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Société & Faits Divers

Guinée: plusieurs ONG accusent les forces de l’ordre de torture

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L’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) publie un rapport en partenariat avec plusieurs ONG guinéennes dans lequel plusieurs cas de tortures sont dénoncés. Ce rapport d’une soixantaine de pages décrit quatre exemples de torture qui ont eu lieu entre 2010 et 2013.

«L’aveu est la reine des preuves en Guinée.» Et pour l'obtenir, les forces de l’ordre guinéennes sont accusées d’avoir recours à la torture. Selon Clément Boursin, responsable des programmes Afrique au sein de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), il existe une forme d’impunité dans un pays qui affiche pourtant sa volonté de lutter contre ces pratiques.

La peur de porter plainte

Ce rapport est le fruit d’un travail sur le terrain de plusieurs ONG guinéennes, qui ont mené des enquêtes sur plusieurs années. L’objectif affiché par l’ACAT était de renforcer les capacités des associations locales pour leur permettre d’être plus efficaces dans la recherche de preuves. Parmi les cas recensés, il y a celui de deux mineurs accusés par la police de vol d’or. Les forces de l’ordre les auraient ligotés, battus et privés de nourriture pendant plusieurs jours, avant finalement que la justice ne les relaxe. Depuis, leurs familles n’ont toujours pas porté plainte.

Pourtant, la torture est bien incriminée en Guinée depuis juillet 2016, après l’adoption d’un nouveau Code pénal. Cette interdiction est encore peu connue dans le pays, selon Clément Boursin, qui y voit l’une des raisons principales de cette pratique parmi les forces de l’ordre guinéennes. Pour les victimes, il existe parfois une crainte de représailles de la part de leurs tortionnaires. De plus, les associations dénoncent des procédures judiciaires qui aboutissent peu, avec une justice laxiste envers les auteurs.

L’ «habitude des forces de l’ordre»

Pour l’association ACAT, il faut imposer une «tolérance zéro» à l’encontre des policiers qui pratiquent des traitements inhumains. Pour chaque cas, l’association chrétienne détaille certaines recommandations pour le gouvernement guinéen. La première d’entre elles est la ratification du protocole facultatif de la Convention contre la torture et les peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants qui impose la création d’organes chargés d’organiser la prévention contre la torture. Une recommandation qui semble avoir un écho positif parmi les autorités guinéennes, tandis que le pays l’a signée en 2005 sans l’avoir ratifiée.

Toutefois, les autorités dénoncent des agissements locaux, même si Clément Boursin y voit «une habitude des forces de l’ordre». En avril 2016, un nouveau cas de torture avait été relayé dans la presse. Dans une vidéo postée sur internet, des forces de l’ordre se livraient à des actes de torture sur un homme d’une trentaine d’année. Le gouvernement guinéen a dénoncé ces actes et une enquête a été diligentée.

Des promesses mais «rien n'est fait»

Pour les ONG, lutter contre les impunités ne changera pas la situation si une vraie politique de prévention n’est pas mise en place. Pour Clément Boursin, il existe matière à rester optimistes, et pour cause, les autorités «étaient satisfaites, selon l'ACAT, que ce soit le travail d’ONG guinéennes» et pas celui d’humanitaires étrangers venus enquêter dans leur pays.

Du côté des associations locales, Frédérice Foromo Loua, président de Même droits pour tous, s'agace auprès de Géopolis que les actes ne suivent pas les promesses: «Tous nos rapports ont été présentés aux autorités et à chaque fois, ce sont des engagements verbaux qui sont pris pour éradiquer le phénomène mais dans la réalité, rien n'est fait pour inverser cette tendance.»

Auteur : France TV

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A LA UNE

Kindia : un militaire condamné à 18 mois de prison avec sursis

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Un militaire a été condamné ce 25 janvier 2021, à 18 mois de prison avec sursis et au paiement d’une amende de deux millions de francs guinéens par le tribunal de première instance de Kindia.

Il s’agit du sous-lieutenant Abdoulaye Sow.

Il était poursuivi pour coups et blessures volontaires sur un huissier de justice.

L’avocat de la victime se dit insatisfait du verdict rendu et compte interjeter appel.

Par Ibrahim Sylla

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A LA UNE

Officiellement prête à tourner la page, la Guinée hésite à feutrer le pas

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Il y a 50 ans, les autorités ont justifié «la victoire du peuple» face à «l’agression portugaise» du 22 novembre 1970 en condamnant à mort 80 personnes, considérées par le Tribunal révolutionnaire comme étant des «traîtres» et d’individus «apatrides» et «déloyaux» envers «la révolution».

