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Il faut libérer nos langues (Tribune)

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Tous les pays d’Europe même les plus petits étudient dans leurs propres langues nationales. Il y en a même qui utilisent plus d’une langue nationale pour accommoder la diversité de leurs populations (la Suisse et le Luxembourg par exemple).

Au Luxembourg, l’un des plus petits pays d’Europe, l’enseignement au niveau pré-universitaire est dispensé dans quatre langues (français, allemand, anglais et luxembourgeois). D’ailleurs, pour y obtenir son diplôme de fin d’études secondaires, il faut avoir la maîtrise des trois langues nationales (français, allemand et luxembourgeois). Quelque chose qu’on pourrait bien envisager comme politique en Guinée.

Même les pays nouvellement indépendants de l’ancienne URSS (Union des Républiques Socialistes et Soviétiques), après des décennies passées sous domination russe et une éducation qui était basée sur la langue Russe, sont revenus à partir de 1991 à leurs propres langues nationales. Certains en plus de revenir à leurs propres langues, ont parfois abandonné l’alphabet cyrillique russe pour adopter leurs propres alphabets comme ce fut le cas de l’Arménie.

Dans les pays de l’Asie, il en fut de même. Chaque pays étudie et communique dans une ou plusieurs des langues du terroir. Pourtant ces pays ont subi la domination européenne pendant des siècles. Certains de ces pays comme la Corée, l’Indonésie ou le Vietnam furent même obligés de recourir aux luttes armées faisant parfois des millions de morts pour se libérer de l’emprise européenne.

Ce n’est qu’en Afrique Noire surtout francophone, où l’indépendance n’a été qu’une formalité, avec des leaders en manque de courage et de vision, que le choix absurde a été fait de continuer avec les langues coloniales. C’est pourquoi, cette indépendance n’a été qu’une formalité car jusqu’à présent, le système qui avait été mis en place par le colon pour entretenir l’entreprise coloniale persiste et prospère au détriment des populations Africaines. Nos intellectuels dont les cerveaux ont été formatés pour servir et maintenir ce système n’accordent aucun intérêt sérieux à nos langues et à nos cultures. Il est même ironique et pitoyable de constater que les quelques rares politiques de promotion de nos langues soient souvent initiées ou financées par les pays ou les institutions de l’Europe.

Y a-t-il une radio ou télévision panafricaine qui diffuse dans les langues africaines ? Y a-t-il d’organisations africaines où les débats sont faits en langues africaines ?

Cet attachement aux langues européennes ne nous a donné aucun avantage par rapport aux pays de l’Asie. Ce n’est pas parce que le Liberia étudie en anglais américain que le pays soit aussi développé que les États-Unis ou qu’il dépasse le Taïwan. Par ailleurs, on nous apprend souvent qu’à l’indépendance, la Côte d’Ivoire avait le même niveau de développement que la Corée du Sud.

Pourtant, aujourd’hui la Corée qui étudie dans sa propre langue avec sa propre écriture a une économie qui vaut presque 30 fois celle de la Côte d’Ivoire. Le PIB de la Corée du Sud était de $1650 milliards en 2019 contre seulement $58,5 milliards pour la Côte d’Ivoire. D’ailleurs l’économie sud-coréenne dépasse de loin celle de tous les pays de l’Afrique de l’ouest réunis, alors que nos pays sont plus riches en ressources naturelles (pétrole, or, diamant, uranium, etc.) avec un climat plus clément et un environnement plus propice à l’agriculture. Si le français était un avantage et le Franc CFA un atout, comment est-ce possible qu’après quelques années seulement, la Côte d’Ivoire se fasse dépasser par la Corée avec un tel écart ?

