Connect with us

A LA UNE

Journée internationale des droits des femmes : lettre ouverte de 45 activistes féministes africaines

Published

on

Votre publicité ici

Paris, le 6 mars 2019 – A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, 45 activistes féministes de 15 pays d’Afrique unissent leur voix pour demander aux dirigeants politiques d’aller au-delà des beaux discours pour les femmes et les filles vivant dans l’extrême pauvreté, notamment lors du sommet du G7 en France. 

Les femmes en première ligne contre les inégalités de genre et la pauvreté

La lettre ouverte, co-signée par 45 activistes de 15 pays africains,alerteles dirigeants politiques mondiaux sur un chiffre inacceptable : au rythme actuel, il faudra encore 108 ans avant d’enfin en finir avec les inégalités de genre dans le monde.Ces femmes africaines œuvrent pour les droits des femmes et des filles dans des secteurs comme l’accès à l’éducation, aux soins de santé ou aux mêmes opportunités économiques que les hommes dans les pays en développement. Cette année, elles ont décidé de faire se faire entendre d’une seule et même voix à travers le continent africain et dans le reste du monde.

« Il est impensable que les femmes attendent encore plus d’un siècle avant que l’égalité femme-homme soit atteinte. Nous avons besoin d’actions concrètes, dès maintenant. Le temps presse et notre patience diminue, les dirigeants doivent mettre en œuvre le changement qu’ils ont promis aux femmes vivant dans la pauvreté. »déclare la Tunisienne Aya Chebbi, l’une des activistes ayant co-signé la lettre.

Les beaux discours ne suffisent plus

Malgré les progrès qu’elles accomplissent chaque jour sur le terrain, un sentiment de frustration grandit envers l’inaction des dirigeants politiques.2019 présente deux occasions uniques d’agir : le sommet du G7 et la reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, tousdeux accueillis par la France, pourraient apporter de vraies améliorations dans les vies de millions de femmes des pays les plus pauvres du monde.

La liste des personnalités ayant décidé de leur apporter leur soutien grandit de jour en jour et compte déjà les actrices DanaiGurira du film Black Panther, Keira Knightley, Lena Dunham, Amy Poehler,Lili Reinhart,et Julianne Moore, la mannequin Lily Aldridge, les chanteuses Angélique Kidjo et Asa, le présentateur Trevor Noah, mais aussi Bono, le chanteur français Cali, l’actrice Déborah François et le groupe Tryo.

Ci-dessous la lettre

Chers dirigeants mondiaux,

Nous faisons partie des femmes en première ligne dans le combat contre les inégalités de genre et la pauvreté dans le monde.

Chaque jour, nous voyons la détermination et la dignité de femmes et de filles qui font face aux défis les plus difficiles. De véritables progrès ont été accomplis et sont la preuve que les citoyen-ne-s ont le pouvoir de faire bouger les lignes. Nous n’allons pas baisser les bras, mais vous devez aussi prendre vos responsabilités.

Vous vous êtes engagés à mettre fin aux inégalités de genre et à favoriser l’émancipation de toutes les femmes et les filles d’ici à 2030. Mais au rythme actuel, il faudra attendre 108 ans pour y parvenir. C’est inacceptable. Les grandes promesses ne suffisent pas, il nous faut des avancées réelles.

Nous voulons que des mesures soient mises en œuvre et suivies d’une réelle redevabilité à tous les niveaux : lors du Sommet du G7 et de la reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme cette année, mais aussi de la part des dirigeants de l’Union africaine et au niveau local. Nous voulons des actions concrètes et non pas de belles paroles. Nous voulons des engagements accompagnés de financements. Nous voulons des décisions politiques qui mènent à un changement réel. C’est à la fois la chose la plus juste et la plus intelligente à faire pour tout le monde.

Pour remporter ce combat, nous devons avancer unis, les hommes aux côtés des femmes, et non divisés. Et les femmes doivent être impliquées dans les prises de décisions, car il est tout simplement impossible de changer ce qu’on ne voit pas.

