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Les chefs religieux musulmans défendent-t-ils les régimes en place ?

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Devant la grave crise politique consécutive au projet de nouvelle constitution qui ouvrirait la voie à un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat, l’Eglise de Guinée est sortie de son silence. L’union du clergé guinéen, réunie la semaine dernière à N’Zérékoré, a publié un communiqué dans lequel elle passe au peigne fin la situation actuelle. Cette organisation religieuse appelle les différents protagonistes au dialogue. Dans cet appel pressant, cinq mots retiennent particulièrement l’attention du lecteur : Respecter la constitution en vigueur.

Voilà une déclaration qui ne souffre d’aucune ambiguïté. A la différence de beaucoup d’autres, de l’intérieur comme de l’extérieur, qui usent de la langue de bois, le clergé guinéen a clairement posé le diagnostic du mal dont souffre actuellement la Guinée. Sans doute que les protagonistes apprécieront différemment cette position. Certains applaudissent déjà. D’autres font la grise mine.

Dans tous les cas, ce n’est pas la première fois que l’Eglise de Guinée dénonce les maux qui minent ce pays. Par le passé, elle s’est toujours fait entendre pour interpeller les gouvernants par rapport à telle ou telle autre crise. Raison pour laquelle Monseigneur Robert Sarah fut l’une des rares voire l’unique personnalité guinéenne qui fit l’unanimité dans notre pays. L’homme fut connu de tous les Guinéens pour ses prises de position jugées objectives, courageuses et patriotiques.

Après la déclaration de N’Zérékoré, de nombreux guinéens espèrent et appellent les chefs religieux musulmans à emboîter le pas à leurs homologues chrétiens. Cet appel serait-il tombé dans des bonnes oreilles ? Les chefs musulmans ont invité le président de la République à reporter les élections législatives. Aussi, faut-il le rappeler, répondant positivement aux chefs religieux, le FNDC vient de suspendre ses manifestations pour une semaine. Même si ce n’est pas cela que les citoyens attendaient, c’est un début. Les religieux musulmans ont jaugé le terrain par un sujet moins sensible : le report des élections législatives. Désormais ils vont passer à celui qui fâche : la nouvelle constitution.

Ces chefs religieux musulmans sont accusés de complaisance voire de complicité avec le pouvoir en place. Cette situation ne date pas d’aujourd’hui. À la sortie d’une rencontre qui regroupait les imams au palais du peuple en février 2009, un certain Alpha Condé aurait déclaré « J’ai honte d’être musulman ». Ses propos rapportés par un journaliste avaient été démentis. L’affaire avait suscité une levée de boucliers chez les chefs religieux musulmans.

Quelques années plus tard, le même Alpha Condé pourrait, cette fois, dire « Je suis fière d’être musulman ». Pourquoi ? Parce que, contrairement aux chrétiens, qui défendaient sa position hier et auxquels il couvrait d’éloges, les musulmans, eux, le ménagement aujourd’hui comme ils le faisaient à son prédécesseur.

En réalité, est-ce que les chefs religieux musulmans défendent les régimes en place ? Pour beaucoup de Guinéens la question ne mérite même pas d’être posée. Car la réponse est sans équivoque oui. Mais il faut remonter à la source pour voir les choses sans passion. Les imams se défendent en citant le verset 58 de la sourate les Femmes dans lequel Dieu dit « O vous croyants, obéissez à Dieu, à son envoyé ainsi qu’à ceux d’entre vous qui ont l’autorité ». Quant aux Hadits, ceux qui exhortent les musulmans à obéir à leurs dirigeants sont très nombreux. On pourrait citer celui rapporté par Mouslim dans lequel le Prophète dit ceci à ses fidèles : « Ecoutez et obéissez. Car vos dirigeants porteront la charge de ce qu’ils font et vous porterez la charge de ce que vous faites ».

On peut dire donc que du point de vue de l’islam, il n’y pas débat. On doit obéir au chef. A lui de se conduire bien ou de s’égarer. Il rendra compte le jour de la résurrection. Mais certains exégètes estiment que ces textes s’adaptent à l’époque de leur révélation. Ajoutant que le contexte a radicalement changé entre la période à laquelle ces versets furent révélés et aujourd’hui. A contrario, d’autres soutiennent que la parole d’Allah et celle de son prophète s’adaptent à tous les temps.

Dans tous les cas, à l’heure de la démocratie où ce sont les dirigés qui choisissent les dirigeants, ne rien dire face à l’injustice c’est cautionner celle-ci. Si les chefs musulmans ne doivent pas se mêler de la politique, comme le martèlent sans cesse les hommes politiques quand cette rhétorique les arrange, ils ne doivent pas non plus se taire devant les crises qui menacent la paix. Ou les injustices auxquelles les musulmans sont soumis par leurs dirigeants, rétorquent d’autres.

