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Guinée : la dette publique a atteint 44% du PIB (FMI)

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La dette publique guinéenne a atteint 44% du PIB en fin 2020, en raison  notamment de la concentration en début de période du premier décaissement du prêt pour le barrage de Souapiti,  note le FMI dans un communiqué  à l’issue d’une mission virtuelle  de consultation au titre de l'article IV pour 2021 avec la Guinée.

Dans ce document, le fonds monétaire international souligne également que l’inflation est montée à plus de 12 %, à cause de la hausse des prix des denrées alimentaires et des coûts de fret associée aux perturbations des circuits d'approvisionnement liées à la Covid-19, ainsi que l'impact de l'assouplissement des politiques budgétaires et monétaires pour répondre à la crise sanitaire.

Lisez la déclaration de Clara Mira qui a dirigé cette mission :  

« L’économie guinéenne a résisté au choc de la Covid-19 avec une forte croissance de 7% en 2020, portée par un secteur minier en plein essor. Cependant, malgré la mise en œuvre d'un plan de réponse rapide et bien structuré, la pandémie a fait des ravages dans l'économie non minière, qui représente plus des ¾ du PIB total et emploie une grande majorité de la population. Alors que le secteur minier devrait continuer à soutenir la croissance globale en 2021, la Guinée est confrontée à un double choc sanitaire, avec une augmentation des cas de Covid-19 couplée à une résurgence de l’épidémie d'Ebola, qui semble heureusement localisée et maitrisée. À ce titre, la croissance du secteur non minier ne devrait se redresser que progressivement.

« Au cours des derniers mois, la hausse des prix des denrées alimentaires et des coûts de fret associée aux perturbations des circuits d'approvisionnement liées à la Covid-19, ainsi que l'impact de l'assouplissement des politiques budgétaires et monétaires pour répondre à la pandémie, ont poussé l'inflation globale à plus de 12%. Le compte courant s'est détérioré en raison de la montée en flèche des importations de services de gestion, de fret et de télécommunications, atténuant la vigueur de la balance des biens due à l’accroissement des exportations de produits miniers. Les réserves ont continué d'augmenter progressivement pour atteindre 1,3 milliard de dollars à fin 2020.

«Les résultats budgétaires de 2020 reflètent l’impact de la mise en œuvre du plan des autorités pour la riposte à la Covid-19. Les dépenses en capital étaient sous-exécutées. La dette publique a atteint 44% du PIB à fin 2020, notamment en raison de la concentration en début de période du premier décaissement du prêt pour le barrage de Souapiti.

« La mission se félicite de l’objectif déclaré des autorités d’augmenter les recettes intérieures au cours des deux prochaines années, notamment en introduisant des contrats de performance, et a recommandé l’adoption rapide du nouveau code des impôts. La mission a également été encouragée par les récents efforts de digitalisation de la fiscalité. Cependant, des efforts plus importants seront nécessaires pour mobiliser les revenus du secteur minier. Les autorités sont invitées à appliquer le Code minier à tous les nouveaux contrats et à entreprendre les travaux supplémentaires sur les questions de prix de transfert.

« Les autorités travaillent à l'acquisition de vaccins Covid-19, avec l'aide des partenaires au développement, notamment dans le cadre de l'initiative COVAX. Les partenaires au développement devraient soutenir les efforts de la Guinée pour vacciner une part importante de sa population en 2021, en fournissant des subventions et des prêts concessionnels.

« La mission a également noté la nécessité de poursuivre les réformes dans le domaine de qualité des dépenses en améliorant la gestion des investissements publics et la gestion des finances publiques, de manière à réduire progressivement les subventions pour l'électricité et en mettant en œuvre le système d'ajustement automatique des prix des produits pétroliers à la pompe.  Ces réformes doivent faire l’objet d’une bonne évaluation du calendrier de leur mise en œuvre sous tendu par une bonne politique de communication. Le soutien aux plus vulnérables doit être renforcé. Les économies réalisées grâce aux réformes du secteur énergétique pourraient être utilisées pour renforcer le système de filet de sécurité sociale. La viabilité de la dette devra être préservée en maintenant une stratégie d'emprunt prudente.

