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International

La crise humanitaire s’aggrave dans l’est de l’Ukraine

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 « Il n’y a pas de paix et le pilonnage est quotidien. » Telle est la situation dans le territoire contrôlé par la Russie dans l’est de l’Ukraine, déclare un archevêque de l’Église orthodoxe ukrainienne.

L’archevêque Serhiy de Donetsk et de Marioupol explique que, malgré les innombrables trêves, les forces dirigées par la Russie ont intensifié leur offensive militaire dans la région ukrainienne du Donbass.

Le prélat fait partie du million et demi de personnes déplacées à l’intérieur de l’Ukraine, ayant été contraintes de fuir le territoire contrôlé par la Russie. Il se trouve maintenant dans la ville de Marioupol, à 115 kilomètres au sud de Donetsk, d’où il continue de gérer de loin la Maison de la miséricorde, un établissement de soins palliatifs que son église dirige depuis 19 ans dans la région de Donetsk.

Depuis quatre mois, précise-t-il, les conditions ont empiré dans sa région où de plus en plus de gens viennent demander de l’aide à son église en matière de logement, de nourriture et d’emploi.

« Les gens manquent d’eau potable, a souligné l’archevêque Serhiy dans un mail. Nous acheminons des médicaments, des couches et des produits d’hygiène corporelle trois fois par semaine. » Viennent s’ajouter à ce problème les limites imposées aux quantités de produits et de médicaments allouées par personne. « De mois en mois, les fournitures et les médicaments deviennent plus chers – en particulier l’insuline. »

Des millions d’Ukrainiens dépendent de l’aide humanitaire pour leur survie au jour le jour. Depuis le début du conflit en 2014, l’agression russe dans l’est du pays a causé la destruction de milliers de maisons, d’écoles et d’hôpitaux. Les services publics, telle la distribution d’eau et d’électricité, ne sont pas fiables. En outre, les mines et les munitions non explosées font courir un danger de mort.

L’archevêque Serhiy ajoute que les transports sont de plus en plus chers et difficiles, entravés par les nombreux points de contrôle et les longues files d’attente.

Les États-Unis, de concert avec des organisations internationales et non gouvernementales, continuent de fournir une aide vitale à la population ukrainienne touchée par le conflit.

Les églises de la région, y compris celle de l’archevêque Serhiy, fournissent de l’aide humanitaire depuis le début du conflit. Les membres du clergé et des bénévoles qui ont été formés repèrent des endroits sur le territoire contrôlé par la Russie où ils peuvent servir un repas chaud, distribuer des fournitures de première nécessité et offrir un soutien psychologique.

Mais selon l’archevêque, il faut absolument que l’aide humanitaire arrive par le biais d’organisations internationales établies, comme la Croix rouge, qui la distribueront directement à ceux qui en ont besoin. « Parce que si l’aide humanitaire tombe entre les mains des militants, elle n’arrivera jamais aux victimes du conflit », déplore-t-il.

Il craint maintenant que l’aide pour les Ukrainiens s’essoufle, alors même que la crise humanitaire s’intensifie. « À cause du conflit militaire prolongé, beaucoup de volontaires, de sponsors et de donateurs se lassent. Aujourd’hui, il y a très peu d’aide », s’inquiète-t-il.

L’archevêque Serhiy exprime sa reconnaissance à tous ceux dans le monde qui ne sont pas indifférents aux problèmes de son peuple et qui aident les Ukrainiens à survivre en ces temps difficiles.

« Et plus particulièrement les États-Unis d’Amérique dont le gouvernement et le public soutiennent l’Ukraine », ajoute-t-il.

Les États-Unis continuent d’exhorter la Russie à cesser son agression en Ukraine et à respecter ses engagements en vertu des Accords de Minsk*. « Le Kremlin contrôle la violence dans l’est de l’Ukraine et pourrait mettre fin à cette violence dès demain si le Kremlin le voulait », a déclaré la porte-parole du département d’État des États-Unis Heather Nauert en mai dernier*.

Déclaration de Crimée

À 500 km de Donetsk, dans la péninsule ukrainienne de Crimée, la Russie a envahi le territoire et tenté de l’annexer en 2014, une violation indéniable du droit international condamnée par le monde entier. Les États-Unis ainsi que leurs alliés, leurs partenaires et la communauté internationale ont fermement rejeté cet acte d’agression et se sont engagés à soutenir l’Ukraine tant que la Russie ne lui aura pas restitué son territoire.

« Alors que les États démocratiques cherchent à construire un monde libre, juste et prospère, nous devons respecter notre engagement pour le principe international de l’égalité souveraine et du respect de l’intégrité territoriale des autres États », a déclaré le secrétaire d’État des États-Unis Mike Pompeo dans la Déclaration de Crimée*, le 25 juillet, un appel renouvelé pour que la Russie mette fin à son occupation de la Crimée.

«  Un principe de base international que partagent les États démocratiques : aucun pays ne peut changer les frontières d’un autre pays par la force », a déclaré M. Pompeo.

