Connect with us

A LA UNE

Guinée : qu’attendent les partenaires internationaux pour agir ?

Published

on

Votre publicité ici

Alors que la situation est tendue dans plusieurs quartiers à Conakry et certaines villes de l’intérieur du pays ce jeudi 27 février 2020, plusieurs ONG de défense des droits de l’homme ont appelé les partenaires internationaux de la Guinée, notamment l’Union Européenne et la France, à agir maintenant pour éviter l’embrassement dans le pays qui pourrait avoir des conséquences dans toute la sous-région de l’Afrique de l’Ouest.

Lisez :

L’annonce de la tenue du référendum constitutionnel et des élections législatives le 1er mars 2020 a exacerbé les tensions au sein de la société guinéenne. Les violences à l’encontre des leaders de la société civile et des partis politiques, réunis au sein du Front National de Défense de la Constitution (FNDC), redoublent. Nous appelons les partenaires internationaux à plus de fermeté pour que la Guinée respecte les droits humains et reconnaisse que les élections ne peuvent se tenir dans le contexte actuel.

Depuis mi-octobre 2019 et le début de la mobilisation contre le « coup d’Etat constitutionnel » qui permettrait au Président Alpha Condé de briguer un 3ème mandat, le recours abusif à la force létale par les forces de sécurité est quasi-systématique. Selon plusieurs organisations de la société civile en Guinée, dont les membres de la coalition Tournons la Page-Guinée, plus de 40 civils ont été tués – souvent en marge des manifestations et par armes à feu – 62 personnes blessées et environ 90 personnes arrêtées.

A cela s’ajoutent les nombreuses menaces et intimidations dont les leaders de la société civile et des partis politiques font l’objet. La déclaration du Président guinéen qui, lors d’un meeting à Faranah le 20 février 2020, a appelé ses partisans à frapper quiconque saccagerait les urnes le jour du vote témoigne du climat de tensions.

Alors qu’une escalade des violences est à craindre à l’approche du 1er mars, les invitations de la Communauté internationale – principalement le représentant spécial des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel et les Etats-Unis – à dialoguer et à organiser des élections sans violence et respectueuses des droits humains sont restées, jusqu’à présent, lettre morte.

Le 24 février 2020, en raison de la persistance des insuffisances constatées sur le fichier électoral, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a indiqué « qu’il [lui] sera difficile de continuer de soutenir le processus électoral en Guinée ». Le fait que l’OIF se retire suggère que la communauté internationale commence à se désolidariser des scrutins à venir.

Pour éviter un embrasement en Guinée qui pourrait avoir des conséquences dans toute la sous-région de l’Afrique de l’Ouest, les partenaires internationaux de ce pays, en premier lieu l’Union européenne (UE) et la France, doivent prendre acte de la décision de l’OIF, et affirmer que les élections législatives et le référendum constitutionnel ne peuvent pas se tenir dans les conditions actuelles.

A la suite de la Résolution d’urgence adoptée le 13 février dernier par le Parlement européen, l’UE et ses Etats membres doivent activer les leviers diplomatiques dont ils disposent (notamment l’article 96 de l’Accord de Cotonou) pour que la Guinée respecte les droits constitutionnels à manifester et à s’exprimer librement ainsi que ses engagements en matière de droits humains, notamment le non usage excessif de la force, la lutte contre la torture, et les droits des personnes détenues.

L’instrumentalisation des divisions ethniques à des fins électorales doit être condamnée publiquement et leurs auteurs doivent être avertis qu’ils seront comptables devant la justice en cas de graves violations des droits humains.

Signataires :

Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT)

Aide et Action

CCFD-Terre Solidaire

CFDT

Plateforme Dette et développement (et ses organisations membres)

Ligue des droits de l’Homme (LDH)

Tournons la page (et ses organisations membres)

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

A LA UNE

Guinée : Nana Akufo-Addo invite la junte respecter « son engagement »

Published

on

Votre publicité ici

Le Président en exercice de la CEDEAO, le Ghanéen Nana Akufo-Addo,  s’est à nouveau exprimé sur la situation politique en Guinée, où Alpha Condé a été délogé le 5 septembre par les militaires du Groupement des forces spéciales, dont il est ironiquement le géniteur.