« La Banque Centrale a adopté une orientation convenablement accommodante pendant la pandémie. À mesure que la pandémie s'atténue, les autorités sont encouragées à mettre en œuvre des actions pour ramener l'inflation à un chiffre grâce à une gestion active des liquidités. Le remboursement par le Trésor des avances de la Banque Centrale soutiendrait les efforts de celle-ci pour réduire l’inflation. La mission a félicité la BCRG pour sa mise en œuvre globalement cohérente depuis novembre 2020 d'une politique d'intervention sur le marché des changes basée sur des règles, ce qui a apporté une plus grande flexibilité au marché des changes. En outre, les efforts visant à encourager la digitalisation et un accès plus inclusif aux services financiers commencent à porter leurs fruits.

« La mission a reconnu les progrès accomplis dans l'amélioration de la gouvernance et du climat des affaires. Les engagements relatifs au financement de la Facilité de crédit rapide octroyé en 2020 ont été largement mis en œuvre, avec un audit des marchés liés à la Covid-19 dû en juin. L'approbation de la loi LBC/FT a également été une réalisation majeure. Sur le plan du climat des affaires, le tribunal de commerce nouvellement créé et le guichet unique pour le commerce extérieur ont été des succès notables. Les reformes pour améliorer le registre foncier et renforcer le système de lutte contre la corruption, y inclus par l’adoption et la mise en œuvre rapide de la stratégie ainsi que du régime de déclaration de patrimoine, devraient se poursuivre.

« La mission a recommandé de redoubler d'efforts pour parvenir à une croissance plus inclusive et résiliente en renforçant la gouvernance, en investissant dans le capital humain et en poursuivant les efforts de digitalisation. Ces efforts devraient faciliter la diversification, qui pourrait tirer parti du boom minier actuel et s’appuyer sur la richesse du pays en ressources naturelles, y compris l’agriculture.

« L'équipe a rencontré le Premier Ministre Ibrahima Kassory Fofana, le Ministre de l'Economie et des Finances Mamadi Camara, le Gouverneur de la Banque Centrale Lounceny Nabé, le Ministre du Budget Ismael Dioubaté, la Ministre du Plan et du Développement Economique Kanny Diallo, le Ministre des Mines Abdoulaye Magassouba, la Ministre des Travaux Publics Kadiatou Emilie Diaby, le Ministre en charge des Investissements et du Partenariat Public-Privé Gabriel Curtis, le Ministre des Hydrocarbures Diakaria Koulibaly, d'autres hauts fonctionnaires, et des représentants du secteur privé, de la société civile et des partenaires techniques et financiers. La mission du FMI tient à exprimer sa gratitude aux autorités guinéennes pour les discussions constructives lors de la visite virtuelle. La mission préparera un rapport sur la consultation au titre de l’article IV, qui sera examiné par le Conseil d’administration du FMI au cours du prochain trimestre. »

Guinee28

 

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Industrialisation : 37 pays africains ont progressé au cours de la dernière décennie

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Trente-sept des cinquante-deux pays africains ont vu leur niveau d’industrialisation s’accroître au cours des onze dernières années, selon un nouveau rapport publié par la Banque africaine de développement, l’Union africaine et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI).

Le rapport sur l’Indice de l’industrialisation en Afrique (AII) fournit une évaluation à l’échelle nationale des progrès réalisés par les 52 pays africains sur la base de 19 indicateurs clés. Le rapport permettra aux gouvernements africains d’identifier des pays de référence afin de mieux évaluer leurs propres performances industrielles et d’identifier plus efficacement les meilleures pratiques.

La Banque africaine de développement, l’Union africaine et l’ONUDI ont lancé conjointement la première édition du rapport en marge du Sommet de l’Union africaine sur l’industrialisation et la diversification économique qui s’est tenu à Niamey, au Niger.