Guinee28

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OMS : Tedros Adhanom Ghebreyesus réélu pour un second mandat

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Premier Africain à diriger l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus a été reconduit mardi pour un second mandat. À la tête de l'OMS depuis le 1er juillet 2017, il a notamment dû gérer la lutte contre la pandémie de Covid-19, avec des appels restés souvent sans écho.

Les jeux étaient quasiment faits avant le vote à bulletins secrets lors de l'Assemblée mondiale qui se tenait mardi 24 mai à Genève, le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus étant le seul candidat en lice.

Premier Africain à la tête de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à 57 ans Tedros Adhanom Ghebreyesus conserve donc son poste pour un second mandat de cinq ans.

Spécialiste du paludisme, diplômé en immunologie et docteur en santé communautaire, le Dr Tedros, comme il aime à se faire appeler, a été ministre de la Santé et chef de la diplomatie de son pays.

Son visage a été rendu familier dans le monde entier par la lutte contre la pandémie de Covid-19, l'une de ses principales préoccupations.

Une histoire personnelle liée à la guerre

Celui qui se pose en homme de paix a été marqué par une enfance plongée dans la guerre mais aussi les conflits en Ukraine, au Yémen, en Syrie et en Éthiopie au cours de son premier mandat.

"Plus encore que les pandémies, la guerre ébranle et détruit les fondations sur lesquelles reposaient des sociétés auparavant stables" et les conflits laissent "des cicatrices psychologiques qui peuvent mettre des années ou des décennies à se refermer", a récemment affirmé le Dr Tedros, pour qui "la paix est indispensable à la santé".

Ces cicatrices sont autant de souffrances qu'il a lui-même endurées. "Je suis un enfant de la guerre", avait lancé dimanche le chef de l'OMS, très ému, à l'ouverture de l'Assemblée mondiale de la santé.

"Le bruit des coups de feu et des obus qui sifflent dans l'air, l'odeur de la fumée après l'impact, les balles traçantes dans le ciel nocturne, la peur, la douleur, la perte – ces choses sont restées en moi tout au long de ma vie, parce que j'étais au milieu de la guerre quand j'étais très jeune", a-t-il dit.

Des années plus tard, la guerre ressurgissant en Éthiopie en 1998, "cette peur" est revenue lorsque ce fut au tour de ses enfants de "se cacher dans un bunker". Et alors que la région éthiopienne du Tigré, sa région natale, est en proie à un conflit depuis fin 2020, il avoue ressentir "à nouveau la même douleur".

Son enfance a également été marquée par le décès d'un frère, faute de médicaments.

Source : AFP

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A LA UNE

Guerre en Ukraine : l’ONU redoute un « ouragan de famines »

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Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres est un homme qui s’exprime généralement avec modération, en évitant le catastrophisme. Mais lorsqu’il a pris la parole, lundi 14 mars au soir, il n'a pu cacher son inquiétude. Le Portugais craint, par effet en chaîne de la guerre en Ukraine, un "effondrement du système alimentaire mondial", en d'autres termes "un ouragan de famines" dans de nombreux pays.

La raison est simple : à elles deux, l’Ukraine et la Russie représentent un bon tiers des exportations de céréales dans le monde. Dans le lot, du maïs, du blé, du tournesol, de l’orge. L’Ukraine avait d’ailleurs la réputation d’être le "grenier à blé" de l’Union soviétique.

Le déclenchement de la guerre déstabilise donc tout le marché mondial, pour plusieurs raisons. L’Ukraine ne peut plus exporter, puisque ses ports de la mer Noire sont bloqués. La récolte de cette année n’aura sans doute pas lieu. Et les sanctions prises contre la Russie vont perturber également les exportations russes. Résultat : non seulement, certains pays importateurs vont manquer de céréales, mais surtout les prix vont flamber. Dans plusieurs pays, les prix du pain ou de la farine ont déjà augmenté.

26 pays dépendent du blé russe ou ukrainien

Certains pays d’Afrique ou du Proche-orient sont particulièrement concernés.  En Afrique d’abord, des pays comme le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Bénin, dépendent très directement du blé russe ou ukrainien. La Mauritanie est elle dépendante à 100%. Toute cette région d’Afrique située près de la bande du Sahel est concernée, cela représente 19 pays au total.

La deuxième région du monde la plus touchée est le pourtour sud et est du bassin méditerranéen. En Turquie plus de 80% du blé importé provient de Russie ou d’Ukraine. Le pays est déjà confronté à une inflation galopante. Le Liban est dans la même situation, une catastrophe pour un Etat dont l’économie est devenue exsangue. De plus, l'approvisionnement de l’Egypte, plus gros importateur mondial de blé, dépend à 80% des deux pays en conflit. Le coût du pain a déjà fortement augmenté.

La Libye, la Tunisie, l’Algérie souffrent également. Si les prix continuent de grimper, les Nations Unies craignent, non seulement la multiplication des zones de famines, mais aussi le développement d’émeutes de la faim dans de nombreux pays.

