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Société & Faits Divers

Journée internationale de lutte contre la corruption : communiqué de l’ONG Action mines

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ACTION MINES GUINEE  CONSTATE AVEC INDIGNATION LA MULTIPLICATION DES  SCANDALES  DE CORRUPTION  DANS LE SECTEUR INCRIMINANT DES CADRES AU HAUT SOMMET DE L’ETAT GUINEEN.

Action Mines Guinée a appris avec consternation  la recrudescence des  scandales de Corruption  que vit  actuellement le secteur Minier guinéen. Cette situation confirme la persistance de la mal gouvernance en dépit de tous les efforts déployés pour redorer l’image de la Guinée afin d’attirer les investissements étrangers directs et  soutenir la croissance économique.

En effet, de multiples cas de corruption ont été révélés par la presse et la société civile  dans le cadre de la gouvernance du secteur minier dans notre pays ces derniers temps. Ces révélations  incriminent malheureusement des agents de l’Etat Guinéen et non des moindres, puisque la présidence est citée dans presque tous les cas.

Cet état de fait est révélateur du mal que vivent les guinéens, du fait  de la corruption, des pots-de-vin  et des pratiques assimilées qui minent dangereusement le développement de notre pays.

Ces pratiques hissent la Guinée au rang des pays les plus corrompus au monde en témoigne les rapports annuels de Transparency internationale sur la corruption dans le monde. Ce sceau,  ternis gravement l’image de notre pays qui se veut démocratique et progressiste.

Rappel des faits :

Les germes de la corruption se découvrent avec insistance dans la gestion du secteur Minier. De l’affaire Sable Mining, à la récente affaire de Corruption qui implique des cadres de Rio Tinto et de  la présidence Guinéenne en passant par l’affaire Palladinho ou encore les Fonds Spéculatifs Américains OSCH-ZIFF révélée par la justice fédéraleAméricaine à travers l’Arrestation et l’audition du courtier Samuel Mébiane à new york.

Les scandales de Corruption collent à la Peau des dirigeants du secteur minier Guinéen, devenu une vache laitière par excellence pour des hauts placés de l’ETAT.

Au regard de toutes ces suspicions de Corruption qui n’honorent pas la Guinée ; Action Mines Guinée déplore :

- le silence injustifié de la justice Guinéenne qui devrait se saisir de ces affaires pour tirer au clair ces allégations.

-L’indifférence totale et la banalisation des multiples affaires de corruption par le Gouvernement et les institutions de l’Etat notamment l’assemblée Nationale.

-La passivité de la société civile Guinéenne face à ces fléaux qui menacent dangereusement la gouvernance  économique de notre pays.

Action Mines Guinée recommande :

Au Chef de l’Etat de :

- Faire de la lutte contre la corruption une prioritéde son second et dernier mandat à travers une volonté politique soutenue par des actions concrètes,

- Rendre effective l’indépendance de la justice en évitant toute interférence de l’exécutif  dans les affaires judiciaires.

- Rendre autonome et indépendante, l’agence nationale de lutte contre la corruption (ANLC).

A la Justice Guinéenne

La mise en place d’une commission d’enquête  spéciale  et indépendante  en  charge  d’instruire ces actes présumés de corruption dans le secteur minier ;

L’ouverture  d’une enquête sérieuse  et indépendante pour situer les responsabilités des uns et des autres dans ces différentes  affaires ;

Marquer son indépendance et sa volonté de faire rupture avec l’impunité à travers l’interpellation et le jugement des personnes impliquées dans ces affaires présumées de corruption ;

: A L’assemblée Nationale :

-Louverture immédiate d’une enquête parlementaire pour élucider ces actes présumés  de corruption

-D’exiger de l’exécutif des explications sincères par rapport à la répétition des allégations de Corruption impliquant des officiels Guinéens.

-D’œuvrer pour l’adoption rapide de la loi anti-corruption en souffrance depuis des années.

A la société civile Guinéenne

De se mobiliser pour demander des comptes au gouvernement afin que les responsabilités soient situées dans ces allégations de scandales qui éclaboussent L’Etat Guinéen.

De renforcer les actions de plaidoyer en faveur de l’adoption et la promulgation de la loi Anti-corruption en Guinée.

