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Lutte contre la COVID-19 : Bah Oury transmet ses recommandations à Kassory Fofana

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Ce mercredi 27 mai, l’opposant Bah Oury a rencontré le premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, auquel il a remis un document des recommandations dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la Covid-19 , qui a fait officiellement 21 morts hospitaliers en Guinée avec prés de 3500 cas confirmés.      

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Lutte contre la propagation du Coronavirus

Recommandations

  1. Nécessité de discuter d’un plan de confinement sectoriel et progressif de la ville de Conakry ou des quartiers qui représentent les foyers de contamination

 Mener des campagnes de sensibilisation sur l’utilité des mesures barrières et du confinement : les campagnes actuelles touchent peu de monde du fait du faible taux de populations qui ont accès aux supports utilisés (télévision nationale, …). Des supports sonorisés pourraient aussi être diffusé dans les lieux publics y compris les mosquées bien que celles-ci soient fermées mais le message passera.

 Mesures d’accompagnement (assistance alimentaire mettant à contribution les 439 milliards de l’ANIES…) impliquant les opérateurs économiques

 Distribution d’aides alimentaires aux ménages confinés pour limiter la fréquentation abusive des marchés. Cela requiert le rachat, l’acheminement et la distribution par l’État des produits alimentaires (riz, sucre, pomme de terre, oignons, huiles…) et autres produits de première nécessité périssables, actuellement bloqués à l’intérieur du pays du fait de l’état d’urgence sanitaire.

 A ce titre la collecte des productions agricoles périssables comme les pommes de terre de la région du Fouta et le café, les avocats de la

Guinée Forestière s’avère urgente pour les rapprocher des marchés de consommation de Conakry. Les filières de l’anacardes ont également de sérieuses difficultés pour l’écoulement de la production de noix d’acajou. Des crédits de campagne en relation avec le système bancaire peuvent être envisagés pour sauver les récoltes et maintenir les capacités de production. Pour ce faire des magasins de stockage seront nécessaires en attendant la reprise de l’activité économique mondiale.

 Les coopératives maraîchères des paysans se retrouvent dans une profonde détresse du fait des blocages des routes. Ainsi dans la région de Mali la pauvreté s’étend en milieu paysan.  Des fonds de soutien sont nécessaires pour limiter l’extension de la pauvreté.

 La baisse du prix du carburant à la pompe de manière substantielle  afin de soulager les populations guinéennes;

 Afin de maintenir la pérennité des entreprises nationales notamment les PME/PMI des aides sont indispensables pour maintenir les emplois.

  1. Motivation et mise en place des mesures de protection efficace dédiées au personnel soignant afin d’éviter l’épuisement et l’effondrement de la première ligne de riposte

 Former le personnel médical et paramédical hors des structures Covid sur la prévention (renforcer la sensibilisation) et la prise en charge

 Doter des structures hors Covid en matériel de protection conformément à un ratio cohérent en terme de rapport matériel et nombre de malades à examiner.

 Centres de dépistage spécifiques pour le personnel soignant hors structure Covid 19

 Motiver le personnel médical et paramédical des centres de prises en charge Covid-19 (prime de motivation, logistique de leur déplacement résidence-CTE-résidence, restauration suffisante et régulière, …), alléger leur charge de travail et mettre en place une cellule de soutien psychologique pour prévenir le burnout

 Éviter de frustrer inutilement le personnel médical par la mise sans leur avis au premier plan des structures qui leur apportent peu ou pas de valeur ajoutée en termes de prise en charge clinique : le cas de Alima

 Identifier et isoler au frais de l’État (hors de leur domicile) le personnel suspect de toutes les structures médicales y compris hors prise en charge Covid-19

  1. Renforcement des mesures d’urgence sanitaire en procédant au contrôle systématique de la circulation des services essentiels entre Conakry et les préfectures de l’intérieur et vice-versa.

 Renforcer la sensibilisation sur les mesures barrières au sein des communautés et des forces de l’ordre garantes de ces mesures

 Décentraliser et démultiplier le dépistage des chauffeurs de camion afin de mieux organiser l’approvisionnement de la ville de Conakry en denrée alimentaire de première nécessité ;

 Désengorger les centres de détentions du pays pour des raisons sanitaires et humanitaires au plus tôt afin de limiter la propagation du coronavirus en milieu carcéral. Ceci est d’autant plus urgent que plusieurs cas de contamination et de décès sont déjà signalés.

 Lancer de vastes opérations de dépistages systématiques dans les zones considérées comme épicentres de la contamination. C’est par ce biais que la Guinée pourra vaincre COVID19.

