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Afrique

“Lundi sans presse” en RDC

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L’Union nationale de la presse congolaise (UNPC) a lancé le mot d’ordre "Lundi sans presse" pour protester contre la hausse des tarifs d’internet en République démocratique du Congo.

L’organe national de régulation des télécommunications a demandé le maintien des prix habituels de l’internet. Il nie être à l’origine de la hausse des tarifs.

Le gouvernement a rejeté sa responsabilité dans la hausse des prix.

Certains médias, dont la RTNC, la radio-télévision nationale, n’ont pas suivi le mot d’ordre de l’UNPC.

"La RTNC n'est-elle pas sous l'UNPC ? Pourquoi elle diffuse son journal ?" a twitté Baron Nkoy, un reporter photographe et journaliste de radio basé à Kinshasa.

Certains des plus grands sites d’information du pays sont régulièrement mis à jour ce lundi, ce qui veut dire qu'ils ne répondent pas à l’appel du mot d’ordre lancé par l’UNPC.

Violation de la loi

La radio musicale Top Congo FM, qui émet depuis Kinshasa, assure la diffusion de son programme en musique. Les auditeurs sont cependant privés des bulletins d’information de la radio.

Ce lundi, l’autorité de régulation des postes et télécommunications a donné l’ordre aux opérateurs de revenir aux tarifs antérieurs, à la suite de la grogne de plus en plus croissante des usagers d’internet mobile.

C’est peut-être l’épilogue du bras de fer qui a duré plusieurs semaines entre les médias et le gouvernement.

Le régulateur des télécommunications estime que les opérateurs ont violé la loi en augmentant de manière unilatérale les prix d’internet.

Une inflexion des prix

Depuis plusieurs semaines, les prix d’internet ont pris l’ascenseur, en République démocratique du Congo. Ils ont été multiplié par cinq chez certains opérateurs.

A cause de cette hausse, le gouvernement a été accusé de chercher à freiner l’accès à l’information pour des raisons politiques, ce qu’il a démenti.

Lundi matin, juste après l’annonce de la décision de l’autorité de régulation des télécommunications, une inflexion des prix d’internet a été constatée chez certains opérateurs.

Les usagers d’internet espèrent que les autres opérateurs vont se plier à la décision des autorités.

L'internet mobile est le moyen le plus utilisé pour accéder aux médias.

BBC

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A LA UNE

La démocratie sénégalaise en danger (AfricTivistes )

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Communiqué/ Des heurts et autres manifestations sont notées sur l’ensemble du territoire national sénégalais. Ils dénoncent une machination politique avec comme principal objectif de liquider le leader politique et chef de l'opposition en l’occurrence le Député Ousmane Sonko arrivé 3e aux dernières élections présidentielles de 2019.

Pour rappel, tout est parti d’une plainte pour viol et menaces de mort déposée le 03 février par une masseuse et visant le député et opposant politique Ousmane Sonko. Le déclenchement de cette procédure judiciaire a eu des répercussions sur la stabilité du pays. Mercredi 03 mars, alors qu'il était en chemin pour répondre à la convocation du juge, les autorités ont voulu lui imposer un itinéraire. Ce qu'il n'a pas voulu suivre en restant sur sa position de continuer son itinéraire d'origine. Il s'est fait arrêté par la suite pour des infractions de "troubles à l'ordre public et participation à une manifestation non autorisée". En plus des accusations de viol, Sonko est poursuivi pour ces deux nouveaux chefs d'accusation qui lui ont valu d'être mis en garde à vue depuis mercredi 3 mars 2021.

Une série d’arrestations dans de nombreuses localités, souvent avec comme prétexte l'interdiction de rassemblements à cause de la pandémie à coronavirus, est à déplorer depuis février. Une centaine d’arrestations a été notée dans le pays. Si la plupart de ces citoyens ont été libérés, il n’en demeure pas moins que des dizaines de personnes sont placées à ce jour sous mandat de dépôt pour des délits divers: atteinte à la sûreté de l’Etat, menaces de morts contre des personnalités du régime, appel à l’insurrection, etc.

Il est à noter que les manifestations se poursuivent ce vendredi 5 mars. Au-delà des dégâts matériels notés pendant ces trois jours, nous déplorons la mort d'au moins 4 personnes (notamment des jeunes).

Le réseau internet ainsi que les réseaux sociaux sont perturbés depuis ce matin du vendredi 5 mars 2020 comme l’atteste la publication de l’organisation NetBlocks.org. Nos propres diagnostics nous ont aussi révélé des perturbations sur les plateformes de réseaux sociaux.

La Constitution sénégalaise en son article 8 garantit à tous les citoyens les libertés individuelles fondamentales dont les libertés d’opinion, d’expression, de la presse, d’association, de réunion, de déplacement, de manifestation, entre autres. Toujours dans l’article 10 de la charte fondamentale sénégalaise, il est indiqué que chacun a le droit d’exprimer et de diffuser librement ses opinions par la parole, la plume, l’image, la marche pacifique, pourvu que l’exercice de ces droits ne porte atteinte ni à l’honneur et à la considération d’autrui, ni à l’ordre public.

