Connect with us

A LA UNE

Guinée : l’opposition suspend sa participation à l’Assemblée nationale

Published

on

Votre publicité ici

L’opposition guinéenne a suspendu sa participation à l’Assemblée nationale. L’annonce a été faite ce vendredi 11 octobre 2019 par leurs députés. Dans ce document ils accusent les autorités du pays de vouloir « élaborer une nouvelle Constitution pour se maintenir au pouvoir, en violation flagrante de la Constitution en vigueur » .

LES DEPUTES ISSUS DES PARTIS POLITIQUES DE L’OPPOSITION (UFDG, UFR, UDG, UPG), MEMBRES DES GROUPES PARLEMENTAIRES LIBERAL DEMOCRATE ET ALLIANCE REPUBLICAINE, FONT LA DECLARATION SUIVANTE :

Considérant la violation systématique de la Constitution et des autres Lois de la République par le Gouvernement et sa majorité parlementaire;

Considérant la volonté mainte fois exprimée par les autorités de ce pays d’élaborer une nouvelle Constitution pour se maintenir au pouvoir, en violation flagrante de la Constitution en vigueur;

Considérant que l’article 51 de la Constitution en vigueur ne peut servir de base légale pour initier l’élaboration d’une nouvelle constitution ;

Considérant que l’élaboration d’une nouvelle Constitution suppose la rupture de l’ordre constitutionnel en vigueur ce qui n’est pas le cas actuellement ;

Considérant que notre Constitution dispose en son article 2 : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants élus et par voie de référendum. Aucune fraction du peuple, aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice ». Ce qui signifie que notre modèle démocratique est du ressort de la démocratie représentative et non de la démocratie directe.

Considérant que personne ne dénie au peuple de Guinée sa souveraineté et donc le droit de changer de constitution lorsque certaines conditions sont réunies (rupture de l’ordre constitutionnel en vigueur : guerre, révolution, coup d’état, création d’un nouvel Etat, etc.) ou de la réviser dans le respect des procédures prévues à cet effet ;

Considérant qu’aux termes des dispositions de la Constitution en vigueur, le peuple n’a pas l’initiative de la loi et aucune procédure consultative du peuple n’est prévue en dehors du référendum. Mieux, le référendum d’initiative populaire n’est pas prévu dans notre Constitution et la liberté d’opinion et d’expression reconnue aux citoyens guinéens ne leur confère pas, en temps normal, un droit d’initiative pour convoquer un référendum législatif ou constitutionnel ;

Considérant que les consultations engagées par le Premier ministre, dès lors qu’elles visent à l’élaboration d’une nouvelle Constitution, sont illégales, inopportunes et contraires à la Constitution en vigueur et aux principes démocratiques et de l’État de droit ;

Considérant que le Parlement est une institution qui n’appartient à personne et dont les membres siègent conformément à la Loi ;

Considérant que le fait de siéger au Parlement ne signifie pas collaborer avec le pouvoir en place et encore moins cautionner les violations de la Loi perpétrées par ce dernier ;

Considérant que la position exprimée par le Président de l’Assemble Nationale et certains membres de la majorité parlementaire dans le cadre des consultations engagées par le Premier ministre ne reflète pas celle du Parlement, aucune résolution n’ayant été adoptée en faveur de l’élaboration d’une nouvelle Constitution ;

Considérant l’interdiction illégale de manifester depuis juillet 2018, en violation des droits constitutionnels des citoyens guinéens tels que consacrés par l’article 10 de la Constitution ;

Considérant que l’article 21 de la Constitution dispose : « le peuple de Guinée a le droit de résister à l’oppression » ;

Considérant la violation systématique du Code Electoral en ce qui concerne l’installation des Conseils de Quartier, de District et Régionaux ;

Considérant le non respect du calendrier électoralet des recommandations du rapport d’audit sur le fichier électoral ;

Considérant que la décision du Président de la CENIfixant date du 28 décembre est illégale dans la mesure où elle viole le Code électoral, notamment en ses articles 17 à 29 ;

Considérant que la date proposée est techniquement intenable en raison des réalités du terrain, de la complexité des activités et /ou des opérations, ainsi que des délais légaux incompressibles ;

Considérant que les membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et tous les citoyens qui se battent pour le respect de la Constitution, du Code électoral et du Code des Collectivités locales ne font que leur devoir en application de l’article 22 de notre Loi fondamentale en vertu duquel « chaque citoyen a le devoir de se conformer à la Constitution, aux lois et aux règlements ».

De ce qui précède, les députes des Groupes Parlementaires issus des Partis Politiques membres du FNDC

DECIDENT

De suspendre leur participation aux travaux de l’Assemblée Nationale.

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

A LA UNE

Épidémie de viol en Guinée !

Published

on

Votre publicité ici

«  En tant qu’époux, frère et père, j’ai peur ! » Voilà ce que ressent en ce moment la plupart des hommes (que dire des femmes ?) en Guinée, où le phénomène de viol est devenu si fréquent qu’il n’est point exagéré de parler d’une épidémie devenue inquiétante.  Inquiétante d’autant plus que ça se passe désormais même dans des cliniques clandestines où des médecins clandestins n’hésitent plus à droguer leurs patientes avant de passer à l’acte. Pire ça touche des fillettes de moins de cinq ans.