  1. Sensibiliser les différents usagers des marchés sur les mesures barrières et réduire les jours de marché à Conakry de façon alternée un jour sur deux
  2. Implication et responsabilisation de tous les leaders d’opinion (Partis politiques, médias, acteurs de la société civile, autorités morales, influenceurs sur les réseaux sociaux et religieuses…) à la communication stratégique pour le changement de comportement dans le cadre du strict respect des mesures barrières ;
  3. Mettre en place un programme de formation médicale continue à destination du personnel y compris hors-CTE et assurer règlement son adaptation suivant les connaissances scientifiques actualisées sur la compréhension de la physiopathologie du Covid-19 avec des implications cliniques et thérapeutiques et s’assurer de sa réelle vulgarisation.
  4. Intercession pour opérationnaliser la plateforme offerte par l’opérateur de téléphonie Orange par la mise sur pied d’informateurs-relais (composés d’une centaine d’étudiants en médecine et/ou en biologie) chargés de réorienter les appelants vers des centres appropriés de prise en charge
  5. Revoir les mesures prises en matière d’éducation : considération que l’année scolaire ait été marquée par de nombreuses interruptions liées à la double crise politique et sanitaire, il est nécessaire d’envisager de procéder au rattrapage des cours en prolongeant l’année scolaire par la réduction de la période des vacances notamment pour les classes d’examen. Durant cette période il serait judicieux de distribuer des primes d’encouragement au corps enseignant. Par ailleurs en relation avec les sociétés de téléphonies la constitution de groupes WhatsApp par classe et l’utilisation de l’application Zoom peuvent permettre de sauver la tenue des examens. Des séances d’expérimentation peuvent être organisées pour démontrer la faisabilité de ces méthodes. En ce qui concerne les élèves issus des établissements scolaires privés des aides pour le règlement des scolarités sont appropriées pour soutenir les parents d’élèves qui ploient sous le poids de l’accumulation des charges.

9- Suggestions :

 Concentrer les efforts et le périmètre d’intervention de l’ANSS qui doit être sous tutelle de l’institut National de Santé Publique à la prévention des épidémies le tout sous le pilotage du Ministère de la Santé;

 Responsabiliser et rendre autonome (hors-emprise de l’ANSS et de la forte influence des politiques) les cliniciens chercheurs dans la prise en charge des cas confirmés.

10- Saluons les dispositions prises en faveur du rapatriement des guinéens qui sont bloqués à l’étranger. Ce rapatriement doit être accéléré du fait que les personnes bloquées notamment celles qui étaient à l’étranger pour des soins médicaux se retrouvent actuellement sans aucune ressource.

11- Les mesures à court et moyen termes : La pandémie a mis en relief la nécessité de renforcer les capacités de résilience de notre pays dans les domaines suivants :

 Introduire l’enseignement en ligne par le biais de création de portail informatique pour chaque établissement d’enseignement secondaire et supérieur du pays. Le déploiement en cours de la fibre optique et du backbone permettent un saut qualitatif de l’enseignement.

 La nécessité de cibler les populations qui méritent d’être assistées amène à organiser un recensement général exhaustif de la population guinéenne tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Guinée. A la suite procéder à la confection et à la délivrance de cartes d’identité nationale numérisées infalsifiables. En effet il est quasi-impossible d’avoir une politique sociale efficace sans au préalable disposer de fichiers d’identification et de catégorisation socioéconomique de l’ensemble de la population guinéenne.

12- En guise de conclusion : L’instauration d’un climat apaisé dans le pays est indispensable pour mobiliser l’ensemble des forces sociales et politiques pour lutter contre covid19. Les déclarations officielles appellent à l’Union sacrée pour bouter hors de notre pays le coronavirus ; mais dans les faits des arrestations arbitraires se multiplient, des kidnappings sont régulièrement dénoncés et la Guinée Forestière est en ébullition. Le climat sécuritaire se détériore aggravant par conséquent les tensions dans le pays. Le gouvernement peut y mettre fin s’il le souhaite. C’est ce que nous réclamons pour maximaliser les énergies pour combattre COVID19.

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

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La majorité de la classe politique fait bloc autour de son champion : Dalein cherche adversaire désespérément

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Principal leader politique du pays à la tête d’une formation bien enracinée dans les quatre coins de la Guinée, Cellou Dalein Diallo a toujours remporté avec brio le combat électoral dans les urnes. Ce, de 2010 à 2020. Même face à des seconds couteaux, éternels récolteurs de zéro pour cent des suffrages valablement exprimés, et qui se prennent pendant cette période de transition pour des rois des urnes, il ne demande qu’à connaitre son prochain adversaire et la date du coup d’envoi du match électoral.

