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Kaporo rails: ce que propose Alpha Saliou Wann pour les victimes

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La mobilisation pour soutenir les victimes du déguerpissement de Kaporo rails ne cesse de grandir. C’est dans cette optique que l’opposant Alpha Saliou Wann lance une proposition afin de trouver un toit pour chaque victime.

Ainsi, il préconise la  mobilisation de 300 milliards (trois cent milliards de francs pour) pour construire un complexe résidentiel moderne composé d’une dizaine d’immeubles pouvant accueillir 600 familles au moins, avec parc (disposant des terrains de jeux) et une école à l’image de ce qui se fait dans les pays développés.

Comment mobiliser ce montant ? Lisez :

Mes chers compatriotes.

La décision majeure, la plus marquante du général Lansana Conté et de ses frères d’armes du CMRN a été celle de garantir pour tous les Guinéens : la liberté de rentrer et sortir librement du pays sans crainte d’être arrêté ou d’être fusillé, notamment aux frontières et le droit de propriété. Elle a changé en profondeur notre pays depuis le 3 avril 1984. Les Guinéens ne se sont pas fait prier, ils ont saisi cette occasion pour investir massivement pour améliorer leur condition de vie en termes d’habitat, d’équipements collectifs comme les écoles, les centres de santé, lieux de cultes etc. Malheureusement, il n’y pas eu de rupture dans la gestion de l’Etat. Les dirigeants sont restés fainéants, incompétents, corrompus et dépourvus de toute ambition de transformer la Guinée en un pays prospère où il fait bon vivre. Les investissements timides d’investisseurs privés étrangers ont fini par tarir rapidement en raison de l’absence d’une gestion saine de l’économie. C’est ce droit de propriété qui a été remis en cause brutalement en 1998 par la casse de Kaporo rails et celle en cours en ce moment.
Les dirigeants se sont contentés de dire aux Guinéens : vous êtes libres de faire ce que vous voulez et l’Etat les a accompagné dans le désordre, dans un environnement où les lois et règlements ne servent à rien. Les populations sont abandonnées à elles-mêmes, les dirigeants du pays, à tous les niveaux, se sont créés des baronnies pour se payer sur la bête, de fait, ils ont privatisé l’Etat. Le contraste est saisissant entre les espaces privés où les populations se sont créées un environnement agréable et les espaces publics complètement en décrépitude avec le constat amer de l’absence de l’Etat. Or, sans l’Etat, c’est le chaos. Parce qu’il n’y a plus d’Etat régulateur de toutes les activités, nous avons détruit notre pays. Notre capitale Conakry est devenue une poubelle géante, il n’existe aucun contrôle qualité sur les produits alimentaires importés massivement (causant de graves problèmes de santé publique), des destructions de l’environnement, les rivières disparaissent, les fleuves et la biodiversité sont menacés. Les gardes forestiers recrutés par le pouvoir, n’ont aucune formation, ni de conscience professionnelle, ils sont les organisateurs de la destruction de nos forêts. Ils n’ont aucune idée de la gravité du changement climatique qui frappe plus durement les pays pauvres qui n’ont pas les moyens de l’atténuer. Partout à l’intérieur du pays, les tronçonneuses ronronnent, même les arbres fruitiers comme les manguiers n’échappent pas à leur furie. Tous ces périls risquent de nous conduire à fuir notre pays dans un avenir non lointain en tant que réfugiés climatiques. Telles sont les conséquences dramatiques de la défaillance de l’Etat.

Je reviens sur la crise actuelle née des destructions des maisons de nos compatriotes à Kaporo rails. C’est le symbole de la déliquescence de l’Etat. Par décret No 212/PRG/SGG/89 du 23 novembre 1989 modifiant et complétant le décret No 182/PRG/SGG/89 du 16 octobre 1989, le gouvernement avait créé des réserves foncières au profit de l’Etat. Ce décret n’a été appliqué que sur le point des ouvertures de route, pour le reste, ce même Etat qui a exproprié des citoyens, s’est permis de délivrer, à travers le ministère de l’habitat et de l’urbanisme, des titres de propriété et les autorisations de construire à nos compatriotes dans ces zones réservées. Les entreprises publiques SEG et EDG ont distribué l’eau et l’électricité aux habitants de ces zones. Et voilà, un beau matin, nos dirigeants décident de récupérer ces domaines en violation de nos lois (pour le cas présent, violation de l’article 13 de notre Constitution). Vingt ans après la première casse de Kaporo rails, nous savons maintenant que c’était une opération de règlement de compte politique étant donné que rien n’a été fait pour justifier le mobile des destructions. La casse en cours est aussi un règlement de compte politique doublé d’un parfum d’affairisme. Ce pouvoir a déguerpi des familles, notamment de fonctionnaires à Boulbinet des deux tours jumelles, à Camayenne, les cités douane et police pour livrer ces domaines publics à ses partenaires étrangers, c’est ce qui est prévu en réalité pour Kaporo rails.
Face à cette situation de désolation pour de nombreuses familles, l’indignation ne suffit pas, il faut agir. L’urgence, c’est d’apporter une réponse forte de solidarité nationale aux victimes.