Evaluation de l'industrialisation sur la base d'une série de paramètres

Les 19 indicateurs de l’indice couvrent les performances manufacturières, le capital, la main-d’œuvre, l’environnement des affaires, les infrastructures et la stabilité macroéconomique. L’indice établit également un classement du niveau d’industrialisation des pays africains selon trois axes : les performances, les déterminants directs et indirects. Les déterminants directs comprennent les dotations en capital et en main-d’œuvre et la manière dont elles sont déployées pour stimuler le développement industriel. Les déterminants indirects comprennent les conditions environnementales favorables telles que la stabilité macroéconomique, des institutions et des infrastructures solides.

L’Afrique du Sud a conservé un classement très élevé tout au long de la période 2010-2021, suivie de près par le Maroc, qui occupait la deuxième place en 2022. L’Égypte, la Tunisie, Maurice et Eswatini complètent le top six sur la période.

Abdu Mukhtar, directeur du Développement de l’industrie et du commerce à la Banque africaine de développement, représentait l’institution lors de l’événement de lancement. Il a déclaré que si l’Afrique a fait des progrès encourageants en matière d’industrialisation au cours de la période 2010-2022, la pandémie de Covid-19 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie ont freiné ses efforts et mis en évidence des lacunes dans les systèmes de production. « Le continent a une occasion unique de remédier à cette dépendance en renforçant davantage son intégration et en conquérant ses propres marchés émergents. »

« La Zone de libre-échange continentale africaine constitue une opportunité inédite de créer un marché unique de 1,3 milliard de personnes et de générer des dépenses cumulées des consommateurs et des entreprises pouvant atteindre 4 000 milliards de dollars, ce qui offre la possibilité de renforcer leurs liens commerciaux et de production et de tirer enfin parti de la compétitivité industrielle de l’intégration régionale, comme l’ont fait d’autres régions. », a-t-il ajouté.

La Banque africaine de développement a investi jusqu’à 8 milliards de dollars au cours des cinq dernières années dans le cadre de sa priorité stratégique « High-5 » dénommée « Industrialiser l’Afrique ». « Rien que dans le secteur pharmaceutique, nous avons l’intention de dépenser au moins 3 milliards de dollars d’ici 2030 », a déclaré M. Mukhtar.

La construction d’une industrie productive fera partie intégrante du développement de l’Afrique, offrant une voie vers une transformation structurelle accélérée, la création d’emplois formels à grande échelle et une croissance inclusive. Toutefois, la part de l’Afrique dans l’industrie manufacturière mondiale a diminué pour atteindre le niveau actuel de moins de 2 %. Des politiques industrielles plus proactives sont jugées essentielles pour inverser la tendance, mais elles nécessitent des connaissances approfondies et une compréhension détaillée des contraintes et des opportunités auxquelles chaque pays est confronté.

La création de valeur ajoutée par le biais de l'industrie manufacturière est plus importante que la taille de l'économie

Voici quelques-unes des autres conclusions clés du rapport :

– Au cours de la période couverte, Djibouti, le Bénin, le Mozambique, le Sénégal, l’Éthiopie, la Guinée, le Rwanda, la Tanzanie, le Ghana et l’Ouganda ont tous progressé de cinq places ou plus dans le classement.

– Les pays les plus performants ne sont pas nécessairement ceux dont l’économie est la plus importante, mais ceux qui génèrent la plus forte valeur ajoutée manufacturière par habitant, avec une proportion importante de produits manufacturés destinés à l’exportation ;

– L’Afrique du Nord reste la région africaine la plus avancée en matière de développement industriel, suivie par l’Afrique australe, l’Afrique centrale, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est.

