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Société & Faits Divers

Guinée : le code de justice militaire adapté

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Les députés à l’Assemblée Nationale (AN) de la République de Guinée, réunis en plénière, ont adopté à l’unanimité des présents, quatre (04) textes de loi, mercredi, 31 mai 2017, à l’Hémicycle du Palais du peuple à Conakry, sous les auspices du président de l’institution, honorable Claude Kory Kondiano, rapporte l’AGP.

Il s’agit du projet du Code de Justice militaire, l’Accord de prêt avec l’OPEP, du Protocole d’accord relatif à l’assistance financière de la Turquie à la Guinée et l’Accord de coopération pour le développement entre la Guinée et la Turquie.

Dans son intervention de circonstance, le rapporteur de la Commission des Lois, honorable Ousmane Gaoual Diallo a indiqué, que l’analyse du Code de Justice militaire en vigueur révèle de nombreuses insuffisances au regard des textes juridiques nationaux et des instruments juridiques régionaux et internationaux ratifiés par la Guinée.

Ce nouveau Code vient ainsi combler les insuffisances de l’ancien Code adopté par le Conseil National de la Transition (CNT), dont notamment la poursuite des officiers supérieurs et officiers généraux, la compétence matérielle des juridictions militaires en matière d’infractions de Droit commun, les relations entre la Direction de la justice militaire et le Tribunal militaire, la question de la peine de mort, la loi sur les armes, munitions et explosifs, et aux atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation.

«Comme éléments de réponse à ces préoccupations, le projet de Code de justice militaire révisé, soumis à l’examen des honorables députés, se présente comme l’enjeu majeur d’une redéfinition des infractions militaires, mais aussi de la composition et des attributions des différentes catégories de juridictions militaires guinéennes», a fait savoir honorable Ousmane Gaoual Diallo.

Selon lui, ce présent projet de Code de justice militaire révisé comprend, 272 articles regroupés en deux livres comprenant des titres, chapitres et sections, dont le premier livre portant organisation, compétence, procédure et fonctionnement de la Justice militaire des articles 1 à172, et le second livre, des articles 173 à 272, traite des infractions d’ordre militaire et des peines appréciables par les juridictions militaires.

S’agissant particulièrement des juridictions militaires et de leurs compétences, précise-t-il, il a été proposé, entre autres, la création d’un Tribunal militaire de Première instance permanent à Conakry, des Tribunaux militaires à formation spéciale non permanents, dans les Régions militaires et d’une Chambre spéciale militaire au niveau de la Cour d’Appel de Conakry.

La Direction de la Justice militaire joue désormais le rôle d’interface dans la procédure de poursuite des officiers supérieurs ou généraux entre les organes judiciaires de poursuite et les hautes autorités (ministre de la Défense nationale et président de la République).

Les demandes d’autorisation de poursuite et de notion d’atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation en temps de conflit armé ont été introduites en lieu et place de celle d’atteintes à la sûreté de l’Etat. La procédure de poursuite en la matière a été également définie.

«L’adoption du Code de Justice militaire présenté permettra à notre pays de se doter d’un instrument juridique en adéquation avec les exigences des normes du Droit international qui garantit à tous les justiciables militaires le droit à un procès juste et équitable, tout en luttant contre l’impunité au sein des forces armées», a rassuré honorable Diallo.

Prenant la parole devant les honorables députés à l’AN de Guinée, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Cheick Sako a affirmé, que les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ont fortement marqué l’histoire de la République de Guinée, depuis son accession à l’Indépendance nationale.

«La faiblesse des instruments de l’Etat et les effets cumulés de plusieurs décennies de mauvaise gouvernance politique ont entrainé une dégradation considérable du secteur de sécurité et, du coup, une recrudescence de l’insécurité», a expliqué le ministre.

Ainsi dans le souci de restaurer la quiétude sociale et la paix, les plus hautes autorités de la troisième République ont notamment placé la réforme du secteur de sécurité et de celui de la justice au cœur de leur programme de société.

AGP

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Foniké Menguè évacué d’urgence de nouveau à Ignace Deen

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Le responsable des antennes et de la mobilisation du Front national pour la défense de la constitution (FNDC),  Oumar Sylla dit Foniké Menguè, a été évacué d’urgence de nouveau au service cardiologie de l’hôpital Ignace Deen,  ce lundi 2 août 2021, a-t-on appris.

Selon un responsable du front, il a été évacué après avoir fait une crise dans sa cellule, à la Maison centrale de Conakry, où il est détenu depuis plusieurs mois. ‘’Son état est très critique’’, souligne le FNDC dans un post sur facebook.

Les évacuations à l’hôpital de cet opposant au troisième mandat se sont multipliées ces dernières semaines, suscitant l’inquiétude  de ses proches qui demandent son hospitalisation.

