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Politique

Kenya : Cellou Dalein Diallo salue l’annulation de l’élection d’Uhuru Kenyatta

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Le chef de l’opposition et un représentant de la société civile en Guinée ont salué samedi la décision de la Cour suprême du Kenya sur la tenue d’une nouvelle élection présidentielle en raison de  l’annulation du vote du mois dernier, en souhaitant qu’elle serve de précédent sur le continent africain.

« C’est une décision qu’il faut saluer », a estimé le chef de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, au lendemain de l’annonce surprise de la plus haute juridiction du Kenya.

« Comme vous le savez, en Afrique, la séparation des pouvoirs est de façade. En matière électorale, les cours suprêmes n’ont jamais annulé une élection au motif qu’elle n’a pas été transparente ou crédible », a ajouté l’ancien Premier ministre (2004-2006) et président de l’Union des forces démocratiques de Guinée.

« Donc, c’est une première et je souhaite que cette décision inspire les autres juridictions chargés du traitement des contentieux électoraux en Afrique, les cours suprêmes et les cours constitutionnelles qui sont généralement inféodés aux pouvoirs », a ajouté M. Diallo, qui dirige l’opposition dans ce pays où des dizaines de milliers de partisans de l’opposition avaient manifesté début août pour exiger du président Alpha Condé le respect d’accords politiques prévoyant notamment la tenue d’élections locales sans cesse repoussées.

« Il faut que notre continent avance dans l’instauration de l’Etat de droit et dans l’indépendance des institutions’, a dit M. Diallo, candidat malheureux face à M. Condé en 2010 et 2015.

« Si une cour suprême fait l’effort d’annuler les élections truquées, je crois que les commissions électorales chargées d’organiser ces élections feront désormais attention au risque de se voir sanctionnées par l’institution supérieure », a-t-il dit, en réclamant en outre que soient « sanctionnés ces hommes et ces femmes fautifs qui ont mal organisé ces élections ».

« La décision de la Cour suprême kényane est un acte historique qui honore la justice de ce pays », a également estimé Abdourahmane Sanoh, président de la Plateforme nationale des citoyens unis pour le développement.

« Elle est aussi un signe fort de l’ancrage de la culture démocratique en Afrique. En analysant avec les récents événements en Mauritanie (un référendum constitutionnel boycotté par une partie de l’opposition début août, NDLR) et au Mali (où le président Ibrahim Boubacar Keïta a suspendu la convocation d’un référendum sous la pression de l’opposition), on peut dire que quelque chose de fondamental est en train de se passer sur notre continent, car cet exemple fera tache d’huile », a ajouté le militant, l’une des figures de proue de la société civile dans ce pays.

AFP

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A LA UNE

Revisitons l’histoire pour comprendre la fermeté de la CEDEAO contre les coups d’Etat

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Il faut revisiter l’histoire des pays membres de la CEDEAO pour comprendre la fermeté de l’organisation sous régionale contre les coups d’État militaires.

Le Sénégal est le seul pays de la sous-région qui n’a pas connu de coup d’Etat.

Les coups d’Etat ont été un frein pour le développement de ces pays durant la période 1960-1990. L’instabilité politique qui en découle a été un facteur de refoulement  des investisseurs étrangers dans ces pays, hormis dans l’exploitation minière.

Des régimes militaires corrompus et incompétents n’ont pu impulser le développement économique dans la région. Ce n’est  pas étonnant que le Sénégal et la Côte d’Ivoire soient devenus durant cette période troublée les fleurons économiques en raison de leur stabilité politique. La Côte d’Ivoire a connu finalement un coup d’arrêt en fin 1990 par le coup d’Etat suivi de 10 ans de guerre civile. Elle n’a renoué avec la croissance économique forte qu’à partir de 2011 pour rattraper son retard.

Le Nigéria n’a pu profiter de son énorme potentiel pétrolier en raison de l’instabilité politique chronique liée aux coups d’Etat et la corruption endémique de ses chefs militaires. La dictature militaire prend fin en 1999. Depuis le 29 mai 1999, successions régulières de présidents élus.

Au Ghana, il a fallu l’arrivée au pouvoir du capitaine Jerry Rawlings (sans doute le seul militaire non corrompu  des années 1960-1980) pour mettre fin à la série des coups d’Etat. Depuis le 7 janvier 1993, successions régulières de présidents élus.

La Guinée est un cas particulier, car durant 26 ans, le pays était hermétiquement fermé et soumis à des violences inouïes qu’aucun pays de la sous-région n’a connu en temps de pays. Depuis 1984, il est devenu le théâtre des coups d’Etat.