J’ai lu dans les réseaux sociaux de nombreuses réactions d’internautes qui tournent au ridicule la contribution personnelle de dix millions de francs de Cellou Dalein Diallo président de l’UFDG. C’est la conception particulière des Guinéens sur le leader d’un parti politique, qui doit être comme RAMBO pour financer seul son organisation et contribuer en son nom à toutes les cérémonies sociales. Au lieu de lui jeter une volée de bois verts et si nous faisons comme lui? Il y a quelques jours, l’idée m’est venue de vous proposer une vaste et puissante opération de solidarité nationale aux victimes de Kaporo rails. Ces derniers ont déjà mis en place, depuis quelques mois, un collectif pour se défendre contre les abus de l’Etat. Certainement, ce collectif a dû identifier toutes les victimes. En étroite collaboration avec ce collectif, nous devons créer une organisation dédiée à l’opération de solidarité nationale pour trouver un toit à chacune des victimes de l’arbitraire de l’Etat. Nous devons faire, pour une fois, preuve de professionnalisme. Ne nous dispersons pas, il faut une organisation qui coordonne les différentes initiatives pour un but précis : trouver un toit pour les victimes.
L’objectif de l’opération est de mobiliser au minimum 300 milliards (trois cent milliards de francs pour) pour construire un complexe résidentiel moderne composé d’une dizaine d’immeubles pouvant accueillir 600 familles au moins, avec parc (disposant des terrains de jeux) et une école à l’image de ce qui se fait dans les pays développés. Nous pouvons le faire, vite et bien.

