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La ridiculisation en nature, un fait social contre productif (contribution)

Dans un procédé sociologique exhaustif, je voudrais essayer là, de m’attaquer à un phénomène social très rependu.  Ce phénomène consiste à coller des clichés sur l’autre, soit sur sa profession; son métier, sa spécialité ou sur sa catégorie sociale. Il se caractérise par la mauvaise éducation dans la famille ou à l’école, par l’ignorance, par  la faiblesse d’esprit, par l’environnement social car, lorsqu’un individu reçoit une bonne éducation dans une sphère sociale sereine; il saura respecter, aimer, vivre avec les autres et les comprendre.

Le fait de voir l’impact catastrophique de ce fléau, me lance objectivement vers sa dénonciation préméditée et immédiate.  J’ai constaté depuis mon enfance, lorsque je faisais encore l’école primaire, qu’il y’avait toujours là à coté; des louches qui prétendaient être les meilleurs, des meilleurs qu’on ne doit jamais dépasser quelque soit la nature de notre effort physique, mental ou énergétique.

Ce qui est plus révoltant dans tous ça, ce que je pensais que ce genre de comportement s’était arrêté juste à l’enfance, jusqu'à ce que je vois hier quelques individus entrain de ridiculiser certains groupes de personnes par le fait de leur spécialité, de leur couleur de peau, de leur langue, de leur identité culturelle. Je me suis dis alors là, nous avons un combat à livrer contre ce genre d’idées, on doit intellectuellement engager des posts pour démontrer objectivement la meilleure voie dans le vivre ensemble.

Cependant, la société est composée de plusieurs fragments qui se cohabitent régulièrement, elle est aussi un tissu très délicat qui mérite notre attention, notre préservation et notre renforcement. Elle ne supporte pas les bousculades, les railleries, les tensions ni les moqueries, non pas parce que ce genre de  comportement fait mal mais aussi parce ce qu’il est contre productif.

N’avez-vous pas été une victime de ce genre de comportement un jour? Qu’aviez vous ressenti en cet instant?  N’aviez vous pas été dérangé quelque part? Oui bien sûr que, vous allez me dire si votre objectif est bien fixé; vous n’avez rien à foutre avec des railleurs de profession, c’est leurs option de vie ! C’est ce que vous allez me dire éventuellement, mais bon; moi j’estime qu’on doit tout simplement accepter de respecter les choix des autres dans notre société, nous devons avoir le sens d’encouragement, la volonté d’aider, la faculté d’initiative et de proposition.

En outre, je vais essayer de traiter ce phénomène par le plan suivant:

1-      Définir le concept dans sa logique linguistique et sociologique.

2-      Délimiter les causes essentielles de ce fléau dans ses racines sociales.

3-      Démontrer des exemples topologiques de ce phénomène.

4-      Proposer des luttes curatives pouvant servir de vaccin contre ce symptôme viral.

Je ne vais surtout pas utiliser des notes de bas-page ici, juste pour faciliter le focus dans la lecture. Donc je vais directement commencer de traiter ce sujet que, je prétends être une maladie cosmologique qui ne laisse pas l’esprit tranquille.

 

  1. La définition du concept:

La ridiculisation est définie dans Larousse par: «Rendre quelqu'un, quelque chose ridicule, en faire un objet de risée, se moquer de… », Cette façon de faire, peut s’en prendre sur plusieurs facteurs sociaux, professionnels, artisanaux ou sur même des personnes physiques en questions.

Les divisionnistes  sont des rigollots par excellence, ils observent les styles des gens, les manières de démarcations, leurs statuts sociaux pour s’adapter à leurs mesures afin de les collé des étiquettes dérisoires. Ils peuvent utiliser des surnoms comme ils peuvent aussi s’attaquer aux points faibles des gens.

