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La Guinée-Bissau a voté pour élire son nouveau président, un candidat dénonce des fraudes

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Les Bissau-Guinéens ont voté dimanche dans le calme pour élire leur président et espérer tourner la page de l'instabilité chronique dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, lors d'un second tour à l'issue incertaine terni par des accusations de fraude lancées par le candidat de l'opposition.

Le dépouillement a commencé aussitôt les bureaux de votes fermés, à 17H00 (GMT et locales), parfois sur de simples nattes posées à même le sol, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Les quelque 700.000 électeurs et la communauté internationale espèrent que l'élection permettra de lever le blocage dans lequel s'est empêtrée depuis des années une classe politique réputée corrompue et incapable de répondre aux besoins élémentaires d'une population parmi les plus pauvres au monde.

Dans la soirée, la porte-parole de la Commission nationale électorale (CNE), Felisberta Vaz Moura, a indiqué que les résultats seront annoncés mercredi 1er janvier. Elle a exhorté "les candidats et les organes de communication nationaux et étrangers à s'abstenir de véhiculer des informations liées aux résultats électoraux".

"La CNE saisit l'occasion pour réfuter les informations sans consistance véhiculées sur les réseaux sociaux relatives à une tentative de fraude électorale", a ajouté Mme Vaz Mour, en appelant "le peuple à rester calme, serein et vigilant contre les manœuvres visant à compromettre le déroulement du processus électoral qui se veut pacifique et ordonné".

Le candidat du parti d'opposition Madem, Umaro Sissoco Embalo, avait relayé à la mi-journée ces allégations de fraude visant le président de la CNE, accusé sur les réseaux sociaux d'avoir envoyé des urnes remplies au ministère de l'Intérieur à la veille du scrutin.

Pour cet ancien Premier ministre, arrivé deuxième au premier tour avec près de 28% des voix, la commission électorale manoeuvre pour favoriser l'élection de son rival Domingos Simoes Pereira, le chef du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), qui a viré en tête avec 40,1% des suffrages au premier tour.

"Je souhaite que le résultat soit l'expression de la volonté du peuple guinéen et qu'à partir de là, nous soyons capables de construire la concorde nationale, pour que notre pays puisse démarrer et croître", a pour sa part affirmé M. Pereira après avoir voté dans la banlieue de Bissau.

- Le sortant éliminé -

"Il faut voter pour changer les choses. Le prochain président aura la mission de faire marcher le pays", estimait un étudiant en économie de 31 ans, Jair Fernandes Martins.

La stabilité, indispensable pour combattre des maux comme la grande pauvreté, la corruption répandue jusque dans les classes dirigeantes et le trafic de cocaïne, est l'un des grands enjeux après des décennies de crise politique permanente.

Alors que près de 70% de ses quelque 1,8 million d'habitants vivent avec moins de 2 dollars par jour, ce petit pays au climat tropical, abonné aux coups d'Etat depuis son indépendance en 1974, a vécu ces quatre dernières années au rythme des querelles entre le président José Mario Vaz et le PAIGC, dont il est pourtant issu.

  1. Vaz n'a terminé qu'à la quatrième place au premier tour et, comme d'autres candidats éliminés, il a apporté son soutien à M. Embalo, un dissident du PAIGC.

Le chef d'état-major de l'armée, le général Biague Na Ntam, a plusieurs fois affirmé que l'armée n'interviendrait pas dans le processus électoral.

Le futur président devra "régler le problème des hôpitaux où des femmes enceintes meurent sans être assistées, faute de matériel", "construire des routes" et "diminuer le prix du riz", selon un pêcheur, Moutar Diallo. Il "doit nous donner du travail" car "rien ne marche à Bissau", soulignait un commerçant, Abdoulaye Diallo.

- "Pays martyrisé" -

Les deux finalistes sont issus du sérail politique.

M. Pereira, 56 ans, est un ingénieur en génie civil au large sourire, invariablement coiffé d'un Trilby couleur paille. Après avoir mené son parti à la victoire aux législatives de mars, il promet d'accélérer le développement du pays.

Umaro Sissoco Embalo, un général de brigade de réserve de 47 ans, ancien du PAIGC qui a fait campagne avec un keffieh rouge et blanc noué autour de la tête, appelle tous les Bissau-guinées, dont beaucoup vivent à l'étranger, à "contribuer au développement de ce pays martyrisé".

S'il est élu, M. Pereira pourra compter sur le soutien du Parlement, contrairement à M. Embalo, qui devra composer avec une assemblée dominée par le PAIGC.

Source : TV5monde

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Alassane Ouattara: « il faut revenir à l’ordre constitutionnel le plus tôt possible », en Guinée

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Alassane Ouattara se dit préoccupé par l’intégrité physique et la santé du président déchu, Alpha Condé. Dans une interview qu’il a accordée à l’hebdomadaire Jeune Afrique (JA), le président Ivoirien a condamné les coups d’Etat survenus au Mali et récemment en Guinée, où il appel à un retour à l’ordre constitutionnel le plus tôt possible.

« Nous sommes préoccupés par l’intégrité physique et la santé du président Alpha Condé, et nous l’avons dit aux autorités militaires guinéennes lors de notre mission, qui était conduite par le chef de l’État ghanéen, Nana Akufo-Addo, à Conakry le 17 septembre. Le président [Mamady Doumbouya] du CNRD [Comité national du rassemblement et du développement] nous a donné des assurances à ce sujet », souligne-t-il.