Pourtant l’argument avancé “ad nauseam” par nos “intellectuels” est que nos langues et nos écritures ne serviront qu’à nous mettre en retard ou à nous ramener en arrière comme si nos pays avaient déjà fait des avancées significatives. Alors, si tel est le cas pourquoi après plus de 120 ans avec les langues et les alphabets européens, nous sommes toujours plus pauvres tandis que certains pays d’Asie qui ont fait le choix de développer leurs propres langues et leurs écritures souvent plus complexes que les nôtres, dépassent même certains pays européens et sont incomparables aux pays africains ?

Le plus grand obstacle au progrès de l’Afrique, ce sont ces intellectuels africains qui manquent de courage et de pragmatisme. Ils ont fait le choix illogique de nous maintenir dans cette dépendance linguistique simplement par manque de courage et pour préserver leur pouvoir et leurs avantages. Sinon il n’y a rien qui puisse justifier qu’un enfant se fasse scolariser dans une langue qui lui est complètement étrangère, et qu’il passe les douze années qui vont suivre à apprendre cette langue pour qu’enfin il puisse avoir quelques notions de base en science. Pendant ce temps, durant ces douze années, le petit écolier européen ou asiatique qui aurait été scolarisé au même moment dans sa langue serait en train de maîtriser les notions scientifiques et les outils techniques pour dompter son environnement, créer ou innover dans la société.

Il n’y a rien de mal à étudier les langues étrangères car elles peuvent bien nous ouvrir au monde. Néanmoins, il y a une grande différence entre étudier une langue étrangère comme matière et étudier dans une langue étrangère pour accéder aux notions scientifiques de base. Il faudrait que nos dirigeants et nos intellectuels arrêtent de ne penser qu’au présent au détriment du futur. Ils ne devraient pas faire de leur personne et de leurs intérêts personnels leur point de référence pour l’élaboration des politiques publiques. Ils devraient plutôt tenir compte des conditions et des besoins des populations qu’ils sont sensés servir.

Si à l’indépendance et même de nos jours, nos dirigeants avaient fait le choix courageux, on en serait pas là aujourd’hui. Malheureusement, lorsqu’on a été pendant longtemps dominé, déshumanisé et soumis, on a parfois peur de se libérer. C’est cette peur qui avait poussé certains de nos intellectuels à choisir la communauté française proposée par De Gaulle en 1958. C’est cette même peur qui fait que jusqu’à ce jour après 60 années « d’indépendance » nous avons peur d’assumer notre indépendance.

Si nous avons proclamé notre indépendance, nous devons l’assumer dans les faits. Nous devons embrasser notre Liberté et se défaire de toute forme d’oppression interne ou externe.  L’avenir de l’Afrique n’est ni en Occident ni en Orient et certainement pas dans les mains des despotes et autres dictateurs qui se croient indispensables alors qu’ils nous humilient et continuent le pillage économique et culturel de notre continent.

Adopter les systèmes hérités de la colonisation et les échecs qui en ont suivis ont prouvé qu’il n’y a absolument pas de raccourci qui mène au succès.

La question est simple et la réponse est aussi simple : Qu’est-ce qui est plus facile ? Apprendre à un enfant à lire et à écrire dans une langue qu’il parle déjà, ou bien lui apprendre à lire, à écrire et à parler dans une langue qu’il ne connait pas ? Le choix est simple, il suffit juste d’avoir le courage.

Abdoulaye J Barry

Portland, OR USA

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Le journaliste Robbie empêtré dans une affaire d’agression sexuelle

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Depuis mercredi, Robert Sarah Koulémou dit Robbie est empêtré dans une sale affaire de mœurs.

L’ex chroniqueur de la Radio Espace, aujourd’hui à Djoma Médias, est accusé d’agression sexuelle et de violences physiques par une jeune femme de 19 ans.

L’accusatrice a d’ailleurs déposé une plainte ce 16 juin contre le journaliste connu pour ses critiques acerbes, à la Brigade spéciale de protection des personnes vulnérables de Belle-Vue (BSPPV), dans la commune de Dixinn.

