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Politique

Guinée: qu’est ce que Alpha Condé a fait pour l’école?

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Durant les six dernières années de son pouvoir, Alpha Condé n'a parlé que du fer de Simandou et de la bauxite. Le mouvement de colère des élèves de Kaloum de ce ce jeudi, qui s'ajoute à la longue liste de protestations des jeunes dans Conakry et les villes de l'intérieur, est la conséquence de la faillite de l'école guinéenne. Je n'ai aucun intérêt à lui faire un procès d'intention, mais concrètement, qu'est ce qu'il a fait pour l'école guinéenne? N'est ce pas hypothéquer l'avenir de notre pays en laissant mourir notre école? Il a voyagé en Afrique, en Europe, en Asie et en Amérique (il ne lui reste plus que l'Océanie par une visite en Australie) pour vendre nos mines et nous parler de l'arrivée des investisseurs. Mais il oublie que l'intérêt des investisseurs de délocaliser leurs usines chez nous, c'est de profiter des baisses de coûts grâce à une main d'œuvre qualifiée et moins chère par rapport aux standards des pays industrialisés. Pourquoi les investisseurs vont choisir notre pays si nous n'offrons pas une formation de qualité à nos enfants? Ils préféreront aller au Sénégal, Côte d'Ivoire, Maroc, Ghana, Kenya ou Ethiopie.

Nous ne mesurons pas assez la gravité de la situation catastrophique de notre système éducatif qui prive notre pays de toute possibilité de développement. Nous venons de perdre six ans, en 2020, ça sera encore une décennie perdue pour la Guinée. Pour toute réponse à la grogne légitime des élèves, Alpha Condé exige de son gouvernement plus de fermeté et d'engager systématiquement des poursuites à l'encontre de ces élèves pris comme des auteurs de troubles à l'ordre public.

Comme Alpha Condé et son gouvernement ne se soucient pas de notre présent et de notre avenir, il faut que la jeunesse prenne conscience qu'il s'agit pour elle d'un enjeu majeur et par conséquent, elle doit s'organiser pour défendre ses droits constitutionnels conformément à l'article 23 alinéa 8 et 9 de notre Constitution: "L'Etat assure l'enseignement de la jeunesse, qui est obligatoire.

Il créé les conditions et les institutions permettant à chacun de se former". Voilà leurs droits et ils ne doivent compter que sur eux-mêmes pour les défendre avec détermination et sans peur face aux forces de répression du pouvoir. Organisez vous en utilisant pleinement les NTIC pour sensibiliser les Guinéens et maintenir la pression sur le pouvoir. Soyez des milliers à rappeler Alpha Condé à ses responsabilités sur sa page Facebook, étendez votre mouvement sur l'ensemble du territoire pour vous faire entendre et obliger le pouvoir de donner les moyens nécessaires pour votre éducation au lieu des milliards de nos francs pour achetez leurs 4×4 et leurs tickets de carburant. Si vous ne vous battez pas, vous serez les complices de votre échec dans la vie. C'est ce que je peux faire pour vous en ce moment, particulièrement à cette majorité de jeunes dont les parents ne peuvent leur offrir la possibilité d'étudier dans les écoles étrangères en Guinée ou ailleurs dans le monde. Jeunesse de Guinée ton destin est entre tes mains.

"Ceux qui vivent sont ceux qui luttent".

Alpha Saliou Wann

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Massacre du 28 septembre : Dadis, Tiegboro et Pivi écroués à la Maison centrale

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Après une longue audition au tribunal ad hoc chargé de juger le dossier des massacres du 28 septembre 2009, l'ancien chef de la junte, Moussa Dadis Camara, ainsi que le Lieutenant-Colonel Moussa Thiegboro Camara et le Colonel Claude Pivi…, ont été déférés ce mardi 27 septembre, à la Maison centrale.

Leur placement en détention préventive intervient à la veille du début du procès du massacre du 28 septembre 2009.

Interrogé par la presse, Me Salif Béavogui , un de leurs avocats a dénoncé la décision estimant que le procès commence déjà par la ‘’violence des droits de la défense’’.

Tous les trois sont inculpés dans ce dossier.

Guinee28

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A LA UNE

Mettons les nerfs au réfrigérateur !

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Dans mon billet du 27 juin 2022 intitulé «Notre sort en de bonnes mains Cédéaoennes», j’écrivais : «La Cédéao a conseillé la junte de se mettre ensemble avec les forces sociopolitiques. (...)On lui a fait savoir qu’en de tels moments, suivre (cette) voie tracée (...) est une nécessité, sinon le régime court le risque d’être l’auteur de sa propre caricature». Dans le billet suivant titré : « La Cédéao confiée au président Emballo », je notais que le président Embalo et le médiateur Yayi étaient tous « en mission commando ».

J’aimerais dire et écrire à présent que les autorités actuelles n’ont rien à faire gagner la Guinée en restant fermes dans leur position priorisant une transition de trois ans au lieu de deux ans. Il n’est pas patriotique d’être au ban de la Cédéao concernant le retour à un régime civil. Et faire le choix d’engager un bras de fer avec cette institution, utiliser un discours qui traite de «mensonge grossier» les propos de son président dont le seul tort est d’avoir prévenu dans une interview à RFI et France 24 que le pays risquait de «lourdes sanctions si ses autorités maintenaient leur position de garder le pouvoir trois ans avant de céder la place à un régime civil, ou dire à tout va qu’«on n’est pas dans une relation de guignols ou de téléréalité » avec lui, je trouve cela un peu moins diplomatique.

De mon point de vue, la meilleure méthode pour résoudre le différend avec le président Embalo est de mettre les nerfs au frigo à la manière des putschistes Burkinabè. Et signer un contrat de 2 ans avec la Cédéao. J’ai dit.

Par Alpha Abdoulaye, in Le Populaire

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A LA UNE

Guinée : le FNDC politique exige la libération des détenus d’opinion

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La branche politique du front national pour la défense de la Constitution a exigé la libération sans conditions des prisonniers d'opinion en Guinée.

Déclaration :

Le FNDC POLITIQUE comprenant l’Union des Forces Républicaines (UFR) et le Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL) a appris avec stupéfaction le kidnapping du Président du Parti Nos Valeurs Communes, M. Etienne SOROPOGUI, le samedi 24 septembre 2022, alors qu’il rendait visite à ses sœurs, après avoir participé à une émission radio de grande écoute.

Le FNDC POLITIQUE désapprouve totalement cette nouvelle interpellation extrajudiciaire après celles du Secrétaire Exécutif de l’UFR, Hon Saikou Yaya BARRY et de deux hauts responsables  du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dont le Coordinateur National, Oumar SYLLA alias Foniké Manguè et Ibrahima DIALLO, chargé des Opérations.

Le FNDC POLITIQUE exige la libération sans conditions des prisonniers d’opinion et condamne avec la dernière énergie toutes les tentatives de musèlement des partisans de la démocratie ainsi que l’instrumentalisation à outrance de la justice à des fins politiques.

Conakry, le 25 septembre 2022

FNDC POLITIQUE

 

 

 

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