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Economie

Le gouvernement justifie la baisse du prix du carburant pour les ambassades, les miniers, EDG et SEG.

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Alors que la baisse du prix du carburant pour les ambassades, les miniers, EDG et SEG …, fait monter la colère de la population guinéenne, suite au refus du gouvernement de diminuer ce prix pour l’ensemble des guinéens, l’office nationale du pétrole, a, dans un communiqué publié ce jeudi, justifié ce « deux poids deux mesures ».

Communiqué :

La structure des prix des produits pétroliers est établie et mise à jour mensuellement.

La structure de prix comporte sept (07) régimes fiscaux chacun correspondant à des spécificités de clientèle bien définies.

Ce sont :

Le régime Marché Terrestre TTC
Concerne les consommateurs de droits communs assujettis au régime fiscal plein pot et se subdivise en deux grandes catégories :
1. Les stations-services pour les clients acheteurs à la pompe ;
2. Les gros consommateurs disposant de leurs aires de stockage (les industries agroalimentaires, les bâtiments et travaux publics , les hôtels et restaurants, les brasseries , les téléphonies ...).

Le régime soutage local
Dédié à la pêche artisanale et exonéré de la Taxe Spéciale sur les Produits Pétroliers en abrégé TSPP (taxe spécifique fixée au litre).

Le régime Minier
Concerne les enlèvements des sociétés minières bénéficiant des clauses de stabilité et d’allégements fiscaux conventionnels (droits de porte imposés au taux de 8,8% au lieu de
23,95 % du taux d'imposition en régime terrestre toute taxe comprise et exonération de la taxe spéciale sur les produits pétroliers).
À préciser que cet allègement ne concerne que le gasoil considéré comme le carburant de développement et vise à encourager les investissements miniers dans le pays.

Le régime EDG

Dédié à EDG (Électricité de Guinée) qui bénéficie d'une exonération fiscale sur les droits de porte et sur la taxe spéciale sur les produits pétroliers.

Cet allègement vise à promouvoir la fourniture de l'électricité dans le pays à un coût de KWH abordable pour le revenu du Guinéen.

Le régime SEG
Dédié à la SEG (Société des Eaux se Guinée) qui bénéficie d'une exonération sur les droits de portes et sur la taxe sur les produits pétroliers à l'exception du fonds d'entretien routier.

Le bien-fondé de cette disposition reste analogue à celui de l'EDG.

Le régime soutage international

Concerne les navires en transit sur les côtés guinéens battant pavillon étranger qui bénéficient des exonérations sur la fiscalité intérieure et la péréquation transport.

Le régime Ambassades :

Conformément à la convention de Vienne de 1961 (article 34 ), ratifiée par la République de Guinée le 10 janvier 1968 , les ambassades et organismes assimilés accrédités dans notre pays bénéficient de l'exonération fiscale sur la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la taxe spéciale sur les produits pétroliers (TSPP).

Il faut noter que cette disposition est assortie de la clause de réciprocité entre les pays. Ce qui veut dire que les ambassades de Guinée dans ces pays bénéficient de la même exonération.

Il ressort de ce qui précède, que les prix de vente varient en fonction des régimes de taxation appliqués à la catégorie de consommateurs concernée et que les bas prix observés pour ces clients découlent de l’application stricte du régime fiscal dont ils bénéficient.

Il ne s’agit donc pas d’une réduction spéciale de prix pour les consommateurs précités au détriment du bas peuple.

L’Office National des Pétroles (ONAP)

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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En Guinée, le prix du carburant passe de 9000 à 11.000 gnf le litre

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Alors que les Guinéens peinent déjà à joindre les deux bouts, le gouvernement a décidé d’augmenter le prix du carburant de 2000 GNF.

Désormais à partir de ce mercredi 04 août 2021, le litre d’essence et du gasoil, jusque-là vendu à 9 000 francs guinéens, passe à 11 000 GNF.

L’annonce a été faite à travers un communiqué conjoint des ministres des Hydrocarbures et du Budget, lu mardi soir à la télévision nationale.

Cependant, malgré cette augmentation du prix du carburant,  le prix du transport reste officiellement maintenu, précise le communiqué. Reste donc à voir si sur le terrain le prix du transport restera le même ? Déjà, on apprend que certains conducteurs ont commencé à faire payer 2000 gnf par tronçon, au lieu de 1500 gnf.

Par Guinee28

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Speech sur la hausse annoncée du prix du litre du carburant à la pompe : le Professeur a raté son test décisif

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En passant au scanner de la critique le speech du chef de l’Etat sur l’augmentation du prix du litre du carburant à la pompe ne devant pas avoir une incidence sur le coût de celui du transport, l’on parvient à deux conclusions.

