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International

La sœur cachée de JFK : voici la véritable histoire de Rosemary Kennedy

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La plus célèbre dynastie de l'histoire américaine a encore des secrets. Deux livres à paraître en révèlent un de taille : la vérité sur la vie tragique de Rosemary Kennedy, une des sœurs de JFK. Réduite à l'âge mental d’un enfant en bas âge suite à une lobotomie désastreuse, elle a été exilée dans un couvent du Wisconsin, exclue du monde et même de sa famille durant des années.

Elle est surnommée «la fille cachée» des Kennedy. On connaissait pourtant son existence, mais Rosemary Kennedy, l’une des sœurs de John Fitzgerald Kennedy, a volontairement été laissée dans l’ombre toute sa vie, et son histoire a été cachée au monde. Et pour cause : sa vie est certainement la plus tragique de la dynastie aux multiples tragédies. Deux livres à paraître – «The Missing Kennedy», d’Elizabeth Koehler-Pentacoff, et «Rosemary: The Hidden Kennedy Daughter», de Kate Clifford Larson- la révèlent, et le magazine américain «People» en dévoile une partie. «Rosie» Kennedy, fille de Joseph Patrick Kennedy et de Rose Fitzgerald Kennedy, est née le 13 septembre 1918 dans le Massachusetts. Elle est le troisième enfant et la première fille de la fratrie de neuf : «Joe Jr», mort en mission au dessus de la Manche en 1944 ; JFK, assassiné en 1963 ; Rosemary, décédée de mort naturelle en 2005 ; Kathleen, morte dans un accident d’avion en 1948 ; Eunice, qui a succombé à un AVC en 2009 ; Patricia, emportée par une pneumonie en 2006 ; Bob, assassiné en 1968 ; Jean, la dernière survivante ; et Ted, mort d’un cancer en 2009.

Pendant longtemps, Rosemary a été considérée comme vivant sa vie d’institutrice dans le Wisconsin (elle a réellement été diplômée en 1939, deux ans avant le drame que l’on évoquera). C’est en 1959, alors qu’approche l'élection présidentielle que remportera John, que les premières révélations émergent. James McGregor Burns, auteur de la première biographie de «Jack», affirme que «Rosie» «s'occupe d'enfants attardés». Remise en cause, cette version est rectifiée par le père quelques mois plus tard : en juillet 1960, Joe Kennedy raconte au magazine «Time» que sa fille aînée a été victime, durant l'enfance, d'une forme rare et grave de méningite, qui l’a laissée déficiente mentalement. Il parle d’«accès de colère» devenus ingérable, et explique qu’elle vivrait désormais dans une clinique du Wisconsin. Puis en septembre 1962, Eunice –la sœur la plus proche de Rosemary, qui lui inspirera d’ailleurs les Jeux olympique spéciaux, créés en 1968- précise au «Saturday Evening Post» que sa soeur vit au couvent Saint Coletta –depuis 1949, avant quoi elle était internée dans un hôpital psychiatrique privé situé à Beacon (New York).

Lobotomisée à l’âge de 23 ans

Ce n’est qu’en 1974, dans les des Mémoires de Rose, que le mot «lobotomie» apparaît pour la première fois. Rosemary aurait subi cette intervention chirurgicale en vogue (mais expérimentale) à l’époque, avant d’être largement décriée, pour «soigner» ce genre de problème, à l’âge de 23 ans. Sur décision unilatérale de Joe, qui l’aurait même cachée aux autres membres de la famille ; puis, face à l’échec cuisant de l’opération, l’aurait contrainte à vivre recluse, loin des siens. Les frères et sœurs de Rosemary n’auraient eux-mêmes appris que leur sœur avait été lobotomisée qu’après l’AVC de leur père en 1961. Ils auraient par la suite repris contact avec elle, la réintégrant, dans la mesure du possible, à la vie familiale.

Une version bien triste de l’histoire, et ce d’autant plus que les livres révélations semblent même contredire l’hypothèse de la déficience mentale. Tout juste souffrait-elle, selon Kate Larson, de légers troubles, sporadiques, dûs à un événement là encore dramatique survenu à sa naissance. Le jour de sa venue au monde, son cerveau aurait en effet été privé d’oxygène durant deux longues heures, à cause de la sage-femme qui aurait empêché –manuellement- l’enfant de sortir en attendant le médecin… Ce qui n’empêche que Rosemary est décrite comme une fille à la joie de vivre rayonnante, et au «sourire parfait». Une amatrice de tennis, de badminton ou encore de voile, mais aussi une jolie jeune femme fêtarde et plaisant aux garçons, qui ne collait pas avec les ambitions que Joseph nourrissait pour ses enfants…

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A LA UNE

OMS : Tedros Adhanom Ghebreyesus réélu pour un second mandat

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Premier Africain à diriger l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus a été reconduit mardi pour un second mandat. À la tête de l'OMS depuis le 1er juillet 2017, il a notamment dû gérer la lutte contre la pandémie de Covid-19, avec des appels restés souvent sans écho.