Mais pourquoi y’a-t-il toujours des imposteurs qui sont là à coté pour mystifier ou se moquer? Y’a-t-il des indicateurs sociaux à l’origine de cela? On répond scrupuleusement  à cela dans le point suivant:

 

  1. Délimitation des causes de ce phénomène dans la société:

Ce phénomène est amplifier par plusieurs facteurs émancipateurs, c’est pourquoi je vais tout d’abord essayer ici de mettre en exergue les éléments clés parmi ces causes bases et essentielles.

 

  1. L’ignorance: l’ignorance mène objectivement à toute activité indésirable dans une société donnée. Elle pousse à ridiculiser, se moquer et même détester tout ce qui ne l’a pareil pas facultatif. Elle ne peut pas définir les choses d’une manière scientifique mais elle passe par tout les moyens pour les coller des étiquètes et des clichés, c’est d’ailleurs la manière la plus profane de l’holographie conceptuelle des choses.
  2. L’orgueil: elle est dénommée ici la folie de grandeur, c’est la pire mégalomanie, elle consiste à voir tout par le bas de l’épaule. C’est une illusion pathogène portée sur la réalité actuelle des êtres et des choses. Elle est due à une conception erronée des valeurs, des mesures et des tailles.
  3. L’incivisme: c’est une forme de manouvre conçue par la mauvaise éducation en bas âge. Si un agent social n’apprend pas les bonnes manières lorsqu’il était aussi très jeune, il serait très difficile de le réinventé à nouveau.

L’agent social, doit être initié, enseigné, intégré et montré le bon sens lorsqu’il est fertile, le moment où il est encore sceptique à tout sujet. C’est en ce temps là, qu’on puisse le former dans le cadre du vivre ensemble, sinon il va personnellement se forger un caractère quelconque, qui le pousseras à renverser les mesures sur lesquelles la société est fondée.

  1. La faiblesse: c’est un agent irritatif, un germe de pathologie qui pousse à révolter contre toutes et tous. Sa seule force est la ridiculisation inconditionnelle de tout ce qui essaye de faire un pas vers l’avant. Le faible en question, voit en lui que la nature n’est pas juste, il se pose fréquemment et successivement des questions du comment jusqu’au pourquoi. tout son regard est braquer vers le pourquoi de la force du meilleur et le comment le réduire en taré.
  2. L’oisiveté: selon Voltaire, tout citoyen oisif est un fripon. Il voulait tout simplement démontrer combien de fois l’oisiveté est amère. C’est un caractère social lamentable, générant toute forme d’irrégularité comportemental car, l’esprit de l’oisif est très vigilant pour décortiquer tout ce qui se passe à travers. Il est prêt à tout rappeler, raconter, peser à sa façon de voir et partager l’information.

L’oisiveté est plus dangereuse que toutes ces formes qu’on vient de citer, car l’oisif peut être orgueilleux, ignorant, faible et incivique. L’oisif est le pire des agents social qui existe selon ma thèse.

Pour mettre l’indexe sur les conséquences de ce fléau, il faut absolument parvenir à des exemples démontants que cette forme d’habitude est contre productif.

III.     Démonstration des exemples topologiques de ce phénomène:

Dans notre société il y’a beaucoup d’exemples de ce type de mesure, mais on va juste se limiter à trois:

  1. Dans le cadre informel: chez nous, toute personne qui travaille dans le secteur informel est traité de moins que rien. Les forgerons à titre d’exemple, les cordonniers, les pécheurs traditionnels, les ramasseurs de fagots, les creuseurs de carrés, les maçons, les opérateurs de nettoyage de l’environnement, les éleveurs, les agriculteurs, tous sont prit pour des nuls. alors qu’ils font bouger les choses et aident à façonner le quotidien selon leur mieux sans tendre la main aux autres membres de la société. C’est pourquoi d’ailleurs, ils méritent notre encouragement et non d’un regard rabaissant.
  2. Dans le domaine professionnel: les agents toxiques qu’on a cités ci haut, sont des matérialistes pure et simple, cause pour laquelle ils s’en prennent aux professeurs, aux sages femmes, à la police communale, aux syndicalistes et à tout professionnel n’ayant pas un grand rendement mensuel dans son travail rémunéré.
  3. Dans le secteur spirituel: là aussi ils s’en prennent aux opérateurs moraux, ils ridiculisent les imams, les muezzins, les prêcheurs et toute autre personne s’accoutumant à s’occuper du maintien de l’ordre religieux et coutumier.

