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Institutions de pêche en conclave à Marrakech

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Une vingtaine d’experts plancheront pendant trois jours sur ‘’la stratégie de coopération régionale et les partenariats pour le développement de l’économie bleue en Afrique’’. Thème de la quatrième assemblée générale de la Plateforme africaine des institutions régionales de la pêche, de l’aquaculture et des systèmes aquatiques (plus connue sous son acronyme anglais APRIFASS).

Aucun État ne peut à lui seul trouver des solutions aux problématiques de pêche, qui sont toujours transfrontalières. La nécessité de la coordination et de l’harmonisation des approches, déjà exprimée à travers des institutions régionales, a franchi un pas décisif en 2015, lorsque l’Union Africaine a créé à Abidjan une plateforme pour lesdites institutions elles-mêmes : Aprifaas. Avec pour missions essentielles de faciliter les échanges d’informations, limiter les chevauchements ou obstructions d’actions, améliorer le dialogue entre toutes les parties prenantes, renforcer la voix unie de l’Afrique dans les instances internationales et lors des négociations des questions de pêche et d’aquaculture.

La dynamique lancée sous la houlette du Bureau interafricain des ressources animales (UA-BIRA) a été marquée par la densification des adhésions, la planification des activités, la mise sur pied des premiers organes (assemblée générale et bureau exécutif). Élan freiné par la pandémie du Covid-19, et la fin de la première phase du projet de gouvernance des pêches (‘’FishGov 1’’), soutien important de Aprifaas. Néanmoins, trois assemblées générales se sont tenues, dont la dernière en mode virtuel en novembre 2021.

Approche intégrée

«Malgré toutes leurs performances, les technologies ne peuvent pas se substituer aux contacts humains», s’est félicité à l’ouverture des travaux le représentant du ministère marocain en charge des pêches, en réitérant l’engagement de son pays à «soutenir les initiatives collectives» pour une gestion durable des ressources halieutiques du continent. Lui faisant écho, le représentant du directeur de UA-BIRA a souligné que l’économie bleue en Afrique «ne peut être gérée avec efficacité que dans une approche intégrée». Les opportunités sont gigantesques, rappelle pour sa part le délégué de l’agence du développement de l’union africaine (UA-NEPAD), qui entrevoit un potentiel de 26 milliards de dollars de revenus de la pêche et de l’aquaculture sur le continent à l’horizon 2063.

Challenge du nouveau Bureau

C’est dire l’immensité et la complexité de la tâche confiée au nouveau Bureau exécutif de Aprifaas, qui a pris fonction à Marrackech pour les deux prochaines années. La présidence en est confiée à l’Afrique du Nord, à travers la Conférence ministérielle pour la coopération halieutique entre les États africains riverains de l’Atlantique (COMHAFAT, qui co-organise cette quatrième AG avec UA-BIRA). Les autres postessont dévolus à des organismes représentant l’Afrique de l’Est (IGAD, premier vice-président), l’Afrique centrale (COREP, deuxième vice-président), l’Afrique de l’Ouest (CPCO, premier rapporteur), et l’Afrique australe (COMESA, deuxième rapporteur).

Assurance a été donnée par M. Abdelouahed Benabbou, Secrétaire exécutif de la Comhafat, que la nouvelle équipe saura se montrer à la hauteur de son immense challenge pour «consolider les acquis et dynamiser l’élan collectif au sein de Aprifaas».

Le plan d’action 2022-2023, en cours d’adoption, permettra d’y voir plus clair.

« Harmoniser et prioriser »

«À travers APRIFASS, nous voulons, entre autres, faciliter la coordination des activités et les échanges d’informations entre institutions de la pêche et de l’aquaculture, mais aussi éliminer les doublons qui entravent l’efficacité des actions. De même qu’il est nécessaire de poursuivre les démarches pour que le continent s’exprime d’une voix harmonisée lorsque nous nous présentons aux négociations internationales. Quatre groupes techniques sont à l’œuvre pour concrétiser les défis de Aprifaas, avec des thématiques spécifiques et des critères de résultats : gouvernance, pêche artisanale, commerce du poisson, promotion. Il faut impérativement harmoniser les démarches et prioriser les actions.» Dr. Patrick Karani, Expert environnemental en chef à UA-BIRA

« Une application effective des recommandations »

