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Le président de la BAD en visite officielle à São Tomé-et-Príncipe

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En visite officielle à São Tomé-et-Príncipe, le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a été reçu, mercredi 6 juin 2018, par le président de la République, Evaristo Carvalho, le jour même où le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement était réuni à Abidjan, pour approuver le nouveau Document de stratégie pays 2018-2022 pour São Tomé-et-Principe.

« Voilà des années que nous sommes présents à vos côtés, a déclaré le président de la Banque. Nous avons de grands espoirs et de fortes attentes pour votre beau pays. Votre vision est déterminante. Avec le nouveau Document de stratégie pays approuvé aujourd’hui, nous allons, ensemble, entamer un nouveau type de coopération et mettre l’accent sur l’agriculture, l’économie bleue, l’emploi des jeunes et des femmes et sur le secteur financier ».

« Je ferai tout mon possible pour que notre partenariat soit meilleur encore que par le passé. Notre pays maintiendra sa performance actuelle, j’y veillerai », a assuré le président Evaristo Carvalho.

Le même jour, le président Akinwumi Adesina a visité deux centres que la Banque a financés dans le cadre de la première phase du Projet d'appui à la réhabilitation des infrastructures pour la sécurité alimentaire (PRIASA I).

Grâce à un financement de 5 millions de dollars du Fonds africain de développement (FAD) de la Banque, le Centre de recherche et de technologie agricoles (CIAT), créé par le gouvernement pour contrôler l'inspection phytosanitaire, a été réhabilité, son laboratoire équipé en nouveaux matériels et son personnel formé pour renforcer le contrôle de la qualité des produits et les services de conseil prodigués aux agriculteurs.

Entomologiste au CIAT, Paquete Idalina a indiqué que « l’appui technique et financier que nous avons reçu nous permet d’aider aujourd’hui 1 586 producteurs de maïs ».

Financé quant à lui à hauteur de 7,19 millions de dollars par le FAD, le Centre de formation agro-pastoral avancé (CATAP) est le seul établissement à offrir une formation technique en agriculture et à promouvoir un entrepreneuriat agricole à São Tomé-et-Príncipe.

« L’agriculture doit être vue comme un business, une source de profits. Je vous encourage à vous lancer dans l’entreprenariat afin de contribuer à l’essor de votre pays », a lancé le président de la Banque aux étudiants réunis autour de lui.

Déjà entamée, la deuxième phase du Projet d'appui à la réhabilitation des infrastructures pour la sécurité alimentaire (PRIASA II) privilégié le développement d'infrastructures de pêche et d'agriculture pour faciliter la production, le stockage, la transformation, la distribution, et le renforcement des capacités dans ces deux secteurs.

À terme, Sao Tomé devrait connaître une augmentation de sa production alimentaire – agriculture et pêche – destinée à la consommation locale : de 58 000 tonnes (2009-2011), le volume des produits agricoles pour le marché local devraient passer à 75 000 tonnes (2020) ; les produits de la pêche devraient passer quant à eux de 4 800 tonnes (2009-2011) à 6 200 tonnes (2020). L’objectif est également d’augmenter le poids relatif des produits locaux dans les approvisionnements alimentaires.

« Vous êtes les futurs leaders de ce pays. Vous devez libérer le potentiel de São Tomé en visant haut, en étant au fait des besoins du marché du travail et en vous préparant pour les métiers du futur », a lancé le président de la Banque africaine de développement aux étudiants de l'Institut supérieur polytechnique de São Tomé, un autre établissement que la Banque a financé. Accueillant plus de 2 000 étudiants aujourd’hui contre 118 à ses débuts, l’ISP fait office de centre universitaire névralgique dans le pays, avec 16 disciplines enseignées – biologie, mathématiques, économie, tourisme, agronomie, électronique, TIC, relations publiques et communication notamment. « Je crois en vous, a déclaré le président Adesina aux étudiants. Lancez-vous dans l’entreprenariat et devenez les milliardaires de ce pays ! ».

Le soutien de la Banque au secteur de l’éducation à São Tomé-et-Príncipe remonte aux années 1990, quand un financement de 19,4 millions de dollars du FAD avait été octroyé au Projet de réhabilitation des établissements d’enseignement. Le projet avait pour but d’améliorer les qualifications des enseignants et d’élargir l'accès à un enseignement de qualité.

Le président de la Banque africaine de développement a également mis à profit son séjour à São Tomé-et-Principe pour visiter une usine, Agripalma Lda, filiale du Groupe Socfinaf, qui détient et exploite depuis 2009 une concession de 5 000 hectares de palmiers à huile dans le sud de l'île.

Autre entrepreneur privé à avoir bénéficié d’une visite d’Akinwumi Adesina : Claudio Corallo, l’un des meilleurs chocolatiers au monde, qui emploie quelque 300 personnes et transforme près de 1,5 tonne de cacao tous les mois pour confectionner ses chocolats. Une exception –  et un exemple à suivre – dans l’archipel, qui exporte la quasi-totalité de ses fèves à l’état brut.

Guinée28

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Crise guinéenne: le médiateur Boni Yayi de retour à Conakry

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Le médiateur de la CEDEAO en Guinée, Boni Yayi sera de retour à Conakry la semaine prochaine pour la suite de sa mission qu'il a entamé en fin juillet dernier.

Son retour en Guinée intervient alors que la situation politique reste tendue, surtout depuis l'annonce de la dissolution du FNDC par la junte, dissolution aussi dénoncée et rejetée par le front lui même, mais aussi par les acteurs politiques et des Organisations nationales et internationales.