Ensemble pour la promotion de  l’éthique dans la gouvernance des ressources  naturelles de la Guinée.

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

A LA UNE

TPI de Dixinn : les audiences ajournées à cause d’une panne du véhicule de transport des détenus

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Depuis trois jours, aucune audience ne s’est tenue au tribunal de première instance de Dixinn, en raison d’une panne du véhicule de la maison centrale chargé de transporter les détenus.   

« Toutes les audiences sont reportées », a annoncé ce jeudi à la presse le procureur Daouda Diomandé, expliquant que le véhicule de la maison centrale qui doit transporter les détenus est tombé en panne.

Poursuivant, il a précisé qu’à cause de ce problème, il n’y a pas eu d’audience depuis avant-hier mardi.

Par Mariam Bâ

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A LA UNE

Kaloum : la circulation de moto-taxi interdite dès ce jeudi

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A partir de ce jeudi 06 mai, aucune circulation de moto-taxi n’est autorisée dans la commune de Kaloum. La décision a été prise ce mercredi par la direction générale de la police nationale.

« Dès ce jeudi 6 mai aucune circulation de moto-taxi n’est autorisée dans la commune de Kaloum », a annoncé à la presse le directeur adjoint de la communication du ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, le Lieutenant-Colonel Mory Kaba.

Lisez son communiqué :

« La direction générale de la police nationale a constaté avec regret la circulation et la prolifération intempestive des motos-taxis et tricycles dans la commune de Kaloum.

Cet état de fait contraire aux dispositions de l’arrêté du ministère des Transports en date du 29 août 2016, portant réglementation du transport par moto-taxi en République de Guinée, ne saurait être respecté pour quelques raisons que ce soit.

Par ailleurs, la direction générale de la police nationale invite les conducteurs de moto-taxis en général au respect des dispositions des articles 5, 7 et 13 dudit arrêté relatif à : l’immatriculation des motos taxis en fond noir et écriture blanche, la délivrance de la carte d’autorisation de transport pour tout conducteur de moto-taxi, la détention obligatoire d’un permis de conduire de la catégorie A1 ou A par tout conducteur de moto-taxi âgé d’au moins 18 ans.

A cet effet, la direction générale de la police nationale invite les conducteurs de moto et tout autre acteur impliqué dans la gestion de moto-taxis et tricycles au respect strict des présentes dispositions dont l’application ne souffrira désormais d’aucune entrave. Les contrevenants verront leurs motos confisquées et gardées en fourrière jusqu’à nouvel ordre.

En conséquence, elle instruit la direction centrale de la police routière à l’application correcte sans aucune défaillance des présentes instructions dans le respect des droits et dignité humaine. Dès ce jeudi 6 mai aucune circulation de moto-taxi n’est autorisée dans la commune de Kaloum ».

Guinee28

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A LA UNE

« Les survivants, ce sont les chanceux » : un migrant Guinéen raconte le calvaire de la traversée du désert en Algérie

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 « Ceux qui meurent, ce sont ceux qui n'ont pas la chance, les survivants, ce sont les chanceux. » À l'âge de 15 ans, Aboubacar, désormais réfugié en France, a fui la Guinée. Dans son exil, il a dû traverser le désert algérien pour rejoindre la Libye. Une traversée interminable dont il sera l'un des seuls survivants.  Il raconte à InfoMigrants l'une des étapes les plus difficiles de son exil. Témoignage.(Photo d'archive)

"J'avais entendu tellement d'histoires de personnes qui se faisaient arnaquer et abandonner par les passeurs en voulant traverser le désert jusqu'en Libye que je ne faisais confiance à personne. J'ai dit à un passeur : 'Tu m'emmènes en Libye, je te paye après, je ne te paye pas avant parce que je sais que beaucoup de gens n'arrivent pas à destination'. Il a accepté. Je suis donc parti d'Algérie pour rejoindre la Libye à travers le désert en octobre 2015.