Mais pour le ministre de la justice, il n’appartient pas à un détenu ou à ses proches d’exiger son hospitalisation.

« De telles mesures procèdent de recommandations médicales dûment avérées et notifiées aux services de l’administration pénitentiaire », a indiqué ce lundi matin Mory Doumbouya sur RFI, rappelant que la semaine passée, Oumar Sylla ‘’a été consulté’’, dit-il.

Par Mariam Bâ

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Apprenons à vivre ensemble et ouvrons notre cœur au monde !

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Chers frères et amis qui avons Facebook en partage, ne vous laissez pas tromper.

Je vous écris ces lignes, parce que je ne suis pas d'accord avec cette forme de conception de la vie en société et particulièrement du mariage, que je viens de lire sur certaines de vos pages. Car, après tout, je me dis qu’on ne doit pas se laisser aveugler par les prêches des prophètes de la division. Si nous tenons pour vrai que les êtres humains que nous sommes, descendons tous d'un seul homme et d'une seule et unique femme (selon le Coran, l’Évangile, la Thora et la Jabbour), Adama et Hawa (Adam et Ève). Et qu’après, viennent la couleur de la peau, la différence de religion, de langue, de région d'habitation et d'appartenance à un groupe social s’identifiant comme tel.

Et puis, qui sait si nous n’avons pas tous le sang Tutsi, Bambara, Djalonké, Djerma, Haoussa, Berbère, ou encore Peul dans nos veines ? Qui sait si les fondateurs de mon village de Karakan ne venaient pas de l’Ouzbékistan ? Qui sait aussi si les sédentaires de Koundara n’étaient des émigrés du Tchad ?

Quand nous interrogeons notre propre arbre généalogique, nous apprendrons à rester nous-mêmes entant que fruit d'un métissage ancien ou récent.

Certainement, notre nom d'origine peul "Dian" secondé par un emprunt arabe "Mamadou" - qui n'a rien à voir avec notre pulaaku - est un greffage. L'accent pulaaku a été vicié, sinon "Dian" devait s'écrire comme il se prononce "Djam". Voyez-vous ? Même le nom de l'ancien Etat peul du Fouta-Djalon, a été conçu pour et par le métissage Fuuto Djalonké. Quand vous prenez le cas de notre ami Mamadou Dian, vous vous rendrez compte qu’il n'est pas un peul de souche.

Il résulte d'un métissage, soit d’une arrière-grand-mère noire d’origine ou métissée paléo-nigritique. La preuve, nos aïeux fulbhè vivant dans le Sinaï sous la conduite de notre ancêtre le plus connu Toro (la région située entre Israël, Palestine, les pays du Tigre et de l’Euphrate et l’Egypte où le pular était bien parlé) avaient la couleur pulh (ni tout à fait blanche, ni tout à fait rouge) à l'origine. C’étaient des fulbè.

La grande montagne qui les protégeait des razzias était appelée par les envahisseurs «Tur-sinai », et par déformation, en langue arabe Tour Sinai. Ou encore en fulfuldè : « Toro hirsi na’i » pour désigner la région du grand pâturage ainsi que l’autel de sacrifice de bœufs par Toro. Entre-eux, ils s’appelaient fulubhè, leur parlé fulfuldhè ou pular, leurs us et coutumes pulaaku.

Alors, il n'est jamais trop tard pour rectifier le tir, ouvrir grands les yeux et voir le monde en perpétuel changement. Comprendre une fois pour toute qu’hier, nos parents nés eux-mêmes de parents pur-sang ont compris qu’ils ne pouvaient s’enfermer éternellement dans l’endogamie grégaire, et que maintenant au carrefour des rencontres d’émigration en immigration, de brassage d’us et coutumes, de rituels d’alliance maritale et de dévouement au principe de bon voisinage, le monde est devenu village.

A présent, le vivre ensemble nous rassemble tous sous le toit multicolore de notre humanité donc, de notre appartenance à la case d’Adam et Eve. J’ai dit.

Par Alpha Abdoulaye Diallo (Le populaire)

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Quelles sont les 10 meilleures universités d’Afrique?

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Plusieurs palmarès des meilleures universités au monde sont unanimes pour placer Le Cap et Wits, en Afrique du Sud, en tête pour l’Afrique. Ces Top 10 se recoupent avec des nuances, en fonction des critères de sélection, et ne comprennent aucun pays francophone.

Seule l’Université du Cap en Afrique du Sud s’impose dans la ligue des 200 meilleures universités du monde, au palmarès de référence Times Higher Education World University Rankings. L’édition 2021 de ce supplément du magazine britannique The Times, qui classe 1 500 établissements à travers le monde, en comprend 4% en Afrique. Soit l’équivalent du poids du continent dans le commerce mondial.

