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Lutte contre la tuberculose: des progrès beaucoup trop lents selon l’OMS

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C’est un rendez-vous chaque année : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publie son rapport sur la tuberculose, la maladie infectieuse la plus mortelle au monde. En 2018, ce sont 1,5 million de personnes qui en sont mortes alors que la maladie en a contaminé 10 millions d’autres. Ces chiffres sont en baisse, mais celle-ci est encore très insuffisante.

Toutes les deux minutes, cinq personnes meurent de la tuberculose dans le monde. Au total, l’an dernier, ce sont ainsi 1,5 million de malades qui ont péri à cause de Mycobacerium Tuberculosis, le bacille responsable de l’infection. Un quart de la population humaine est infectée, et donc à risque de développer effectivement une tuberculose. Cette épidémie ralentit, certes, mais pas suffisamment selon l’OMS : elle a encore contaminé 10 millions de personnes en 2018.

Les objectifs fixés par la communauté internationale sont pourtant ambitieux. Pour la première fois, le 26 septembre 2018, les Nations unies organisaient une assemblée générale sur le sujet. L’engagement était alors pris d’en finir avec la maladie d’ici 2030, avec plusieurs étapes d’ici là. La première est fixée pour 2020, et comme l’écrit l’Organisation mondiale de la santé dans son rapport : « le monde n’est pas sur la bonne trajectoire. »

Concrètement, le nombre de cas entre 2015 et 2018 a diminué de 6,3 %. Ce chiffre doit atteindre 20 % d’ici l’année prochaine ; on en est loin. Même dynamique au sujet de la mortalité : celle-ci a diminué de 11 % ces trois dernières années, il faudra atteindre 35 % en 2020. Cependant, ces tendances globales masquent de fortes disparités régionales. Huit pays seulement (l’Inde, la Chine, l’Indonésie, les Philippines, le Pakistan, le Nigéria, le Bangladesh et l’Afrique du Sud) concentrent à eux seuls les deux tiers des nouveaux cas.

Vers un meilleur dépistage

L’une des difficultés rencontrées consiste à mieux dépister les malades. L’OMS estime ainsi qu’1 nouveau cas sur 3 n’est pas correctement détecté, et n’est donc pas traité. De plus, même après un diagnostic positif, tout le monde n’est pas pour autant suivi ensuite. Mondialement, seules 7 personnes malades sur 10 reçoivent des médicaments. C’est d’autant plus dommageable que les traitements utilisés contre la tuberculose sont efficaces. Quand la maladie est correctement prise en charge, elle est vaincue dans 85 % des cas. On estime ainsi que 58 millions de vies ont été sauvées depuis l’an 2000 grâce à ces traitements.

Mais voilà, certains cas de tuberculose ne répondent plus aux médicaments, on dit qu’ils sont devenus résistants et c’est l’un des grands enjeux de la lutte contre la maladie. Cela a concerné 500 000 personnes l’an dernier, mais seul un tiers d’entre elles se sont vues proposer un traitement dit « de seconde ligne » efficace.

Du côté de la prévention, des progrès sont également enregistrés, mais ils sont là aussi bien loin d’être aussi importants qu’il faudrait. L’un des moyens les plus efficaces consiste à fournir un traitement aux personnes contaminées par Mycobacerium Tuberculosis avant qu’elles ne développent la maladie, avec une importance particulière accordée aux enfants de moins de 5 ans. Cela a été le cas l’an dernier pour 350 000 d’entre eux, un chiffre qui a quadruplé par rapport à 2015, mais on est encore loin d’atteindre les 4 millions d’enfants qui pourraient recevoir un tel traitement préventif.

Un manque de financement criant

« Il est temps d’agir », proclame l’Organisation mondiale de la santé dans son rapport. Mais pour cela, il faudra de l’argent : c’est en effet le manque de financement qui explique en bonne partie la différence observée entre objectifs et résultats sur le terrain. On estime en effet qu’il faut investir 10 milliards de dollars par an pour espérer vaincre la tuberculose. Or, il a manqué 3 milliards de dollars l’an dernier. Même histoire du côté de la recherche : sur les 2 milliards de dollars annuels jugés nécessaires, seuls 800 millions ont été mobilisés l’an dernier. C’est en partie pour cette raison qu’aucune nouvelle avancée médicale n’a eu lieu en 2018 et 2019. Il n’existe par exemple toujours pas de test de dépistage de la tuberculose rapide, fiable et facilement déployable sur le terrain. De la même manière, le vaccin se fait attendre, même si l’OMS note que 14 candidats sont en ce moment en court d’essais cliniques.