Parce que, ajoutent-ils, le même Dieu qui a exhorté à l’obéissance a aussi appelé à la justice, la justesse et l’équité. D’où l’importance de savoir la limite entre l’obéissance et la complaisance voire la complicité. Car si l’appel de l’église était lancé par la mosquée, il aurait eu plus d’impact pour la simple raison que les musulmans constituent l’écrasante majorité de la population.

L’autre facteur qui explique le mutisme de la mosquée, c’est bien sûr la formation des imams. Les chrétiens réunis à N’Zérékoré sont formés non seulement pour la vie future mais aussi dans les écoles classiques pour la vie d’ici-bas. Ils débattent en langue française comme on le ferait dans un conseil des ministres.

De l’autre côté, les musulmans sont formés uniquement en théologie. Ils ne maitrisent pas les enjeux et la dimension de la politique. En outre, la plupart d’entre eux n’ont aucun revenu. Ils sont soumis à une double pression à la fois politique et économique. Nous avons encore en mémoire la récente affaire concernant cet imam Camara de Sonfonia qui, ayant déclaré ouvertement son soutien à un parti politique de l’opposition, a été vite radié des effectifs des imams par le secrétaire général aux affaires religieuses. Lequel secrétariat n’avait pourtant pas levé le petit doigt dans une autre affaire similaire où, cette fois, un autre imam défendait le pouvoir contre l’opposition à Kindia.

Par Habib Yembering Diallo

NB : cette Tribune a été publiée d’abord sur le site couleurguinee

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Le FNDC retire le colonel Mamady Doumbouya de sa liste des commanditaires du troisième mandat

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Le front national pour la défense de la Constitution (FNDC) a dévoilé ce vendredi 24 septembre, sa nouvelle liste des « commanditaires, auteurs et complices » du troisième mandat.

Sans surprise, le nom du colonel Mamady Doumbouya , chef de la junte qui s’est emparé du pouvoir le 05 septembre,  ne figure plus sur la liste. Le tombeur d’Alpha Condé a sans doute été retiré en raison de son coup d’Etat salué par le FNDC et la grande majorité de l’opinion nationale.

Au total 93 personnes proches du président déchu figurent sur cette liste.

Par Guinee28

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Guinée : le FNDC dévoile les noms des « commanditaires, auteurs, et complices » du troisième mandat

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Près de troisième semaine après la chute d’Alpha Condé, déposé par l’armée le 05 septembre, le front national pour la défense de la Constitution ( FNDC) commence à dévoiler les « acteurs » du très décrié troisième mandat du président déchu. Ce vendredi 24 septembre, le front a révélé dans un point de presse l’identité de 93 personnalités du pays qu’il accuse d’être les principaux artisans du coup d’Etat constitutionnel de l’année dernière, ayant permis à l’ancien président de se maintenir au pouvoir, jusqu’au 05 septembre dernier, date à laquelle il a été délogé par le Groupement des forces spéciales dirigé par le colonel Mamady Doumbouya. Ce dernier a été retiré dans cette nouvelle liste du FNDC.

Lisez :    

Attendu que la République de Guinée a signé et ratifié le protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance additionnel au protocole relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité ;

Entendu que l’article 1 dudit protocole consacre l’indépendance de la justice dans la conduite des dossiers et le prononcé des décisions ;

Que malheureusement les Magistrats et cadres dont les prénoms et noms suivent ont trahi leur serment en infligeant aux honnêtes citoyens des peines injustes en exécution des instructions de Monsieur Alpha CONDE et de ses Ministres ;

Que par leur fait la Justice a constitué un instrument potentiel pour l’acquisition du 3ème mandat de Alpha CONDE ;

Qu’ils constituent de nos jours un danger potentiel dans la conduite de la transition et le devenir de la nation ;

Que dès lors, il convient de les extirper de la gestion du pays pour le bonheur du peuple de Guinée ; une mesure conservatoire jusqu’à ce que le droit soit dit ;

Attendu que l’article 1er b du même protocole interdit tout changement anticonstitutionnel en vue de son maintien au pouvoir ;

Que les personnes dont les prénoms et noms suivent ont été des acteurs potentiels dans le changement anticonstitutionnel en vue de garantir à Monsieur Alpha CONDE un pouvoir à vie ;

Que l’acquisition du 3ème mandat a plongé le pays dans une situation désastreuse sans précédent ;