Au lendemain de la plainte, Robbie s’est présenté ''volontairement'' à la BSPPV, mais en attendant les résultats des médecins légistes, aucune information n’est possible sur cette affaire, affirme un commandant de la Brigade, qui toutefois, souligne que des traces des violences sont visibles sur la jeune femme du nom de Bilinda, partie à l’hôpital Ignace Deen pour l’examen médical.

Cette affaire qui est donc pendante à la Brigade spéciale de protection des personnes vulnérables déchire les internautes guinéens sur la toile, entre ceux qui croient à une machination visant à nuire à la réputation de Robbie et ceux qui défendent l’accusatrice, non sans rappeler que le chroniqueur aurait appelé par le passé à la ''castration'' des violeurs en Guinée.

Par Mariam Bâ

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Le parti de Dalein Diallo toujours ciblé, infiltré, secoué, mais jamais abattu

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C’est une réalité. Les 10 ans du régime Condé n’ont généralement servi qu’à pilonner les fondations de l’Ufdg. En vain.

Le parti hérité de feu Ba Mamadou a régulièrement été poussé au piège tendu par ses adversaires, mais n’y est jamais tombé. Il a pourtant été possible de faire avaler la pilule de la diversion à certains de ses cadres, sans que cela ne sape les bases de ce parti fortement enraciné.

Il est même arrivé que ses plus populaires animateurs soient obligés de mordre à l’hameçon du pouvoir en place ou comme c’est le cas actuellement, de jouer le jeu de l’adversaire pour tenter de se sauver de l'exil ou de la prison. Malgré tout, l’héritier du très téméraire Ba Mamadou ne perd pas la partie.

Cela lui fait dix ans et demi de vie difficile d’opposant esquivant continuellement les assauts de la gouvernance Condé, mais ne s’est jamais laissé abattre. Sacré Cellou Dalein Diallo !

Par Le Populaire

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« Dans les pays voisins, les gens souffrent plus que les Guinéens », assure Alpha Condé

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Le président Alpha Condé a assuré mercredi, que dans les pays voisins, les gens souffrent plus que les Guinéens actuellement, en raison de la crise économique liée à la pandémie de coronavirus.

« Bien sûr qu’aujourd’hui, la vie est difficile.  Personne ne pensait que cette maladie (Covid-19, ndlr)  allait durer tant. Les conditions de vie sont difficiles mais c’est la situation partout.  Si vous allez dans les pays voisins, vous verrez que les gens souffrent plus que les Guinéens », a-t-il assuré ce 16 juin, à Boké, où il s’était rendu pour inaugurer la voie ferrée Dapilon-Santou, qui sert à transporter de la bauxite.

Comment mettre fin à ça ? S’interroge Alpha Condé, réélu en octobre dernier pour un troisième mandat meurtrier et décrié par l’opposition et une bonne partie de la société civile et la communauté internationale.  « Ce n’est pas en écoutant ces ennemis de la Guinée qui ont échoué à empêcher le référendum et qui viennent dire : la vie est chère. Rien ne se gagne sans le travail », répond-t-il, en se vantant d’avoir pu organiser trois élections : référendum, législatives, présidentielle, ‘’sans un dollars de l’extérieur’’.

« Il faut qu’on se dise la vérité. Nous allons passer quelques mois difficiles, nous devons l’accepter », avoue-t-il toutefois. « Mais comment  sortir de là? C’est de développer l’agriculture, des usines pour que notre riz ne soit plus acheté à des dollars, mais que ce soit du riz produit en Guinée », explique-t-il.

« Hier je me suis occupé de la bagarre politique avec ceux qui voulaient détruire la Guinée en étant tout le temps avec les policiers et les gendarmes pour assurer la sécurité.  Aujourd’hui il y a la paix, le pays est stable. Donc j’ai décidé de prendre les choses en main. L’argent du pays doit aller dans les caisses de l’État non pas dans les poches de quelques personnes », ajoute-t-il.

Par Ibrahim Bangoura

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