Alors que l’émoi de la mort la semaine dernière de  M’mah Sylla, victime de viol par des médecins clandestins n’a pas retombé, une fillette d’à peine 3 ans a été retrouvée morte, victime d’un viol collectif hier vendredi, à Labé.

Jeudi dernier, une autre jeune dame d’une vingtaine d’années, sous anesthésie et presque inconsciente,  s’est fait violer à l’hôpital Anaim de Kamsar. Le viol aurait été commis par un jeune travailleur d’une société de sous-traitance de l’hôpital.

Au même moment, une jeune fille se faisait violer au quartier Météo situé dans la commune urbaine Kankan, alors qu’elle partait chercher de l’eau dans un endroit isolé.

Face à cette épidémie de viol que faut-t-il faire ? Castrer les violeurs ?

Par Mariam Bâ

Continue Reading

A LA UNE

Covid: le variant Omicron fait souffler un vent de panique sur la planète

Published

on

Votre publicité ici

L’apparition d’un nouveau variant en Afrique du Sud provoque depuis quelques jours la panique au niveau mondial. Certains pays, notamment en Europe, ont annoncé un renforcement des mesures pour lutter contre la pandémie de Covid. Omicron, le nouveau variant jugé préoccupant par l’Organisation mondiale de la santé, a provoqué la chute des places financière dans le monde. Le cours du pétrole n’a pas échappé à ce phénomène et désormais le monde entier se prépare à devoir faire face à l’arrivée de ce variant qui pourrait s’avérer encore plus contagieux et peut-être plus résistant que le variant Delta.

Depuis plus de 24 heures, les décisions de fermer les frontières aux vols en provenance d’Afrique australe, et d’Afrique du Sud en particulier, se multiplient. Il s’agît là des premières mesures prises pour tenter de freiner l’arrivée de ce nouveau variant.

Les États-Unis, le Canada et le Brésil ont ainsi décidé de suspendre les vols en provenance de cette région. Une décision également prise par de nombreux pays européens alors que des premiers cas ont été détectés sur le vieux continent : le premier en Belgique sur un voyageur qui revenait d’Égypte. Un premier cas suspect du variant Omicron a aussi été détecté en Allemagne. Une soixantaine de passagers d'un vol en provenance d'Afrique du Sud ont également été testés positifs à leur arrivée à Amsterdam ; des recherches sont en cours pour savoir s’il s’agit du nouveau variant.

La Russie compte également appliquer des restrictions pour les vols en provenance d’Afrique du Sud et des pays voisins, tout comme certains pays du Golfe, tandis que le Japon compte durcir les conditions d’entrée sur son territoire avec 10 jours d’isolement à respecter.

Des réactions dénoncées par le ministre sud-africain de la Santé qui les juge injustifiées et qui les met sur le compte de la panique. Des nouvelles mesures annoncées alors qu’une partie de la planète fait face à une nouvelle vague pandémique. C’est bien un nouveau vent de panique qui souffle sur la planète alors que l’OMS n’a toujours pas confirmé la dangerosité de ce nouveau variant.

De grands rendez-vous déjà impactés

Premier report annoncé : la conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce. Après une réunion d'urgence de ses 164 membres, l'OMC a décidé d'un report sine die de sa 12e conférence. Elle devait se réunir à Genève à partir de lundi, environ 4 000 participants dont des chefs d'Etat et plus d'une centaine de ministres étaient attendus. Cela devait être la première réunion ministérielle de l'institution depuis 4 ans. En juin de l'année dernière, le Covid-19 avait déjà empêché la tenue de ce rassemblement.

L'Organisation mondiale de la santé doit débattre la semaine prochaine d'un éventuel traité pandémique. Suite aux décisions qui seront prises, la tenue de deux autres grandes réunions, l’une sur la finance durable et l'autre sur les systèmes d'armes létales autonomes, pourraient elles aussi être annulées.

Un peu partout dans le monde des mesures restrictives sont de nouveaux prises face à la nouvelle vague épidémique et à la détection du nouveau variant.

RFI

Continue Reading

A LA UNE

Santé : après la mort de M’mah Sylla, place au démantèlement des cliniques clandestines

Published

on

Votre publicité ici

Une semaine après la mort de M’mah Sylla, victime de viol par des médecins, les autorités guinéennes veulent assainir le domaine de la santé en Guinée, en démantelant les cliniques clandestines.

C’est dans cette optique  que le ministère de la santé envisage de lancer une campagne de vérification des accréditations des cliniques privées. L’annonce a été faite en marge du conseil des ministres.

« Le Conseil a rappelé le drame qui a emporté notre compatriote. Le Président a saisi l’occasion pour présenter ses condoléances à la famille éplorée. Le Conseil demande également au Ministre de la Sécurité et de la Protection civile d’apporter son appui au Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique pour la vérification des accréditations des cliniques privées afin d’éviter la prolifération des pratiques clandestines dans notre pays. »

Droguée puis violée par des médecins dans une clinique clandestine à Entag dans la commune de Matoto, M’mah Sylla est morte la semaine dernière à Tunis, après une 7e opération.

Trois prévenus ont été arrêtés. Un quatrième médecin, en cavale, est activement recherché par la justice.

Par Mariam Bâ

Continue Reading

Facebook

Advertisement
Advertisement

A PROPOS DE GUINEE28

Siège social : Lansanaya barrage commune de Matoto.

Télél : +224 624 24 93 98 – 656 92 41 62 – 666 39 29 09

Email : alfaguinee28@gmail.com

Tendance