Comment mobiliser ce montant ?
Je suis convaincu que 15000 Guinéens résidant en Guinée et de la diaspora (en Europe, Afrique, Amérique et Asie) peuvent contribuer chacun comme Cellou Dalein Diallo en donnant généreusement dix millions, soit 150 milliards de francs (cent cinquante milliards de francs). De même, un million de Guinéens résidant en Guinée et de la diaspora peuvent contribuer chacun en donnant généreusement 150.000 (cent cinquante mille francs, environ 14€, $15 et 9375 fcfa pour les résidents à l’étranger) soit 150 milliards de francs (cent cinquante milliards de francs). Pour faciliter les paiements, l’opération de mobilisation des fonds peut s’étaler sur six mois, ce qui donnera des paiements mensuels de moins de 200 dollars ou euros pour le premier groupe de contributeurs et 25.000 francs, moins de 3 dollars, 3 euros et 1600 fcfa. C’est raisonnable et facile à supporter pour chacun d’entre nous. Il est fort possible qu’on ait atteint le chiffre de 5 millions d’abonnés des compagnies de téléphonie en Guinée, donc c’est dans ce vivier de clientèle que nous trouverons nos potentiels contributeurs. C’est une question de volonté et d’organisation. Nous ne devons pas faire comme l’Etat brouillon et corrompu qui est incapable depuis 1998 de construire une nouvelle cité administrative moderne à Koloma, Alpha Condé a pourtant visité la nouvelle ville de Diamniado au Sénégal. Il ne nous a proposé aucun programme précis et son mode de financement. Il n’a posé aucune brique pour les logements sociaux contrairement à ses pairs de Côte d’Ivoire et du Sénégal. Pour tout argument, ils scandent à l’unisson comme un slogan : nous allons récupérer les domaines de l’Etat. C’est dangereux de confier les rênes du pouvoir à des individus qui n’ont pas conscience des responsabilités que cela implique. Ces ignorants martèlent à chaque fois qu’ils s’apprêtent à violer nos droits, « nous allons restaurer l’autorité de l’Etat », ils ne savent pas que l’Etat lui-même est soumis au droit, donc que les dirigeants ont l’obligation de respecter strictement les lois du pays. Un simple décret ne peut pas remettre en cause le droit de propriété des citoyens en violation des dispositions de la Constitution. Ceux qui s’agitent, pour dire que ces domaines sont une propriété de l’Etat, ne savent pas qu’à l’origine, c’est l’Etat qui a exproprié les propriétaires de ces domaines par ce décret cité plus haut, sans tenir ses engagements, notamment indemniser ou recaser ceux qui ont déjà construit sur les lieux. A Kaporo rails, on n’a pas à faire à des quartiers précaires où des citoyens ont occupé illégalement des terrains pour y construire des abris de fortune. Sous les décombres, c’est en valeur des milliards de francs partis en fumée, fruits du dur labeur de citoyens ordinaires qui ne sont pas nourris aux mamelles de l’Etat contrairement à ceux qui ont pris la décision de casser leurs maisons. L’Etat guinéen est poursuivable devant les tribunaux nationaux et internationaux.
Revenons à l’essentiel après cette digression pour expliquer que le droit a été bafoué par le gouvernement.
L’organisation dédiée à l’opération solidarité nationale aux victimes doit lancer des appels d’offres internationaux pour choisir le cabinet d’architectes et l’entreprise de BTP chargés de réaliser le projet.
Je ne vois pas de meilleure réponse à ces petits dirigeants méchants, haineux et incompétents. Mais, nous ne devons pas nous limiter à cette action bienfaitrice, bien au contraire, il faut poursuivre l’Etat guinéen devant la Cour de justice de la CEDEAO pour le faire condamner et le faire payer des dommages et intérêts à la hauteur des dégâts matériels et moraux qu’il a fait subir à ses propres populations. Nous pourrons ainsi vendre le montant de la condamnation à des institutions financières appelées pudiquement « Fonds vautours » qui ont les moyens de pression dissuasifs pour faire payer l’Etat le montant de sa condamnation. Nos avocats plaiderons auprès de la Cour pour que les dommages et intérêts soient plus élevés que le montant de nos dons. Pour mettre fin à l’impunité des Etats, il faut les frapper au porte-monnaie. Les fonds récupérés seront investis pour recaser d’autres victimes. Le pouvoir exécutif a caporalisé l’appareil judiciaire, il ne nous reste plus qu’à faire appel aux juridictions internationales pour rendre justice aux victimes, d’autant plus que notre Constitution proclame l’adhésion de l’Etat à tous les textes fondamentaux et des conventions internationales sur les Droits de l’Homme, notamment celles de la CEDEAO et de l’UA. Ne nous privons pas de cette aubaine.