Qu’ils ont, à travers des fraudes, propagandes, mensonges, intimidations, interpellations, détentions arbitraires, traitements inhumains et dégradants, favorisé, dans le sang et dans la douleur, la descente aux enfers de notre chère patrie ;

Que leurs agissements les disqualifient indéfiniment à être associés à la conduite des affaires publiques ;

Attendu que les personnes ci-dessous nommées sont indubitablement responsables des maux qui ont conduit l’armée à travers le CNRD à prendre ses responsabilités pour parachever le combat du peuple porté par le FNDC ;

Que par leur comportement la Guinée a failli à ses obligations internationales en matière de démocratie et de bonne gouvernance ;

Qu’ils ont plongé la Guinée dans une crise qui rendait fragile la paix et la stabilité sociale ;

Que leur moralité est incompatible avec les cinq (5) piliers du CNRD ;

Qu’il est logique et même nécessaire de ne pas les associer à la gestion de la transition ;

Qu’en conséquence, les personnes figurant sur la liste ci-jointe doivent être bannies de la transition pour le bonheur du peuple de Guinée.

Liste des commanditaires, auteurs, co-auteurs et complices du coup d’Etat constitutionnel de 2020 en République de Guinée

Liste définitive Acte  1

PRENOM ET NOM ANNCIENNE OU FONCTION ACTUELLE
01 Mohamed DIANE Ministre de la défense nationale
02 Ibrahima Kassory FOFANA Premier Ministre
03 Naby Youssouf Kiridy BANGOURA Ministre Secrétaire General à la Présidence
04 Cheick Taliby SYLLA Ministre de l’énergie
05 Bantama SOW Ministre des sports et de la culture
06 Lansana KOMARA Ministre secrétaire général du Gouvernement
07 Amadou Damaro CAMARA Député
08 Amara Somparé Ministre de la communication
09 Baidy ARIBOT Vice-gouverneur de la banque centrale
10 Aboubacar Makissa CAMARA Directeur national des impôts
11 Mouctar DIALLO Ministre de la jeunesse
12 Malick SANKHON Directeur Général CNSS
13 Boubacar BARRY Ministre du commerce
14 Ismael DIOUBATE Ministre du budget
15 Alhousseny Makanéra KAKE Ancien ministre
16 Pr Zegbelemou Togba Universitaire
17 Toumany SANGARE Directeur général de la douane
18 Bouréma CONDE Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation
19 Papa Koly KOUROUMA Ministre de l’hydraulique et de l’Assainissement
20 Rachid N’DIAYE Ministre Conseiller à la présidence
21 Aboubacar SYLLA Ministre des Transports
22 Albert Damantang CAMARA Ministre Conseiller à la présidence
23 Diakaria KOULIBALY Ministre des Hydrocarbures
24 Dr Ibrahima KOUROUMA Ministre de la ville et de l’aménagement du territoire
25 Edouard Gnakoye LAMAH Ministre de la Santé
26 Frederick LOUA Ministre des Pêches, de l’aquaculture et de l’économie maritime
27 Abdoulaye MAGASSOUBA Ministre des Mines et de la Géologie

 

 

 

 

28 Sékouba SAVANE Directeur Général de la RTG Koloma
29 Djene Saran CAMARA Député
30 Zalikatou DIALLO Député
31 Mohamed Lamine KAMISSOKO Député
32 Bany SANGARE Directeur General Office Guinéen des chargeurs
33 Mamadi Touré Ministre des affaires étrangères
34 Moustapha Naïté Ministre des Travaux Publics
35 Tibou Kamara Ministre de l’industrie, des petites et moyennes entreprises
36 Mama Kany Diallo Ministre du Plan
37 Mamadou Taran Diallo Ministre de la citoyenneté
38 Billy Nankouma Doumbouya Ministre de la fonction publique
39 Mariama Sylla Ministre de l’action sociale et de la promotion féminine
40 Mory Sangaré Ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation
41 Mariama Camara Ministre de l’agriculture
42 Roger Patrick Millimono Ministre de l’élevage
43 Nantou Cherif Député
44 Aly Jamal Bangoura Secrétaire général des affaires religieuses
45 Kabinet Sylla Billgates Intendant à la Présidence
46 Aissatou Bella Diallo Conseillère à la Présidence
47 Mama Aissata Aribot Directrice Port Autonome Conakry
48 Ibrahima Kalil KABA Ministre Directeur de cabinet à la Présidence
49 Thierno Ousmane DIALLO Ministre du tourisme et de l’hôtellerie
50 Claude Kory Koundiano Président de l’assemblée nationale
51 Lounceny NABE Gouverneur de la BCRG
52 Mariama CAMARA Ministre de l’agriculture
53 Oyé GUILLAVOGUI Ministre de l’environnement des eaux et forêts
54 Lounseny CAMARA Ministre de l’urbanisme
55 General Ibrahima BALDE Haut commandant de la gendarmerie
56 Général Ansoumane CAMARA Directeur général de la Policie
57 Mamady Diawara Procureur général près la cour d’appel de Conakry
58 Sidy Souleymane N’diaye Procureur de la République près le TPI de Dixinn
59 Ibrahima Sory Touré Juge d’instruction justice de paix de Boffa
60 Hadja M’balou Keita Présidente du TPI de Dixinn
61 Gnankoro Camara Avocat général près la cour d’appel de Conakry
62 Alseny Bah Substitut du procureur de Mafanco
63 Djenabou Donghol Diallo Présidente du TPI de Mafanco
64 Ousmane Coumbassa Doyen des juges d’instruction TPI de Dixinn
65 Seydou Keita Premier président de la cour d’appel à Conakry
66 Zouty Zaoro Beavogui Président de chambre à la cour d’appel de Conakry