Face à cette crise,  Alassane Ouattara assure qu’il est indispensable d’accompagner les Guinéens afin de minimiser l’impact de la transition sur les populations, dit-il, ajoutant qu’il faut revenir à l’ordre constitutionnel le plus tôt possible.

Pour prévenir désormais les coups d’Etat, le président Ivoirien suggère une autocritique de la gouvernance dans nos différents pays. « Car évidemment, une mauvaise gouvernance peut amener des militaires à intervenir dans le jeu politique, ce qui n’est pas souhaitable. Ceux qui sont au pouvoir doivent mieux tenir compte de la réalité, de l’évolution de leur pays et de toutes les couches sociales, notamment de la jeunesse, ainsi que du développement équilibré de l’ensemble du territoire national », estime-t-il.

Par Mariam Bâ

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Le CNRD pour une Guinée nouvelle : avancer tout droit vers le but sans se laisser distraire ! (Ousmane Gaoual Diallo)

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Depuis l’avènement des militaires au pouvoir le 5 septembre 2021 sous la bannière du CNRD dirigé par le Colonel Mamady Doumbouya, la joie est quasi unanime de même que l’espoir dans la cité. Dans tout le pays c’est la détente après plusieurs années de crispation sur fond de lassitude pour la plupart des Guinéens.

Entre crises sociopolitiques et économiques nées d’une mal gouvernance calamiteuse si cruelle, le cocktail fut démesuré avec pour corolaire l’accentuation de la pauvreté et la misère dans le pays. Le spectacle s’est passé devant tout le monde quand la course à l’enrichissement illicite de l’ancienne classe dirigeante et ses innombrables complices avait pris une envolée flagrante.

Certains Guinéens sont de redoutables spécialistes des époques révolues tout comme ils sont de cyniques partisans des projets machiavéliques dont se sont rendus coupables tous les dirigeants de la Guinée avant leur fin de parcours souvent chaotique. Quand un chef arrive, des groupuscules soucieux de préserver leurs intérêts ou de bénéficier des avantages de la nouvelle donne, affleurent de toutes parts pour proclamer à cor et à cri une allégeance fantaisiste et opportuniste ayant contribué durant toutes ces années à la déconfiture de la nation.

Le CNRD est averti, par la rigueur dont il a fait montre depuis le début, moins sont les petits malins qui essaiment la rue, les espaces publics ou autres pour une quelconque campagne de soutien démagogique. Les premiers “essayistes” aux banderoles à l’effigie du Colonel Mamady Doumbouya en ont été vite dissuadés, donnant un peu plus un gage de confiance et d’espérance au bas peuple.

Mais attention, le CNRD doit rester vigilant car les mouvements de soutiens, s’ils ne parviennent pas à se frayer le chemin habituel, leurs tentacules semblent se limiter à une forme courante : les interminables déclarations de soutiens distillées tous les jours sur le petit écran de la télévision nationale. Elles sont en général l’émanation d’anciens opportunistes reconvertis qui, après avoir embouché la même trompette pour déclarer leur prétendue loyauté à l’ancien establishment, tentent encore de compromettre le présent. Tout sauf patriotique, cette espèce de caméléons humains est pire que le chiendent.

À l’orée des grandes réformes institutionnelles pour le meilleur de la Guinée et des Guinéens, il faut sonner le glas à toutes les tentatives d’intrusion inutiles ou de récupération dangereuse de quelque démarche saine du Colonel Mamady Doumbouya et ses frères d’armes qui jusqu’à preuve du contraire, inspirent confiance. Les journées de concertation engagées avec les forces vives de la nation sont une preuve du nouveau départ fait de rupture avec le passé infernal de la Guinée.

Par Ousmane Gaoual Diallo

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La BAD adopte un nouveau règlement pour renforcer sa redevabilité et son soutien au profit des populations touchées par ses opérations

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Abidjan, 24 septembre 2021 – Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, un nouveau règlement du Mécanisme indépendant d'inspection (MII), qui s’appelle désormais Mécanisme indépendant de recours (MIR), afin de renforcer sa redevabilité et son efficacité dans le traitement des plaintes provenant de personnes ou communautés affectées par les opérations financées par la Banque.

Le nouveau règlement est le résultat de consultations internes et externes débutées en décembre 2019 dans le cadre de la 3e revue des politiques du Mécanisme de la Banque. Ces consultations publiques élargies étaient les premières organisées par le MII.

« Ce nouveau cadre d’orientation restructure le mécanisme de plaintes pour le rendre plus accessible, plus efficace et plus prévisible, a souligné le directeur du Mécanisme, David Simpson. Il simplifie également la procédure de plainte, renforce sa transparence et fournit des lignes directrices plus claires pour la gestion des plaintes. »

Pour Stéphanie Amoako, associée principale aux politiques à Accountability Counsel, une organisation internationale de la société civile qui soutient les communautés touchées par les projets financés par les institutions internationales, « le nouveau règlement de redevabilité, s’il est bien mis en œuvre, répondra mieux aux besoins des communautés sur le continent en levant les obstacles à l'accessibilité du MII. Il créera un processus plus équitable pour ceux qui utilisent le mécanisme ».

Guinee28

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