Je vous rappelle que les ONG internationales comme Médecins sans Frontières, Action contre la Faim, Plan Guinée, pour ne citer que celles-ci, sont financées par les dons des contribuables occidentaux. Nous suivons tous l’opération annuelle de solidarité du Téléthon en France pour financer les projets de recherche sur les maladies génétiques neuromusculaires et d’autres maladies génétiques rares. Pourquoi, sommes-nous incapables d’en faire autant pour nos catégories sociales défavorisées ou des victimes comme celles de Kaporo rails ?
N’écoutons plus les sceptiques, si nous réussissons cette opération, ça sera sans précédent en Afrique. C’est un acte symbolique fort, une forme de résistance silencieuse et puissante qui peut ébranler profondément ce pouvoir irrespectueux des lois de la République. Nous devons nous réveiller et cesser de subir avec fatalisme les décisions illégales du pouvoir.
Je vous conseille de ne pas prêter attention au chiffre faramineux de 300 milliards de francs, mais que chacun se dise dans son fort intérieur, est-ce que je peux donner 25.000 francs par mois jusqu’à atteindre le montant de 150.000 francs pour cette bonne cause? C’est plus facile de se concentrer sur ce que nous pouvons faire à titre individuel que de spéculer sur l’importance du montant total. C’est l’ensemble de nos volontés qui nous permettra de relever la tête face aux humiliations que nous infligent ces dirigeants qui ont perdu toute forme d’humanité. Nous sommes affaiblis, parce que nous ne sommes pas solidaires. C’est la solidarité qui fait la force des nations puissantes. Je vous prie de tout mon cœur de faire un effort pour faire ces dons, c’est un acte qui a le pouvoir d’exorciser le mal qui nous étreint depuis tant d’années.
C’est ma proposition pour donner une leçon à ce pouvoir irresponsable et de témoigner au monde que nous sommes dignes et solidaires. Nous sortirons renforcés de cette épreuve.
J’avais fini, mais je reviens encore revoir ma copie. J’avoue que j’ai été rattrapé par mes doutes. Voilà, c’est ainsi, n’oubliez pas que tout au long de notre sanglante histoire, nous sommes restés collectivement indifférents, voire approbatifs face aux malheurs de ceux de nos compatriotes qui ont subi les pires violences de l’Etat, des tueries, des vies brisées et des destructions innommables ont eu lieu dans notre pays. C’est pourquoi, j’ai dit plus haut, que nous devons exorciser le mal. Je suis donc obligé de réduire la voilure, car certains me répondront avec sarcasme, peut-être avec juste raison, où trouver un million de Guinéens donneurs pour un tel montant? Oui, c’est vrai, à un million, il faudra forcément que des compatriotes à petits revenus participent, or ils sont tellement assailli par les difficultés du quotidien, que même donner 25.000 francs par mois paraîtrait compliqué pour eux. Il faut donc se tourner vers les plus fortunés et passer de 15.000 à 30.000 personnes. Je suis persuadé qu’on trouvera 30.000 Guinéens, résidant en Guinée et à travers le monde, capables de donner 10.000.000 (dix millions de francs) pour atteindre le chiffre de 300 milliards (trois cent milliards de francs). Par expérience, je sais qu’il faut fixer des quotas, notamment pour cette catégorie qui en a la possibilité. L’association ouvrira des comptes dans les banques locales et dans les banques internationales présentes dans les cinq continents.
Cette philanthropie ne sera pas totalement gratuite. En occident, les personnes physiques et morales qui font des dons pour des œuvres de bienfaisance ou d’utilité publique, bénéficient d’exonérations fiscales. De notre côté, lorsqu’on aura un gouvernement responsable, les futurs donneurs de cette opération ne seront pas oubliés. Nous trouverons des moyens pour les récompenser pour cette bonne action humanitaire. C’est une avance qu’ils feront à l’Etat.
Voilà, nous comptons sur 30.000 Guinéens pour donner dix millions de francs chacun sur une période de six mois. Cela n’exclut pas tous les autres qui peuvent donner le peu qu’ils ont en solidarité pour les victimes de l’arbitraire étatique.
Je vous remercie.

Par Alpha Saliou Wann, président de l’AFD

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

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Un mandat d’arrêt émis contre lui, mais Elie Kamano se la coule douce à Conakry

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Elie Kamano est en conflit avec la loi. Son attitude dans l’affaire qui l’oppose à l’homme d’affaires Super V devant le Tribunal de première instance de Kaloum lui a valu un mandat d’arrêt ce 16 juin. Comme dans l’affaire Gnelloy, ses fans qui redoutaient un sale temps pour le chanteur de reggae devenu homme politique, peuvent être rassurés : l’homme qui n’entonne plus l’hymne anti-3e mandat, se la coule douce à Conakry.  Au plus grand dam des ceux qui se battent pour une plus grande indépendance de la justice sous le régime Condé.

Le jeudi 16 juin 2021, un mandat d’arrêt a été émis par le Tribunal de première instance de Kaloum contre l’ancien reggaeman Elie Kamano. Le juge à la section pénale du TPi de Kaloum, Mohamed Diawara, reproche au prévenu d’avoir refusé de répondre à plusieurs reprises à une convocation dans l’affaire d’«injures et diffamations par le biais d’un système informatique» au préjudice de l’homme d’affaires Salifou Camara alias Super V.

Elie Kamano est poursuivi pour publication sur un réseau social d’«une vidéo dans laquelle il qualifie M. Salifou Camara d’ennemi de la Guinée, explique Abdoulaye Israël Kpoghomou, substitut du procureur de la République de Kaloum. Il a aussi déclaré qu’il va mettre en place un tribunal devant lequel tous les ennemis de la Guinée vont comparaître et que c’est lui le juge de ce tribunal».

Comme si cela ne suffisait pas, Elie Kamano «s’est invité dans des médias pour accuser le procureur de s’acharner sur sa personne, d’avoir des liens de parenté avec le plaignant, et de tenir l’image de la justice guinéenne», ajoute M.Kpoghomou. Après deux audiences successives, Elie Kamano n’a toujours pas daigné comparaître. Lors de la troisième, ouverte jeudi 16 juin 2021, le juge Mohamed Diawara a donc émis un mandat d’arrêt contre Elie Kamano.

