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Politique

La réélection d’Alpha Condé accueillie timidement à Conakry

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Le président guinéen sortant Alpha Condé a été déclaré samedi vainqueur au premier tour de la présidentielle, une réélection contestée par l'opposition, qui compte manifester "le moment venu", mais dans l'immédiat les deux camps affichaient leur volonté d'apaisement.

À l’étonnement de nombreux habitants de la capitale, rentrés chez eux par appréhension des violences post-électorales chroniques en Guinée, un calme relatif régnait samedi soir à Conakry après l’annonce des résultats.

La Commission électorale a proclamé Alpha Condé élu au premier tour avec 57,85% des suffrages exprimés, soit 2.285.827 voix, devant le chef de l’opposition Cellou Dalein Diallo, à 31,44% (1.242.362 voix), les six autres candidats étant totalement distancés.

Dénonçant une fois de plus une « mascarade », M. Diallo a annoncé renoncer à saisir la Cour constitutionnelle, institution dont il conteste l’indépendance.

En revanche, le chef de l’opposition a précisé qu’il appellerait, « le moment venu, les autres candidats et tous les citoyens qui sont les vraies victimes de ce hold-up électoral à organiser, conformément à la loi, des manifestations pacifiques ».

Appel à la retenue

« En attendant, je demande à tous les Guinéens de faire preuve de retenue et d’éviter toute forme de violence », a-t-il conclu.

Préventivement, le gouverneur de Conakry a exhorté la population « à la retenue, à éviter toute manifestation de joie dans la rue ». Et le parti au pouvoir a appelé « ses militants à s’abstenir de toute manifestation de joie dans la rue et dans les lieux publics ».

Les Guinéens ont voté dans le calme le 11 octobre, mais sous tension, la campagne de M. Condé visant une réélection au premier tour. Une performance jugée par ses adversaires irréalisable sans fraude caractérisée, cinq ans après sa victoire sur le fil au second tour sur Cellou Dalein Diallo.

Le président Condé tablait pour l’emporter sur son bilan : réforme de l’armée et de la justice, achèvement du barrage hydroélectrique de Kaléta, transparence sur l’attribution aux sociétés minières des contrats d’exploitation des précieuses ressources du pays (bauxite, minerai de fer…).

Ses détracteurs l’accusent de mauvaise gestion, lui reprochant notamment son échec face à l’épidémie d’Ebola depuis décembre 2013 – deux nouveaux cas ont été signalés cette semaine, alors que les pays voisins n’en comptent plus aucun – d’autoritarisme et d’attiser les tensions ethniques.

Rentrée des classes reportée 

« On s’attendait tous à cela », a confié Harouna Condé, militant du parti au pouvoir. « Il méritait d’être plébiscité encore une fois à la tête de la nation », a-t-il estimé.

L’opposition a incriminé la participation record enregistrée dans les bastions de M. Condé (20 points de plus que la moyenne nationale de 68,36 % dans sa région d’origine), favorisée selon elle par des décisions de la Commission électorale assouplissant les règles de vote en plein scrutin, ainsi que des inégalités géographiques dans la distribution des cartes d’électeur.

Mais elle risque d’avoir du mal à se faire entendre, les recours judiciaires en matière électorale, auxquels l’invite la communauté internationale, n’ayant jamais abouti en Guinée.

Rappelant qu’il s’agissait « de résultats encore provisoires qui devront être validés par la Cour constitutionnelle », le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest, Mohamed Ibn Chambas, a encouragé « fortement tous les acteurs qui souhaitent les contester à user du droit de recours » prévu par la Constitution et le Code électoral.

Présent à Conakry, le responsable de l’ONU a demandé « instamment » dans un message vidéo diffusé samedi soir « à tous les leaders politiques et à leurs partisans de faire preuve de retenue et de s’abstenir de tout acte d’intimidation ou de violence, y compris verbale ».

Le porte-parole du candidat Alpha Condé, Albert Damantang Camara, a déploré l’attitude de l’opposition, jugeant « incompréhensible que, de but en blanc, sans avoir même essayé un quelconque recours que ce soit, on déclare vouloir manifester dans la rue pour revendiquer ses droits ».

« Il y a une Cour constitutionnelle, celle-là même qui vient d’être mise en place, qui n’a pratiquement jamais fonctionné », a-t-il souligné, s’étonnant « qu’on puisse douter a priori de sa compétence ou de son impartialité ».

Par ailleurs, la rentrée scolaire, prévue lundi, a été reportée au 2 novembre, le ministère de l’Enseignement, les représentants des parents d’élèves et des enseignants, compte tenu des tensions autour des résultats électoraux, estimant « plus prudent de garder les enfants à la maison », selon le gouvernement.

La présidentielle de 2010 et les législatives de 2013 avaient été entachées par des violences et accusations de fraude.

Ancien opposant, Alpha Condé est le premier président démocratiquement élu de cette ex-colonie française d’Afrique de l’Ouest, dirigée jusqu’alors par des pouvoirs autoritaires ou dictatoriaux.