RFI

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Guinée : plainte contre Alpha Condé

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Alpha Condé sera-t-il bientôt face à la justice ? Alors  que  les partisans de l’ancien président réclament sa libération, 48 personnes ont porté plainte contre lui « pour les crimes dont ils ont été victimes du fait des forces de défense et de sécurité en exécution des ordres reçus de leurs chefs hiérarchiques ayant agi eux-mêmes sous les ordres directs du même Alpha Condé ».

La plainte a été déposée ce lundi 6 décembre 2021,  au Tribunal de première instance de Dixinn.

Au pouvoir depuis 2010, Alpha Condé a été déposé par l’armée le 05 septembre dernier, après une grave crise politique liée à la modification de la Constitution, l’ayant permis à briguer un troisième mandat. Mandat de trop qui a fini par l’emporter.

Après quelques mois de détention au palais Mohamed V, il a été transféré il y’a une semaine à la résidence de son épouse Diéné Kaba, à Landréya, dans la commune de Dixinn.

Par Guinee28

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Présidentielle en Gambie : le sortant Adama Barrow déclaré vainqueur

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Le président sortant de la Gambie, Adama Barrow, a été officiellement déclaré vainqueur, dimanche, de la présidentielle par la commission électorale. Avant même la proclamation finale, ses adversaires ont dit contester ces résultats et se réserver "tous les moyens d'action".

Candidat à sa réélection, Adama Barrow a été officiellement déclaré vainqueur de la présidentielle en Gambie, dimanche 5 décembre, par la commission électorale. Il est arrivé en tête, après décompte de la quasi totalité des votes, au lendemain d'un vote crucial pour une jeune démocratie qui cherche à surmonter son passé dictatorial.

Mais ses adversaires ont dit contester ces résultats avant même la proclamation finale, et se réserver "tous les moyens d'action".

Adama Barrow, dont l'accession à la présidence il y a cinq ans avait mis fin à plus de vingt ans de dictature, devançait clairement son principal concurrent, Ousainou Darboe, dans la quasi totalité des quelque 50 circonscriptions (sur 53) dont la commission électorale avait communiqué les résultats dimanche en fin d'après-midi.

L'élection, qui a eu lieu samedi, se joue sur un seul tour.

Le camp d'Adama Barrow a commencé à célébrer dans les rues de Banjul.

"À ce stade nous rejetons les résultats annoncés jusqu'à présent" par la commission, a dit devant la presse Ousainou Darboe, au côté de deux autres des six concurrents.

"Tous les moyens d'action sont sur la table", a-t-il ajouté en appelant "tous les Gambiens à rester calmes et pacifiques" le temps que des investigations soient conduites. Les représentants de ces candidats présents lors des opérations de comptage ont constaté "un certain nombre de problèmes", a-t-il dit.

Les Gambiens se sont pressés en masse dans les isoloirs, samedi, et, en guise de bulletin, ont voté avec une bille introduite par un tuyau dans un des bidons aux couleurs et à l'effigie de chaque candidat, procédé institué sous la colonisation à cause d'un illettrisme largement répandu.

Environ un million de Gambiens, sur une population de deux millions, étaient appelés à choisir parmi six candidats, tous des hommes, celui qui dirigera pendant cinq ans le plus petit pays d'Afrique continentale, qui est aussi l'un des plus pauvres au monde.

L'élection était annoncée comme un duel entre le sortant Barrow et l'opposant historique Darboe.

Cinq ans après la fin de la dictature, la consolidation démocratique est un des enjeux de l'élection. Le sort de l'ancien dictateur Yahya Jammeh et la crise économique en sont d'autres.