S'exprimant lors de la 76e session de l'Assemblée générale des Nations Unies ce 22 septembre, Akufo-Addo a invité la junte à tenir son engagement de libérer le président déchu, Alpha Condé,  et d’organiser des nouvelle élections présidentielles dans un délai de six mois.

«La CEDEAO a donné à la Guinée six (6) mois pour la restauration de l’ordre constitutionnel et a demandé la libération immédiate du président Alpha Condé. Lors de ma visite à Conakry vendredi dernier, les chefs militaires ont manifesté leur volonté de procéder à sa libération imminente. Nous espérons qu'ils tiendront leur parole», a-t-il indiqué. « Plus que jamais, nous devons défendre la démocratie et les droits de l'homme dans le monde », a-t-il ajouté.

Il faut rappeler que quelques heures après, la visite des chefs d’Etat de la Cédeao à Conakry, les nouvelles autorités guinéennes avaient démenti des remueurs sur une éventuelle sortie d’Alpha Condé hors du territoire guinéen. « Il est et demeurera en Guinée », avait martelé la junte, indiquant que l’ancien chef d’Etat bénéficiera d’un traitement humain digne de son rang dans le pays.

Par Ibrahim Bangoura

Continue Reading

A LA UNE

António Guterres : « nous assistons à une flambée des prises de pouvoir par la force »

Published

on

Votre publicité ici

Un peu plus de deux semaines après la chute d’Alpha Condé, déposé par l’armée, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a regretté la recrudescence des coups d’Etat dans le monde.

« Nous assistons à une flambée des prises de pouvoir par la force. Les coups d’État militaires reprennent. Et la désunion de la communauté internationale n’aide pas », a-t-il ajouté. « Un sentiment d’impunité s’installe », regrette-t-il  mardi à l’ouverture du débat général de la 76e session de l’Assemblée générale des Nations Unies au siège de l’Organisation à New York.

Selon le Secrétaire général, pour redonner confiance et raviver l’espoir, le monde a besoin de coopération et de dialogue.

« Nous devons investir dans la prévention des conflits et le maintien et la consolidation de la paix. Nous devons faire avancer le désarmement nucléaire et l’action que nous menons ensemble contre le terrorisme. Nous devons agir dans le profond respect des droits humains. Et nous devons nous munir d’un nouvel Agenda pour la paix », a-t-il ajouté.

Par Guinee28

Continue Reading

A LA UNE

Guinée : quand Alpha Condé chute avec la Covid-19

Published

on

Votre publicité ici

Depuis la chute d’Alpha Condé, déposé par l’armée le 05 septembre, curieusement, le nombre de cas et de décès de la Covid-19 continuent aussi de chuter en Guinée, au point que l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS) envisage de diminuer les centres de traitements de la maladie à Conakry dès le 01 octobre.  

« Au regard de l’évolution de la pandémie de Covid-19  avec la diminution des cas et décès, l’Agence nationale de sécurité sanitaire ( ANSS) tient à informer tous les administrateurs des différents CT-EPI du Covid-19, et l’ensemble du personnel de la riposte, qu’elle procèdera à compter du 01 octobre 2021, à une réductions des effectifs voire la fermeture de certains centres de traitements à Conakry », annonce l’ANSS dans une  note de service signée par son  Directeur général adjoint, Dr. Bouna Yattassaye.

Curieusement, cette réduction annoncée des centres de traitements de la Covid-19,  intervient un peu plus deux semaines seulement après le renversement d’Alpha Condé. Sa chute serait-elle une coïncidence avec celle de cas de la pandémie en Guinée ?

Ci-dessous la note de service

Continue Reading

Facebook

Advertisement
Advertisement

A PROPOS DE GUINEE28

Siège social : Lansanaya barrage commune de Matoto.

Télél : +224 624 24 93 98 – 656 92 41 62 – 666 39 29 09

Email : alfaguinee28@gmail.com

Tendance