«C’est depuis 2015 que la COMHAFAT s’inscrit dans la dynamique de coordination régionale des activités halieutiques en Afrique, d’abord dans sa région de compétence, et en étendant ensuite son expérience à tout le continent. Nous avons déjà contribué à l’élaboration de projets communs, à l’accompagnement de la création de structures transnationales, au soutien technique et financier pour la visibilité de l’Afrique dans les forums de pêche au niveau continental et mondial. Nous comptons capitaliser tous ces acquis au service de AFRIPAAS. Nous voudrons veiller à l’application effective de toutes les recommandations formulées lors des diverses assemblées générales, rattraper le retard accusé dans l’exécution de certaines actions, et assurer un leadership de qualité pour la mise en œuvre des réformes de pêche adoptées au niveau de l’Union africaine.» M. Mohamed Sadiki, représentant COMHAFAT au Bureau de APREFAAS.

Par André NAOUSSI, envoyé spécial à Marrakech (Maroc)

 

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Armée : plusieurs officiers élevés en grade

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Dans une série de décrets lue ce samedi 1er octobre 2022 à la télévision nationale, le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya,  a élevé plusieurs officiers de l’armée en grade supérieur.

Il s’agit :

-Colonel David Haba matricule 18255Gdirecteur de cabinet au ministère délégué à la défense nationale est élevé à la dignité et à l’appellation de Général de brigade,

-Colonel Sadiba Koulibaly, matricule 26541Gchef d’état-major général des armées est élevé à la dignité et à l’appellation de Général de brigade,

-Colonel Ahmed Mohamed Oury Diallo matricule 21862G, chef d’état-major adjoint des armées est élevé à la dignité et à l’appellation de Général de brigade,

-Colonel Balla Samouramatricule 21246G Haut commandant de la Gendarmerie nationale, directeur de la justice militaire est élevé à la dignité et à l’appellation de Genève de brigade,

-Colonel Abdoulaye Keïtamatricule 16764G, inspecteur général des forces armées est élevé à la dignité et à l’appellation de Général de Brigade,

-Colonel Bala Koivoguimatricule 18000G chef d’état-major général de l’armée de terre est élevé à la dignité et à l’appellation de Général de Brigade,

-Colonel Yacouba Tourématricule 11863G chef d’état-major général de l’armée de l’air est élevé à la dignité et à l’appellation de Général de Brigade,

-Capitaine de vaisseau Alpha Mamadou Yaya Diallo matricule 18032G chef d’état-major général de l’armée de mer élevé à la dignité et à l’appellation de Contre Amiral,

-Colonel Moussa Camaramatricule 19711117 Y directeur général des Douanes est élevé à la dignité et à l’appellation de Général de Brigade,

-Commissaire divisionnaire AbdoulayeSampilmatricule 200758F est élevé à la dignité et à l’appellation de Contrôleur Général.

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Massacre du 28 septembre en Guinée : que dit le rapport d’enquête de l’ONU de Claude Pivi ?

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Le procès du massacre du 28 septembre s’est ouvert mercredi dernier, à Conakry, après trois ans des faits. Pour la manifestation de la vérité, la rédaction de guinee28 a décidé de republier en série le rapport d'enquête de l’ONU sur cette tragédie.

Après donc le capitaine Dadis Camara, du lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, et du colonel Moussa Tiégboro Camara, que dit le rapport sur le capitaine Claude Pivi , dit Coplan ?

Lisez :