Les jeux étaient quasiment faits avant le vote à bulletins secrets lors de l'Assemblée mondiale qui se tenait mardi 24 mai à Genève, le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus étant le seul candidat en lice.

Premier Africain à la tête de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à 57 ans Tedros Adhanom Ghebreyesus conserve donc son poste pour un second mandat de cinq ans.

Spécialiste du paludisme, diplômé en immunologie et docteur en santé communautaire, le Dr Tedros, comme il aime à se faire appeler, a été ministre de la Santé et chef de la diplomatie de son pays.

Son visage a été rendu familier dans le monde entier par la lutte contre la pandémie de Covid-19, l'une de ses principales préoccupations.

Une histoire personnelle liée à la guerre

Celui qui se pose en homme de paix a été marqué par une enfance plongée dans la guerre mais aussi les conflits en Ukraine, au Yémen, en Syrie et en Éthiopie au cours de son premier mandat.

"Plus encore que les pandémies, la guerre ébranle et détruit les fondations sur lesquelles reposaient des sociétés auparavant stables" et les conflits laissent "des cicatrices psychologiques qui peuvent mettre des années ou des décennies à se refermer", a récemment affirmé le Dr Tedros, pour qui "la paix est indispensable à la santé".

Ces cicatrices sont autant de souffrances qu'il a lui-même endurées. "Je suis un enfant de la guerre", avait lancé dimanche le chef de l'OMS, très ému, à l'ouverture de l'Assemblée mondiale de la santé.

"Le bruit des coups de feu et des obus qui sifflent dans l'air, l'odeur de la fumée après l'impact, les balles traçantes dans le ciel nocturne, la peur, la douleur, la perte – ces choses sont restées en moi tout au long de ma vie, parce que j'étais au milieu de la guerre quand j'étais très jeune", a-t-il dit.

Des années plus tard, la guerre ressurgissant en Éthiopie en 1998, "cette peur" est revenue lorsque ce fut au tour de ses enfants de "se cacher dans un bunker". Et alors que la région éthiopienne du Tigré, sa région natale, est en proie à un conflit depuis fin 2020, il avoue ressentir "à nouveau la même douleur".

Son enfance a également été marquée par le décès d'un frère, faute de médicaments.

Source : AFP

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A LA UNE

Guerre en Ukraine : l’ONU redoute un « ouragan de famines »

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Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres est un homme qui s’exprime généralement avec modération, en évitant le catastrophisme. Mais lorsqu’il a pris la parole, lundi 14 mars au soir, il n'a pu cacher son inquiétude. Le Portugais craint, par effet en chaîne de la guerre en Ukraine, un "effondrement du système alimentaire mondial", en d'autres termes "un ouragan de famines" dans de nombreux pays.

La raison est simple : à elles deux, l’Ukraine et la Russie représentent un bon tiers des exportations de céréales dans le monde. Dans le lot, du maïs, du blé, du tournesol, de l’orge. L’Ukraine avait d’ailleurs la réputation d’être le "grenier à blé" de l’Union soviétique.

Le déclenchement de la guerre déstabilise donc tout le marché mondial, pour plusieurs raisons. L’Ukraine ne peut plus exporter, puisque ses ports de la mer Noire sont bloqués. La récolte de cette année n’aura sans doute pas lieu. Et les sanctions prises contre la Russie vont perturber également les exportations russes. Résultat : non seulement, certains pays importateurs vont manquer de céréales, mais surtout les prix vont flamber. Dans plusieurs pays, les prix du pain ou de la farine ont déjà augmenté.

26 pays dépendent du blé russe ou ukrainien

Certains pays d’Afrique ou du Proche-orient sont particulièrement concernés.  En Afrique d’abord, des pays comme le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Bénin, dépendent très directement du blé russe ou ukrainien. La Mauritanie est elle dépendante à 100%. Toute cette région d’Afrique située près de la bande du Sahel est concernée, cela représente 19 pays au total.

La deuxième région du monde la plus touchée est le pourtour sud et est du bassin méditerranéen. En Turquie plus de 80% du blé importé provient de Russie ou d’Ukraine. Le pays est déjà confronté à une inflation galopante. Le Liban est dans la même situation, une catastrophe pour un Etat dont l’économie est devenue exsangue. De plus, l'approvisionnement de l’Egypte, plus gros importateur mondial de blé, dépend à 80% des deux pays en conflit. Le coût du pain a déjà fortement augmenté.

La Libye, la Tunisie, l’Algérie souffrent également. Si les prix continuent de grimper, les Nations Unies craignent, non seulement la multiplication des zones de famines, mais aussi le développement d’émeutes de la faim dans de nombreux pays.