Une situation aggravée par le climat

Une situation d'autant plus grave qu'elle s'inscrit dans un contexte déjà défavorable en raison du réchauffement climatique. Rien qu’en Afrique, 26 millions de personnes sont en situation d’urgence alimentaire, selon les estimations de l’ONU.

Les mauvaises conditions climatiques, combinées aux conflits dans les pays du Sahel, ont provoqué des baisses très fortes des récoltes, au Niger, au Mali, au Burkina.

La seule solution est de recourir à d’autres fournisseurs comme le Brésil et les Etats-Unis. Un recours qui soulève d'autres questions notamment concernant le respect des normes environnementales dans certains de ces pays comme le Brésil.

Par Francetvinfo.fr

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La Russie envahit l’Ukraine: ce qu’il faut savoir

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Le président russe, Vladimir Poutine, a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi le début d’une « opération militaire » en Ukraine. Des explosions ont été entendues dans les grandes villes du pays, dont la capitale, Kiev. Voici ce qu'il faut savoir.

Une déclaration surprise. C’est dans la nuit de mercredi à jeudi, peu avant 4 heures du matin, heures de Paris (5 heures à Kiev, 6 heures à Moscou) que le président russe, Vladimir Poutine , a annoncé jeudi le début d’une « opération militaire » en Ukraine. Une déclaration surprise à la télévision, dans laquelle il a appelé les militaires adverses « à déposer les armes ». Le maître du Kremlin a justifié cette opération par la nécessité, selon lui, de défendre les séparatistes de l’est de l’Ukraine, malgré les sanctions de l’Occident. « Nous nous efforcerons d’arriver à une démilitarisation et une dénazification de l’Ukraine. » Quelques heures auparavant, le Kremlin avait déclaré que les responsables des « républiques » séparatistes prorusses autoproclamées avaient demandé l’« aide » de la Russie pour « repousser l’agression » ukrainienne.

Explosions à Kiev et dans les grandes villes. Peu après cette déclaration surprise, une série d’explosions ont été entendues à Kiev, la capitale ukrainienne. Des sirènes d’alerte aérienne y ont retenti, ainsi qu’à Lviv, une grande ville de l’ouest du pays où les États-Unis et d’autres pays ont déplacé leurs ambassades. Des explosions ont également été rapportées à Kramatorsk, à l’est, qui abrite le quartier-général de l’armée ukrainienne, à Kharkiv, la deuxième ville du pays, et à Odessa, sur le mer Noire. La Russie revendique la destruction de bases aériennes et de la défense anti-aérienne ukrainienne. Kiev, de son côté, affirmé avoir abattu cinq avions et un hélicoptère russes.

Une invasion terrestre, un premier mort. Selon les gardes-frontières ukrainiens, les forces-terrestres russes sont entrées en Ukraine. Peu après, vers 8h30 heure de Paris jeudi matin, ils ont annoncé un premier mort.

La loi martiale proclamée en Ukraine. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a réagi dans une adresse à la nation et a proclamé la loi martiale dans tout le pays. « Pas de panique », « nous allons vaincre », a-t-il assuré à son peuple. Selon lui, le monde doit créer « une coalition anti-Poutine » pour « contraindre la Russie à la paix ». Son ministre des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, a dénoncé une « invasion de grande ampleur » par la Russie. Dans un communiqué, le ministère estime que cette opération vise à « détruire l’état ukrainien, s’emparer de son territoire par la force et établir une occupation ». La veille, l’Ukraine avait commencé la mobilisation d’une quarantaine de milliers de ses réservistes. L’état d’urgence avait été voté.

Les réactions internationales.

Le président américain, Joe Biden, a dénoncé une « attaque injustifiée » qui provoquera « des souffrances et pertes de vies humaines » et a promis que « le monde exigera des comptes à la Russie ». Il s’est entretenu tôt jeudi avec son homologue ukrainien en lui promettant son soutien.

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a fustigé une « attaque téméraire et non provoquée ». Une réunion d’urgence des ambassadeurs de l’Otan a été décidée jeudi matin.

Pour Boris Johnson, le Premier ministre britannique, Vladimir Poutine « a choisi la voie de l’effusion de sang et de la destruction en lançant cette attaque non provoquée ».

Pour le chancelier allemand, Olaf Scholz, c’est une « violation éclatante » du droit international.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est engagée à demander à Moscou de « rendre des comptes ».

Condamnation française. « La France condamne fermement la décision de la Russie de faire la guerre à l’Ukraine », a réagi le président Emmanuel Macron jeudi. Il a appelé Moscou à « mettre immédiatement fin à ses opérations militaires ».« La France est solidaire de l’Ukraine, a-t-il ajouté dans deux tweets. Elle se tient aux côtés des Ukrainiens et agit avec ses partenaires et alliés pour que cesse la guerre. »

Avec AFP

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