Synergies avec l'Observatoire africain de l'industrie

L’Indice de l’industrialisation en Afrique était l’un des deux nouveaux outils présentés lors de l’événement. Le second — qui vient en complément du premier - est l’Observatoire africain de l’industrie, dévoilé par l’ONUDI et l’Union africaine. Il servira de plateforme centrale de connaissances en ligne pour collecter, analyser et consolider les données quantitatives nécessaires aux analyses qualitatives des tendances, prévisions et comparaisons industrielles nationales, régionales et pancontinentales.

Chiza Charles Chiumya, directeur par intérim de l’Industrie, des minéraux, de l’entrepreneuriat et du tourisme de la Commission de l’Union africaine, a déclaré : « Ces outils vont considérablement améliorer nos processus d’élaboration de politiques industrielles et contribuer à mettre l’accent sur les besoins de l’industrialisation, tant de la part des décideurs que du secteur privé, qui pourront désormais identifier clairement les opportunités du continent ». M. Chiumya représentait le commissaire chargé du Commerce et de l’industrie de l’UA, Albert Muchanga.

« L’Observatoire africain de l’industrie et l’Indice de l’industrialisation en Afrique contribueront à consolider la coopération interinstitutionnelle, à renforcer l’influence de chaque institution en matière de dialogue politique pour accélérer le développement industriel et à améliorer la connaissance de la dynamique du développement industriel », a déclaré Victor Djemba, chef de la division Afrique de l’ONUDI.

Le Sommet extraordinaire de l’Union africaine sur l’industrialisation et la diversification économique et la Session extraordinaire de l’Union africaine sur la Zone de libre-échange continentale africaine se tiennent actuellement à Niamey, au Niger, jusqu’au 25 novembre 2022. Le thème du sommet est « Industrialiser l’Afrique : un engagement renouvelé pour une industrialisation et une diversification économique inclusives et durables ».

Source : BAD

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Guinée : poursuites judiciaires contre plusieurs chinois

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Le préfet de Siguiri, le Colonel Fodé Soumah et onze autres personnes, dont neuf chinois et un malien sont dans le viseur de la justice.

Le ministre de la justice, Alphonse Charles Wright, vient d’instruire de poursuites judiciaires contre eux pour destruction de l’environnement et de séjour illégal en Guinée.

Le garde des sceaux les reproche aussi d‘exploitation minière clandestine, corruption d’agents publics, association de malfaiteurs et complicité.

De fait, selon les explications de Charles Wright, il a été trouvé sur les chinois et le malien d’un ordre de mission délivré par le préfet de Siguiri. Ce document leur aurait permis d’exploiter « illégalement » l’or dans cette préfecture, en détruisant l’environnement.

Par I. Sylla

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Quelles sont les attributions du fonds d’Appui au Développement des Médias en Guinée ?

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Le président de la transition a fixé ce jeudi 24 novembre, les attributions du Fonds d’Appui au Développement des Médias (FADEM).

Placé sous la tutelle technique du ministère en charge de l’Information et de la Communication et sous la tutelle financière du ministère en charge des Finances, Ce Fonds a pour attribution, le financement, le développement et la promotion des médias en République de Guinée.

A ce titre, il est particulièrement chargé de mobiliser les fonds pour le financement des projets du développement des médias ; D’élaborer et mettre en œuvre le mécanisme d’octroi des subventions de l’Etat aux Médias et de veiller à la conformité des projets de développement des médias aux critères d’éligibilité du fonds ; De veiller à la bonne exécution des projets financés et assurer le suivi et évaluation ; De soutenir l’amélioration des conditions de vie des acteurs de la presse, de contribuer au renforcement des relations avec les partenaires techniques et financiers ; De faciliter l’accès aux emprunts par les entreprises et organes de presse auprès des banques et établissements de micro finance ; De participer aux rencontres nationales, sous régionales et internationales traitant des questions de financement de développement des médias ; De participer à l’élaboration des textes législatifs et réglementaires dans le domaine du financement et du développement des projets des médias ; De contribuer au financement des activités liées à la formation et à l’équipement des médias et d’en assurer le suivi, selon le contenu du décret du colonel Doumbouya lu à la télévision nationale.

Par Mariam Bâ

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