En fin de semaine dernière M. Kamano laissait entendre au site internet Visionguinee.info qu’il s’agissait d’un «acharnement contre sa personne» et qu’il n’a jamais refusé de répondre à une convocation du Tpi de Kaloum.

Une posture qui laisse voir qu’Elie Kamano est très serein.

Bien assis dans son fauteuil. N’étant plus du camp de l’opposition au régime en place, il ne craint pas d’être inquiété dans cette affaire l’opposant à Super V, un autre allié du système actuel. En effet. Avec ses dernières sorties médiatiques contre les acteurs de l’opposition politique et de la lutte contre le changement de Constitution opéré le 22 mars 2020, et le 3e mandat acquis par Alpha Condé le 18 octobre 2020, Elie Kamano s’est mué en grand soutien du régime du sexennat.

Récemment, dans une affaire similaire de diffamation et d’injure publique, le militant du Rpg Arc-en-ciel et pro-3e mandat, Ousmane Gnelloy Diallo, avait été trimballé devant la justice par Kadiatou Biro Diallo, la ben- de la famille de l’ancien président du Parlement, Elhadj Boubacar Biro Diallo, dont le soutien à Alpha Condé est de notoriété publique. Condamné à 5 ans de prison, il se la coule douce actuellement dans la ville de Conakry.

Pourtant, la justice étant le premier attribut de la souveraineté, même dans un système de 3e mandat, il ne devrait pas y avoir d’un côté des citoyens ne pouvant subir la rigueur de la loi et de l’autre, des cibles faciles pour les restrictions des droits et libertés. Qui dit mieux?

Par Diallo Alpha (Le Populaire)

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Tierno Monénembo : le ventre d’un intellectuel guinéen est dix fois plus curieux que sa tête !

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L’intellectuel guinéen a un gros problème : son ventre est dix fois plus curieux que sa tête. Préoccupé de belle maison et de bonne  bouffe, de bolides et de blazers, englué jusqu’au cou dans le plus sordide des quotidiens, notre bonhomme a définitivement déserté le champ historique et culturel. Ce qui laisse la porte grandement ouverte aux  crétins et aux fripouilles. Est-ce bien malin que de se faire guider par plus petit, plus vil et plus ignorant que soi ?

Vous l’avez compris : tous les malheurs de ce pays viennent de lui. Si, dès le début, il avait pris ses responsabilités, la Guinée aurait été tout autre. Et comme notre pays est une espèce de Balnibarbi (ce pays fictif et mal fichu, imaginé par Jonathan Swift) où l’on passe son temps à dire la même chose et à répéter les mêmes gestes bref, à commettre les mêmes erreurs,  rien ne dit que le passé est derrière nous. Pour que le passé passe, il faut un minimum de rupture. Or, de rupture, il n’y en a point eu. Nos grosses têtes d’aujourd’hui ressemblent point par point à celles d’hier. Le même manque d’idéalisme, la même paresse d’esprit, le même individualisme, le même carriérisme, le même culte fanatique du quotidien, la même inguérissable naïveté ! A chaque fois que je pense à nos regrettés, brillants et prestigieux martyrs du camp Boiro, me revient en tête ce vers du poète turc, Nazim Hikmet :

« …tu es comme le mouton et quand le bourreau habillé de ta peau quand le bourreau lève son bâton tu te hâtes de rentrer dans le troupeau et tu vas à l’abattoir en courant, presque fier… »

Parfois, je sens dans l’air quelque chose qui rappelle l’odeur sulfureuse des années Sékou Touré, 1967 en particulier.  Ce fut cette année-là que notre sanguinaire « Responsable Suprême »réussit à concentrer tous les pouvoirs dans ses mains : après la chefferie traditionnelle, les partis d’opposition, les syndicats, l’armée, elle aussi passe à la trappe. C’est exactement ce qui se répète aujourd’hui : Alpha Condé est devenu aussi puissant que le Sékou Touré de 1967. Que nous réserve-t-il : un nouveau Camp Boiro ou carrément un Auschwitz voire un Buchenwald  pour engloutir à son tour ce qui nous reste de roseaux pensants ? Faudrait-il dans ce cas, rouler dans la poussière et verser des larmes de sang ? Je ne le pense pas. Les intellectuels de ce pays (de l’Afrique, plus généralement) ne sont pas  des victimes pures et simples, ce sont les complices actifs de leur propre anéantissement. Le monde est foutu quand les grands clercs plient sous le charme de la démagogie et ajoutent leur voix au bruit étourdissant de la vox populi. Penser, c’est garder à tout moment, en toute circonstance, un autre son de cloche !