Des principes qui tirent leur sens dans les textes et conventions internationales. La déclaration universelle des droits de l’homme notamment en son article 19 dispose que “tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit”. Quant à la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples, elle indique dans son article 6 que “tout individu a droit à la liberté et à la sécurité de sa personne. Nul ne peut être privé de sa liberté sauf pour des motifs et dans des conditions préalablement déterminés par la loi; en particulier nul ne peut être arrêté ou détenu arbitrairement”.  Dans son article 9, il est noté que toute personne a droit à l'information et d'exprimer et de diffuser ses opinions dans le cadre des lois et règlements.

En plus de ces arrestations le plus souvent préventives, il a été noté une perturbation d’internet dans le pays et une entrave à la liberté de la presse. Lors de la levée de l’immunité parlementaire de l’opposant Ousmane Sonko, les journalistes étaient parqués et interdits d’accès à l’hémicycle. Et lors des manifestations du mercredi 3 mars dernier, ils ont été contraints de quitter les théâtres d'opérations pour les parquer loin des évènements. Pire, il y a eu au moins deux blessés parmi les journalistes. Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a également mis en application ses menaces de couper le signal de certains médias d’informations privées pour une supposée "incitation à la violence".

Tout cela démontre un recul démocratique et donne une image hideuse de la démocratie sénégalaise. AfricTivistes condamne vigoureusement cette situation et interpelle le Président Macky Sall et son gouvernement sur toutes ces dérives et des conséquences qui vont en découler.

AfricTivistes appelle au calme et demande au pouvoir judiciaire de se ressaisir et de gérer dans la responsabilité cette affaire de mœurs, source de toutes ces tensions alors qu'à priori elle devrait être une affaire civile entre deux citoyens sénégalais.

Nous dénonçons également toutes ces arrestations préventives pour une soi-disant prévention de troubles publics. Ces arrestations préventives, des fois sous la coupe de délit d'intention, sont illégales et illégitimes et symbolisent aujourd’hui le recul démocratique constaté au Sénégal.

AfricTivistes alerte et dénonce avec la plus grande fermeté le cryptage du signal des deux télévisions privées en l’occurrence la SENTV et la WALFTV.

AfricTivistes alerte sur la circulation de personnes armées supposées "nervis" qui essayent de faire régner indûment l’ordre alors que c’est du ressort exclusif de la police et de la gendarmerie. Nous pensons que ceci est un précédent dangereux pour le pays.

AfricTivistes invite les autorités à respecter le droit d'association, d'informer et d'accès à l'information des citoyens. Nous appelons les organisations soucieuses des libertés de presse à se mobiliser pour que le droit à une information plurielle inscrit dans la constitution soit sauvegardé et respecté.

AfricTivistes invite la communauté internationale, les organisations de défenses des droits de l’homme, les institutions internationales comme la CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations Unies à prêter une attention particulière à cette situation.

AfricTivistes réitère encore son appel au calme et à l’apaisement et reste solidaire du peuple sénégalais face à ces inquiétantes menaces sur les droits et acquis démocratiques.

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A LA UNE

Sénégal: Sonko, principal opposant au pouvoir, arrêté après des incidents à Dakar

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Le député Ousmane Sonko, principale figure de l'opposition sénégalaise, a été arrêté mercredi à la suite d'incidents survenus sur le trajet du tribunal où il devait être entendu sur des accusations de viols contre lui, ont dit ses avocats à l'AFP.

"Nous sommes en route pour la section de recherches (de la gendarmerie). 0n lui a notifié son arrestation pour troubles à l'ordre public et participation à une manifestation non autorisée", a indiqué à l'AFP Me Cheikh Khouraissy Ba. Un autre conseil de M. Sonko a également rapporté son arrestation.

L'arrestation du parlementaire, chef du parti Pastef et troisième de la présidentielle de 2019, est le dernier épisode d'une affaire qui agite le monde politique sénégalais depuis un mois.

M. Sonko, 46 ans, est visé depuis début février par une plainte pour viols et menaces de mort déposée par une employée d'un salon de beauté dans lequel il allait se faire masser pour, dit-il, soulager ses maux de dos. M. Sonko nie ces accusations et dénonce un complot.

Il était attendu mercredi matin dans le cabinet du juge pour être interrogé, comme l'ont été avant lui différents protagonistes.

Son déplacement en cortège à travers Dakar, placée sous haute surveillance policière, a donné lieu à des tirs de gaz lacrymogènes pour disperser les groupes exaltés l'accompagnant ou se formant sur son passage, et un bras de fer de plusieurs heures entre la délégation et les forces de l'ordre sur son itinéraire, ont constaté les journalistes de l'AFP.

AFP

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A LA UNE

“Je suis fier d’être le 1er président démocratiquement élu de notre histoire à transmettre le pouvoir”

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Au Niger, le président sortant Mahamadou Issoufou se dit fier d'être "le premier président démocratiquement élu de notre histoire à pouvoir passer la main à un autre président démocratiquement élu".

"La transition est en cours. La passation pacifique qui a fait défaut au Niger depuis des décennies va avoir lieu. C'est un événement majeur dans la vie politique de notre pays", ajoute-t-il.

Hier dimanche, sept membres de la Commission électorale nigérienne ont été tués dans l'explosion de leur véhicule.  Un drame qui témoigne du contexte d'insécurité et de violences dans lequel est organisé le second tour d'une présidentielle historique au Niger entre le favori Mohamed Bazoum, fidèle du sortant Mahamadou Issoufou, et l'opposant Mahamane Ousmane, ancien président.

Pour la première fois un président élu succèderait à un autre président élu, Mahamadou Issoufou qui a accompli deux mandats successifs.

Guinee28

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