En Guinée, comme partout ailleurs dans le monde, le ring électoral attire des compétiteurs de toutes les catégories. Ces rendez-vous sont ouverts aux candidats de toute taille. Des nains aux colosses, des folkloriques aux éternels figurants, des m’as-tu-vu aux plus compétitifs des sérieux prétendants, Cellou Dalein Diallo demeure le plus apte à remporter la victoire avec la manière et le plus à même de s’installer au fauteuil du palais présidentiel.

Si les élections présidentielles ont lieu dans le courant de cette transition - dont on ne connait pas encore la date limite - l’homme qui fête ses 69 ans le 3 février 2022, a l’opportunité de porter l’écharpe de président issu des urnes.

Un état d’esprit

Les aras de la politique n’ont qu’à se tenir prêts. Les joutes auront bien lieu pour clôturer la transition.

Les membres de l’Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg) et des partis politiques de l’Alliance nationale pour l’alternance démocratique (Anad) resserrent la ceinture. Ils sont plus que jamais soudés et confiants en leur champion. Ils viennent d’être rejoints et renforcés dans leur élan de conquérants du fauteuil présidentiel par le Collectif des partis politiques (Cpp) dont ils sont eux-mêmes partie prenante.

Ils sont si sûrs d’eux et bien organisés, qu’ils ont formulé et apprêté un document portant des propositions concrètes à la réussite de la transition dans un mémorandum comportant les grandes lignes de la future constitution, du code électoral à revoir, du fichier électoral à réviser, ainsi que de l’organe de gestion des élections sous le regard des institutions supranationales comme la Cedeao, l’Union africaine et leurs partenaires de l’Union européenne et de l’Onu.

L’état d’esprit qui prévaut au sein de ce front commun est de porter au pouvoir leur candidat naturel dans le fair-play politique habituel porteur des valeurs pour lesquels Cellou Dalein Diallo dédie son combat.  L’heure de la victoire se prépare. Activement. Elle est sera dédiée aux martyrs de la démocratie et à toutes les personnes victimes de la répression du régime Condé.

Seul obstacle majeur à franchir par les soutiens et alliés de Cellou Dalein Diallo, le manque de chronogramme précis de la transition.

Un engagement

Le président de la junte auteure du coup d’Etat du 5 septembre 2021 est, quant à lui, prêt à rendre le pouvoir.

Le colonel Mamadi Doumbouya a déclaré être venu «tout simplement pour rendre le pouvoir au peuple». C’est un engagement solennel.

Tenir cet engagement, c’est tout ce que l’Ufdg et ses alliés de l’Anad et du Cpp souhaitent.

Du reste, ils sont tous convaincus d’avoir l’assise et l’expertise nécessaires pour  s’imposer dans le ring électoral et s’offrir la victoire devant n’importe quel adversaire.

Par Ahmed Tidiane Diallo (Le Populaire)

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Manifestation des étudiants à Gamal Abdel Nasser de Conakry

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Les étudiants de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry sont sortis dans la rue, ce jeudi 20 janvier 2022. Ils réclament à la junte de bus de transport, de laboratoires, ainsi que de salles d’informatique permettant d’améliorer leurs conditions d’études.

Mais leur marche pacifique a vite tourné au vinaigre. Ils ont été rapidement dispersés par les forces de l’ordre à l’aide de gaz lacrymogènes.

Plusieurs d’entre eux ont été interpelés.

Par Mariam Bâ

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Revisitons l’histoire pour comprendre la fermeté de la CEDEAO contre les coups d’Etat

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Il faut revisiter l’histoire des pays membres de la CEDEAO pour comprendre la fermeté de l’organisation sous régionale contre les coups d’État militaires.

Le Sénégal est le seul pays de la sous-région qui n’a pas connu de coup d’Etat.

Les coups d’Etat ont été un frein pour le développement de ces pays durant la période 1960-1990. L’instabilité politique qui en découle a été un facteur de refoulement  des investisseurs étrangers dans ces pays, hormis dans l’exploitation minière.

Des régimes militaires corrompus et incompétents n’ont pu impulser le développement économique dans la région. Ce n’est  pas étonnant que le Sénégal et la Côte d’Ivoire soient devenus durant cette période troublée les fleurons économiques en raison de leur stabilité politique. La Côte d’Ivoire a connu finalement un coup d’arrêt en fin 1990 par le coup d’Etat suivi de 10 ans de guerre civile. Elle n’a renoué avec la croissance économique forte qu’à partir de 2011 pour rattraper son retard.