Tous les autres pays de la CEDEAO dont le Mali, le Niger, la Gambie, la Guinée Bissau, le Bénin (qui a eu le record de quatre coups d’Etat en six ans), le Togo, le Libéria, le Burkina Faso et le Sierra Leone ont été victimes de coups d’Etat.

La CEDEAO veut mettre fin définitivement au cycle des coups d’Etat militaires. Dès lors que les géants de la Sous-région que sont le Nigéria, le Ghana et la Côte d’Ivoire sont guéris de ce fléau et avec le soutien du Sénégal, vous comprendrez que les coups d’Etat militaires ne sont plus en odeur de sainteté, donc inacceptables dans l’espace politique CEDEAO.

Quand un pays adhère librement à une entité communautaire comme la CEDEAO, elle accepte par cet acte un transfert de souveraineté au profit de l’organisation supranationale, ce qui implique que les traités de la CEDEAO sont des normes supérieures à sa Constitution.

La CEDEAO a le droit de rappeler à l’ordre tout pays qui viole ses traités. C’est une union économique et politique. Aucun État de l’union ne peut se soustraire à l’application stricte des traités. Les règles sont encore plus contraignantes dans l’Union Européenne.

La discipline n’est vraiment pas la qualité des gouvernements africains. On ne peut pas adhérer en toute souveraineté à une organisation communautaire et crier au complot lorsqu’on en viole les règles.

Les coups d’Etat au Mali et en Guinée sont un facteur de risques systémiques pour la CEDEAO. Pour parer aux critiques récentes contre son inaction, l’organisation  sera à l’avenir plus regardante sur les violations de ses traités par des gouvernements civils qui favorisent l’intrusion des militaires sur la scène politique.

Toutefois, rien ne justifie que l’armée confisque le pouvoir politique, même temporairement. Elle a le devoir de retirer sa confiance, donc de désobéir à un pouvoir civil qui viole systématiquement la Constitution et les lois de la République, instaure la violence comme mode de gouvernance et entretient un climat de crise politique grave dans le pays.

Dans ce cas, nos armées doivent suivre la jurisprudence des armées de certains pays de l’Est lors de soulèvements populaires en Serbie, en Ukraine et en Géorgie.

L’armée doit se ranger derrière les forces politiques et sociales et garantir le déroulement du processus de transition démocratique par de nouvelles élections générales dans le pays. Elle ne participera pas dans la gestion politique de la transition qui sera réservée aux forces vives de la nation. Point besoin de suspendre la Constitution, ni les institutions républicaines. Pas plus de trois mois pour organiser de nouvelles élections.

Il faut savoir s’adapter à l’ère du temps. Aujourd’hui, il est admis universellement que l’institution militaire soit sous l’autorité du pouvoir civil. Il est exclu qu’elle s’empare du pouvoir politique. L’armée est cantonnée à sa vocation de défense de l’intégrité territoriale du pays sous l’autorité du pouvoir civil.

Les régimes militaires sont tous mis au ban de la communauté internationale. Ils ne sont tolérés que pour le temps d’organiser, dans le plus bref délai, le retour à l’ordre constitutionnel.

Depuis le début des années 1990, le principe de non ingérence dans les affaires intérieures d’un pays inscrit dans la charte de l’ONU a cédé la place au devoir d’ingérence humanitaire. On ne laisse plus un dictateur massacrer impunément son peuple. Les putschs militaires aussi sont désormais condamnés et sanctionnés par la communauté internationale.

Par Alpha Saliou Wann

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A LA UNE

Travaux publics : le Directeur du Fonds d’Entretien Routier limogé

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Le Directeur Général du Fonds d’Entretien Routier (FER), Souleymane Traoré, a été limogé mercredi 19 janvier 2022, par le président de la transition, le colonel Mamady Doumbouya.

Il a été remplacé par Ali Condé, précédemment en service à « Infrastructures Canada ».

Par Guinee28

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A LA UNE

Guinée : à quand le retour d’Alpha Condé ?

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Chassé du pouvoir le 05 septembre dernier, Alpha Condé a été finalement autorisé à quitter la Guinée, lundi 17 janvier, par la junte au pouvoir.

Le président déchu est parti aux  Emirats Arabes Unis officiellement pour un exil médical. Mais si au départ les nouvelles autorités guinéennes assuraient qu’il devrait revenir dans un délai d’un mois, conformément à un engagement de la CEDEAO qui se serait portait garant, son retour pourrait être beaucoup plus long que prévu.

En effet, dans un nouveau communiqué le CNRD indique que désormais, le retour de l’ex président est attendu dès la fin de ses soins. Mais à quand prendront-t-ils fin ?

Par Guinee28

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