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Société & Faits Divers

Libye : des guinéens forcés à travailler sans salaire

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Selon le témoignage d’un sénégalais de retour en Libye, plusieurs noirs dont des guinéens sont forcés à travailler sans salaire dans le Sud libyen.

Sur RFI qui a recueilli le témoignage, un jeune Casamançais qui a quitté son pays en novembre dans l’espoir de refaire sa vie en Europe, a indiqué qu'il a non seulement été « dépouillé » par les passeurs, mais il a aussi vu des Guinéens, des Ghanéens, des Nigérians…, travailler sans salaire pendant des mois dans des plantations libyennes.

Les passeurs demandent à leurs otages d’appeler leurs familles pour exiger le paiement d’une rançon. « On te frappe, on te maltraite, pendant que tu appelles au téléphone, tu es aussi frappé pour que tes parents entendent tes cris. Ils nous frappent pour qu’on envoie de l’argent,» a-t-il raconté à nos confrères.

« Les gens vous font travailler sans vous payer. On est maltraité comme des esclaves, on vous vend, on vous frappe. Il y a champs d'oranges et de tomates là-bas, on vous y fait travailler sans être payé, c’est de l’esclavage », ajoute-t-il.

Ce témoignage intervient alors que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) vient de révéler l’existence d’ « un marché moderne d’esclaves » en Libye.

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A LA UNE

Un policier tué par balles à Conakry

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Un brigadier en service à la CMIS N° 3 d’ENCO 5 a été tué par balles dans la soirée d’hier lundi 30 Novembre 2020 à Wanidara, selon un communiqué du ministère de la Sécurité et de la Protection Civile ( photo d'illustration).

« Dans la soirée du lundi 30 Novembre 2020 aux environs de 19 h45, des agents de Police déployés dans le cadre de la sécurisation des personnes et des biens ont été victimes d’attaques armées par deux (02) groupes d’assaillants au niveau du marché de Wanidara sur l’axe Le Prince. Le premier groupe a ouvert le feu à l’aide de fusils de type calibre 12 faisant trois (03) blessés. Le second groupe d’assaillants à motos a tiré à bout portant sur un brigadier en service à la CMIS N° 3 d’ENCO 5 qui a rendu l’âme sur place. »

Dans ce document, le ministère  rappelle  que vendredi dernier, « un autre groupe d’individus avait également  ouvert le feu sur un groupe d’agents de Police dont l’un a reçu des plombs sur la jambe gauche au rond-point de la T8 ».

Il a condamné ces « attaques » qui « constituent purement et simplement des actes terroristes dans le but de créer un climat d’insécurité aux yeux de la communauté nationale et internationale », dit-il, ajoutant que « les auteurs et les commanditaires de ces actes sont activement recherchés pour être traduits devant les tribunaux et répondre de leurs actes. »

Cependant, hier soir, plusieurs habitants ont accusé les forces de l’ordre «  d’avoir investi » ce quartier réputé favorable à l’opposition, en « tirant » un peu partout racontent certains d’eux sur les réseaux sociaux.

Des civils auraient été blessés par balles et des biens auraient été détruits par les agents.

Par Guinee28   

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A LA UNE

Détournement présumé de 200 milliards : la ministre Zenab décide de porter plainte

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Alors que le Parquet a annoncé vendredi l’ouverture d’une enquête sur le détournement présumé de plus de 200 milliards de francs guinéens, imputé à la ministre de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi, Zenab Nabaya Dramé et révélé par nos confrères de guineenews, la mise en cause a décidé en son tour de saisir la justice, pour non seulement «réparer le préjudice» mais surtout « préserver mon honneur » et celui du gouvernement, dit-elle.

«Chers concitoyens, Je ne peux accepter d’être accusée et condamnée dans une campagne publique de dénigrement délibérée et assumée, déclenchée par un article paru sur un site d’informations. J’ai donc décidé, moi-même, de saisir la justice pour réparer certes l’énorme préjudice que j’ai subi avec les miens, mais aussi pour me rétablir dans mes droits, surtout pour préserver mon honneur, celui du gouvernement auquel j’appartiens ainsi que l’image de marque de notre pays », a-t-elle annoncé ce lundi 30 novembre 2020.

« Mon avocat, Me Dinah Sampil, fera les diligences nécessaires. Convaincue de mon innocence, il revient désormais à mes détracteurs d’apporter toutes les preuves des graves accusations portées contre moi, afin d’édifier la justice et l’opinion publique. a-t-elle ajouté

Par Mariam Bâ

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A LA UNE

Nabayagate : à la place d’une enquête, le gouvernement sort le bâton contre la presse

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Visiblement en Guinée le gouvernement ne tolère pas les révélations des détournements de deniers publics impliquant les hauts commis de l’Etat. Alors que nos confrères de guineenews révélaient ce 26 novembre un scandale de malversation de plus de 200 milliards GNF par la ministre de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi, le premier ministre, Kassory Fofana et son équipe ont vite pris la défensive de dame Zenab Nabaya Dramé.

Au lieu d’annoncer l’ouverture d’une enquête sérieuse pouvant faire la lumière sur ce scandale et satisfaire la curiosité des guinéennes et guinéens,  le gouvernement choisit d’être juge à la place de la justice en blanchissant rapidement la ministre Zenab dans un communiqué.

« Le Gouvernement dément formellement un scandale financier impliquant un ministre en fonction », a lancé en substance le premier ministre.

Ces « allégations sans fondement, ni preuves avérées de détournements de deniers publics par des fonctionnaires et agents de l’Etat, sont de nature à ternir l’image, la réputation, la crédibilité et la légitimité de l’institution présidentielle et du Gouvernement », dit-il, ajoutant que « de telles conjectures jettent le doute dans l’opinion et causent un énorme préjudice aux institutions nationales et personnalités publiques ».

« Le Gouvernement de la République, afin d’éclairer la lanterne publique et lever toute équivoque, à propos des faits allégués, se réserve le droit de saisir, au tour de cette affaire montée de toutes pièces, la Haute autorité de la communication -HAC-, pour interpeller les professionnels des Médias, à propos de la diffusion de fausses informations. La justice pourrait être aussi saisie pour identifier, à des fins de poursuites judiciaires, toutes les potentielles sources de désinformations », menace-t-il.

Il est donc clair que le chef du gouvernement entend sortir le bâton contre les médias, pour non seulement faire taire l’affaire, mais aussi installer la peur chez tous les journalistes qui se hasarderaient encore à fouiner dans les affaires publiques et leurs gestions opaques. Ainsi va et vit la Guinée. Ici le chef a promis de ‘’gouverner autrement’’ !

Par Alpha Abdoulaye Diallo

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