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La Transition c’est entre la Junte militaire et la Classe politique ( Par Dembo Sylla)

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C’est avec les politiques élus que la junte militaire négociera son immunité à la sortie ! La durée de la transition ne peut pas dépasser les quinze (15) mois ; il n’y a rien à faire au-delà par le CNRD et ses organes.

Le CNRD doit se focaliser sur la transition démocratique qui est par essence temporaire.

Il n’appartient pas à une junte militaire de s’engager dans des programmes de développement dont la mise en œuvre est structurellement tributaire de délais annuels plus ou moins longs.

Leur présence à la tête de l’Etat est une situation d’anomalie qui leur commande de diligenter le retour à l’ordre constitutionnel.

La transition démocratique est un processus politique qui concerne au premier niveau la classe politique, qu’on le veuille ou non.

Elle s’achève avec l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement et d’une Assemblée législative résultant d’une élection libre et disposant d’un pouvoir souverain. Elle est donc une anomalie et pour être réussie elle doit être courte, circonscrite dans un bref délai avec un chronogramme précis et convenu avec les partis politiques qui, seuls,  competissent pour l’accès aux pouvoirs exécutif et législatif.

Il est incompréhensible qu’après quatre mois, la junte militaire guinéenne peine à annoncer la durée de la transition qui aurait dû être l’une des parties importantes de la Charte.

Elle doit se débarrasser de tous préjugés vis-à-vis des partis politiques qui, en réalité, sont leurs premiers interlocuteurs.

Car, tôt ou tard, c’est à certains d’entre eux que reviendront les pouvoirs exécutif et législatif. C’est avec eux que la junte négociera son immunité de sortie.

Le chronogramme publié par le Premier ministre doit être incorporé dans un calendrier précis d’exécution avec la classe politique qui, de surcroît, est l’actrice exclusive.

Dans ce chronogramme il y a la constitution, il y a le fichier électoral, il y a l’organe de gestion des élections qui méritent le gros de temps et la diligence.

La constitution est l’acte juridique élaboré par une autorité spéciale qui, au plus haut degré de la  hiérarchie des actes juridiques règle la dévolution, l’exercice et la transmission du pouvoir, la structure de l'Etat, la création et le régime des principaux actes juridiques, les droits des individus.

Nous n’avons plus besoin d’écrire une constitution, nous pouvons la modifier, l’amender.

C’est au gouvernement qu’il appartient, sur la base de la constitution de 2010, de transmettre à la classe politique et au CNT les modifications, les adjonctions, qu’il souhaite voir apportées à l’instrument juridique existant.

La structure de la constitution de 2010 est une structure universelle propre à toutes les Républiques au monde dont on ne peut et ne saurai inverser ou plagier.

Le CNT n’a pas vocation et pouvoir à  déterminer, à priori, la durée de la transition au risque d’être pris en flagrant conflit d’intérêt .

La plateforme apaisée et réaliste sur laquelle la transition pourra être menée à bon port est le cadre de concertation Patriotique entre les organes de la transition et la Mouvance politique.

Une telle concertation facilitera le travail par rapport aux axes de la feuille de route.

En guise d’illustration, le fichier électoral lors de la dernière élection nationale comprenait 5.400.000 électeurs, il s’agira de le mettre à jour à partir de cette base de données en faisant passer notamment tous les électeurs devant les machines pour confirmer leur inscription et introduire les nouveaux tout en écrasant les morts.

Aussi, l’organe de gestion des élections doit être défini par la nouvelle Constitution complétée par une loi organique déterminant son organisation, sa composition, son fonctionnement.

L’organe de gestion des élections ne devrait légalement pas précéder l’adoption de la nouvelle Constitution. Mais quel est l’organe sous l’égide duquel la nouvelle Constitution sera soumise au référendum. La CENI dissoute le 05 septembre 2021 était prévue aux articles 123 et 124 de la constitution du 07 mai 2010 et complétée par la loi organique 2018/ 044 du 05 juillet 2018 et les articles 135 et 136 de la constitution du 22 mars 2021.

À fortiori, et dans cet ordre d’idées  le gouvernement de transition doit rapidement nous dire quel est l’organe qui sera chargé d’organiser le référendum constitutionnel.

Il faut bien manager les actions à mener parallèlement et celles en séquentielle.