Il y’a plusieurs d’autres exemples que je n’ai pas touché ici, car pour moi, le lecteur connait beaucoup d’autres exemples dans ce cadre, il suffit juste qu’il soit informer de ce qui se passe dans son environnement.

Dans ce titre suivant, je vais m’y mettre pour proposer des solutions pratiques et typiques à ce fait social.

  1. Proposition de luttes curatives pouvant servir de vaccin contre ce symptôme viral:

Il y’a trois façon pour éradiquer ce type de phénomène de nos sociétés. On va mettre en exergue ces trois vaccins sociaux thérapeutes puis éventuellement proposer d’autres précautions nécessaires.

  1. La déférence: elle signifie trois sens:
  • La considération: qui est une forme de respect accorder à un être égal ou supérieur à soi.
  • La dévotion: qui est de fois une forme d’amour qui résulte de la vénération.
  • L’affection: elle est une admiration adressée à une personne quelque soit par une causalité ou non.

Ces trois formes d’implication sociale pourront formuler une manière très productive dans la réédification de la perceptivité de l’autre. Cette forme se base sur le respect mutuel dans la sphère sociale partagée.

  1. Le sérieux: ici le sérieux n’est pas forcément anti-ludique mais, c’est une forme d’adoption comportementale qui vise à animer l’amour du travail, l’encouragement mutuel, l’entraide, la cohésion, l’harmonie et la vivacité. Le sérieux ici est une réserve contre la médisance, l’escroquerie, l’oisiveté et la détresse.
  2. La complémentarité: la complémentarité que je souligne ici, c’est un mode de sécurité sociale, qui consisterait non seulement à générer un respect mutuel et un environnement paisible mais aussi le respect du choix, de la spécialité et du dévouement de chaque membre de la société.

C’est un mécanisme d’interconnexion et de fusion. C’est un processus de d’interdépendance sociale, c’est la façon à laquelle on peut ouvrir un dialogue souriant, une bonne ouverture et réceptivité de l’autre.

Le juriste, le sociologue, l’islamologue, le philosophe, le politicien, l’artisan, le syndicaliste et d’autres pourront s’assoir côte à côte pour engager un vrai dialogue social sans dénie ni mépris ni jugement de valeur.

L’oisif du quartier au lieu de rester là à médire, saura aller ramasser de bois morts pour le soupé du soir ou pour revendre et gagner sa propre vie.

Pour conclure: voilà une synthèse, un résumé de ce fait social qui a tant causé de douleur. Dans chaque société y’aura de contre poids bien sûr, des agents pathogènes qui vont empêcher les laboureurs d’avoir la vie tranquille.

Cependant, il faudra vivement lutter contre les démesures, les instigations, les railleries, qui mènent à la haine, le clivage, la détresse, l’angoisse et la désolation. On ne peut pas vivre ensemble pour simplement se causer du tort, se jeter d’étiquètes et des clichés.

Enfin bref, l’organisation sociale nous requiert harmonie, cohésion, amour, sérieux, respect, fidélité et affection. Nous devons partager l’humanisme entre nous, la philanthropie, l’altruisme pour se développer. C’est un devoir civique, religieux, moral, philosophique et juridique.

Est-ce que réellement on est prêt à partager ce genre de message? Le message de l’humanisme? Avons-nous l’audace d’observer et relater, analyser et essayer de changer? Chaque individu mérite le respect et la considération. Alors faisons preuve d’éveille, de bravoure, j’en suis sûr qu’avec la ferme volonté collective qu’on puisse tout changer.

Par Sow Mamadou Bhoye.

 

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