Connect with us

A LA UNE

« Le président de la CENI doit partir »

Published

on

Votre publicité ici

Je vous donne ma lecture de la situation politique actuelle de notre pays.
D’abord, je vais commencer par la diversion politique d’Alpha Condé : les élections législatives.


La CENI a eu un délai de cinq ans pour organiser les élections législatives de 2013 à 2018; la loi l’oblige à procéder chaque année à la révision des listes électorales du 1er octobre au 31 décembre. La CENI n’a jamais respectée cette disposition du code électoral. Les élections législatives n’ont pu se tenir en 2018, parce que la CENI n’était pas prête. Toutefois, sur injonction d’Alpha Condé, le président de la CENI a décidé unilatéralement, en violation de la loi organique portant code électoral, d’organiser les élections législatives le 28 décembre 2019. C’est l’envoyé spécial de l’OIF qui a annoncé en conférence de presse, qu’il était impossible de tenir techniquement et dans le respect des lois les élections à cette date. Partout ailleurs, le président de la CENI serait renvoyé pour cette forfaiture. En Guinée, nous pensons qu’un dirigeant a le droit de rester en fonction jusqu’au terme de son mandat, même s’il viole les lois de la République. Or, nous venons de voir en Bolivie, le renvoi pour soupçons de fraudes électorales de tous les membres du Tribunal électoral suprême et finalement la démission du président Eva Morales, qui y était contraint sous les pressions des manifestants et des forces armées.
Le président de la CENI est disqualifié pour organiser des élections en Guinée, il doit partir. Il n’a pas tiré les conséquences de ces agissements illégaux en démissionnant. Il a poursuivi sa fuite en avant en proposant une nouvelle date des élections législatives pour le 16 février 2020, qui vient d’être aussitôt confirmée par décret par Alpha Condé.
Nous devons refuser énergiquement ce coup de force électoral. Il est inacceptable qu’on continue à aller aux élections aux conditions et délais fixés par Alpha Condé. Il a bouleversé le calendrier électoral établi constitutionnellement. Il ne peut donc pas nous imposer des élections sans les garanties de transparence et de crédibilité du processus électoral. Il l’a fait aux élections législatives de 2013 sans tenir compte des résolutions de l’accord du 3 juillet 2013 et il compte récidiver en ignorant totalement les résolutions de l’accord du 24 octobre 2016, notamment en ce qui concerne l’audit du fichier électoral. Les experts internationaux ont décelé plus de 1,5 millions d’électeurs fictifs et de graves irrégularités dans le fichier électoral qui est tellement corrompu, qu’il faut nécessairement reprendre un nouveau recensement électoral.
Pour une fois, les Guinéens ont droit à des élections démocratiques. Pour garantir la transparence et la crédibilité des élections, il faut remplir obligatoirement les préalables suivants :
- La démission de l’actuel président de la CENI
- Établissement d’un nouveau fichier électoral en procédant à un recensement fiable par un opérateur technique choisi par appel d’offre international
- Certification par l’ONU du fichier électoral et des résultats du vote.
Ces conditions minimales sont facilement à notre portée pour tenir des élections libres, transparentes et crédibles afin de nous éviter les violences électorales et les interminables crises politiques.

Mais, nous avons d’abord une grave crise politique à résoudre : la réforme constitutionnelle illégale envisagée par Alpha Condé pour lui ouvrir la voie de la présidence à vie.
Il faut qu’il renonce obligatoirement à ce projet avant d’engager le pays dans des élections frauduleuses. Il jette les élections législatives comme un appât pour détourner l’opposition de la mobilisation contre son 3ème mandat. Si la légalité constitutionnelle était respectée, aucune contestation n’était légitime. Mais, nous n’avons aucune obligation à respecter l’illégalité. C’est un devoir sacré pour tous les Guinéens de dire clairement à Alpha Condé, qu’il ne peut plus continuer à être au-dessus des lois de la République. La Guinée ne mérite pas de brûler pour satisfaire son ambition boulimique du pouvoir. L’article 27 de notre Constitution est sans équivoque, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels consécutifs ou non. On n’a même pas besoin d’invoquer l’article 154. Il a fait deux mandats, il doit partir. Il a passé neuf ans à violer la Constitution et les lois de la République, il n’y a aucun espoir, qu’il devienne respectueux des principes démocratiques d’ici le terme légal de son mandat. Le pays ne peut s’offrir le luxe de garder au pouvoir un dirigeant qui bafoue les lois de la République et qui massacre ses populations. Il doit partir maintenant.
Nous devons engager un vaste mouvement de désobéissance civile pour exiger son départ. Il faut mettre sur la balance : la paralysie du pays contre son départ.
La Guinée doit en finir avec ses interminables crises politiques pour se mettre enfin au travail. Depuis 1992, nous sommes en transition démocratique. De 1992 à 2008, toutes les batailles politiques se résumaient à réclamer des élections transparentes. De 2008 à 2019, nous sommes encore empêtrés dans les problèmes électoraux. En attendant, les autres pays africains avancent.
Il ne s’agit nullement d’un problème de Constitution, mais du refus catégorique de nos dirigeants de respecter le droit. Les Constitutions de 1958, 1990 et 2010 sont conformes aux canaux démocratiques universellement reconnus. Parmi nos dirigeants élus sur la base de ces Constitutions, aucun n’a respecté la Constitution en vigueur sous sa présidence. Ils ont instauré la culture du non droit dans notre pays.
La Guinée ne doit plus continuer à être une exception en Afrique.
Alpha Condé sera le dernier dictateur guinéen, il doit partir obligatoirement pour donner l’exemple à tous ceux et à toutes celles qui sont candidats à la dictature dans notre pays.
Par Alpha Saliou Wann