Signe de niveaux de développement très différents, ces quelque 61 universités africaines se concentrent dans dix pays seulement : Égypte (21), Afrique du Sud (10), Algérie (10), Tunisie (6), Maroc (5), Nigeria (5), Botswana (1), Ghana (1), Kenya (1) et Ouganda (1).

L’Afrique du Sud et l’Égypte dominent, avant le Nigeria et l’Algérie, avec l’Université Ferhat Abbas Sétif 1, spécialisée en sciences et technologies. Classée 7e, l’ancienne et prestigieuse Université de Makerere en Ouganda, qui a formé entre autres grands esprits Julius Nyerere et Ngugi Wa Thiong’o, ne vit pas sur ses lauriers.

La réputation des universités du Caire, en revanche, serait-elle surfaite ? Trois établissements plutôt situés dans les régions, en Égypte, se retrouvent aux premières places africaines, selon le Times.

Des universités beaucoup mieux classées par d’autres (le Caire, Johannesburg, Lagos, Nairobi et Pretoria) plafonnent entre les 601e et 800e rangs mondiaux. Voire même entre les 801e et 1000e positions, comme l’Université du Western Cape en Afrique du Sud, l’Université américaine du Caire, Oran 1 en Algérie et Sidi Mohamed Ben Abdellah à Fès, au Maroc.

Les 10 meilleures universités d’Afrique, Times Higher Education World University Rankings (2021), Grande-Bretagne

Le cabinet britannique Quacquarelli Symonds (QS) publie lui aussi son classement annuel des 1 000 meilleures universités au monde, dont 22 en Afrique.

Les critères de QS reposent surtout sur des enquêtes de réputation (académique et d’employeur), le ratio professeur/étudiants, le nombre de citations et la qualité de la recherche, en plus des ratios des professeurs internationaux et étudiants internationaux. Au niveau mondial, le Massachussets Institute of Technology (MIT) arrive premier avant Harvard, Stanford, l’Université de Californie et Oxford.

Sur le continent, l’Afrique du Sud et l’Égypte dominent, aux côtés de Makerere en Ouganda (16e), Mohammed V à Rabat (19e), ainsi que les Universités du Ghana (20e) et de Nairobi (21e).

Les 10 meilleures universités d’Afrique selon QS (2021), Grande-Bretagne

Un autre palmarès, publié par le journal US News aux États-Unis, sélectionne de son côté 33 universités « globales » africaines, sur la base de la réputation et de la recherche. On y retrouve les mêmes, avec en plus deux universités éthiopiennes (Addis-Abeba, 10e et Gondar, 20e), l’Université Nkwame Nkrumah de Science et technologie (Ghana, 12e) et Casablanca Hassan II (Maroc, 13e).

Le monde académique vu de Shanghai

Également scruté partout dans le monde, le classement de Shanghai, réalisé depuis 2003 par l’Université Jiao Tong, compare 1 000 institutions d'enseignement supérieur dans le monde à partir de six indicateurs. Ceux-ci, axés sur la performance académique, portent sur le nombre de prix Nobel et de médailles Fields (récompensant les mathématiques) parmi les anciens élèves et les chercheurs en poste, ou encore le nombre de publications dans les revues Science et Nature.

Outre le prisme scientifique, un facteur « quantité » joue aussi, avec un critère portant sur le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline. En 2020, 16 universités africaines étaient référencées, dont neuf en Afrique du Sud, cinq en Égypte, une en Éthiopie (Addis-Abeba, 13e) et une autre en Tunisie (Tunis El Manar, 16e).

Les pays francophones à la traîne

Très peu de pays d’Afrique francophone se distinguent. Ils ne sont que trois (Algérie, Maroc, Tunisie) à être mentionnés par Times, un seul chez QS et US News (Maroc), comme dans le classement de Shanghai (Tunisie). Ils ne brillent pas non plus dans le répertoire pourtant moins sévère des 200 universités africaines les plus populaires, publié par la plateforme australienne UniRank.

Le niveau académique ne compte pas dans cette liste, qui se focalise sur une popularité toute digitale, calculée selon le référencement sur les moteurs de recherche et l’audience sur le web.

On y trouve les mêmes premiers de la classe, à une différence près : l’Université de Nairobi arrive 9e, signal d’un fort usage d’internet au Kenya. Dans la zone francophone, celles qui génèrent le plus d’activités en ligne sont Mohamed Boudiaf à M’sila (Algérie, 26e d’Afrique), Cadi Ayyad à Marrakech (Maroc, 33e), les Frères Mentouri à Constantine (Algérie, 36e), Cheikh Anta Diop à Dakar (Sénégal, 37e) et Abderahmane Mira à Béjaia (Algérie, 47e).

Tous ces classements transversaux s’avèrent critiquables et critiqués. Force est de constater qu’aucun ne provient de l’Afrique elle-même, où chaque pays s’en tient à ses classements nationaux.

RFI

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