 

67 Mory Doumbouya Ministre de la Justice
68 Aboubacar Fabou Camara Directeur Centrale Police Judiciaire
69 Mohamed lamine Bangoura Président de la cour constitutionnelle
70 Mohamed Diaré Président cour des comptes
71 Mohamed lamine Simankan Commandant de la BRI
72 Domani Dore Porte parole du RPG ARC EN CIEL
73 Zenab Camara Chef cabinet du Ministère de l’enseignement supérieur
74 Dr Bano Barry Ministre de l’éducation nationale de l’alphabétisation
75 Souleymane Dounoh Keita Ministre conseiller à la Présidence
76 Salla fanyi camara Ministre du tourisme et de l’hôtellerie
77 Fadi Wazni PCA SMB
78 Souleymane Traore Directeur Fonds d’entretien routier
79 Mamadi Condé Thales Administrateur des grands projets
80 Gabriel Curtis Ministre des investissements publics et privés
81 Mamy Diaby DGA ARTP
82 Ibrahima Kapi Camara Directeur OGP
83 Dr Mohamed Awada Directeur de l’hôpital Ignace Deen
84 Rémy Lamah Ministre de la santé
85 Fatou Siké Camara Directrice de l’hôpital Donka
86 Aziz Diop Préfet de Kankan
87 Madifing Diané Gouverneur de Labe
88 Zenab Nabaya Dramé Ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle
89 Mamadou Ballo Ministre de la fonction publique et de la reforme de l’administration
90               Apha Ibrahima Keira

91               Ousmane Bah

92               Oumar Said Koulibaly

93               Groupe des 518

Ministre de la sécurité

Ministre d’État, conseiller à la Présidence Ministre des Postes, télécommunication et économie numérique

Jeunes Acteurs pour le Changement (JAC 518)

Conakry, le 24 septembre 2021

 

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Guinée : Nana Akufo-Addo invite la junte respecter « son engagement »

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Le Président en exercice de la CEDEAO, le Ghanéen Nana Akufo-Addo,  s’est à nouveau exprimé sur la situation politique en Guinée, où Alpha Condé a été délogé le 5 septembre par les militaires du Groupement des forces spéciales, dont il est ironiquement le géniteur.

S'exprimant lors de la 76e session de l'Assemblée générale des Nations Unies ce 22 septembre, Akufo-Addo a invité la junte à tenir son engagement de libérer le président déchu, Alpha Condé,  et d’organiser des nouvelle élections présidentielles dans un délai de six mois.

«La CEDEAO a donné à la Guinée six (6) mois pour la restauration de l’ordre constitutionnel et a demandé la libération immédiate du président Alpha Condé. Lors de ma visite à Conakry vendredi dernier, les chefs militaires ont manifesté leur volonté de procéder à sa libération imminente. Nous espérons qu'ils tiendront leur parole», a-t-il indiqué. « Plus que jamais, nous devons défendre la démocratie et les droits de l'homme dans le monde », a-t-il ajouté.

Il faut rappeler que quelques heures après, la visite des chefs d’Etat de la Cédeao à Conakry, les nouvelles autorités guinéennes avaient démenti des remueurs sur une éventuelle sortie d’Alpha Condé hors du territoire guinéen. « Il est et demeurera en Guinée », avait martelé la junte, indiquant que l’ancien chef d’Etat bénéficiera d’un traitement humain digne de son rang dans le pays.

Par Ibrahim Bangoura

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