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A Ukrainian soldier, left, guards as two elderly women wait to get a humanitarian aid in Avdiivka, eastern Ukraine, Sunday, Feb. 5, 2017. A sharp escalation in fighting between Ukrainian troops and Russia-backed rebels over the past week has killed at least 33 people, centering on Avdiivka, a government-held town just north of rebel-controlled Donetsk.(AP Photo/Evgeniy Maloletka)

La crise humanitaire s’aggrave dans l’est de l’Ukraine

 « Il n’y a pas de paix et le pilonnage est quotidien. » Telle est la situation dans le territoire contrôlé par la Russie dans l’est de l’Ukraine, déclare un archevêque de l’Église orthodoxe ukrainienne.

L’archevêque Serhiy de Donetsk et de Marioupol explique que, malgré les innombrables trêves, les forces dirigées par la Russie ont intensifié leur offensive militaire dans la région ukrainienne du Donbass.

Le prélat fait partie du million et demi de personnes déplacées à l’intérieur de l’Ukraine, ayant été contraintes de fuir le territoire contrôlé par la Russie. Il se trouve maintenant dans la ville de Marioupol, à 115 kilomètres au sud de Donetsk, d’où il continue de gérer de loin la Maison de la miséricorde, un établissement de soins palliatifs que son église dirige depuis 19 ans dans la région de Donetsk.

Depuis quatre mois, précise-t-il, les conditions ont empiré dans sa région où de plus en plus de gens viennent demander de l’aide à son église en matière de logement, de nourriture et d’emploi.

« Les gens manquent d’eau potable, a souligné l’archevêque Serhiy dans un mail. Nous acheminons des médicaments, des couches et des produits d’hygiène corporelle trois fois par semaine. » Viennent s’ajouter à ce problème les limites imposées aux quantités de produits et de médicaments allouées par personne. « De mois en mois, les fournitures et les médicaments deviennent plus chers – en particulier l’insuline. »

Des millions d’Ukrainiens dépendent de l’aide humanitaire pour leur survie au jour le jour. Depuis le début du conflit en 2014, l’agression russe dans l’est du pays a causé la destruction de milliers de maisons, d’écoles et d’hôpitaux. Les services publics, telle la distribution d’eau et d’électricité, ne sont pas fiables. En outre, les mines et les munitions non explosées font courir un danger de mort.

L’archevêque Serhiy ajoute que les transports sont de plus en plus chers et difficiles, entravés par les nombreux points de contrôle et les longues files d’attente.

Les États-Unis, de concert avec des organisations internationales et non gouvernementales, continuent de fournir une aide vitale à la population ukrainienne touchée par le conflit.

Les églises de la région, y compris celle de l’archevêque Serhiy, fournissent de l’aide humanitaire depuis le début du conflit. Les membres du clergé et des bénévoles qui ont été formés repèrent des endroits sur le territoire contrôlé par la Russie où ils peuvent servir un repas chaud, distribuer des fournitures de première nécessité et offrir un soutien psychologique.

Mais selon l’archevêque, il faut absolument que l’aide humanitaire arrive par le biais d’organisations internationales établies, comme la Croix rouge, qui la distribueront directement à ceux qui en ont besoin. « Parce que si l’aide humanitaire tombe entre les mains des militants, elle n’arrivera jamais aux victimes du conflit », déplore-t-il.

Il craint maintenant que l’aide pour les Ukrainiens s’essoufle, alors même que la crise humanitaire s’intensifie. « À cause du conflit militaire prolongé, beaucoup de volontaires, de sponsors et de donateurs se lassent. Aujourd’hui, il y a très peu d’aide », s’inquiète-t-il.

L’archevêque Serhiy exprime sa reconnaissance à tous ceux dans le monde qui ne sont pas indifférents aux problèmes de son peuple et qui aident les Ukrainiens à survivre en ces temps difficiles.

« Et plus particulièrement les États-Unis d’Amérique dont le gouvernement et le public soutiennent l’Ukraine », ajoute-t-il.

Les États-Unis continuent d’exhorter la Russie à cesser son agression en Ukraine et à respecter ses engagements en vertu des Accords de Minsk*. « Le Kremlin contrôle la violence dans l’est de l’Ukraine et pourrait mettre fin à cette violence dès demain si le Kremlin le voulait », a déclaré la porte-parole du département d’État des États-Unis Heather Nauert en mai dernier*.

Déclaration de Crimée

À 500 km de Donetsk, dans la péninsule ukrainienne de Crimée, la Russie a envahi le territoire et tenté de l’annexer en 2014, une violation indéniable du droit international condamnée par le monde entier. Les États-Unis ainsi que leurs alliés, leurs partenaires et la communauté internationale ont fermement rejeté cet acte d’agression et se sont engagés à soutenir l’Ukraine tant que la Russie ne lui aura pas restitué son territoire.

« Alors que les États démocratiques cherchent à construire un monde libre, juste et prospère, nous devons respecter notre engagement pour le principe international de l’égalité souveraine et du respect de l’intégrité territoriale des autres États », a déclaré le secrétaire d’État des États-Unis Mike Pompeo dans la Déclaration de Crimée*, le 25 juillet, un appel renouvelé pour que la Russie mette fin à son occupation de la Crimée.

«  Un principe de base international que partagent les États démocratiques : aucun pays ne peut changer les frontières d’un autre pays par la force », a déclaré M. Pompeo.

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