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Afrique

Les dirigeants ouest-africains saluent la consolidation de la démocratie dans l’espace CEDEAO

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Le président sénégalais et président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, Macky Sall, s’est félicité de la consolidation de l’ancrage démocratique en Afrique de l’Ouest, avec la tenue, cette année, d’élections apaisées, libres et transparentes au Nigeria, au Togo, en Guinée, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso.

Dans son allocution à l’ouverture ce mercredi 16 décembre 2015 à Abuja, au Nigéria, de la 48ème session ordinaire de ladite Conférence, M. Sall a indiqué que la réussite des processus électoraux dans ces Etats membres démontre l’adhésion commune de la CEDEAO au principe démocratique universel en vertu duquel la légitimité du pouvoir émane du libre consentement des citoyens.

Il s’est dit convaincu que les cinq Etats membres qui tiendront des élections en 2016 donneront, chacun, autant de motifs de satisfaction et de fierté.

Aux acquis démocratiques de l’espace communautaire, s’ajoutent des progrès significatifs dans le sens de l’intégration économique et citoyenne, a souligné le chef de l’Etat sénégalais.

Ces progrès, a-t-il indiqué, sont notamment le lancement, en janvier 2015, du Tarif extérieur commun de la CEDEAO (TEC-CEDEAO), l’émission prochaine de la carte d’identité biométrique de la CEDEAO de même que la riposte régionale contre la maladie à virus Ebola.

«A l’aune de nos acquis, nous avons de quoi être satisfaits et fiers», a dit M. Sall, tout en rappelant les défis qui restent à relever par la sous-région ouest-africaine.

L’un de ces défis, selon lui, est lié à la vie de l’organisation.

«Nous devons accélérer le processus de création du marché commun, parachever la mise en œuvre du TEC-CEDEAO, finaliser la procédure d’adoption de l’APE régional et élever le niveau encore, trop faible, du commerce intracommunautaire», a-t-il dit.

Un autre défi de taille auquel est confronté l’espace CEDEAO, a indiqué Macky Sall, a trait au terrorisme, avec son lot quasi quotidien de victimes, plongeant des familles entières dans le malheur et le désarroi.

«Face à cette logique de la mort, il nous faut rester unis et solidaires dans l’action. Outre la réponse militaire indispensable, le temps est venu pour notre Organisation d’adopter une véritable stratégie globale de lutte préventive, par l’échange d’information et d’expérience, l’harmonisation de nos législations en la matière, le contrôle et la surveillance des frontières», a préconisé M. Sall.

Abondant dans le même sens, le président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, s’est notamment félicité de la détermination des chefs d’Etat et de gouvernement d’éradiquer le terrorisme en Afrique de l’Ouest.

«Le fait que vous ayez décidé de faire de la lutte contre le terrorisme le point central de votre Sommet n’en est que l’éloquente illustration», a déclaré M. Ouédraogo.

Au cours de ce 48ème sommet ordinaire qui s’achèvera demain après-midi et dont les travaux se déroulent à huis clos, les participants devront d’ailleurs examiner le rapport annuel 2015 du président de la Commission de la CEDEAO.

«Pour nous (fonctionnaires statutaires de la Commission qui ont pris fonction, comme moi, au cours du premier trimestre de l’année 2012), vos présentes assises sont le dernier sommet ordinaire auquel nous participons avant la fin en février 2016 de notre mandat de quatre ans», a fait savoir M. Ouédraogo.

Ce sommet examinera également le rapport de la 75ème session ordinaire du Conseil des ministres de la CEDEAO, celui de la 14ème session extraordinaire du même Conseil sur la réforme institutionnelle et l’expiration des mandats des fonctionnaires statutaires tout comme celui de la 35ème session ordinaire du Conseil de médiation et de sécurité de l’organisation régionale.

Outre le président nigérian, Muhammadu Buhari, le sommet rassemble les chefs d’Etat béninois, Dr Thomas Boni Yayi, burkinabé, Michel Kafando, ivoirien, Alassane Ouattara, gambien, Dr Yahya Jammeh, ghanéen, John Dramani Mahama, guinéen, Alpha Condé, bissau-guinéen, José Mario Vaz, malien, Ibrahim Boubacar Kéita, sénégalais, Macky Sall, et togolais, Faure Essozimna Gnassingbé.

La cérémonie d’ouverture du sommet s’est également déroulée en présence du vice-président libérien, des représentants du Cabo Verde, du Niger et de la Sierra Léone.

On notait aussi la présence, à cette cérémonie, de la présidente de la Commission de l’Union africaine, Dr. Nkosazana Dlamini Zuma, du président de la Commission de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine, Cheikh Hadjibou Soumaré, du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Afrique de l’Ouest, Dr. Mohamed Ibn Chambas, du vice-président, des Commissaires et de chefs d’autres institutions de la CEDEAO.

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A LA UNE

Ghana : le Parlement de la CEDEAO ouvre sa 2ème Session extraordinaire de l’année

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Ouverture officielle ce lundi matin à Winneba, au Ghana de la 2ème Session extraordinaire de l’année 2021 du Parlement de la CEDEAO. Elle consiste à examiner et à adopter le projet de budget du Parlement au titre de l’exercice 2022. L’essentielle des activités sera orienté aux programme de lutte contre la pandémie du coronavirus et du renforcement de la sécurité et de la démocratie dans l'espace CEDEAO.

