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Le riz pourrait-il bloquer le VIH ?

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Cela semble incroyable, mais les rizières pourraient peut-être un jour produire une molécule essentielle à la prévention du VIH.

Une équipe internationale de scientifiques a trouvé le moyen d’insérer trois protéines capables de bloquer le virus du sida dans des graines ordinaires de riz. Leur objectif ultime : développer un onguent qui pourrait prévenir les infections par le VIH.

Les graines de riz pourraient simplement être moulues et mélangées à de l’eau pour créer un onguent que les femmes des pays en développement appliqueraient pour se protéger, explique la chercheuse principale, Evangelia Vamvaka.

« Cette stratégie pionnière est le seul moyen réaliste de fabriquer des composés microbicides à un prix assez bas pour être utilisés dans le monde en développement », indiquent les 15 chercheurs dans un article de la revue Proceedings of the National Academies of Sciences.

« Ce n’est pas une solution miracle », précise Mme Vamvaka, qui est professeure au Centre agro-technique de l’université de Lleida, en Espagne, mais qui mène actuellement les travaux à l’université de Californie à Berkeley. Toutefois, cette avancée pourrait donner aux femmes des pays en développement « un moyen de s’assumer et d’être protégées » si leurs partenaires masculins résistent à l’idée d’utiliser un préservatif.

Les travaux ont été menés par des scientifiques de l’Institut national du cancer aux États-Unis, de l’Imperial College de Londres, de l’institut IrsiCaixa de recherches contre le sida à Barcelone, en Espagne, et diverses autres institutions. Leurs efforts faisaient fond sur des études précédentes effectuées sur des plants de tabac, du soja et du maïs.

À l’Institut national du cancer aux États-Unis, Barry O’Keefe est chef de la division chargée de développer des traitements potentiels contre le cancer à base de produits naturels. Il révèle que la protéine la plus puissante dans cette expérimentation a été tirée de l’algue marine rouge, en Nouvelle-Zélande, et dont il avait prouvé la capacité éventuelle de servir de microbicide contre le VIH. Un microbicide est une molécule capable de tuer des agents pathogènes, tels les virus et les bactéries.

Au grand étonnement des chercheurs, combiner les trois protéines anti-VIH dans des graines de riz a accru leur capacité à bloquer le virus.

Le sida a causé 35 millions de décès, et près de 37 millions de personnes vivent aujourd’hui avec l’infection du VIH. En dépit des avancées dans les traitements et les mesures de prévention, 1,8 million de nouvelles infections ont été recensées en 2017, la plupart dans les pays à faible revenu en Afrique, indique l’Organisation mondiale de la santé.

Beaucoup de personnes infectées par le VIH reçoivent actuellement des médicaments antirétroviraux par le biais du Plan présidentiel d’aide d’urgence à la lutte contre le sida* (PEPFAR) ainsi que d’autres initiatives humanitaires. Cependant, 16 millions de séropositifs dans le monde ne bénéficient d’aucun traitement.

Pour la scientifique Evangelia Vamvaka, un onguent capable de prévenir l’infection du VIH pourrait être développé d’ici 5 à 7 ans si suffisamment de fonds étaient alloués. Il faudra prouver son efficacité d’abord dans des études menées sur des animaux, puis lors d’essais cliniques sur des personnes.

M. O’Keefe a noté toutefois qu’un centre médical à New York avait déjà entamé un essai clinique d’un microbicide dont les femmes pourraient se servir pour se protéger contre les maladies sexuellement transmises, y compris le VIH.

Source : ShareAmerica

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Guinée : plainte contre Alpha Condé

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Alpha Condé sera-t-il bientôt face à la justice ? Alors  que  les partisans de l’ancien président réclament sa libération, 48 personnes ont porté plainte contre lui « pour les crimes dont ils ont été victimes du fait des forces de défense et de sécurité en exécution des ordres reçus de leurs chefs hiérarchiques ayant agi eux-mêmes sous les ordres directs du même Alpha Condé ».

La plainte a été déposée ce lundi 6 décembre 2021,  au Tribunal de première instance de Dixinn.

Au pouvoir depuis 2010, Alpha Condé a été déposé par l’armée le 05 septembre dernier, après une grave crise politique liée à la modification de la Constitution, l’ayant permis à briguer un troisième mandat. Mandat de trop qui a fini par l’emporter.

Après quelques mois de détention au palais Mohamed V, il a été transféré il y’a une semaine à la résidence de son épouse Diéné Kaba, à Landréya, dans la commune de Dixinn.

Par Guinee28

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Présidentielle en Gambie : le sortant Adama Barrow déclaré vainqueur

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Le président sortant de la Gambie, Adama Barrow, a été officiellement déclaré vainqueur, dimanche, de la présidentielle par la commission électorale. Avant même la proclamation finale, ses adversaires ont dit contester ces résultats et se réserver "tous les moyens d'action".

Candidat à sa réélection, Adama Barrow a été officiellement déclaré vainqueur de la présidentielle en Gambie, dimanche 5 décembre, par la commission électorale. Il est arrivé en tête, après décompte de la quasi totalité des votes, au lendemain d'un vote crucial pour une jeune démocratie qui cherche à surmonter son passé dictatorial.

Mais ses adversaires ont dit contester ces résultats avant même la proclamation finale, et se réserver "tous les moyens d'action".

Adama Barrow, dont l'accession à la présidence il y a cinq ans avait mis fin à plus de vingt ans de dictature, devançait clairement son principal concurrent, Ousainou Darboe, dans la quasi totalité des quelque 50 circonscriptions (sur 53) dont la commission électorale avait communiqué les résultats dimanche en fin d'après-midi.