Mais puisque «les faits sont têtus», et les commentaires libres, nombreux s’accordent au fait que l’opération du 22 novembre a été planifiée par le régime Sékou Touré en bonne intelligence avec les autorités portugaises qui négocient la libération de leurs 26 prisonniers aux mains des indépendantistes Bissau-guinéens, capturés par les combattants du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée Bissau et des îles du Cap-Vert (Paigc) et détenus à Kindia.

En échange, le régime en place tenait à obtenir la livraison de certains des plus farouches opposants guinéens basés à l’étranger (auxquels il a été fait miroiter une opération militaire amphibie montée par la France pour venir à bout du régime Sékou Touré) pour faire une purge interne.

A quelques jours du débarquement, un transfèrement des détenus de Kindia sur Conakry est réalisé. La tâche de déloger les 26 prisonniers du Paigc ne prend qu’un court laps de temps. Les Portugais repartent laissant derrière eux les débarqués.

D’autres présentent une autre version à cette histoire. Ils concluent que l’agression portugaise a été effectivement orchestrée par les puissances occidentales après avoir réussi à débarquer le Ghanéen Kwamé N’Krumah le 24 février 1966 et le malien Modibo Keita le 19 novembre 1968 qui avaient formé avec Sékou Touré l’Union Ghana-Guinée-Mali, une coalition contre les intérêts Occidentaux en Afrique.

«Ils étaient entre 350 et 420 soldats portugais et combattants guinéens en novembre 1970.» Et «l’objectif était de capturer Amilcar Cabral, le chef du Paigc, ou de tuer Ahmed Sékou Touré et renverser son régime». Au bilan, l’opération s’est soldée par la libération des 26 prisonniers de guerre. Selon une version relatée dans les grands médias francophones et lusophones, l’équipage portugais a perdu 8 de ses membres, dont 7 guinéens.

S’il est vrai que les témoignages et écrits sur ces événements ont tendance à inculper ou disculper les présumés victimes et le régime Sékou Touré, et que le pays tarde encore à valider les conclusions des travaux de la Commission provisoire de réflexion sur le processus de Réconciliation en république de Guinée dirigée par l’Archevêque de Conakry et le Grand Imam de la Mosquée de Conakry mise en place le 24 juin 2011 par Alpha Condé lui-même avec notamment l’appui du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (qui ont montré la voie permettant de rassembler toutes les parties et laver définitivement le linge sale en famille, comme l’a fait Nelson Mandela en Afrique du Sud) c’est qu’il y a assurément un sérieux manque de leadership et d’engagement au plus haut niveau de l’Etat en même temps que beaucoup d’hypocrisie.

Par Alpha Abdoulaye Diallo

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A LA UNE

Perquisition des locaux du groupe Gangan : déclaration des associations de presse

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Les Associations professionnelles de presse en Guinée ont appris avec inquiétude, incompréhension et indignation, la descente musclée dans  deux pick-up, des agents de la Brigade de répression du banditisme (BRB N°2) et de la Compagnie mobile d’intervention et sécurisation (CMIS N°2) de Kaporo dans les locaux de la radiotélévision  Gangan. Elles condamnent avec la dernière énergie ce comportement liberticide et rétrograde des détenteurs de la force publique.

Il convient de rappeler pour l’opinion que cette perquisition sans mandat dans les locaux d’un média a créé une confusion sans précédent au sein du média. D’emblée, nous disons que cet acte sidérant et liberticide est une violation flagrante de la procédure en la matière et un total manque de respect à l’endroit des médias privés de notre pays.

Les Associations professionnelles de presse en Guinée notent qu’après  s’être informées  auprès de la direction du Groupe Gangan, il en ressort que ce comportement rétrograde, insensé et anti-procédural est opéré par la BRB N°2 et la CMIS N°2 de Kaporo sous l’œil vigilant de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DPJ), sans qu’elle ne soit saisie au préalable ni par la Haute Autorité de la Communication, ni  par une quelconque autre autorité, comme l’exige la procédure lorsque l’on constate une violation grave du cahier des charges des médias.

De ce fait, les Associations professionnelles de presse en Guinée exigent des Autorités de la DPJ, la notification sans délai au Groupe Gangan, les motifs de cette perquisition ayant porté de graves préjudices aux  travailleurs du média trouvés sur place.

En outre, Les Associations professionnelles de presse en Guinée invitent le ministère de la sécurité à se pencher sérieusement sur la question afin que des mesures idoines  soient prises contre ces unités. Elles rappellent, qu’elles ne sauraient tolérer de tels dérapages  aux conséquences exclusives des médias privés à la charge de la démocratie.

De ce qui précède donc, les Associations professionnelles de presse en Guinée se réservent le droit d’entreprendre toutes actions utiles pour que plus jamais ça.

Ont signé

URTELGUI, AGUIPEL, AGEPI, REMIGUI, APAC-Guinée, SPPG, UPLG, Upf-Guinée

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