Votre soutien moral ne nous intéresse pas. Nous vous demandons d’agir. L’égalité reste hors de portée si elle n’est pas à la portée de toutes et de tous.

Respectueusement,

TogolaHawaSemega, Mali (KUNAFONI.com)

Dieynaba Sidibe, Senegal (Grafitti Artist known as "Zeinixx", travaille chez Africulturban)

Aya Chebbi, Tunisia (African Union Youth Envoy)

Melene Rossouw, South Africa (Women Lead Movement)

Joannie Marlene Bewa, Benin (Young Beninese Leaders Association)

Wadi Victoria Ben-Hirki, Nigeria (ONE Champion/Wadi Ben-Hirki Foundation)

Samira Sanusi, Nigeria (Samira Sanusi Sickle Cell Foundation)

FridahGithuku, Kenya (GROOTS)

Naomi TulaySolanke, Liberia (Community Health Initiative)

Chmba Ellen Chilemba, Malawi (Tiwale Women's Organization)

Lola Omolola, Nigeria (FIN)

Lydia Charles Moyo, Tanzania (Femina Hip)

Elizabeth WanjaNgeth, Kenya (Kijiji Afrika)

Olaoluwa Abagun, Nigeria (Girl Pride Circle)

Mercy Abang, Nigeria (United Nations Journalism fellow)

KarimotOdebode, Nigeria (ONE Champion)

Dr. Stellah Wairimu Bosire, Kenya (UHAI EASHRI)

Dolapo Olaniyan, Nigeria (The UnCut Initiative

ScheafferOkore, Kenya (Pan African Chamber of Commerce)

Diana Ninsiima, Tanzanie (DOT Tanzania)

Salimatou Fatty, Gambie (GPE youth advocate)

Mildred Ngesa, Kenya (FEMNET)

Memory Kachambwa, Zimbabwe (FEMNET)

Julie Cissé, Sénégal (GIPS WAR)

Dr. Tlaleng Mofokeng, Afrique du Sud (Global Doctors for Choice)

Mylene Flicka, Bénin (Blogueuse)

Mercy Juma, Kenya (Journaliste)

Oluwaseun Ayodeji Osowobi, Nigeria (Stand to End Rape Initiative)

Amina Abdulazeez, Nigeria (ONE Champion)

Hauwa Liman, Nigeria (Inspire for Impact)

LinetKwamboka, Kenya (DataScience)

Saran Keïta Diakite, Mali (Malian Advocacy Group on SDGs)

Sagara Saran Bouare, Mali (Women in Law and Development - WILDAF)

MaimounaDioncounda Dembele, Mali (Human Rights Activist)

Mariam Diallo, Mali (Association for Women’s Leadership and Development - AFLED)

Nana Toure, Mali (Sahel Youth Network)

Valérie Traoré, Sénégal (Niyel)

ImamelengMasitha, Afrique du Sud (The Sexual and Reproductive Justice Coalition)

Mama Koité Doumbia, Mali (FEMNET Mali)

RefilweLedwaba, Afrique du Sud(Girl Fly Programme in AfricaFoundation - GFPA)

Anta Fall Basse Konté, Sénégal (FAWE Sénégal)

DanedjoHadidja, Cameroun (APAD Maroua)

Martha Muhwezi, Ouganda (FAWE)

Françoise KpegloMoudouthe (Co-fondatricede Girls Not Brides)

Nana SemuahBressey, Ghana (Infirmière)

Guinee28

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

A LA UNE

Guinée : plus de 200 policiers mis à la retraite par erreur

Published

on

Votre publicité ici

Au total 280 sur 568 agents de police envoyés récemment à la retraite n’avaient pas atteint leur limite d’âge.

Le ministère du Travail et de la Fonction publique a admis l’erreur, par conséquent  il leur demande de reprendre service  jusqu’à l’atteinte de la limite d’âge prévue par les dispositions de la loi portant statut général des agents de l’Etat en Guinée.

