif Diaby mérite d’être mentionné dans le présent rapport, en relation avec une éventuelle responsabilité pénale directe, voire aussi une responsabilité de commandement, compte tenu des faits décrits aux paragraphes 136 à 146 et 166 à 168 ci-dessus. La Commission constate qu’il existe des raisons suffisantes de croire que les traitements médicaux et l’accès aux soins ont été refusés aux victimes blessées, et qu’il a y eu de surcroît manipulation de la documentation médicale pour dissimuler l’origine des blessures et des décès. Par ailleurs, il est manifeste qu’une absence volontairement coordonnée des processus habituels de conservation des corps, associée à une prise de contrôle sur les morgues par les forces de l’ordre, a contribué à la dissimulation des traces de l’événement, voire à leur disparition. Le Ministre de la santé a été vu à l’hôpital alors qu’il agressait verbalement le personnel soignant, leur demandant « qui vous a donné l’ordre de soigner ces gens? », donnant un coup de pied à un blessé, fermant la pharmacie et confisquant les médicaments sur les patients qui en ressortaient.
    2. La Commission constate aussi que le personnel de l’hôpital était terrifié à l’idée de lui communiquer des informations, plusieurs personnes disant qu’elles avaient reçu la consigne de ne pas parler. Certaines, conscientes des risques qui pouvaient en découler, ont toutefois accepté de partager discrètement de nombreux éléments d’information.
    3. Le Ministre de la santé a nié toute prise de contrôle militaire sur les hôpitaux, indiquant que les forces de l’ordre ne s’étaient trouvées sur place qu’à partir du mercredi. Une telle déclaration est en contradiction flagrante avec les nombreux éléments obtenus par la Commission et figurant dans le présent rapport. Le Ministre de la santé n’a par ailleurs rien entrepris pour minimiser l’impact de la prise de contrôle militaire des hôpitaux sur les patients ou sur les cadavres qui y avaient été amenés. Il n’a en outre sanctionné aucun de ses subordonnés, de quelque manière que ce soit, pour sa participation directe au refus de dispenser un traitement médical ou pour ses manquements dans la préservation des corps en vue de leur identification.

    Guinee28

    A suivre : Autres responsabilités à déterminer…

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Guinée : la fête d’indépendance émaillée des violences

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La Guinée célèbre ce dimanche 02 octobre 22  les 64 ans de son indépendance. Placé pourtant par les autorités sous le signe du pardon et de la réconciliation, cet anniversaire a été émaillé des violences à Conakry, où un pick-up de la gendarmerie a été calciné par des manifestants à Hamdallaye, dans la commune de Ratoma. Un bus a aussi été caillassé.

Plusieurs jeunes de l’axe avaient décidé de célébrer la fête à leur manière à Bambeto, loin des autorités de la transition qui font les festivités au palais du peuple, dans la commune de Kaloum.

C’est dans ce contexte que les heurts ont éclaté entre un groupe des jeunes et des agents des forces de sécurité.

Dans son allocution à la nation hier nuit, le colonel Mamadi Doumbouya a appelé ses compatriotes à saisir sa main tendue pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel. De passage il a, à nouveau, fustigé la gestion du régime défunt.

« La situation qui prévalait en Guinée avant le 5 septembre 2021 était devenue insupportable pour l’ensemble des populations, a-t-il déclaré. La situation de notre pays était caractérisée par la corruption généralisée, la dilapidation des données publiques, la politisation des services publics, le laisser aller dans l’administration, la baisse du niveau du système éducatif et sanitaire, une pauvreté endémique, l’accaparement des richesses par une minorité d’individus, ainsi que le communautarisme exacerbé », dit-il.

Poursuivant, il a réitéré qu’il n’a pas l’intention de confisquer le pouvoir.

« Je voudrais de nouveau rassurer nos compatriotes, et les amis de la Guinée, que les forces de défense et de sécurité, et l’ensemble des membres du gouvernement n’ont aucune intention de confisquer le pouvoir. Ils sont plutôt déterminés à œuvrer pour un retour à l’ordre constitutionnel tout en évitant les erreurs du passé, car l’histoire de notre pays nous enseigne qu’une transition bâclée débouche inévitablement sur une nouvelle transition »

Par Mariam Bâ

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