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Diplomatie : Alpha Condé nomme un nouvel ambassadeur à l’ONU

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Quelques jours après avoir rappelé son ambassadrice auprès de l’Organisation des Nations Unies, le président Alpha Condé a nommé ce 21 septembre, un chargé d’affaires par intérim à la représentation permanente à l’ONU.

Il s’agit de Kèlèty Fama Touré, jusque-là conseiller chargé des questions politiques au ministère des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger.

Il succède à Fatoumata Kaba, rappelé le 16 septembre dernier avec ‘’effet immédiat’’.

Aucune raison officielle n’a été donnée pour justifier ce rappel de cette diplomate, mais selon plusieurs sources, le président Alpha Condé reprocherait à dame Fatoumata Kaba ''d’entretenir'' des relations avec l’un de ses opposants.

Par Guinee28

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A LA UNE

Présidentielle du 18 octobre : la diaspora forestière appelle à sanctionner Alpha Condé

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Le Conseil Supérieur de la Diaspora Forestière (CSDF) a appelé l’électorat de la Guinée en générale, et de la Guinée Forestière en particulier, à voter massivement contre le président Alpha Condé, candidat pour un troisième mandat, lors du scrutin présidentiel du 18 octobre prochain.

Dans une déclaration ce conseil soutient qu’en votant contre le chef de l’Etat, l’on rendrait justice aux Guinéens qui sont victimes des ‘’errements’’ de son régime ‘’moribond aux abois’’.

« Toute aventure politique qui viole la constitution engendre de facto un régime de dictature ; et cette dynamique va en contresens de la démocratie qui est à l’heure de l’horloge politique contemporaine. Comme l’a dit Nelson Mandela, «Les dictateurs décomposent et détruisent la république ; tandis que les démocrates œuvrent pour sa construction ».C’est pourquoi, le CSDF demande à tous les compatriotes épris de justice et de paix de sanctionner le régime RPG lors de l’élection présidentielle en votant pour l’alternance. Ce serait la seule voie qui assurerait l’avènement d’un régime nouveau, avec un contrat social nouveau, afin de bâtir une Guinée nouvelle. »

Par Mariam Bâ

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Mais qu’est-ce qui se passe au Bloc libéral de Faya Millimono ?

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Mais qu’est-ce qui se passe au Bloc libéral ? S’achemine-t-on vers l’implosion de cette formation politique dirigé par Faya Millimono ? Si rien n’est moins sûr, depuis quelques semaines ce dernier fait face à des frondeurs qui l’accusent de vouloir annuler le récent congrès du parti dans le but d’écarter ses collaborateurs qu’il ne parviendrait pas à manipuler. Pire, « il n’est plus le président du Bloc Libéral », clame une frondeuse.  

« Nous n’accepterons pas que le congrès soit annulé. La décision de Dr Faya est nulle et de nul effet parce qu’il est un président périmé. Son mandat a expiré depuis le 26 août. Donc, il n’est plus le président du Bloc Libéral. Il est un simple militant comme nous autres. En attendant que l’élection du bureau ne soit reprise et qu’il soit réélu », a clamé Halimatou Dianwadou Baldé ,vice-présidente du Conseil National des Jeunes du Bloc Libéral dans un entretien avec nos confrères de guineeatin.com.

« Nous avons organisé un congrès physique pour les fédérations qui sont à Conakry et qui sont partis au siège ; et, un congrès en ligne, via zoom pour ceux qui sont en dehors de Conakry. On a voté ici au siège, devant les médias ; et, les résultats partiels ont été sortis. En ligne, les gens ont voté pour les quatre structures nationales ; à savoir : le bureau national des femmes, celui des jeunes, des sages et le bureau exécutif dont Dr Faya était le président. Pendant l’élection, les trois bureaux (celui des femmes, des jeunes et de sages : ndlr) n’ont eu aucun problème ; mais, arrivée au niveau du bureau exécutif, le vote  physique s’est passé librement. C’est au niveau du vote en ligne où ils ont estimé qu’il y a eu des anomalies. En principe, tous les résultats devraient être connus le même jour parce que tout le monde voyait le pourcentage au fur et à mesure. Mais, ils ont refusé de donner les résultats. 72 heures après, nous avons commencé à réclamer les résultats et nous avons estimé que s’ils refusent de publier ces résultats, c’est qu’ils veulent les modifier. C’est plus de 10 jours après que Dr Faya est venu nous dire que le congrès doit être annulé. Nous avons dit non, on ne peut pas annuler un congrès passé devant tout le monde, y compris les médias. Nous avons dit que dans une élection, on peut rencontrer des anomalies majeures ou mineures ; mais, lorsqu’on trouve que le problème se situe à un seul niveau, même si c’est le bureau exécutif où on suppose que le zoom a caché quelque chose, qu’on reprenne pour celui-là et qu’on conserve les autres résultats », a-t-elle expliqué, accusantFaya Millimouno de chercher à inverser les résultats du congrès.

« C’est parce qu’il n’est pas satisfait des résultats obtenus ; car, les gens qu’il avait préparés pour évincer les autres n’ont pas été élus par les militants à la base », dit-elle.

Depuis le début de cette crise, l’accusé Faya Millimono reste, du moins pour l’instant, silencieux. Mais combien de temps le faudra-t-il encore ?

Par Alpha Diallo

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