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

A LA UNE

Sortie de Bachelet : le FNDC appelle l’ONU à sanctionner les dirigeants guinéens

Published

on

Votre publicité ici

 (Communiqué) – Ce vendredi 26 février 2021, Michelle Bachelet, Haut-commissaire aux droits de l’homme aux Nations Unies, a déclaré que « l’arrestation et la détention de membres de l’opposition et d’activistes de la société civile sous de fausses accusations d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État, dans le contexte des élections présidentielles de l’année dernière, sapent gravement les fondements de la gouvernance démocratique ».

Le FNDC salue la franchise de cette prise de position contre les graves violations des droits de l’homme en Guinée. Ceci confirme, à nouveau, les nombreux rapports accablants issus des enquêtes indépendantes menées par des organisations nationales et internationales de défense des droits de l’Homme, ainsi que les dénonciations faites par le FNDC sur l’utilisation de l’appareil judiciaire comme moyen de répression des citoyens opposés au troisième mandat du dictateur Alpha Condé.

Avec un bilan macabre de centaines de personnes tuées, blessées, torturées et emprisonnées par le régime du dictateur Alpha Condé, pour imposer un troisième mandat illégitime et illégal, le FNDC appelle les Nations Unies à joindre des actes forts aux déclarations de principes.

Au regard de la banalisation de la vie humaine et de l’impunité absolue qu’entretiennent les autorités guinéennes, si  aucune sanction vigoureuse n’est prise contre les responsables des graves violations des droits de l’homme commises pendant les manifestations sociopolitiques contre la violation de la Constitution guinéenne, la situation continuera d’empirer sous le régime imposé par un clan mafieux.

Le peuple opprimé de Guinée s’interroge sur la valeur et l’intérêt des conventions internationales ratifiées par notre pays en matière de respect des droits humains.

Le FNDC, fondé de cette réalité, est convaincu que seules les initiatives de sanctions fortes et l’accélération des procédures déclenchées auprès des juridictions internationales contre ce régime pourrait arrêter la répression et la persécution en Guinée.

La Coordination Nationale du FNDC continue à œuvrer pour que les crimes commis par le régime du dictateur Alpha Condé ne restent pas impunis.

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons!

Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC)

Continue Reading

A LA UNE

L’ONU déplore le sort réservé aux opposants en Guinée

Published

on

Votre publicité ici

Alors que le président Alpha Condé, réélu récemment pour un troisième mandat contesté, nie catégoriquement l’existence des détenus politiques en Guinée, en estimant que ceux qui sont emprisonnés  ne sont pas des opposants, la cheffe des droits de l’homme de l’ONU s’est inquiétée, vendredi, du sort des militants et responsables de l’opposition et de membres de la société civile arrêtés en marge de l'élection présidentielle d’octobre dernier.

« L’arrestation et la détention de membres de l’opposition et d’activistes de la société civile sous de fausses accusations d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État, dans le contexte des élections présidentielles de l’année dernière, sapent gravement les fondements de la gouvernance démocratique », a déclaré la Haute-Commissaire aux droits de l’homme, Michelle Bachelet.

S’adressant aux membres du Conseil des droits de l’homme à Genève, Mme Bachelet a exhorté Conakry « à libérer toutes les personnes détenues pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique et de participation, et à garantir des procès équitables aux personnes accusées d’infractions pénales ». Elle également appelé les autorités guinéennes à « accélérer les procès des détenus de droit commun » et à améliorer leurs conditions alimentaires et sanitaires.

Guinee28

Continue Reading

A LA UNE

Le journaliste et historien Amadou Diouldé Diallo arrêté

Published

on

Votre publicité ici

Le journaliste sportif et historien Guinéen, Amadou Diouldé Diallo,  a été arrêté par des agents de DCPJ (direction centrale de la politique judiciaire) dans la matinée de ce samedi 27 février 2021, a-t-on appris, auprès de son avocat, Me Salifou Béavogui.

Pour le moment ce dernier dit ignoré les motifs de  l’interpellation de son client, mais selon certaines sources, Amadou Diouldé Diallo serait accusé  d’outrage au président Alpha Condé.

Par Guinee28

Continue Reading

Facebook

Advertisement

Créez votre site INTERNET 250000FG MOIS

Créez votre site INTERNET 250000FG MOIS
Advertisement

A PROPOS DE GUINEE28

Siège social : Lansanaya barrage commune de Matoto.

Télél : +224 624 24 93 98 – 656 92 41 62 – 666 39 29 09

Email : alfaguinee28@gmail.com

Tendance