Le Nigéria n’a pu profiter de son énorme potentiel pétrolier en raison de l’instabilité politique chronique liée aux coups d’Etat et la corruption endémique de ses chefs militaires. La dictature militaire prend fin en 1999. Depuis le 29 mai 1999, successions régulières de présidents élus.

Au Ghana, il a fallu l’arrivée au pouvoir du capitaine Jerry Rawlings (sans doute le seul militaire non corrompu  des années 1960-1980) pour mettre fin à la série des coups d’Etat. Depuis le 7 janvier 1993, successions régulières de présidents élus.

La Guinée est un cas particulier, car durant 26 ans, le pays était hermétiquement fermé et soumis à des violences inouïes qu’aucun pays de la sous-région n’a connu en temps de pays. Depuis 1984, il est devenu le théâtre des coups d’Etat.

Tous les autres pays de la CEDEAO dont le Mali, le Niger, la Gambie, la Guinée Bissau, le Bénin (qui a eu le record de quatre coups d’Etat en six ans), le Togo, le Libéria, le Burkina Faso et le Sierra Leone ont été victimes de coups d’Etat.

La CEDEAO veut mettre fin définitivement au cycle des coups d’Etat militaires. Dès lors que les géants de la Sous-région que sont le Nigéria, le Ghana et la Côte d’Ivoire sont guéris de ce fléau et avec le soutien du Sénégal, vous comprendrez que les coups d’Etat militaires ne sont plus en odeur de sainteté, donc inacceptables dans l’espace politique CEDEAO.

Quand un pays adhère librement à une entité communautaire comme la CEDEAO, elle accepte par cet acte un transfert de souveraineté au profit de l’organisation supranationale, ce qui implique que les traités de la CEDEAO sont des normes supérieures à sa Constitution.

La CEDEAO a le droit de rappeler à l’ordre tout pays qui viole ses traités. C’est une union économique et politique. Aucun État de l’union ne peut se soustraire à l’application stricte des traités. Les règles sont encore plus contraignantes dans l’Union Européenne.

La discipline n’est vraiment pas la qualité des gouvernements africains. On ne peut pas adhérer en toute souveraineté à une organisation communautaire et crier au complot lorsqu’on en viole les règles.

Les coups d’Etat au Mali et en Guinée sont un facteur de risques systémiques pour la CEDEAO. Pour parer aux critiques récentes contre son inaction, l’organisation  sera à l’avenir plus regardante sur les violations de ses traités par des gouvernements civils qui favorisent l’intrusion des militaires sur la scène politique.

Toutefois, rien ne justifie que l’armée confisque le pouvoir politique, même temporairement. Elle a le devoir de retirer sa confiance, donc de désobéir à un pouvoir civil qui viole systématiquement la Constitution et les lois de la République, instaure la violence comme mode de gouvernance et entretient un climat de crise politique grave dans le pays.

Dans ce cas, nos armées doivent suivre la jurisprudence des armées de certains pays de l’Est lors de soulèvements populaires en Serbie, en Ukraine et en Géorgie.

L’armée doit se ranger derrière les forces politiques et sociales et garantir le déroulement du processus de transition démocratique par de nouvelles élections générales dans le pays. Elle ne participera pas dans la gestion politique de la transition qui sera réservée aux forces vives de la nation. Point besoin de suspendre la Constitution, ni les institutions républicaines. Pas plus de trois mois pour organiser de nouvelles élections.

Il faut savoir s’adapter à l’ère du temps. Aujourd’hui, il est admis universellement que l’institution militaire soit sous l’autorité du pouvoir civil. Il est exclu qu’elle s’empare du pouvoir politique. L’armée est cantonnée à sa vocation de défense de l’intégrité territoriale du pays sous l’autorité du pouvoir civil.

Les régimes militaires sont tous mis au ban de la communauté internationale. Ils ne sont tolérés que pour le temps d’organiser, dans le plus bref délai, le retour à l’ordre constitutionnel.

Depuis le début des années 1990, le principe de non ingérence dans les affaires intérieures d’un pays inscrit dans la charte de l’ONU a cédé la place au devoir d’ingérence humanitaire. On ne laisse plus un dictateur massacrer impunément son peuple. Les putschs militaires aussi sont désormais condamnés et sanctionnés par la communauté internationale.

Par Alpha Saliou Wann

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