La première est qu’en prononçant ce genre de discours improvisé, et qui n’avait pas sa raison d’être, il a raté son objectif. La deuxième est que Alpha Condé aggrave les difficultés de son gouvernement face à cette situation dont les solutions ne sont pas encore trouvées, malgré la pléthore de ministres d’Etat, ministres conseillers chargés de ceci et de cela, et de ministres tout court.

Quand il affirme que «si on augmente le prix du carburant, que les transporteurs n’augmentent pas le coût du transport», l’on peut se demander pour quelles raisons évidentes, ces prestataires enfreindraient les règles du marché devant le régulateur qu’est l’Etat guinéen. En plus, et cela mérite d’être souligné, qui a imposé le non-respect du principe de la flexibilité des prix des produits pétroliers en Guinée si ce n’est l’administration dont il est le premier responsable? Ou bien, voudrait-il insinuer que s’il a relancé le Cadre permanent du dialogue politique et social, c’était tout juste pour pouvoir contenir les revendications de la puissante organisation syndicale du secteur des transports?

Si tel est le cas, alors, le président de la République aurait dû le déclarer officiellement afin que cela soit clair pour tout le monde.

En affirmant officiellement qu’il ne veut pas entendre parler d’une augmentation du coût de transport si celui du litre du carburant à la pompe venait à être revu à la hausse, le président Condé parle comme s’il a tendance à imposer son diktat au Secrétariat permanent en charge du dialogue politique et social.

Lisons ce qu’il a affirmé! «L’un des objectifs du Cadre permanent de dialogue, c’est de discuter de tous les problèmes sociaux avec les couches concernées avant de prendre une décision», a-t-il déclaré.

«Il ne s’agit pas de dire nécessairement qu’on doit suivre le mouvement mais on doit les associer et les écouter. Le gouvernement prendra quant à lui ses responsabilités», a-t-il ajouté. Cela est une réalité. Mais que le Professeur Condé, comme il aime à se faire appeler, n’impose rien ni au Cadre permanent ni aux prestataires de service dont le rôle connu de tous est de proposer des services en échange d’une rémunération.

A moins qu’il ne soit plus permis d’exercer de telles activités sous le soleil du régime Alpha Condé, l’ancien étudiant en sciences politiques à Sciences Pô Paris est totalement passé à côté de son sujet.

Qui dit mieux ?

Par Diallo Alpha (Le Populaire)

 

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A LA UNE

Plus de 100 pays discutent de leurs visions de l’avenir alimentaire national pour accélérer l’action mondiale avant le Sommet de septembre

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Les gouvernements ont exposé leurs voies nationales pour aborder les multiples aspects des systèmes alimentaires lors de la dernière journée du pré-sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires.

28 juillet 2021, ROME - Plus de 100 pays se sont réunis pendant trois jours pour discuter de la manière dont ils transformeront leurs systèmes alimentaires nationaux afin de progresser vers les Objectifs de développement durable d'ici 2030.

Convoqués lors du pré-sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires, plus de 500 délégués en personne et plus de 20 000 délégués virtuels, issus de 190 pays, ont indiqué comment ils mettraient en œuvre des changements pour des systèmes alimentaires plus durables, équitables, résilients et nutritifs, après un vaste processus d'engagement et de dialogues visant à trouver de nouvelles idées et des solutions fondées sur des preuves.

Le processus culminera lors d'un sommet au niveau des chefs d'État à New York en septembre prochain.

Alors que les parcours nationaux commençaient à prendre forme, la secrétaire générale adjointe des Nations unies, Amina J. Mohammed, a également donné un aperçu des coalitions mondiales émergentes qui se feront les championnes des progrès à venir.

"Tout ce que nous faisons doit toujours inclure ceux qui sont au centre de nos systèmes alimentaires : les petits exploitants agricoles, les peuples autochtones et surtout les femmes et les jeunes", a déclaré Mohammed lors de son discours de clôture. "Tout comme la nourriture nous rassemble en tant que cultures et communautés, elle peut nous rassembler autour de solutions. Mais ce qui est clair, c'est qu'il n'y a pas de solution unique. Notre diversité est notre force et reflète la complexité de notre monde."

Les coalitions s'alignent sur des thèmes communs où, en tant que communauté mondiale, il est nécessaire de soutenir les efforts au niveau national en travaillant avec les gouvernements pour concrétiser leurs visions et leurs priorités.

Se référant à la récente déclaration du G20 à Matera sur la sécurité alimentaire, le ministre italien des affaires étrangères, Luigi di Maio, l'a qualifiée de "parfait exemple de la manière dont une action politique conjointe peut déboucher sur des résultats plus larges sur le terrain".