Ci-dessous la liste des agents concernés :

Continue Reading

A LA UNE

Le chef de la diplomatie européenne demande le retour à l’ordre constitutionnel au Burkina Faso

Published

on

Votre publicité ici

Pas de session plénière finalement, mercredi 26 janvier, à Bruxelles entre les ministres des Affaires étrangères des pays du G5 Sahel et l'Union européenne en raison du coup d'État au Burkina Faso. Mais les ministres présents se sont entretenus avec le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell. Et les conversations ont, bien sûr, tourné autour du Mali, du Burkina et de Wagner.

La septième réunion entre les ministres des Affaires étrangères des pays du G5 Sahel et l’Union européenne devait se tenir mercredi 26 janvier à Bruxelles. Mais en raison de la situation au Burkina Faso, la présidence du G5, actuellement exercée par le Tchad, a consulté ses partenaires et renoncé à tenir une session plénière. En revanche, chacun des quatre ministres présents, Abdoulaye Diop pour le Mali, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed pour la Mauritanie, Hassoumi Massoudou pour le Niger et Chérif Mahamat Zene pour le Tchad, s’est entretenu individuellement avec le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

Des rencontres avec ses homologues du Sahel qui ont été pour le chef de la diplomatie européenne l’occasion de condamner l’arrestation du président burkinabè et de demander au nom de l’UE sa libération et le retour de l’ordre constitutionnel au Burkina Faso. Les Européens veulent continuer la coopération avec le Niger et la Mauritanie et soutiennent la transition tchadienne ainsi que l’ensemble de la région.

La question du Mali

« L’Union européenne maintient son engagement au Sahel, a-t-il insisté. Elle en est un partenaire fiable et de longue durée. Les populations ont des besoins urgents en termes de sécurité, d’aide humanitaire et de perspectives sociales et économiques. Les impatiences grandissent et tôt ou tard ces fragilités nourrissent les mouvements terroristes que nous combattons tous et qui sont une menace pour tous. »

La relation avec le Mali est plus compliquée et l’UE a rappelé être prête à des sanctions individuelles contre ceux qui entravent la transition : elle demande rapidement un « calendrier électoral crédible ». Surtout, l’Union européenne avertit que la présence des mercenaires russes de Wagner est incompatible avec son engagement au Mali.

RFI

Continue Reading

A LA UNE

Mohamed Béavogui : « en Guinée, les hommes les plus riches sont les fonctionnaires de l’Etat »

Published

on

Votre publicité ici

Dans une interview qu’il a accordé au journal le monde, le premier ministre de la transition, Mohamed Béavogui, a affirmé que les caisses de l’Etat sont actuellement vides du fait de la gabegie financière au temps du défunt régime d’Alpha Condé.  

« Les caisses de l’Etat sont vides. Pire, nous avons fini 2021 avec un stock d’arriérés de paiement, des factures non payées, de 4 700 milliards de francs guinéens, environ 470 millions d’euros, près d’un quart du budget national. Cela signifie que les ressources destinées au fonctionnement de l’Etat et du pays en général sont parties ailleurs », a-t-il affirmé.

Pourtant,  selon le Fonds monétaire international, la production de bauxite de la Guinée se chiffrait à près de 4 milliards de dollars en 2020, explique-t-il, soutenant que les ressources fiscales qui devaient aller vers le Trésor passaient par des tuyaux percés de tous les côtés. « Il faut les boucher ou les remplacer ».

Poursuivant, Mohamed Béavogui  souligne qu’en Guinée, les hommes les plus riches sont les fonctionnaires de l’Etat.

Face à cette situation,  « Il nous faut des finances publiques correctement gérées », et cela passe par un Conseil supérieur de la magistrature capable de ‘’conduire les réformes dans nos institutions judiciaires’’, note-t-il.

Par Alpha Diallo

Continue Reading

Facebook

Advertisement
Advertisement

A PROPOS DE GUINEE28

Siège social : Lansanaya barrage commune de Matoto.

Télél : +224 624 24 93 98 – 656 92 41 62 – 666 39 29 09

Email : alfaguinee28@gmail.com

Tendance