  1. Le capitaine Claude Pivi, dit Coplan, a informé la Commission que « le commandant du régiment [commando] est le Président de la République, qui en a pris la tête après le limogeage de l’ancien commandement. Après le Président, je coordonne personnellement le commandement au niveau de la Présidence ». Le matin du 28 septembre, il est resté au camp Alpha Yaya Diallo « parce que la sécurité au stade était assurée par les policiers et les gendarmes. Le Président ne m’a pas donné d’ordres, donc je ne suis pas parti là-bas. Ensuite, on s’est demandé quel groupe avait bien pu faire ça ». Suivant la hiérarchie officielle et conformément à ce qui a été rapporté à la Commission, le capitaine Pivi est le supérieur hiérarchique du lieutenant Toumba dont les subordonnés font partie de la sécurité présidentielle, placée sous le commandement de Pivi. Le lieutenant Toumba s’est toutefois montré fort agacé quand la Commission lui a demandé s’il était subordonné au capitaine Pivi et il a rappelé à la Commission qu’il prenait ses ordres directement du Président. Le capitaine Pivi réfute totalement le départ d’un seul béret rouge du camp le jour des événements, indiquant que « non, à ma connaissance, personne n’a quitté le camp ce jour-là. Tous mes hommes, y compris ceux du lieutenant Toumba, sont restés au camp toute la journée. S’ils sont allés au stade, ils ont agi sans ordre et sans mon autorisation. Je n’ai pas fait de réunion avec mes subordonnés le 28 septembre avant 20h00 et je ne sais pas quel était l’emploi du temps du lieutenant Toumba durant la journée »,
  2. La Commission a toutefois reçu des informations concernant la présence du capitaine Pivi, en compagnie de ses hommes, dans les environs du stade à partir de 11h00. Selon d’autres informations, le capitaine Pivi aurait donné l’ordre à ses hommes de tirer. [J aurait également été vu sur la terrasse avec des bérets rouges, en train d’agresser des manifestants. Certains témoins des forces de l’ordre, qui sont allés rapporter la situation au Président durant la journée du 28 septembre, vers midi et en milieu d’après-midi, indiquent n’avoir pas vu le capitaine Pivi au camp Alpha Yaya Dialo. Un policier déclare avoir vu en tout cas le capitaine Pivi et ses hommes sur leurs pick-up, en compagnie de miliciens en civil, qui passaient dans son secteur de Ratoma, en provenance de la ville, le 28 septembre vers 17h00. Quelques témoins déclarent également avoir vu le capitaine Pivi et ses hommes tirer sur des gens dans la rue, du côté d’Hamdallaye, dans l’après-midi. Le capitaine Pivi aurait en outre arrêté un véhicule de la Croix-Rouge guinéenne pour empêcher le personnel soignant d’amener des blessés à l’hôpital Donka.
  3. Selon d’autres sources, le capitaine Pivi a été directement impliqué dans la recherche de manifestants civils dans les alentours du stade en fin de journée, le 28 septembre. Ces divers témoignages constituent de fortes indications de sa participation directe et de l’implication de ses subordonnés dans les événements du 28 septembre.
  4. Après les événements du 28 septembre, le capitaine Pivi a tenté d’arrêter le lieutenant Toumba pour son rôle présumé dans l’attaque du stade, mais le Président l’en a empêché: « C’est moi qui ai dit au Président que, si tout le monde parlait de quelqu’un impliqué dans les événements, il fallait mettre cette personne aux arrêts. Que ceci concerne le stade ou non. Le lieutenant Toumba relève de moi puisqu’il est de la Présidence. J’ai donc dit que je devais convoquer Toumba pour lui demander s’il s’était trouvé au stade ou non, mais on m’a fait comprendre que ce n’était pas le cas ».
  5. La déclaration du capitaine Pivi disant que personne n’a quitté le camp Alpha Yaya Diallo le 28 septembre est, en soi, difficilement crédible compte tenu des éléments en possession de la Commission. Cela jette également le doute sur les déclarations du capitaine Pivi concernant ses activités durant la journée du 28 septembre et sur son degré d’implication et de participation dans les événements et sur celui de ses subordonnés.

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A suivre le cas du colonel Abdoulaye Chérif Diaby…

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Burkina : les premiers mots du capitaine Traoré, nouvel homme fort du pays

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Arrivé au pouvoir en janvier par un coup d’Etat, le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, vient d’être évincé dans les mêmes conditions.

Le Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration dont il était le leader s'est finalement retourné contre lui pour l'éjecter de la tête du pays, en le reprochant d'avoir ''trahi '' leur '' seul idéal qui est la restauration de la sécurité et de l'intégrité de notre territoire.''

Au lendemain de ce nouveau putsch, le nouvel homme fort du Burkina, le capitaine Ibrahim Traoré vient de s’exprimer. Alors que des coups de feu ont de nouveau retenti à Ouagadougou dans la mi-journée de ce samedi 1er octobre 2022, il a donné des précisions sur le type de transition qu'il entend mettre en place.

Dans un entretien avec VOA Africa, le capitaine Traoré a indiqué que la transition ne sera pas forcément militaire. Concernant la position de la Cédéao, qui exige « le respect scrupuleux du chronogramme déjà retenu avec les autorités de transition [démises, NDLR] pour un retour rapide à l'ordre constitutionnel au plus tard le 1er juillet 2024, le capitaine a assuré que le calendrier sera respecté.

Par Guinee28

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