Les premiers engagements avant le sommet de septembre sont intervenus alors que SAR le Prince de Galles a tiré la sonnette d'alarme sur l'impact des systèmes alimentaires défaillants sur notre santé et notre planète. "Cela me donne de l'espoir que la pression pour le changement soit désormais prise en compte par une réponse mondiale substantielle et déterminée", a-t-il déclaré. "Mais cette réponse, et sa mise en œuvre pratique sur le terrain, doivent être accélérées car la fenêtre d'opportunité qui nous est laissée se referme rapidement. La sécurité et la capacité de l'ensemble des systèmes de maintien de la vie de notre planète en dépendent, et si nous travaillons tous en mettant en avant cette responsabilité première, nous ne serons pas seulement bénéfiques pour la nature, mais aussi pour les hommes et la planète."

Katrín Jakobsdóttir, Premier ministre de l'Islande, a appelé au leadership politique en déclarant : "Nous devons faire preuve de courage et de détermination politique pour éliminer les pratiques nuisibles et, dans le même temps, faire progresser ce qui s'est avéré positif, respectueux de l'homme et de la nature. Il faut du courage pour transformer en même temps nos systèmes de valeurs et nos systèmes alimentaires. Mais nous devons le faire".

Les États-Unis, en partenariat avec les Émirats Arabes Unis et avec le soutien de l'Australie, du Brésil, du Danemark, d'Israël, de Singapour, du Royaume-Uni et de l'Uruguay, ont déjà défini leur initiative "Agriculture Innovation Mission for Climate" (AIM for Climate), afin d'accroître et d'accélérer la recherche et le développement mondiaux sur l'agriculture et les systèmes alimentaires à l'appui de l'action climatique.

Le Japon, quant à lui, a souligné son alignement sur l'Union Européenne quant à l'importance de l'innovation pour transformer les systèmes alimentaires, parallèlement à une alimentation équilibrée, tout en insistant sur la nécessité de solutions adaptées aux contextes régionaux.

La transformation des systèmes alimentaires pour faire face au changement climatique et le combattre est également une priorité, en particulier pour les petits États insulaires en développement, les pays qui subissent les pires conséquences de la hausse des températures mondiales.

"Aujourd'hui, nous sommes toujours en mesure de consommer notre principale culture racine traditionnelle, le pulaka, mais seulement de manière très parcimonieuse", a déclaré Katepu Laoi, ministre des collectivités locales et de l'agriculture de Tuvalu lors du pré-sommet. "Notre gouvernement reconnaît que la mise en place de chaînes d'approvisionnement alimentaire durables et adéquates pour le peuple de Tuvalu sera de plus en plus difficile en raison des événements météorologiques extrêmes, qui ont été aggravés par le changement climatique."

Les pays africains se sont mobilisés autour d'une position commune exposée plus tôt au cours du pré-sommet par le président rwandais Paul Kagame. Dans cette optique, Modibo Keita, ministre du développement régional du Mali, a souligné l'importance de l'irrigation, des biofertilisants et de la réduction des pertes post-récolte pour améliorer les systèmes alimentaires nationaux : "Notre pays est un pays sahélien et les systèmes alimentaires y souffrent du changement climatique, d'où l'importation chaque année de 10 % des denrées alimentaires du reste du monde."

Améliorer une production respectueuse de la nature, relever les défis nutritionnels et accroître l'égalité des sexes étaient à l'ordre du jour pour les pays d'Amérique latine.

"Les femmes sont des agents du changement", a déclaré Beatriz Argimón, vice-présidente de l'Uruguay. "Cette compréhension a conduit l'Uruguay à adopter cette année un plan national de genre dans notre politique agricole, ce dont nous sommes très fiers car c'est la première fois que nous avons vraiment pris soin d'écouter les opinions des femmes rurales de notre pays."

L'élaboration de stratégies nationales est un processus continu dans les mois précédant le sommet, 145 pays ayant déjà organisé des dialogues nationaux.

"Des voix diverses sont entendues, les tensions sont exposées et les actions sont avancées ensemble. Il y a un élan extraordinairement inspirant", a déclaré le Dr David Nabarro, conseiller principal de l'envoyé spécial pour les dialogues du Sommet.

"Les priorités des parcours nationaux ont été partagées par de nombreux ministres à Rome : elles soulignent la nécessité d'un changement de système urgent, inclusif, centré sur les personnes et positif pour la nature, qui s'appuie sur les meilleures données scientifiques et reflète les réalités locales et nationales dans un contexte mondial."

Guinee28

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