Pourquoi d’après vous, les Indépendances africaines si chèrement acquises sont très vite devenues des usines à broyer des Nègres ? Tout simplement parce l’intellectuel africain (guinéen, en l‘occurrence) a renoncé au principe-même qui fait qu’un intellectuel est un intellectuel : l’esprit critique. Cette propriété qui porte les deux valeurs essentielles de la pensée : la lucidité et la liberté.

Nos intellectuels ont-ils été lucides ? Nos intellectuels ont-ils été libres ?

Critiquer les conneries du Blanc, c’était bien et même très bien mais cela ne pouvait suffire. Il fallait aussi et dès le début, critiquer nos propres conneries. Je vous assure que si dès le 3 Octobre 1958, Aimé Césaire, Cheik Anta Diop, Ki-Zerbo avaient mis le holà, Sékou Touré n’aurait pas osé faire ce qu’il a fait.

Le rôle d’une élite, c’est de tirer la société vers le haut. Et cela n’est possible que si elle se prémunit de la médiocrité et garde comme un inestimable trésor, son libre-arbitre. Le rôle d’une élite ce n’est pas de revendre des parcelles et d’amasser des dollars ; de spéculer sur le diamant ou de vendre des clous rouillés,  c’est de produire des idées fortes et des émotions saines, bref de galvaniser le peuple, de lui donner de quoi se projeter dans l’avenir en toute lucidité et en confiance. Si la dictature se perpétue dans ce pays, c’est à cause du manque cruel de parapets, de garde-fous, de contre-pouvoirs. Et il va de soi que le premier moyen de résistance est d’ordre mental ; il va de soi que le  premier contre-pouvoir est d’ordre intellectuel. La dictature reculera dans ce pays le jour où les intellectuels se réveilleront, le jour où ils se réconcilieront avec les notions d’idéal (c’est le plus beau des rêves, l’idéal !), de solidarité,  d’indépendance d’esprit et de débat d’idées.

Que nos intellectuels ne se leurrent pas : Sékou Touré, Lansana Conté, Dadis Camara, Sékouba Konaté et Alpha Condé ont trouvé leur raison d’être et leur force dans leur laxisme ou dans leur opportunisme. Qu’ils sachent bien qu’en cas de grabuge, aujourd’hui comme hier, ils seront les premiers à remplir les prisons et les tombes.

Tierno Monénembo

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Fin de la deuxième épidémie d’Ebola en Guinée

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L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autorités guinéennes ont officiellement annoncé samedi à Nzérékoré la fin de la deuxième épidémie d'Ebola dans le pays, quelques mois après la réapparition de cette maladie.

"J'ai l'honneur de prendre la parole en ce jour de déclaration de la fin de la maladie à virus Ebola" en Guinée, a déclaré un responsable de l'OMS, Alfred Ki-Zerbo, lors d'une cérémonie officielle à Nzérékoré où la maladie était réapparue fin janvier.

"Je voudrais, au nom du chef de l'Etat (le président Alpha Condé), déclarer la fin de la résurgence de la maladie à virus Ebola en République de Guinée", a pour sa part indiqué le ministre guinéen de la Santé, le médecin général Rémy Lamah.

Un total de 16 cas confirmés et sept cas probables ont été recensés lors de cette dernière épidémie en Guinée. Onze patients ont survécu et 12 sont décédés, selon un communiqué de l'OMS publié samedi.

Le communiqué ne donne pas le détail des morts parmi les cas confirmés et probables.

Un précédent bilan donné par l'organisation jeudi faisait état de cinq décès.

L'épidémie de 2021 a été rapidement vaincue par rapport à 2013-2016. Elle était partie à l'époque de cette même Guinée forestière.

Elle s'était propagée au Liberia et à la Sierra Leone. Entre fin 2013 et 2016, la pire épidémie au monde depuis l'identification du virus en 1976 avait tué plus de 11.300 personnes, principalement en Guinée (2.500 morts), au Liberia et en Sierra Leone, trois des pays les plus pauvres au monde. Un bilan sous-évalué, de l'aveu même de l'OMS.

Avec AFP

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