Pour réussir sa mission, le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu TOURAY,  invite le Gouvernement de la transition, la classe politique et la société  civile guinéenne à soutenir et travailler avec l'ancien président béninois durant son séjour.

Récemment, le président en exercice de la Cédéao, Umaru Cissoko Embalo, avait annoncé avoir convaincu le chef de la junte, le colonel Mamadi Doumbouya, de ramener la durée de la transition à 24 mois, mais ce dernier a indiqué la semaine dernière qu'il n'acceptera aucune injonction sur le calendrier de la transition, une manière de démentir le président Bissau guinéen.

La CEDEAO rejete le calendrier de trois ans fixé par la junte et exige un chronogramme consesuel et plus court, sans quoi, elle menace de sanctionner les dirigeants de la transition.

Par Alpha Abdoulaye Diallo 

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Guinée : les bourses des militaires en hausse de 100%, celles des étudiants augmentées

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Dans un décret lu à la télévision nationale, vendredi 12 août, le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, a revu à la hausse les compléments des bourses des militaires.

Initialement fixés à 60 USD par mois, désormais, ils passent à 120 USD par mois, soit une augmentation de 100%. La décision entre en vigueur à partir du 1er septembre prochain.

Dans un autre décret, le chef de la junte a aussi augmenté la bourse des étudiants. Désormais, elle est fixée à 100.000gnf pour la première année, 200.000gnf pour la deuxième année, 300 000 gnf pour la troisième année, 400 000 gnf pour la quatrième année et 500 000 gnf pour la cinquième, sixième et septième année .

Pour la bourse extérieure, elle passe à 120 dollars pour les étudiants de l'enseignement supérieur et 80 dollars pour ceux de l'enseignement technique et de la formation professionnelle.

Pour les bourses d’études d’entretien d’excellence, les montants sont :  Licence: 500 000 francs guinéens ; Master: 1 000 000 francs guinéens; Doctorat: 1 5000 000 francs guinéens.

Par Mariam Bâ 

 

 

 

 

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L’exception sénégalaise ! (Par Tierno Monénembo)

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Macky Sall, à son tour,  succombera-t-il à la funeste tentation du troisième mandat, comme on lui en prête l’intention ou son échec relatif aux législatives finira-t-il par l’en dissuader ? Le proche avenir le dira.

S’il s’en va à la fin de son mandat, nous pousserons tous un grand ouf de soulagement. Sinon, cela ne nous inquiétera pas outre mesure car son coup de force institutionnel n’aurait aucune chance de passer. Nous sommes au Sénégal, le pays du lettré Senghor. Dans cette société tout en subtilités et en nuances, les différences ne sont pas conflictuelles et les contradictions, pas forcément mortelles. C’est un corps sain, disposant des anticorps qu’il faut pour résister aux virus qui empoisonnent la vie politique de ses voisins : coup d’Etat, troisième mandat, parti unique, guerre de clan ou de religion.

 

Non, l’exception sénégalaise n’est pas une fiction. François Hollande se voulait un « président normal », eh bien, le Sénégal peut  être traité de « pays normal », c’est-à-dire d’une terre à la  singularité presque miraculeuse dans le sordide contexte que l’on sait. C’est vrai que les trains n’y arrivent pas à l’heure, puisqu’ils sont souvent en panne quand ils existent. C’est vrai que les éboueurs ne passent pas tout le temps mais les facteurs sont à l’œuvre, le courrier arrive à destination. C’est vrai que parfois, le débat politique s’enflamme et les grèves deviennent dures mais dans l’ensemble, la courtoisie régnant partout -même chez les flics !-,  le climat social est agréable.

 

Si l’Etat sénégalais n’est pas parfait, il a au moins le mérite d’exister. Ici, contrairement à la Guinée par exemple, on a le sens de l’institution et le respect de la procédure. Le formalisme, le principe de base de l’Etat est la règle, ce qui fait qu’en toute circonstance, l’administration assure le service minimum. Rien d’étonnant à cela : ce pays n’a jamais connu de dirigeant catastrophique. S’ils n’ont pas réalisé des prouesses économiques, tous ceux qui se sont succédé à sa tête ont veillé à favoriser l’instruction, à respecter la vie humaine, à préserver la trame sociale et à protéger les élites.

 

Le Sénégal est sans doute, le pays le moins réprimé d’Afrique.  Cela donne cette société intelligente où les forces vives sont intactes physiquement aussi bien que mentalement. En cas de danger, les prêtres, les marabouts, les écrivains, les médecins, les avocats ont le réflexe de tous sortir du bois pour éviter la dérive. Le pays de Birago Diop et de Cheikh Hamidou Kane ne tombe jamais dans le fossé, il tient la route malgré les énormes défis économiques et sociaux qui jonchent son chemin.

 

Voilà ce que Senghor avait répondu à Ahmadou Ahidjo quand celui-ci lui avait confié son intention de quitter, à son instar, volontairement le pouvoir et de le céder à Paul Biya : « Faites attention, Monsieur Le Président. Le Cameroun, ce n’est pas le Sénégal. »  La Guinée, non plus n’est pas le Sénégal, est-on tenté d’ajouter. Impossible d’imaginer un troisième mandat suivi d’un coup d’Etat militaire, à Dakar ! Dans un pays où les Généraux quand ils ne sont pas philosophes, sont juristes ou  historiens, à 20 comme à 67 ans, nul ne peut commencer une carrière de dictateur.

Tierno Monénembo, in Le Point

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