Une situation aggravée par le climat

Une situation d'autant plus grave qu'elle s'inscrit dans un contexte déjà défavorable en raison du réchauffement climatique. Rien qu’en Afrique, 26 millions de personnes sont en situation d’urgence alimentaire, selon les estimations de l’ONU.

Les mauvaises conditions climatiques, combinées aux conflits dans les pays du Sahel, ont provoqué des baisses très fortes des récoltes, au Niger, au Mali, au Burkina.

La seule solution est de recourir à d’autres fournisseurs comme le Brésil et les Etats-Unis. Un recours qui soulève d'autres questions notamment concernant le respect des normes environnementales dans certains de ces pays comme le Brésil.

Par Francetvinfo.fr

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A LA UNE

La Russie envahit l’Ukraine: ce qu’il faut savoir

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Le président russe, Vladimir Poutine, a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi le début d’une « opération militaire » en Ukraine. Des explosions ont été entendues dans les grandes villes du pays, dont la capitale, Kiev. Voici ce qu'il faut savoir.

Une déclaration surprise. C’est dans la nuit de mercredi à jeudi, peu avant 4 heures du matin, heures de Paris (5 heures à Kiev, 6 heures à Moscou) que le président russe, Vladimir Poutine , a annoncé jeudi le début d’une « opération militaire » en Ukraine. Une déclaration surprise à la télévision, dans laquelle il a appelé les militaires adverses « à déposer les armes ». Le maître du Kremlin a justifié cette opération par la nécessité, selon lui, de défendre les séparatistes de l’est de l’Ukraine, malgré les sanctions de l’Occident. « Nous nous efforcerons d’arriver à une démilitarisation et une dénazification de l’Ukraine. » Quelques heures auparavant, le Kremlin avait déclaré que les responsables des « républiques » séparatistes prorusses autoproclamées avaient demandé l’« aide » de la Russie pour « repousser l’agression » ukrainienne.

Explosions à Kiev et dans les grandes villes. Peu après cette déclaration surprise, une série d’explosions ont été entendues à Kiev, la capitale ukrainienne. Des sirènes d’alerte aérienne y ont retenti, ainsi qu’à Lviv, une grande ville de l’ouest du pays où les États-Unis et d’autres pays ont déplacé leurs ambassades. Des explosions ont également été rapportées à Kramatorsk, à l’est, qui abrite le quartier-général de l’armée ukrainienne, à Kharkiv, la deuxième ville du pays, et à Odessa, sur le mer Noire. La Russie revendique la destruction de bases aériennes et de la défense anti-aérienne ukrainienne. Kiev, de son côté, affirmé avoir abattu cinq avions et un hélicoptère russes.

Une invasion terrestre, un premier mort. Selon les gardes-frontières ukrainiens, les forces-terrestres russes sont entrées en Ukraine. Peu après, vers 8h30 heure de Paris jeudi matin, ils ont annoncé un premier mort.

La loi martiale proclamée en Ukraine. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a réagi dans une adresse à la nation et a proclamé la loi martiale dans tout le pays. « Pas de panique », « nous allons vaincre », a-t-il assuré à son peuple. Selon lui, le monde doit créer « une coalition anti-Poutine » pour « contraindre la Russie à la paix ». Son ministre des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, a dénoncé une « invasion de grande ampleur » par la Russie. Dans un communiqué, le ministère estime que cette opération vise à « détruire l’état ukrainien, s’emparer de son territoire par la force et établir une occupation ». La veille, l’Ukraine avait commencé la mobilisation d’une quarantaine de milliers de ses réservistes. L’état d’urgence avait été voté.

Les réactions internationales.

Le président américain, Joe Biden, a dénoncé une « attaque injustifiée » qui provoquera « des souffrances et pertes de vies humaines » et a promis que « le monde exigera des comptes à la Russie ». Il s’est entretenu tôt jeudi avec son homologue ukrainien en lui promettant son soutien.

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a fustigé une « attaque téméraire et non provoquée ». Une réunion d’urgence des ambassadeurs de l’Otan a été décidée jeudi matin.

Pour Boris Johnson, le Premier ministre britannique, Vladimir Poutine « a choisi la voie de l’effusion de sang et de la destruction en lançant cette attaque non provoquée ».

Pour le chancelier allemand, Olaf Scholz, c’est une « violation éclatante » du droit international.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est engagée à demander à Moscou de « rendre des comptes ».

Condamnation française. « La France condamne fermement la décision de la Russie de faire la guerre à l’Ukraine », a réagi le président Emmanuel Macron jeudi. Il a appelé Moscou à « mettre immédiatement fin à ses opérations militaires ».« La France est solidaire de l’Ukraine, a-t-il ajouté dans deux tweets. Elle se tient aux côtés des Ukrainiens et agit avec ses partenaires et alliés pour que cesse la guerre. »

Avec AFP

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