Il faut beaucoup d’expertise au grand risque de se transformer en un panier à crabes de l’atlantique.

Par Elhadj Dembo Sylla

Juriste/Diplomate/Politique

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Mauritanie : des guinéens arrêtés pour tentative d’entrer illégale à Nouakchott

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Une dizaine des ressortissants guinéens auraient été arrêtés dans la matinée de ce vendredi 24 juin 2022, au kilomètre 100 sur la route Rosso Nouakchott, alors qu’ils tentaient d’entrer illégalement dans la capitale.   

Selon Sahara Medias qui donne l’information, c’est un chauffeur d’une citerne appartenant à l’une des sociétés de lait qui tentait de faire passer ces migrants, dont des femmes et des enfants.

Ils seraient détenus dans un poste de la gendarmerie mauritanienne.

Par Guinee28

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Politique : Bah Oury divorce avec la CORED de Mamadou Sylla

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Le divorce est consommé entre l’UDRG et la Convergence pour la renaissance démocratique en Guinée (CORED) dirigée par Mamadou Sylla.

Dans un tweet, le président de ce parti, Bah Oury, demande aux responsables de la coalition politique à laquelle il appartenait jusque-là d’acter la fin de leur collaboration peu après la sortie médiatique de Mamadou Sylla, président de la CORED.

« L’UDRG prend acte des propos de El hadj Mamadou Sylla de l’UDG et Président de la CORED sur les ondes de la radio FIM FM ce matin dans l’émission Mirador. En conséquence nous proposons aux instances de l’UDRG de valider la fin de notre implication au sein de cette coalition ».  Un peu plutôt dans la matinée, Mamadou Sylla l’a demandé de quitter sa coalition politique s’il ne respecte plus ses statuts et règlements, ou à défaut il va le virer.

« Si tu n’es pas d’accord, tu démissionnes ou on te fait partir », a déclaré Mamadou Sylla dans l’émission Mirador.

Il faut noter que l’origine de leur discorde remonte à hier. En effet, alors que la CORED avait décidé de décliner l’invitation à participer au troisième cadre de concertation initialement prévu ce vendredi, mais finalement reporté à lundi par le premier ministre, Bah Oury a plutôt pris la décision contraire, en indiquant qu’il est favorable au dialogue engagé sous l’égide du gouvernement. « Par conséquent l’UDRG ne partage pas le point de vue exprimer par la CORED », a-t-il posté hier sur Tweeter.

Par I. Sylla

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Dialogue politique : la rencontre de ce vendredi reportée

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Finalement, la troisième session du cadre de concertation prévue ce vendredi 24 juin 2022 n’aura pas lieu. Elle a été reportée à lundi prochain a annoncé le premier ministre dans un communiqué lu jeudi soir à la télévision nationale.

Selon Mohamed Béavogui, ce report s’explique par la « volonté exprimée du CNRD et du Gouvernement de mobiliser l’ensemble des acteurs socio- politiques autour de la table du dialogue pour une transition inclusive et apaisée ».

Il faut noter que ce report intervient alors que plusieurs coalitions politiques, dont l’ANAD et la CORED avaient déjà décliné l’invitation, au motif qu’elle ne cadre pas avec l’esprit de la déclaration du premier ministre du 20 juin dernier, déclaration dans laquelle, le chef du gouvernement a lancé un appel au dialogue, estimant qu’il n’est jamais trop tard pour se retrouver et qu’aucun sacrifice n’est de trop dans la construction du pays.

« Nos divergences doivent servir de point de départ pour des discussions constructives afin de mettre en œuvre les actions concrètes et nécessaires qui permettront le retour à l’ordre constitutionnel. Une invitation sera adressée par le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation à tous les acteurs politiques et sociaux pour une rencontre que je présiderai, dans les prochains jours, pour définir ensemble des modalités d’un véritable dialogue sans tabou, franc et inclusif », a-t-il poursuivi, soulignant que le gouvernement mettra à contribution la CEDEAO, l’UA et les Nations unie et s’appuiera également sur l’expérience du G5 en matière de suivi du dialogue.

L’ANAD de Cellou Dalein Diallo, la Cored de Mamadou Sylla, ainsi que le RPg arc en ciel, l’ex parti au pouvoir et le Fndc-politique, n’ont pas pris part aux deux précédentes sessions du cadre de concertation pilotée par Mory Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

Par Mariam Bâ

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