La communauté internationale sera attentive à l'acceptation ou la contestation par les perdants des résultats officialisés par la commission, a dit un haut diplomate international parlant de "moment capital".

La Communauté des États ouest-africains (Cédéao), acteur majeur de la crise post-électorale de 2015 et du départ contraint du dictateur Jammeh, a appelé dans un communiqué "tous les candidats à accepter de bonne foi l'issue de cette élection qui n'aura ni gagnant, ni perdant, mais un seul vainqueur, le peuple gambien".

Il y a cinq ans, Adama Barrow, ancien promoteur immobilier aujourd'hui âgé de 56 ans et alors quasiment inconnu, avait déjoué les pronostics et battu le dictateur Jammeh après plus de vingt ans de régime caractérisé par une multitude d'atrocités commises par l'État et ses agents : assassinats, disparitions forcées, viols, actes de torture...

Crise économique

Yahya Jammeh, qui refusait de reconnaître sa défaite, a été forcé de s'exiler en Guinée équatoriale sous la pression d'une intervention militaire ouest-africaine.

La présidentielle de 2021 est la première sans lui depuis 1996.

Adama Barrow revendique le retour des libertés, la construction de routes et de marchés, et la pacification des relations avec la communauté internationale.

Ousainou Darboe, 73 ans, avocat, quatre fois deuxième derrière Yahya Jammeh à la présidentielle, accuse Adama Barrow d'avoir manqué à tous ses engagements pour rester au pouvoir.

Adama Barrow est revenu sur sa promesse initiale de ne rester que trois ans au pouvoir. Il a beaucoup atténué ses engagements passés à faire rendre des comptes aux responsables des crimes des années Jammeh. Son parti nouvellement créé a, au contraire, noué une alliance avec celui de l'ancien autocrate.

Le prochain président devra décider s'il suit ou non les recommandations d'une commission chargée d'enquêter sur la période Jammeh, qui a demandé que les responsables des crimes commis à cette époque soient jugés.

Des Gambiens interrogés par l'AFP exprimaient d'autres préoccupations. Près de la moitié des Gambiens vivent sous le seuil de pauvreté. Le pays a été durement touché par le Covid-19. En dehors de l'agriculture, le pays, avec ses plages sur l'Atlantique, vivait du tourisme, dont les flux se sont taris. Les Gambiens souffrent du chômage, de l'augmentation des prix du riz, du sucre ou de l'huile, et du manque d'accès aux soins.

France24 avec AFP

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Mali: au moins trente civils tués dans une attaque dans le centre du pays ( RFI)

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C’est une nouvelle attaque contre des civils qui a eu lieu, vendredi 3 décembre, dans centre du pays. Des hommes armés, des jihadistes présumés, ont mitraillé un bus et tiré sur les passagers. L'attaque est survenue près de la localité de Bandiagara, dans la région de Mopti, dans le centre du pays. Au moins trente civils ont été tués.

Les images sont insoutenables. Le camion de transport, en partie calciné, a été retrouvé au bord d’une route. A l’intérieur, des corps d’une trentaine de civils méconnaissables. Parmi eux, des femmes et des enfants.

On compte également des survivants blessés mais aussi des portés disparus. Ont-ils été emmenés par les jihadistes, accusés d’être responsables de l’attaque, ou bien ont-ils pu à un moment s’échapper du groupe ? Pas de précisions pour le moment.

De sources concordantes, le véhicule et ses passagers se dirigeaient, vendredi, vers la localité de Bandiagara, située dans le centre du pays, pour participer à une foire. Tous étaient des civils.

Sur le trajet, entre le village malien de Songho et la route nationale 15, des hommes armés ont surgi. Ils étaient plutôt bien renseignés. Des coups de feu ont alors éclaté. Panique à bord. Le chauffeur du véhicule aurait tenté de s’échapper. De nouveaux coups de feu ont retenti. Par la suite, les assaillants dont certains étaient à moto, ont mis le feu aux camions.

Il n'y a pas de revendications pour le moment. On s’interroge sur les intentions des jihadistes. Ce qui revient dans les analyses, c’est que par ce genre d’opérations, ils ont notamment l’intention d’opposer les communautés les unes contre les autres.

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