L'élection, qui a eu lieu samedi, se joue sur un seul tour.

Le camp d'Adama Barrow a commencé à célébrer dans les rues de Banjul.

"À ce stade nous rejetons les résultats annoncés jusqu'à présent" par la commission, a dit devant la presse Ousainou Darboe, au côté de deux autres des six concurrents.

"Tous les moyens d'action sont sur la table", a-t-il ajouté en appelant "tous les Gambiens à rester calmes et pacifiques" le temps que des investigations soient conduites. Les représentants de ces candidats présents lors des opérations de comptage ont constaté "un certain nombre de problèmes", a-t-il dit.

Les Gambiens se sont pressés en masse dans les isoloirs, samedi, et, en guise de bulletin, ont voté avec une bille introduite par un tuyau dans un des bidons aux couleurs et à l'effigie de chaque candidat, procédé institué sous la colonisation à cause d'un illettrisme largement répandu.

Environ un million de Gambiens, sur une population de deux millions, étaient appelés à choisir parmi six candidats, tous des hommes, celui qui dirigera pendant cinq ans le plus petit pays d'Afrique continentale, qui est aussi l'un des plus pauvres au monde.

L'élection était annoncée comme un duel entre le sortant Barrow et l'opposant historique Darboe.

Cinq ans après la fin de la dictature, la consolidation démocratique est un des enjeux de l'élection. Le sort de l'ancien dictateur Yahya Jammeh et la crise économique en sont d'autres.

La communauté internationale sera attentive à l'acceptation ou la contestation par les perdants des résultats officialisés par la commission, a dit un haut diplomate international parlant de "moment capital".

La Communauté des États ouest-africains (Cédéao), acteur majeur de la crise post-électorale de 2015 et du départ contraint du dictateur Jammeh, a appelé dans un communiqué "tous les candidats à accepter de bonne foi l'issue de cette élection qui n'aura ni gagnant, ni perdant, mais un seul vainqueur, le peuple gambien".

Il y a cinq ans, Adama Barrow, ancien promoteur immobilier aujourd'hui âgé de 56 ans et alors quasiment inconnu, avait déjoué les pronostics et battu le dictateur Jammeh après plus de vingt ans de régime caractérisé par une multitude d'atrocités commises par l'État et ses agents : assassinats, disparitions forcées, viols, actes de torture...

Crise économique

Yahya Jammeh, qui refusait de reconnaître sa défaite, a été forcé de s'exiler en Guinée équatoriale sous la pression d'une intervention militaire ouest-africaine.

La présidentielle de 2021 est la première sans lui depuis 1996.

Adama Barrow revendique le retour des libertés, la construction de routes et de marchés, et la pacification des relations avec la communauté internationale.

Ousainou Darboe, 73 ans, avocat, quatre fois deuxième derrière Yahya Jammeh à la présidentielle, accuse Adama Barrow d'avoir manqué à tous ses engagements pour rester au pouvoir.

Adama Barrow est revenu sur sa promesse initiale de ne rester que trois ans au pouvoir. Il a beaucoup atténué ses engagements passés à faire rendre des comptes aux responsables des crimes des années Jammeh. Son parti nouvellement créé a, au contraire, noué une alliance avec celui de l'ancien autocrate.

Le prochain président devra décider s'il suit ou non les recommandations d'une commission chargée d'enquêter sur la période Jammeh, qui a demandé que les responsables des crimes commis à cette époque soient jugés.

Des Gambiens interrogés par l'AFP exprimaient d'autres préoccupations. Près de la moitié des Gambiens vivent sous le seuil de pauvreté. Le pays a été durement touché par le Covid-19. En dehors de l'agriculture, le pays, avec ses plages sur l'Atlantique, vivait du tourisme, dont les flux se sont taris. Les Gambiens souffrent du chômage, de l'augmentation des prix du riz, du sucre ou de l'huile, et du manque d'accès aux soins.

France24 avec AFP

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Mali: au moins trente civils tués dans une attaque dans le centre du pays ( RFI)

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C’est une nouvelle attaque contre des civils qui a eu lieu, vendredi 3 décembre, dans centre du pays. Des hommes armés, des jihadistes présumés, ont mitraillé un bus et tiré sur les passagers. L'attaque est survenue près de la localité de Bandiagara, dans la région de Mopti, dans le centre du pays. Au moins trente civils ont été tués.

Les images sont insoutenables. Le camion de transport, en partie calciné, a été retrouvé au bord d’une route. A l’intérieur, des corps d’une trentaine de civils méconnaissables. Parmi eux, des femmes et des enfants.

On compte également des survivants blessés mais aussi des portés disparus. Ont-ils été emmenés par les jihadistes, accusés d’être responsables de l’attaque, ou bien ont-ils pu à un moment s’échapper du groupe ? Pas de précisions pour le moment.

De sources concordantes, le véhicule et ses passagers se dirigeaient, vendredi, vers la localité de Bandiagara, située dans le centre du pays, pour participer à une foire. Tous étaient des civils.

Sur le trajet, entre le village malien de Songho et la route nationale 15, des hommes armés ont surgi. Ils étaient plutôt bien renseignés. Des coups de feu ont alors éclaté. Panique à bord. Le chauffeur du véhicule aurait tenté de s’échapper. De nouveaux coups de feu ont retenti. Par la suite, les assaillants dont certains étaient à moto, ont mis le feu aux camions.

Il n'y a pas de revendications pour le moment. On s’interroge sur les intentions des jihadistes. Ce qui revient dans les analyses, c’est que par ce genre d’opérations, ils ont notamment l’intention d’opposer les communautés les unes contre les autres.

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