"Au lieu d'une journée, on est resté deux semaines dans ce désert"

On était environ 90 personnes à partir, réparties dans cinq ou six véhicules. Les passeurs nous avaient dit : 'Pour arriver à la frontière avec la Libye, c'est une journée de traversée. On va arriver ce soir ou demain matin au plus tard'. On nous avait simplement dit de prendre beaucoup d'eau. On avait des biscuits aussi. Mais au lieu d'une journée, on est resté deux semaines dans ce désert. Les passeurs ne disent pas la vérité. De toute façon, il n'y a pas de vérité sur ce chemin.

La journée, on roulait. Et quand la nuit tombait, ils [les passeurs, ndlr] nous cachaient et partaient. Ils revenaient nous chercher le lendemain à 6h du matin. Ça a duré comme ça pendant deux semaines. Sur les 90 personnes, on était environ 60 à ne pas avoir payé d'avance. C'est pour ça qu'ils revenaient nous chercher. S'ils avaient déjà eu leur argent, ils nous auraient abandonnés.

On ne sait pas combien de kilomètres on a fait, des milliers, c'est sûr. Je pense que les passeurs eux non plus ne savent pas, ils ne connaissent pas les distances.

"La nuit, quand on avait trop froid, on brûlait les habits des uns et des autres"

Au bout de deux semaines, un matin, ils ne sont pas venus nous chercher. Peu avant, on leur avait payé la moitié de la traversée c'est-à-dire 6 000 dinars [un peu moins de 40 euros, ndlr]. On s'est alors dispersés car certains voulaient continuer, d'autres non. Moi je voulais continuer à pied. On nous a dit : 'Il ne faut jamais marcher à plus de 15 personnes, pour ne pas se faire repérer', donc on est partis à 15.

On a marché pendant cinq jours : on marchait le matin jusqu'à 11h puis on se reposait. On a croisé un petit village où on a pu prendre de l'eau et on a continué. Je n'avais qu'un petit sac dans lequel je pouvais transporter deux bouteilles d'eau. On n'avait rien à manger. Dans le désert, il fait hyper chaud la journée et hyper froid la nuit. Quand on avait trop froid, on brûlait les habits des uns et des autres pour se réchauffer. J'ai brûlé une veste et un pantalon à moi.

"Dans le désert, quand tu tombes, on te laisse"

Puis les gens ont commencé à tomber. Je ne peux pas dire pour quelle raison : la famine, la fatigue, la fièvre… Dans le désert, quand tu tombes, on te laisse. Parfois, le matin, certains nous disaient qu'ils n'arrivaient plus à se lever, ils nous disaient de continuer le chemin sans eux. Et tu ne peux rien faire pour les aider. Je savais que si ça m'arrivait à moi aussi, ils allaient me laisser. C'est triste de voir quelqu'un tomber comme ça, sans aucune aide. Je fais des cauchemars par rapport à ça.

Je ne sais pas qui ils étaient, ceux qui sont morts. Ils avaient environ 18 / 19 ans, d'autres avaient 20 ans. Ils étaient Guinéens, Ivoiriens, d'un peu partout, mais je ne sais rien sur eux car on ne se parlait pas trop. Dans le désert, il ne faut pas perdre de l'énergie, il ne faut pas trop parler. Et puis il n'y a pas d'humanité dans le désert.

Le dernier jour, on était plus que deux survivants sur 15. Je ne discutais pas avec l'autre homme, on était trop épuisés et inquiets. On cherchait une ville où on pouvait s'arrêter pour avoir au moins quelque chose à manger. Des passeurs nous ont finalement arrêtés en Libye, ils nous ont frappés avant de nous envoyer en prison mais, au moins, on a eu un petit bout de pain et de l'eau.

Je ne sais pas pourquoi moi j'ai survécu alors que 13 autres sont morts. Ceux qui meurent, ce sont ceux qui n'ont pas la chance, les survivants, ce sont les chanceux, c'est tout."

Après une succession de "galères", et deux années en Allemagne en tant que mineur, Aboubacar,  aujourd’hui âgé de 20 ans, vit à Marseille où il fait un CAP d'électricien. Il ne pense désormais qu'à s'intégrer en France et à fonder son entreprise. Sur son temps libre, il est vice-président d'une association qui vient en aide aux demandeurs d'asile. Une vie simple et tournée vers les autres, aux antipodes de ce qu'il a connu ces cinq dernières années.

 

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