L'examen et l'adoption du budget du parlement s'équilibre en recette et en dépense à plus de 20 millions Unités de compte soit une hausse de 0% par rapport au budget de 2021. Un budget élaboré conformément aux consignes de la CEDEAO.

Conformément aux consignes relatives à la préparation du budget 2022 pour toutes les institutions de la CEDEAO, la priorité est accordée aux programmes ayant un impact direct et des effets durables sur les États membres. Cela tient compte surtout des perturbations causées par la pandémie de COVID-19 et des problèmes sécuritaires que traverse la région. Le Parlement est très préoccupé par le risque de récession que pourrait entraîner le coronavirus. La troisième vague de la pandémie semble être en voie de stabilisation dans nos États. Mais le nombre de cas reste élevé avec un total de 649.077 malades dans la région à la date du 14 octobre 2021.

En tant que représentants des communautés, ces députés sont appelés pour l'heure à faire face à plusieurs préoccupations à cause des changements fondamentaux qui s’imposent dans tous les domaines. Au regard de ces changements, des efforts sont encore à fournir dans les domaines comme celui des libertés civiles, de l'État de droit, de l’obligation de rentre compte et du développement économique.

Dans son allocution, le Président du parlement invite les députés à faire preuve de leadership, car pour lui, ils restent et demeurent une lueur d’espoir pour la sous-région, surtout en ces temps difficiles marqués par l’instabilité politique dans certains des États membres.

Une dépêche d’Abdoulaye Diallo

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A LA UNE

Mali: la Cédéao se montre ferme avec le président de la transition Assimi Goïta

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Le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), a effectué, dimanche 17 octobre, une visite au Mali pour s’enquérir de l’état d’avancement du processus qui devrait sortir le pays de la crise. Il a rencontré le président de la transition, le colonel Assimi Goïta.

Le président ghanéen Nana Akufo-Addo et le président de la transition malienne, le colonel Assimi Goïta, ont eu deux entretiens dimanche 17 octobre. Un tête-à-tête et des échanges en présence de leurs deux délégations. De source proche des rencontres, le colonel Assimi Goïta a fait un plaidoyer de la situation : les problèmes que rencontrent son pays, notamment l’insécurité, les chantiers ouverts, les assises nationales annoncées. « Assimi Goïta a parlé comme d’habitude calmement, mais avec clarté », confie l'un de ses proches.

Sur un autre point, l’affaire Wagner, il a rappelé qu’on lui cherche des poux dans la tête et que son pays n’a, à ce stade, rien signé avec cette société privée russe qui utilise les mercenaires.

Respect des engagements sur la tenue des élections

De son côté, d’après nos informations, le président en exercice de l’institution sous-régionale a pris la parole pour rappeler que les militaires maliens doivent respecter leurs engagements en organisant les élections présidentielle et législatives fin février 2022. Nana Akufo-Addo a rappelé qu’avant la fin de ce mois d’octobre, les autorités maliennes s’étaient engagées à rendre public un chronogramme de tous les actes à poser jusqu’à la fin de la transition. En clair : à donner une date de fin de la transition.

D’après nos informations, deux émissaires de la Cédéao devraient revenir avant la fin du mois pour faire le point de la situation.

RFI

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A LA UNE

Burkina Faso : 34 après, le procès de l’assassinat de Thomas Sankara s’ouvre à Ouagadougou

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Trente-quatre ans après sa mort, le procès de l’assassinat de Thomas Sankara s’ouvre ce lundi 11 octobre à Ouagadougou, au Burkina Faso.

Ce procès, tant attendu par les familles des victimes du putsch de 1987 qui a porté au pouvoir Blaise Compaoré, se tient sous haute surveillance des forces de défense et de sécurité.

Dans le dossier de l’instruction, plus d’une soixantaine de témoins ont été entendus. Ils pourront être appelés à la barre. Les accusés devront aussi s’expliquer, ils sont quatorze. Douze seront présents. En revanche, Blaise Compaoré, l’ancien président du Burkina qui se trouve être le principal accusé, et Hyacinthe Kafando, soupçonné d’avoir mené le commando fatal à Sankara, seront jugés par contumace. Le premier, réfugié en Côte d’Ivoire, a refusé de se présenter devant la justice. Ses avocats ont dénoncé « un procès politique » devant « une juridiction d’exception ». Quant au deuxième, il a disparu depuis 2015.

Mais pour Stanislas Benewendé Sankara, avocat de la famille de Thomas Sankara, l’absence de Compaoré est un mépris pour la justice de son pays d’origine » et « dénote quelque part aussi sa culpabilité éventuelle ».

Le 15 octobre 1987, l’ex-président et « père de la révolution burkinabè », Thomas Sankara, était tué lors d’un coup d’État, ayant porté Blaise Compaoré au pouvoir au Burkina Faso.

Par Ibrahim Bangoura

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